Antisémitisme et antisionisme
Pourquoi Arlette Chabot tente-t-elle de jeter le discrédit sur les médias d’Internet ?
Se passe-t-il un jour sans que les médias traditionnels tirent à boulets rouges sur les nouveaux médias d’Internet ? Le 29 janvier 2010, Arlette Chabot, responsable désormais des journaux télévisés de France 2 et de France 3, était interviewée dans l’émission « Parlons Net », une émission de France Info, dont le Figaro est partenaire (1) . Le lapin peu élégant que lui avait posé Vincent Peillon et l’accusation de « servilité » qu’il avait lancée contre la direction de France Télévisions en demandant sa démission, sont, semble-t-il, les raisons pour lesquelles des journalistes ont jugé bon d’interroger leur consoeur. De toute façon, ils aiment s’interviewer entre eux : au moins sont-ils à l’abri des surprises.
Le leurre de la vaccine inversé
Et sans surprise, la dernière partie de l’émission a porté sur ce que Mme Chabot pensait de l’information diffusée sur Internet. Et, là, pas de surprise non plus ! Elle n’en pense pas de bien. Elle a usé du leurre de la vaccine, qui, quand on parle de soi, consiste à reconnaître un peu de mal pour faire admettre un grand bien. Mais, quand on parle des autres, comme le fait A. Chabot, ce leurre peut s’inverser en concédant à l’adversaire un peu de bien pour dénoncer le grand mal dont il est la cause.
- Ainsi, Mme Chabot convient-elle dans un premier temps qu’ « Internet c’est la liberté » et que « ce serait évidemment débile (de) ne pas utiliser des images qui viennent du Net, parce que, de temps en temps, il y a des choses effectivement importantes. »
- Mais cette concession faite, elle voit dans Internet un champ inquiétant ouvert à toutes les manipulations possibles. La fameuse vérification de l’information, tant vantée des journalistes, n’est pas toujours possible : « On peut se faire piéger, manipuler, martèle-t-elle, (et) participer à des opérations de manipulation. (…) J’ai très peur des manipulations. On l’a déjà vu, des types qui montent de toutes pièces une opération. Donc ça, ça m’inquiète beaucoup, j’ai peur qu’un jour on se fasse piéger. » En conséquence, dans le doute, elle préfère s’abstenir. « On utilisera, conclut-elle, le moins possible les images qui viennent d’Internet parce qu’on n’a pas cette sécurité. »
Les contraintes de la relation d’information
De quelle « sécurité » parle-t-elle ? Où la trouve t-elle ? Dans les médias traditionnels ? On a peine à comprendre cette attaque. Car qui songe à délivrer aux sites d’Internet un brevet de fiabilité absolue ? Les rédacteurs d’internet n’échappent pas plus que ceux des autres médias aux contraintes qui s’exercent sur « la relation d’information ». Elles sont au nombre de trois : 1- la contrainte des motivations de l’émetteur sain qui ne peut livrer volontairement une information susceptible de lui nuire ; 2- la contrainte des moyens de diffusion et de réception de l’information – les médias - avec en particulier celles des ressources dont les propriétaires, obéissant forcément eux aussi à la première contrainte, ne poussent pas la philanthropie jusqu’à financer leur propre discrédit ; 3- et, enfin, la contrainte des propriétés du récepteur qui est indocile et se présente comme une cible à deux centres – le cœur et la raison, selon Pascal - qu’il faut atteindre à des degrés divers pour parvenir à ses fins, c’est-à-dire le faire adhérer à une idée, une personne ou un produit.
Un pluralisme de sources plus large par Internet
Quel est le seul apport vraiment neuf des sites d’Internet ? Ils ont ouvert la palette du pluralisme des sources. Le citoyen a la possibilité d’accéder à des informations que les médias traditionnels choisissent de ne pas diffuser pour des raisons qui leur sont propres et parfaitement légitimes, puisqu’ils sont soumis eux aussi aux trois contraintes évoquées ci-dessus : ce peut être des informations dissimulées ou des représentations plus fidèles de la réalité par la révélation d’un contexte qui a été masqué volontairement.
Puisque les journalistes insistent avec raison sur la nécessité de vérifier l’information, on est, à son tour, tout aussi fondé à marteler qu’une information n’est pas diffusée seulement pour son exactitude, mais parce que l’émetteur, quel qu’il soit, choisit de la diffuser et non de la dissimuler pour des motivations qui le regardent seul.
"L’affaire Al Dura" devant la Cour de cassation
Et à cet égard, les médias traditionnels ne sont pas à l’abri de ces manipulations dont Mme Chabot dit avoir tant peur. A-t-elle oublié leur relation erronée de la prétendue « Révolution roumaine » avec le charnier de Timisoara en 1989 (2) , ou celle de la première guerre du Golfe, en 1990-1991 ? Internet y était-il pour quelque chose ? Plus récemment un procès en diffamation devant la Cour de cassation va peut-être lui rafraîchir la mémoire en 2010 ou 2011, à propos de « l’affaire Al Dura » (2). Et, là, Internet n’y est pour rien non plus.
C’est un procès que France 2 a intenté à Philippe Karsenty, directeur du site Média Ratings. Après une minutieuse enquête, en effet, celui-ci a mis en doute la fiabilité d’un reportage diffusé par la chaîne et réalisé par Charles Enderlin, son correspondant en Israël. Les téléspectateurs ont pu assister à la mort « en direct » d’un enfant palestinien, le 30 septembre 2000. Apparemment surpris par un échange soudain de tirs entre les forces israéliennes et palestiniennes à un carrefour de Gaza, M. Al Dura et son fils ont tenté de s’abriter derrière un baril cylindrique au pied d’un mur. Le reporter de France 2 a prétendu que l’enfant et son père avaient été atteints par des balles israéliennes : si le père a survécu à ses blessures, son fils en serait mort.
Des présomptions sérieuses et concordantes
Or, Philippe Karsenty a réuni un faisceau de présomptions à la fois sérieuses et concordantes qui font douter de cette thèse.
- Pour un accrochage qui aurait duré au moins 45 minutes, on ne relève sur le mur que huit impacts alors que les armes en action, M16 d’un côté et Kalashnikov de l’autre, peuvent tirer de six à huit cents coups à la minute.
- L’étude balistique, d’autre part, fait apparaître des impacts dans le mur parfaitement circulaires qui signent un tir perpendiculaire, et non des impacts ovales à grand axe horizontal si les tirs avaient été obliques : or, c’étaient les forces palestiniennes qui se trouvaient dans l’axe perpendiculaire et les Israéliens qui étaient postés dans un angle de 36 degrés par rapport au mur.
- De même, aucune trace de sang n’apparaît au sol à l’emplacement où les victimes auraient été frappées, ce qui est étrange quand on reçoit des balles de M 16 ou de Kalashnikov.
- En outre, alors que d’autres reporters étaient sur les lieux, seul celui de France 2 a filmé, dans une séquence d’une minute, la prétendue mort de l’enfant.
- Enfin, l’enfant mort montré à l’hôpital ne paraît pas ressembler au petit Mohammed Al Dura…
Le sérieux d’une enquête validé par la cour d’appel
Si, en première instance, Philippe Karsenty a été condamné, la cour d’appel l’a relaxé, le 21 mai 2008, en acceptant l’ « offre de preuve » de « l’exceptio veritas » qui permet à un journaliste de montrer le sérieux de son enquête. Elle a reconnu que P. Karsenty avait « exercé de bonne foi son droit de libre critique » et « (n’avait) pas dépassé les limites de la liberté d’expression », estimant légitime son enquête « ne serait-ce qu’en raison de l’impact qu’ont eu (ces) images ». Elles ont été à l’origine d’une Intifada. Enfin, la Cour a même estimé que l’examen des 18 minutes de « rushes » qui ont été présentées par France 2 au lieu des 27 annoncées, « (ne permettait) plus d’écarter les avis des professionnels entendus au cours de la procédure » qui avaient émis des doutes sur la représentation des faits livrée par le reportage, allant jusqu’à parler d’ « une mise en scène » (3). Que va en dire la Cour de cassation devant laquelle France 2 s’est pourvu ?
Jouant sans doute sur l’amnésie du public, Mme Chabot a donc tenté de faire oublier que les médias traditionnels n’ont pas attendu Internet pour livrer les informations conformes à leurs motivations, fussent-elles éloignées de la réalité. Ils ne font en cela qu’obéir au principe fondamental de la relation d’information et nul ne peut leur en vouloir. Aussi, au-delà des protestations vertueuses de cette « grande professionnelle des médias », comme les journalistes aiment se saluer entre eux, est-on tenté d’avancer une autre motivation à cette attaque contre les médias d’Internet. L’accroissement du pluralisme des sources qu’Internet rend possible, complique les opérations d’influence que les médias traditionnels ne cessent pas d’organiser. La confrontation entre les différentes représentations des faits en est facilitée comme jamais elle ne l’a été depuis les origines de l’humanité, et avec elle, la pratique du doute méthodique par le citoyen. C’est précisément ce que ne supportent pas les médias traditionnels qui veulent toujours apparaître comme des autorités infaillibles, si l’on en juge par la pétition déraisonnable de soutien à M. Enderlin qu’une partie de la profession a lancée après la relaxe de Philippe Karsenty. (4)
(1) http://www.lefigaro.fr/politique/2010/01/29/01002-20100129ARTFIG00677-chabot-on-est-dans-un-pays-o-on-deteste-les-journalistes-.php
(2) Paul Villach, « Cruel 20ème anniversaire pour les médias officiels : la « révolution roumaine » et son « charnier de Timisoara » », AgoraVox, 21 décembre 2009.
(3) Paul Villach, « France 2 et Enderlin déboutés, Média-Ratings relaxé », AgoraVox, 27 mai 2008.
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/france-2-et-enderlin-deboutes-40325
(4) Paul Villach, « L’affaire Enderlin, France 2 et Média-Ratings : une pétition en faveur de l’infaillibilité journalistique ? », AgoraVox, 9 juin 2008.
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-affaire-enderlin-france-2-et-40819
Transmis par Victor Perez
Contre la béatification de Pie XII
Le B'nai B'rith, Organisation Non Gouvernementale juive, humaniste et
pluraliste, a pris connaissance de la signature, le 19 décembre par le Pape
Benoît XVI, du décret déclarant Pie XII, Pape de 1939 à 1958, « vénérable »
compte tenu de « ses vertus héroïques » en vue de sa béatification.
Il est avéré historiquement qu'à l'époque dramatique où le peuple juif
subissait la barbarie nazie, le Pape Pie XII, autorité suprême de la
chrétienté a, par son silence et sa passivité apparente à l'égard de ce
drame, laissé implicitement mais en pleine conscience s'accomplir les
crimes nazis.
Nous demandons d'attendre jusqu'à ce que l'ouverture des archives du Vatican
ait pu faire la lumière sur l'attitude de Pie XII avant d'envisager sa
béatification.
Le B'nai B'rith appelle à signer cette pétition.
http://contrelabeatificationdepiexii.bbpetition.org
PREFACE DE MOHAMED SIFAOUI DU LIVRE "GAZA LE GRAND MESONGE" DE CLAUDE MONIQUET
Je pense qu’il est des moments où il ne faut pas tourner autour du pot ou chercher des déclarations alambiquées pour affirmer une position par rapport à un conflit qui suscite toutes les passions. Je tiens à le dire ex abrupto, clairement et sans ambages : dans la guerre qui oppose Israël au Hamas, je soutiens littéralement l’armée israélienne dans sa lutte légitime contre cette organisation terroriste portée par cette idéologie fasciste qu’est la doctrine des Frères musulmans. Et je vais exprimer les raisons d’une telle position de la manière la plus claire possible. Je suis musulman, démocrate et laïque, homme de gauche, et je suis très sensible à la cause palestinienne et, par ailleurs, très attaché au droit de cette population à disposer d’un Etat souverain, libre, moderne, démocratique et prospère, vivant en sécurité dans un cadre d’une paix juste et durable, aux côtés d’Israël.
D’aucuns pourraient dire : mais quelle contradiction ! Comment peut-on être "pour les Palestiniens" et soutenir l’action militaire israélienne contre le Hamas ? Je vais en donner les explications dans cette préface que j’ai l’honneur de faire pour introduire l’ouvrage de mon ami Claude Moniquet qui, livre, chapitre après chapitre, tous les arguments qui montrent que lorsqu’on se reconnaît réellement dans les valeurs universelles et, quand on est attentif au sort de la population palestinienne, on ne doit pas, on ne peut pas, on n’a pas le droit de manifester le moindre soutien pour une organisation comme le Hamas.
Le mérite de ce livre c’est qu’il saura faire sortir le lecteur du manichéisme ambiant. le "mal" n’est pas là où beaucoup pensent le trouver. Claude Moniquet, expert international en matière de terrorisme et d’islamisme, a cerné les spécificités d’une milice et d’un parti "religieux" comme le Hamas. Il connaît surtout son côté obscur, ses manoeuvres, sa propagande effrénée et sa nature idéologique. parce qu’il est erroné de croire qu’il s’agit d’un "mouvement de résistance", comme il est très naïvement présenté dans certains médias, qui lutte contre "l’oppresseur israélien". Dans ce genre de formulations, on ne retrouve pas la vérité mais les résultats d’une publicité mensongère qui dure depuis vingt ans. Le Hamas ne "résiste" pas, il utilise un objectif et une revendication fort louables, la construction d’un Etat palestinien, pour légitimer une idéologie qui s’inscrit dans une vaste mouvance internationale et dont la finalité ne cherche autre chose qu’à provoquer la transformation de tous les pays islamiques en des théocraties totalitaires, à constituer une force importante afin de combattre les démocraties et enfin de supprimer Israël de la carte du monde. Trois buts contenus de manière explicite dans la doctrine salafiste qui est celle des Frères musulmans et également du Hamas. Pour avoir un premier aperçu, il suffit de lire les textes fondateurs de la milice palestinienne.
En méditant sur le contenu de la charte de cette organisation terroriste, d’ailleurs brillament décortiquée dans ce livre, l’on s’aperçoit qu’il faut avoir de la sympathie pour les mouvements fascistes européens des années 1930 et 1940 pour considérer que le Hamas est un parti "respectable". Ou alors il faut faire preuve d’une condescendance et d’un racisme déguisé, enfoui et non assumé qui tendraient à dire, en définitive, que le fascisme est mauvais lorsqu’il s’exprime en Europe, mais tout à fait "sympathique" quand ce sont des Arabes, des Palestiniens qui l’embrassent. Rassurez-vous ! Ce que j’affirme là n’est point exagéré. J’observe, en effet, depuis plusieurs années, cette tendance qu’ont certains partis et milieux, en Europe, auto-déclarés "antifascistes" et de gauche, qui s’accommodent étrangement de l’islamo-fascisme incarné par des organisations comme les Frères musulmans dont le Hamas n’est que l’un des avatars.
Que des islamistes ayant pris pour base arrière certaines capitales européennes sortent dans les rues, tous crocs dehors, prêts à en découdre avec le premier uniforme, criant des "Allahou Akbar" et des "Mort à Israël" ne permet d’abord qu’à me conforter dans mes convictions sur le fait que ces milieux islamistes, leurs leaders, leurs idéologues et leurs gourous sont des semeurs de haine et de discorde, des ennemis de la paix et de la tolérance et, ensuite, qu’à confirmer qu’ils sont malheureusement bien implantés dans les pays des droits de l’Homme. Mais que ces mêmes islamistes brandissant des drapeaux d’organisations, tels que le Hezbollah, le Hamas ou le "Djihad islamique", soient accompagnés, soutenus et portés, dans leurs virées extrémistes, par des figures politiques, médiatiques ou associatives se réclamant de la gauche, j’avoue qu’il y a là quelque chose qui me dépasse. Cela n’a plus aucun sens à mes yeux parce que ces prétendus gauchistes acceptent de marcher derrière, devant ou à côté des emblèmes de l’extrême droite musulmane. Et pour l’homme de gauche que je suis, ce spectacle est tout simplement insupportable.
Si certains de ces militants gauchistes, dont peut-être quelques-uns sont sincères dans leur démarche, ont été abusés, il est temps, pour eux, de se réveiller. On ne peut pas raisonnablement se reconnaître dans des valeurs humanistes, démocratiques, laïques, progressistes, féministes et universalistes et soutenir des mouvements nihilistes, négationnistes, intégristes, sexistes, antisémites et communautaristes dont l’idéologie est, quand même, une sorte de "copier-coller" légèrement revu et corrigé du nazisme. Raison pour laquelle, lorsque je vois l’armée d’un Etat démocratique, quelles que soient les failles et les faiblesses de la politique de cet Etat, défendre une population soumise, depuis huit ans, à des tirs réguliers de roquettes et réagir, en fait, afin de faire cesser ces tirs, qui, faut-il le rappeler, n’ont été d’aucune utilité pour la cause du peuple palestinien, je n’ai aucun complexe à comprendre et même à justifier cette lutte légitime contre une organisation terroriste dont le programme repose sur une idéologie fasciste.
Alors, pourrait-on me rétorquer : mais que fait-on des victimes civiles ? Des femmes et des enfants, tués lors des bombardements israéliens ? Je répondrai la chose suivante : d’abord, l’humanisme n’est pas du côté de ceux qui soutiennent le Hamas et la barbarie intrinsèquement liée à ceux qui approuvent ou comprennent l’offensive israélienne. Les images de certaines chaînes arabes - et principalement Al-Jazira - exhibant, de manière indécente, des cadavres de civils ont bouleversé tout le monde, y compris la société israélienne. Il n’est pas à mes yeux un être normalement constitué, doté d’une once d’humanité, qui n’a pas été ébranlé à la vue de ces images horribles.
Des bombardements contre des cibles militaires provoquent malheureusement ce type d’images. Depuis que les guerres existent, les populations civiles payent le prix fort. Cela ne fait pas forcément, n’en déplaise, de celui qui bombarde "un criminel de guerre". La question à poser est la suivante : l’armée israélienne visait-elle des civils ? La réponse est non ! Parce que si tel était le cas, le bilan aurait été cinq , dix, cent fois plus lourd. Dans la guerre qu’elles mènent aux Talibans en Afghanistan, les forces de l’OTAN ont tué, lors de leurs bombardements, un millier de civils afghans durant l’année 2008. Les forces de l’OTAN sont-elles pour autant passibles de "crimes de guerre" ? La réponse est évidemment non !
Ce qui provoque tant de pertes civiles est, me semble-t-il, dû à la nature de la guerre qui a radicalement changé. Un conflit qui oppose une armée classique, à une milice armée, elle même mélangée à la population, ne saurait qu’engendrer des images terribles. Il est donc important de revenir sur le rôle et sur le vrai visage du Hamas et surtout sur la responsabilité de ce groupe terroriste dans la mort de femmes et d’enfants. Ceux qui instrumentalisent l’émotion de l’opinion publique n’ont aucun intérêt à s’attarder sur cette question. D’ailleurs, bien que se disant émus par le sort des civils, peu de manifestants ont appelé le Hamas a cesser ses tirs. Je ne pense pas avoir aperçu, lors des manifestations dites "pro-palestiniennes", des pancartes exigeant l’arrêt des hostilités des deux côtés ni d’emblèmes montrant un attachement à la paix, encore moins un seul slogan dénonçant les crimes du Hamas, ceux commis d’abord contre leurs propres "frères du Fatah", ensuite, ceux contre les civils du sud d’Israël qu’ils continuent de viser. Ce que j’ai vu, c’est ce que d’aucuns ont vu, des accusations de "génocide", alors que le terme a une définition bien précise ; des amalgames antisémites comparant les Israéliens aux nazis ; des appels au djihad ; des banderoles sur lesquelles était faite l’apologie de l’image d’Hitler et j’en passe.
Cet ouvrage revient, cela dit, en détail sur ce qui a fait de ces manifestations des marches honteuses porteuses de messages inacceptables. Ce que j’ai vu, et ce que d’aucuns ont vu, ce sont des cris de haine et de slogans antisémites. Ce que j’ai vu, et ce que d’aucuns ont vu, c’est une majorité de manifestants - et je sais que ce n’était pas le cas de tout le monde - qui marchait davantage pour marquer leur rejet d’Israël que leur attachement aux Palestiniens. C’est dire qu’en tant que citoyen très attentif au sort des Palestiniens, je ne peux pas accepter que l’avenir de ces derniers se construise sur la destruction d’Israël, sur les cendres des Israéliens ... sur les cendres des Juifs. Ce serait une honte pour les Palestiniens, ce serait une honte pour les Arabes, ce serait une honte pour les musulmans et c’est inacceptable pour l’humanité. L’inverse est naturellement valable, mais force est de reconnaître que hormis quelques groupuscules d’excités, personne en Israël ne parle de destruction de la Palestine.
(...)
Ce livre est donc essentiel pour la compréhension de la véritable nature du conflit qui oppose Israël à un groupe terroriste et, par ailleurs, tout aussi nécessaire pour clarifier ce que cache le drapeau du Hamas comme idéologie et, davantage, ce que signifie marcher derrière cet emblème.
MOHAMED SIFAOUI
"GAZA, LE GRAND MENSONGE, QUAND LA DEMOCRATIE EUROPEENNE CAPITULE FACE A L’ISLAMISME" DE CLAUDE MONIQUET, PREFACE DE MOHAMED SIFAOUI, EDITIONS "BOITE A PANDORE 2009"
Le blog de Mohamed Sifaoui :
http://www.mohamed-sifaoui.com/
L' APRÈS-GAZA: UN ANTISÉMITISME NOUVEAU
Exclue de la Tchétchénie de Poutine, de l'Ouzbékistan d'Islam Karimov ou de la Chine de Hu Jintao, qui tous oppriment des populations musulmanes, Amnistie internationale mène librement son enquête à Gaza. Avant même que cette dernière ne débute, le jugement de sa principale déléguée pour Israël et les territoires palestiniens paraît arrêté: «[Les Israéliens] qui ont donné les ordres, et même ceux qui ont appuyé sur la gâchette, ne devraient pas planifier de vacances à l'étranger.»
De son côté, l'Espagne du socialiste José Zapatero ne voit rien d'indécent à juger des juifs israéliens pour leur rôle présumé dans des incidents survenus à Gaza en 2002, cette Espagne dont Léon Poliakov disait qu'elle pratiquait, quatre siècles après avoir expulsé ses juifs et livré les «convertis» aux bûchers de l'Inquisition, «un antisémitisme sans juifs».
L'Espagne est typique de la gauche occidentale actuelle, adepte de ce que Michel Foucault qualifiait de «polyvalence tactique du discours», soit l'art de cibler indéfiniment la même victime tout en recyclant ses arguments selon les théories du jour.
Un antisémitisme global
Pour la première fois dans l'histoire, l'antisémitisme est devenu global. Passé de la droite à la gauche en Occident, il rejoint l'antijudaïsme de l'Islam radical. Distinct de l'antisionisme jusqu'à récemment, il va maintenant de pair avec lui.
L'antisémitisme nouveau est postmoderne. C'est un syncrétisme, un mélange disparate de causes justes et de prétentions totalitaires. Il défend pêle-mêle l'environnement, les pays sous-développés, l'islamisme et les idéaux égalitaires de la gauche; il professe le pacifisme dans le même souffle qu'il s'accommode de l'attentat suicide comme «arme des faibles»; il condamne la mondialisation sauvage et le capitalisme, mais aussi la «conspiration juive» comme concurrente des aspirations avouées des djihadistes d'établir une «République islamique» à l'échelle de la planète; il pourfend l'Occident et son appendice «impérialiste» Israël, dont l'existence même lui semble une violation intolérable de la «terre d'Islam», terre pourtant elle-même conquise par l'impérialisme arabe, puis musulman, à partir du VIIe siècle.
Polyvalent dans son discours syncrétique, l'antisémitisme du XXIe siècle regroupe tactiquement les mouvements les plus hétéroclites: l'islamisme radical (qu'il soit chiite, comme celui du Hezbollah ou d'Ahmadinejad, qui réclament l'anéantissement d'Israël, ou sunnite, à l'instar du Hamas, dont le but est de tuer tous les juifs de la terre); la droite révisionniste, qui met en doute la réalité de l'Holocauste bien que l'Allemagne elle-même reconnaisse l'avoir perpétré et enseigne ce fait dans ses écoles; le mouvement altermondialiste, auquel appartiennent des juifs de gauche, qui dénonce la protection excessive que recevrait Israël des États occidentaux, tout en disant ce pays trop petit (tiny) pour pouvoir résister à un boycottage qu'il appelle de tous ses voeux; des pacifistes de la trempe de ces Québécois qui prêchent la retenue aux Israéliens victimes des roquettes palestiniennes depuis huit ans mais qui, exaspérés après seulement quelques jours d'un blocus établi par les «Warriors» mohawks, lançaient des pierres sur les voitures évacuant des grands-mères amérindiennes de Kahnawake.
Il y a aussi les Chamberlain de notre époque, tel Jimmy Carter qui, n'ayant rien appris de la prise en otages des membres de l'ambassade américaine par Téhéran pendant sa présidence, affirme aujourd'hui croire en la parole du Hamas qui lui a promis de tenir un référendum à Gaza et en Cisjordanie, ce Hamas même qui massacra ses opposants du Fatah un an après avoir pris le pouvoir démocratiquement.
Collaborer à sa propre oppression
Jacques Brassard citait récemment Lénine, expert en manipulation s'il en est, qui se riait de ces idéalistes gauchisants, de ces «idiots utiles» qui ouvraient la voie aux bolcheviques. Ne savent-ils donc pas tous, ces Jimmy Carter obstinément crédules, ces altermondialistes et ces intellectuels juifs qui font carrière, avec pension à la clé, dans les universités et les médias d'un Occident qui leur laisse la liberté de le vitupérer sans représailles physiques; ne sont-ils donc pas conscients, ces pacifistes à l'abri de tout danger qui font payer par d'autres le prix de leur bonne conscience, ou ces militants gais qui dénoncent Israël à San Francisco aux côtés de partisans du Hamas pour qui Dieu les regarde «avec dédain»; ne se rendent-elles donc pas compte, ces féministes émues (avec raison) à la vue d'enfants palestiniens blessés, mais insensibles au fait que certains ont été recrutés comme soldats ou promis en bas âge à l'attentat suicide; sont-ils donc aveugles, ces défenseurs des droits et des libertés individuels si chèrement acquis depuis quatre siècles en Occident; ignorent-ils donc tous, ces militants et ces penseurs, qu'ils collaborent à leur propre oppression et qu'ils seront les premiers à être égorgés par des obscurantistes barbares dont ils épousent, avec un vague sentiment de culpabilité, la complainte misérabiliste qui leur fait préférer à l'effort de l'excellence un fanatisme menant au culte de la mort?
N'ont-ils pas vu le témoignage de ce père qui fêtait, comme s'il s'agissait d'une noce, la mort de son fils dans un attentat suicide, ou celui de cette mère qui, après avoir embrassé son adolescent en route vers l'explosion qui le déchiquettera, se disait prête à sacrifier ses autres garçons si besoin était?
Ne saisissant pas que, pour les juifs, vivre, surtout depuis l'Holocauste, constitue une forme de résistance, les islamistes y voient un signe de faiblesse. Choisissant la voie facile de chercher la cause des maux de leur société dans des «complots» de tous ordres, ils taxent les juifs de parasitisme et, oubliant que ce 0,0024 % de la population mondiale gagne 18 % des prix Nobel (27 % aux États-Unis pour 2 % de la population du pays), ils les accusent de «ne rien produire».
Qu'on comprenne bien: il ne s'agit en aucune façon d'attribuer à l'ensemble des musulmans les convictions médiévales et les comportements violents des islamistes, dont ils sont les premiers à souffrir. Il n'est pas question non plus d'épargner à Israël les critiques qu'il mérite.
Mais il faut mettre fin à l'indignation sélective d'un altermondialisme qui trahit sa mission en s'acharnant sur ce pays démocratique, au détriment des innombrables victimes de régimes tyranniques qui soustraient systématiquement leur sort abominable à l'oeil des caméras. Et il s'impose de mettre un terme, non pas à la critique de l'Occident, mais à une haine suicidaire et porteuse de décadence qui, ne pouvant tolérer la vue d'imperfections, certes multiples et immenses, nous incite à nous faire les complices d'une idéologie mortifère dont le discours, apparemment favorable aux «damnés de la terre», peut séduire par son origine plus lointaine.
Ne répétons pas l'erreur des générations récentes qui ont succombé aux sirènes de l'URSS stalinienne, du Cuba castriste (répressif, bien que moins meurtrier) ou de la Chine maoïste, avant que n'ait pu se manifester au grand jour l'horreur des dizaines de millions de morts que les beaux appels à l'égalité avaient dissimulée.
Lise Noël, Historienne et auteure de L'Intolérance. Une problématique générale, aux Éditions Boréal/Le Seuil.
Le devoir.com
COMMENT OBAMA A DESARME ISRAEL
Au-delà de l'idéologie gauchiste prêtée à Obama par certains néoconservateurs, ou de l'excuse de l'inexpérience et de la méconnaissance des problèmes traités ou du rêve-utopie comme certains l'ont proposé, on pourrait émettre une autre hypothèse, celle qui dirait qu'Obama roule pour l'affaiblissement des Etats-Unis, dans le but de faire remplir le vide qui s'ensuivra par les forces montantes de l'islam radical, qu'elles soient sunnites ou shiites. Cette hypothèse est étayée par l'évolution démographique attendue en Europe, à moyen et long terme. Elle est également étayée par les discours délirants d'Obama en faveur de l'Islam et par son comportement vis-à-vis d'Israël, cherchant à lui enlever, avant toute négociation sérieuse, ses 2 atouts majeurs, les implantations en Judée-Samarie et son armement nucléaire de dissuasion.
A aucun moment, on ne peut croire aux excuses qu'Obama serait un ignare des problèmes du Moyen Orient ou un utopiste de la paix.
Obama a suscité 3 épées de Damoclès qui menacent sérieusement le gouvernement de Benyamin Netanyahou pour le 1er trimestre 2010: le rapport Goldstone, le vote du 20/01/10 du Conseil de Sécurité sur le contrôle de l'armement nucléaire (voir ci-dessous) et la reprise des pourparlers avec l'Autorité Palestinienne qui supposeraient des concessions sur les nouvelles implantations en Judée-Samarie et même à Jérusalem.
Sans parler des négociations dilatoires avec un Iran imperturbablement lancé dans la recherche d'hégémonie régionale, par la voie nucléaire. www.nuitdorient.com
COMMENT OBAMA A DESARME ISRAEL
Analyse politique dans la perspective du 20/01/10
Par Bret Stephens
Wall Street Journal du 5/10/09
Traduit pat Albert Soued, http://soued.chez.com/conf.htm pour www.nuitdorient.com
Quand les diplomates américains se sont assis pour le 1er d'une série de pourparlers face à leurs homologues iraniens, à Genève, en octobre dernier, peu de gens s'attendaient à ce que des négociations sur le programme nucléaire de Téhéran se transformeraient en une étonnante demande par le Conseil de Sécurité qu'Israël renonce à ses armes nucléaires.
C'est exactement ce que l'Onu a fait ce matin, dans une résolution inimaginable dans son contenu comme dans la manière dont elle a été votée. Tous les 10 membres non permanents l'ont votée, avec 4 membres permanents sur 5, les Etats-Unis s'étant abstenus. Selon les règles de l'Onu, la résolution est donc passée.
L'abstention américaine a soulevé des vagues dans la communauté internationale qui avait l'habitude d'un veto américain, protégeant l'état hébreu contre un vote au Conseil. Cette abstention américaine renverse des décennies d'entente entre Washington et Tel Aviv, les Etats-Unis acceptant l'arsenal nucléaire israélien, dans la mesure où celui-ci n'était pas déclaré. On croit savoir qu'Israël détient 200 ogives.
Téhéran a réagi positivement à cette abstention. "Pendant longtemps, nous avons dit à Mr Obama que nous voyions des changements, mais pas de progrès. Maintenant nous pouvons dire qu'il y a progrès! " dit en substance le ministre iranien des Affaires Etrangères, Manouchehr Mottaki.
La résolution demande que le Moyen Orient soit une région dénucléarisée. Mais elle demande aussi qu'Israël signe le traité de non prolifération nucléaire de 1970 (TNP) et soumette ses installations à l'inspection internationale de l'AIEA (agence internationale pour l'énergie atomique). Cette dernière avait déjà approuvé 2 résolutions similaires à Vienne en septembre, mais elles ne sont pas contraignantes. A cette date, les Etats-Unis se sont opposés à une résolution focalisée sur Israël, mais se sont abstenus dans une motion plus générale appelant au désarmement régional. "Nous sommes très satisfaits de la nouvelle approche" a dit Glyn Davies, ambassadeur américain auprès de l'AIEA.
Bien que les relations entre l'administration Obama et le gouvernement Netanyahou n'ont jamais été pleines de chaleur, elles se sont sérieusement rafraichies depuis cette date. Suite à une attaque aérienne le 13/11/08 sur un dépôt de munitions à Gaza, où 12 enfants ont perdu la vie, l'administration Obama avait accusé Israël d'utiliser des "moyens disproportionnés".
De même, Mr Netanyahou a provoqué la colère de l'administration américaine quand il a été surpris en train de traiter Mr Obama de "pire que Chamberlain", sur un micro ouvert par inadvertance. Ce commentaire faisait suite à une rencontre au sommet le 21/12/08 à Genève avec Mahmoud Ahmedinejad, 1ère rencontre entre les dirigeants des 2 pays depuis l'époque Carter.
Mais les raisons qui ont amené l'administration Obama à s'abstenir dans le vote de ce matin sont plus stratégiques que personnelles. Les négociateurs occidentaux cherchaient à obtenir de l'Iran une confirmation de son acceptation de recevoir de l'uranium enrichi d'un pays tiers, pour ses besoins civils. En contre partie l'Iran voulait impérativement un désarmement international.
Un officiel américain a précisé que les Iraniens marquaient un point, car l'Amérique ne pouvait pas pratiquer éternellement une politique de "2 poids et 2 mesures" en faveur d'Israël, alors qu'on demandait à l'Iran de se conformer strictement au Traité TNP.
Le président Obama avait mis cette question du désarmement nucléaire au centre de son programme de relations extérieures et sa crédibilité au sein du monde musulman était en jeu. "Comment peut-on demander à l'Iran de mettre fin à son programme d'armes nucléaires, sans demander la même chose à nos amis israéliens ?" dit-il.
S'ajoutent à cela les rumeurs concernant une attaque imminente des installations nucléaires iraniennes par Israël. Le Secrétaire d'Etat à la Défense Robert Gates, qui a rencontré son homologue Ehoud Barak à Paris la semaine dernière, n'a pas mâché ses mots contre cette attaque. Selon le Jerusalem Post, il aurait averti Barak que les Etats-Unis "s'opposeraient activement contre toute attaque".
Un officiel de haut niveau du Pentagone a dit "Le vote de l'Onu de ce matin est un coup de semonce aux Israéliens. S'ils veulent attaquer l'Iran, ils ne doivent pas compter sur nous pour les appuyer à l'Onu!"
Un diplomate israélien remarque avec amertume que le 20/01/10 est le 68ème anniversaire de la Conférence de Wannsee, là où les historiens pensent que la solution finale a été échafaudée par l'Allemagne nazie. "La date fixée pour le vote est une pune coïncidence" dit un porte parole de l'Administrationa américaine.
Des jours heureux !
Les nazis ont fui vers tous les pays de bon acceuil
l'Argentine,Juan Peron, admirateur des fascismes européens, les a encouragés à s'y installer
le Chili, la Bolivie, Barbie a passé 32 ans à La Paz
l'Espagne de Franco, dernier bastion du fascisme en europe. Notemment vers l'Egypte et la Syrie
Non les Juifs ne sont pas revenus reconstruire leur maison dans un proche orient moderne avancé, mais au sein d'une colonie fasciste rétrograde, occupée par des populations fuyant les persécutions,venues des pays arabes, dont la voie fut tracée par le grand Mufti de Jérusalem, aïeul d'Arafat et de Leïla Chahid, venu à Berlin pactiser avec Hitler
Le "point d'orgue" fut l'aval du vatican qui se refuse de reconnaître l'état hébreu
LISTE DES NAZIS AYANT FUIT DANS LES PAYS ARABES
Liste des nazis ayant fuit dans les pays arabes:
Altern Erich,
alias Ali Bella
Chef régional SD, Affaires juives en Galicie
Années 50, en Égypte, puis instructeur de camps palestiniens
Appler Hans,
alias Salah Chaffar
Information avec Goebbels
Égypte, ministère de l'information (1956)
Bartel Franz,
alias el-Hussein
Adjoint au chef de la Gestapo à Kattowitz (Pologne)
Depuis 1959, Section juive du ministère de l'Information au Caire
Baurnann, SS Standartenührer
Participe à la liquidation du Ghetto de Varsovie
Ministère de la Guerre au Caire: instructeur du Front de Libération de la Palestine
Bayerlein,
col. Fritz
Aide-de-camp de Rommel
Égypte
Becher Hans
Section juive Gestapo, Vienne
Alexandrie (Égypte) :
y instruit la police
Beissner, Dr Wilhelm
Chef Section VI C 13 RSHA
Égypte
Bender Bernhardt,
alias Béchir Ben Salah
Gestapo, Varsovie
Conseiller de la police politique au Caire
Birgel Werner,
alias El-Gamin
Officier SS
Vient de RDA au Caire, au ministère de l'Information
Boeckler Wilhelm, SS Untersturmführer
Recherché en Pologne pour son rôle dans la liquidation du Ghetto de Varsovie
En Égypte depuis 1949, travaille au département Israël du Bureau d'informations
Boerner Wilhelm,
alias Ali Ben Keshir, SS Untersturmführer
Gardien du camp de Mauthausen
Dépend du ministère de l'Intérieur égyptien, instructeur du Front de Libération de la Palestine
Brunner Aloïs
alias Georg Fischer, Ali Mohammed
SD, responsable des déportations en Autriche, Tchécoslovaquie, Grèce, Chef du camp de Drancy
Damas, conseiller des services spéciaux RAU puis syriens. Résident BND
Buble Friedrich,
alias Ben Amman, SS Obergruppenfùhrer
Gestapo
Dir. Département égyptien des relations publiques - 1952 conseiller de la police égyptienne
Bünsch Franz
Collaborateur de Goebbels à la propagande, coauteur, avec Eichmann de Les Habitudes sexuelles des juifs
Correspondant du BND au Caire puis en 1958 organisateur des SR d'Arabie saoudite pour le BND
Bunzel Erich, SA,
Obersturmführer
Collaborateur de Goebbels
Département Israël, ministère de l'Information au Caire
Daemling Joachim,
alias Jochen Dressel ou Ibrahim Mustapha
Chef de la Gestapo de Düsseldorf
Conseiller du système pénitentiaire égyptien, fait partie des services de Radio-Le Caire
Dirlewanger Oskar,
Oberführer
Chef du 36e bataillon de Waffen SS (URSS, Pologne)
Au Caire depuis 1950 selon certaines sources, selon d'autres, décédé le 7 juin 45 en résidence surveillée en Allemagne. Une exhumation de son cadavre aurait eu lieu en 1960
Eisele Dr Hans
Médecin chef camp de Buchenwald
Décédé au Caire, le 4 mai 1965
Farmbacher Wilhelm, LieutenantGénéral SS
Wehrmacht front Est, supervise l'armée Vlassov en France en 1944
Conseiller militaire de Nasser
Gleim Leopold
alias Lt-Col. Al Nashar
Chef du SD à Varsovie
Cadre de la Sécurité d'État égyptienne chargé des détenus politiques sur la mer Rouge
Gruber,
alias Aradji
Recruté par Canaris en 1924; réside en Égypte
1950 : agent d'influence en direction de la Ligue arabe
journaliste à l'aHeiden Ludwig,
alias el-Hadj
gence antijuive Weltdienst (NSDAP)
Converti à l'Islam, traduit Mein Kampf en arabe, résidant en Égypte vers 1950
Heim Heribert, SS Hauptsturmführer
Médecin de Mauthausen
Médecin de la police égyptienne
Hithofer Franz
Cadre de la Gestapo à Vienne
Égypte, années 50
Leers, Dr Johannes von,
alias Omar Amin
Adjoint de Goebbels, chargé de la propagande antisémite
Responsable de la propagande anti-israélienne au Caire depuis 1955
Luder Karl
Chef des jeunesses hitlériennes, responsable de crimes antisémites en Pologne
Ministère de la Guerre au Caire
Mildner Rudolf, SS
Standartenführer
Chef de la Gestapo à Kattowitz, chef de la police au Danemark
Depuis 1963, vit en Égypte, membre de l'organisation Deutscher Rat
Moser Aloïs,
Gruppenführer SS
Recherché en URSS pour crimes contre les juifs
Instructeur des mouvements paramilitaires de jeunesse au Caire
Münzel Oskar
Général SS de blindés
Conseiller militaire au Caire, années 50
Nimzek Gerd von,
alias Ben Ali
En Égypte, années 50
Oltramare Georges,
alias Charles Dieudonné
Directeur du Pilori en France sous l'Occupation
Responsable de l'émetteur La Voix des Arabes au Caire. Décédé en 1960
Peschnik Aehim Dieter,
alias el-Saïd
Réside en Égypte
Rademacher Franz,
alias Thomé Rossel
1940-1943, dirige la section antijuive aux Affaires étrangères
journaliste à Damas
Rauff Walter
Chef du SD en Tunisie
Au Moyen-Orient (Syrie) jusqu'en 1961. Arrêté, puis relâché au Chili, le 4 décembre 1962
Seipel, SS
Sturmbannführer,
alias Emmad Zuher
Gestapo à Paris
Converti à l'Islam. Service de sécurité du ministère de l'Intérieur au Caire
Sellmann Heinrich,
alias Hassan Suleiman
Chef de la Gestapo à Ulm
au Caire, Services spéciaux égyptiens
Thiemann Albert,
alias Amman Kader
Officier SS en
Tchécoslovaquie
Weinmann Erich, SS
Standartenführer
Chef SD, Prague
Déclaré mort en 1949. En fait, à Alexandrie conseiller de la police
TEXTE REPRIS DU SITE AVAL31
Publié par ESTHER à l'adresse 02:07 0 commentaires
LES NAZIS DANS LES PAYS ARABES
Activités des nazis dans les pays arabes
Après la guerre, certains nazis se sont réfugiés dans des pays arabes où ils ont mené des activités relatives à la politique et à la sécurité. Certains se sont convertis à l'Islam. En voici une liste partielle.
* Alois Brunner, alias Goerg Fisher, alias Ali Mohammed. Il fut l'un des acteurs de la solution finale, aux côtés d'Adolf Eichmann. Il fut notamment responsable des déportations vers les camps d'extermination des juifs d'Autriche et de Grèce. Après la guerre, il travaille à Damas, en Syrie, où il est conseiller du gouvernement. Il est notamment chargé de mettre en place des techniques de torture dans les prisons syriennes.
* Johann Von Leers, alias Omar Amin, assistant de Joseph Goebbels au ministère de la propagande. Il est l'auteur de nombreux écrits antisémites, comme La nature criminelle des juifs, publié en 1944. Son principal rôle sous le Troisième Reich a été l'incitation à la haine contre les juifs. Après la guerre, il se réfugie en Égypte. Il se convertit à l'Islam, et prend le nom d'Omar Amin. Il reprend ses activités de propagande antisioniste, cette fois au service du président égyptien Gamal Abdel Nasser.
* Friedrich Buble, alias Ben Amman, SS Obergruppenführer. Après la guerre, il travaille au département égyptien des relations publiques, et en 1952, il est conseiller de la police du Caire.
* Joachim Daemling, alias Jochen Dressel, alias Ibrahim Mustapha, chef de la Gestapo de Düsseldorf. Il sera conseiller pour le système pénitentiaire égyptien.
* Wilhem Farmbacher, Lieutenant Général de la Wehrmacht sur le front Est, il supervise l'armée Vlassov en France en 1944. Il sera Conseiller militaire du président égyptien Nasser.
* Wilhelm Boerner, alias Ali Ben Keshir, gardien de camp de concentration de Mauthausen. Il travaillera au ministère de l'intérieur en Égypte, puis deviendra instructeur du front de libération de la Palestine.
* Erich Altern, alias Ali Bella, chef régional du SD, les renseignements nazis. Il se réfugie d'abord en Égypte, avant de devenir instructeur dans des camps d'entraînement palestiniens.
* Franz Bartel, alias El-Hussein, adjoint au chef de la Gestapo à Kattowitz, en Pologne. A partir de 1959, il travaille à la section juive du ministère de l'information en Égypte.
* Ludwig Heiden, alias El-Hadj, journaliste à l'agence antisémite Weltdienst. Il se réfugie en Égypte et il traduit Mein Kampf en arabe.
* Karl Luder, cadre des jeunesses hitlériennes. Il travaillera au Ministère de la guerre au Caire.
* Albert Thiemann, alias Amman Kader, Officier SS en Tchécoslovaquie. Il travaillera au ministère de l'information en Égypte.
TEXTE REPRIS DU SITE WIKIPEDIA
Publié par ESTHER à l'adresse 02:02 0 commentaires

est romancier ("Paradis noir" sortira chez Gallimard en février), essayiste ("Littérature monstre" vient de paraître) critique littéraire ("La
littérature sans estomac") et professeur à l'université de Grenoble III, du moins tant que quelque chose comme l'université existe encore ; ça ne devrait pas
durer.
Les Palestiniens sont victimes d'une injustice inacceptable. Soit. Depuis soixante ans, sans relâche, les médias du
monde entier se focalisent sur ce conflit. On se dit tout de même que la rentabilité injustice/information est très faible, si l'on ne considère que le rapport entre le nombre de morts et la quantité
de papiers et d'images déversés sur le monde en général, et les masses arabes en particulier. Même rentabilité faible si l'on prend en compte la quantité de personnes concernées, importante certes,
mais moins qu'en d'autres lieux de la planète. Quant aux atrocités commises, n'en parlons pas, une plaisanterie.Au nombre de morts, de réfugiés, d'horreurs, il y a beaucoup mieux, un peu partout.
Remarquons, à titre d'apéritif, qu'avec la meilleure volonté du monde, Tsahal aura du mal à exterminer autant de Palestiniens que l'ont fait, sans états d'âmes, les régimes arabes de la région,
notamment la Syrie , le Liban et la Jordanie , qui n'en veulent pas, eux non plus, des Palestiniens, et qui ont peu de scrupules humanitaires lorsqu'il s'agit de s'en
débarrasser.
Mais Israël est un coupable idéal, non seulement dans nos banlieues, mais en Europe en général. Nous le chargeons de
toute notre mauvaise conscience d'anciens colonisateurs. Une poignée de Juifs qui transforme un désert en pays prospère et démocratique, au milieu d'un océan de dictatures arabes sanglantes, de
misère, d'islamisme et de corruption, voilà un scandale. Il faut donc bien que cela soit intrinsèquement coupable, sinon où serait la justice ? L'injustice est avant tout israélienne. Ce n'est même
pas un fait, c'est une métaphysique.Cent chrétiens lynchés au Pakistan
valent moins, médiatiquement parlant, qu'un mort palestinien. Pourquoi
l'injustice commise envers les Palestiniens reçoit-elle vingt fois plus d'écho que celle faite aux Tibétains, aux Tamouls, aux chrétiens du Soudan, aux Indiens du Guatemala, aux Touaregs du Niger,
aux Noirs de Mauritanie ? Y a-t-il plus de gens concernés, plus de sang versé, une culture plus menacée dans son existence ? En fait, ce serait plutôt l'inverse. Que la Papouasie soit envahie par des
colons musulmans qui massacrent les Papous et trouvent, en plus, inacceptable de voir les rescapés manger du cochon, voilà qui ne risque pas de remporter un franc succès à Mantes la Jolie. Que des
sales Nègres, considérés et nommés comme tels, soient exterminés par des milices arabes au Darfour, les femmes enceintes éventrées, les bébés massacrés, voilà qui ne soulève pas la colère des jeunes
des cités. Et c'est dommage : si l'on accorde des circonstances atténuantes à un jeune Français d'origine maghrébine qui s'en prend à un Juif à cause de la Palestine , alors il serait tout aussi
logique de trouver excellent que tous les Maliens, Sénégalais ou Ivoiriens d'origine s'en prennent aux Algériens et aux Tunisiens. Voilà qui mettrait vraiment de l'ambian ce dans nos banlieues. Le
racisme franchement assumé des Saoudiens ou desEmiratis envers les Noirs, les Indiens ou les Philippins, traités comme des esclaves, ne soulève pas la vindicte de la tribu Ka , ni des Noirs de
France.. La responsabilité directe des Africains dans la traite des Noirs n'induit pas des pogroms de guinéens par les Antillais. Pourquoi seulement Israël ? A moins que la haine d'Israël ne soit que
le paravent du bon vieil antisémitisme ; mais non, cela n'est pas possible, bien entendu.
Israël, 20.000 km2, 7 millions d'habitants, dont 5 millions de Juifs, est responsable du malheur des Arabes, de tous
les Arabes, qu'ils soient égyptiens, saoudiens ou français. Israël est l'Injustice même. En le rayant de la face du globe, en massacrant les Juifs, on effacerait l'injustice. C'est bon, de se sentir
animé par une juste colère. C'est bon, d'éprouver la joie de frapper et de persécuter pour une juste cause.. Voilà pourquoi il ne faut pas dire aux "jeunes des cités" que les deux millions d'Arabes
israéliens ont le droit de vote, élisent leurs députés librement. Ne leur dites pas qu'Israël soutient financièrement la Palestine . Ne leur dites pas que des milliers de Palestiniens vont se faire
soigner dans les hôpitaux israéliens. Ne leur dites pas que l'université hébraïqude Jérusalem est
pleine de jeunesmusulmanevoilées. Ne leur demandez pas où sont passés
les milliers de Juifs d'Alexandrie. Il en reste trente aujourd'hui. Ne leur demandez pas ce qu'il est advenu de tous les Juifs des pays arabes. Ne leur demandez pas s'ils ont le droit au retour, eux
aussi. Ne leur demandez pas quelle est la société la plus "métissée", Israël ou la Syrie. Ne leur dites pas que, s'il y a de nombreux pro-palestiniens en Israël, on attend toujours de voir les
pro-israéliens dans les pays arabes. Ne leur dites pas que le négationnisme ou l'admiration pour Hitler ne sont pas rares dans les pays arabes ; que, lorsqu'il s'est agi d'illustrer les différentes
cultures par leurs grands textes, la bibliothèque d'Alexandrie a choisi d'exposer, pour le judaïsme, le Protocole des Sages de Sion ; que ce 'faux' antisémite est largement diffusé dans les pays arabes. Ne leur dites pas que, du point de vue des libertés, de la démocratie et
des droits de l'homme, non seulement il vau t mille fois mieux être arabe en Israël que juif dans un pays arabe, mais sans doute même vaut-il mieux être arabe en Israël qu'arabe dans un pays arabe.
Ne leur dites pas qu'Alain Soral, du Front national, qu'ils détestent tant, est allé manifester son soutien au Hezbollah, qu'ils admirent si fort.Si on leur enlève la méchanceté d'Israël, que
deviendront ceux d'entre eux qui s'en prennent auxfeujs, sinon des brutes incultes, bêtement,
traditionnellement antisémites ? Il ne faut pas désespérer Montfermeil. Mais après tout, on peut tout de même essayer de leur
dire tout cela sans trop de risque. Ils traiteront l'informateur de menteur, d'agent du Mossad, de représentant du lobby sioniste ou de raciste.
Ils auront raison. Pourquoi se défaire de la commode figure du Croquemitaine responsable de toute la misère du monde ? Elle évite de s'interroger sur ses propres
insuffisances.
Qu'a fait le Hamas depuis qu'il a pris le pouvoir ?
Il y’a deux ans nous avons pensés que le coup de force islamiste serait une parenthèse de « deux ou trois mois au plus ».Mais voilà, depuis juin 2007 le chaos règne à Gaza. L'échec du gouvernement d'union nationale de mars 2007 et le contrôle par la force du territoire de Gaza en juin sous l'impulsion des radicaux et des Brigades Ezzedine Al-Qassam, bras armé du Hamas, ont transformés le territoire abandonné par les israéliens en fourmilière.
En 2005 Israël a totalement quitté Gaza, de sa propre volonté, en en payant un prix très lourd. Il n’y a plus, depuis plusieurs années, à Gaza, le moindre civil israélien ou soldat. Gaza a été évacué. Les implantations démantelées. Les israéliens ont mobilisé quarante cinq mille policiers pour évacuer les habitants juifs. Ils ont assumé le coût élevé de cette évacuation – plus de 2,5 milliards de dollars. Les passages ont été ouverts. De l’argent a été envoyé à Gaza. Israël a promu l’aide par toute sorte de canaux et dans tous les domaines – économique, médical, humanitaire. Ils ont tout mis en œuvre pour aider les palestiniens à s’autogérer. Et, à cet égard, nous ne prendrons que le seul exemple des établissements agricoles qui ont été laissées en parfait état de fonctionnement par les Israéliens, au moment de leur départ, et qui au lieu d’être repris par les Palestiniens, qui y travaillaient d’ailleurs précédemment, ont été laissés au pillage, sous le regard complaisant de l’Autorité (sic) palestinienne.
Alors que le dernier soldat de Tsahal quittait Gaza, les Palestiniens ont commencé à mettre le feu aux synagogues qu’Israël avait abandonnées. Quelques minutes après le retrait de la frontière de Gaza avec l’Egypte, les Palestiniens ont fait sauter le mur de la frontière. Ils ont aussitôt commencé à transférer des quantités sans précédent d’armement lourd à Gaza - pratique qui se poursuit jusqu’à ce jour.
Ils ont créé un territoire ou la haine la destruction et l'endoctrinement des enfants font rage sous les yeux du monde qui sommeil. Avec la masse inouïe de fric - des milliards et des milliards de dollars - que le monde, et en particulier l'Union Européenne déverse en continu sur les Palestiniens en général et sur ceux de Gaza en particulier, les Gazaouis auraient pu faire de leur territoire une sorte de Singapour proche oriental, une véritable oasis économique et financière luxuriante. Mais non, plutôt que de cultiver les affaires, ils préfèrent s'adonner à la culture de la haine, de la terreur et de la mort.
D’ailleurs la question que je pose au 2ème anniversaire de la prise de Gaza; Qu'a fait le Hamas depuis qu'il règne seul à Gaza ? A-t-il essayé de rebâtir, ne serait-ce que symboliquement, des institutions ? Non, il a mis des milices dans la rue, il a fait arrêter des journalistes des les premiers jours de sa prise du pouvoir - dont le rédacteur en chef du quotidien Al-Ayyam, pourtant combattant historique de la résistance à Israël - et il s'est arrangé pour que le score des morts pour le glorieux dessein de Dieu ne chute jamais en dessous de la moyenne.
Le Hamas a détruit l’économie de Gaza, et a détruit son peuple. Si on regarde de près la triste réalité dans laquelle vit ce territoire aujourd’hui et qu’on n’essaye pas de leurrer ou de trouver des prétextes dans "l’occupation", nous devons certainement aboutir à la réalité que le Hamas est leur véritable ennemi. Là est le carrefour où doivent converger ceux qui aspirent vraiment à une paix dans la région.
Gaza a été vidé de toute présence juive. Gaza évacuée et qui est devenue un gigantesque bunker géant fait de tunnels (850 sorties côté Egypte -policiers corrompus) et 1250 à Gaza...qui rapportent 6 à 8 Millions d'euros mensuels au Hamas. Où va cet argent ? Pas aux populations civiles leurs frères, mais pour s'armer jusqu'aux dents .La Communauté Européenne les subventionnent aussi mais l'aide humanitaire n'est pas distribuée car détournée. Tout le matériel et les vivres donnés sont détournés, volées, et revendues au marché noir sur Gaza.
Gaza est sans doute le région qui bénéficie le plus de la manne financière octroyée par le monde. Qu'en font-ils les islamistes sur place ? Corruption, achat d'armes, laissant leur peuple dans la famine. Aujourd’hui on ne produit rien à gaza. On produit à gaza des engins de mort tirés chaque jour sur les populations civiles Israéliennes. On produit à gaza par centaines de millions de la fausse monnaie et notamment des dollars (les Egyptiens en savent quelque chose). Les bandes "mafieuses" se partagent le territoire de gaza où ils font la loi presque toujours par l'intermédiaire de groupuscules terroristes. Et comme chacun sait les mafias ne sont pas philanthropes.
Au lieu de travailler à développer des industries, une agriculture et une économie, les mouvements islamistes de gaza maintiennent les populations sous leur coupe dans la misère afin de se concilier la sympathie de leurs frères arabo-musulmans, de l'Occident et diaboliser les Israéliens aux yeux du monde.
Maintenant que le Hamas se tourne vers le monde arabe pour demander de l’aide, la vérité est que le monde arabe devrait se tourner vers le Hamas pour lui demander de s’aider lui-même : si le Hamas stoppe sa violence, il n’aura pas besoin de demander d’aide. Tout reviendra à la normale. Les passages seront ouverts, la vie économique fleurira et la reconstruction démarrera.
Ftouh Souhail, Tunis
drzz-info
Kadhafi plante sa tente à Rome…et il se souvient des juifs !
Le leader libyen Mouammar Kadhafi, accompagné d'une délégation de plusieurs centaines de personnes, a entamé sa première visite en Italie, ce mercredi 10 juin. Il a planté sa traditionnelle tente bédouine dans les jardins de la Villa Doria Pamphli de Rome, a précisé l'AFP. Lors de cette visite de trois jours, Kadhafi aura des entretiens avec des responsables du gouvernement italien, participera à une rencontre avec des étudiants de l'Université La Sapienza, et aura des discussions de réconciliation avec les responsables de la communauté juive libyenne de Rome. Le guide libyen a également demandé à l'Italie d'organiser une rencontre avec sept cents femmes.
L'agence Ansa a cité l'un des porte-parole du ministère italien des Affaires étrangères affirmant que cette visite avait été rendue possible par suite du renforcement des liens entre l'Italie et la Libye aux termes du traité d'amitié et de coopération signé en 2008. Par ailleurs, le ministre libyen des Affaires étrangères Mussa Kussa a rencontré ses homologues italien et maltais, mardi 9 juin à Rome, pour élaborer un plan conjoint de lutte contre l'immigration clandestine.
Drôle de prise de conscience , le leader libyen Mouammar Kadhafi a demandé à ce que soit organisée une rencontre de « réconciliation » avec les responsables de la communauté juive libyenne à Rome lors de cette visite historique en Italie cette semaine, a fait savoir la presse libyenne. Les Juifs expulsés de Libye en 1967 après la guerre israélo-arabe demandent la restitution des biens qui leur avaient été confisqués.
Les juifs libyens, comme ceux du reste de l'Afrique du nord, ont bien été mis à la mer par les pays arabes lorsqu’ils ont quitté leur maisons, lieux saints et cimetières. Leur sort a été ignoré par la communauté internationale. En 1948, il y avait trente-six mille Juifs vivant en Libye. Aujourd’hui, il n’y en a plus un seul. Au cours de la guerre de 1967 entre Israël et ses voisins arabes, la populace a envahi les rues en criant : « Edbah el Yahud » - Massacrez les Juifs ! Le gouvernement ordonna l’expulsion de tous les Juifs hors de Libye, où des familles avaient vécues durant des siècles. Ils saisirent leurs maisons et tous leurs biens. On leur donna un billet aller simple sans possibilité de retour.
Ftouh Souhail, Tunis
Lettre ouverte au Président Sarkozy
Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ
Monsieur le Président,
Nous sommes français et revenons d'Israël où nous vivons, mon épouse et moi-même, à Jérusalem, en travaillant dans une organisation caritative. Nous sentons dans ce pays une joie de vivre malgré le grave problème de sécurité et l'état de guerre continu que cette nation connait depuis sa création. Le terrorisme est à la porte et Israël est toujours prêt à faire la paix avec ses voisins... mais pas au détriment de sa sécurité. Chacun sait que les ennemis d'Israël et notamment l'Islam radical n'aspirent qu'à une chose, sa disparition pure et simple.
L'Europe et la France n'ont-elles pas intérêt à protéger du terrorisme et de l'opprobre générale cette seule démocratie existante au Moyen-Orient ? Nous savons combien notre Europe a été construite et édifiée durant des siècles sur de vraies valeurs dues à la culture judéo-chrétienne et combien le monde juif a été et demeure pour l'humanité une source de bénédiction sans égale. Pourquoi serions-nous assez fous pour laisser s'installer dans notre pays un état d'esprit déletère anti-juif ou anti-Israël, nous rappelant l'état d'esprit d'avant guerre, dès 1933 ?... Près de 70 ans après la Shoah, il semble que l'Europe n'ait plus de problème à laisser grandir en son sein un antisémitisme s'affichant à présent publiquement.
« Une liste anti-sioniste » d'un candidat français aux élections européennes : Voilà ce que nous voyons à notre porte, à Paris même. Non seulement l'Europe laisse se produire à Genève, lors de Durban II, un spectaculaire noyautage de l'expression des droits de l'homme, en permettant à des dictatures reconnues d'être à la tête d'instances démocratiques et à un homme tel que le chef de l'Iran de déverser sa haine d'Israël, mais elle permet à des députés d'être ouvertement antisémites.
Quel est le choix de la France dans ce contexte ? Il y a des lois établies dans notre pays contre cet esprit morbide de racisme et d'antisémitisme, mais voilà le constat :
- Un candidat français, comme « l'humoriste » Dieudonné, peut librement afficher sa haine d'Israël et des Juifs - sans réaction politique ou peu,
- Des organisations dites « pro-palestiniennes » comme CAPJPO-Euro-palestine peuvent librement saccager des centres commerciaux en France en détruisant des produits importés d'un pays ami, Israël - sans réaction policière,
- Des municipalités en France comme Ivry s/Seine peuvent nommer comme citoyen d'honneur un homme ayant du sang de civils israéliens sur les mains - sans réaction morale... Ce terroriste, Marwan Barghouti a été inculpé pour 21 chefs d'accusation au cours de 33 attentats et purge une peine de prison en Israël à perpétuité. Pourquoi veut-on honorer le terrorisme ?
Monsieur le Président, quelles sont les valeurs que nous transmettons à nos enfants ? Est-ce bien cela une démocratie à présent?... Elle permet d'accepter tout et le pire sous prétexte de tolérance ?
La Bible dit ceci : « Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal, qui changent les ténèbres en lumière et la lumière en ténèbres » (Esaïe 5 :20). L'Europe a été fondée sur les bases de la Bible dont le peuple juif a été le dépositaire. Aujourd'hui la haine d'Israël et du peuple juif reprend forme, nous rappelant trop d'événements gravissimes. Sommes-nous insensés pour ne pas comprendre les leçons de l'Histoire ?
Nous croyons en vous, Monsieur le Président, et avons voté pour vous. Nous savons que vous êtes un ami d'Israël. Nous avons cependant été attristés et même choqués de voir le Quai d'Orsay prendre position contre les déclarations des autorités israéliennes, lors du Jour de Jérusalem - le Premier Ministre Binyamin Netanyahu et le Président Shimon Pérès, proclamant avec le peuple israélien : "Jérusalem est la capitale d'Israël. Elle l'a toujours été, le restera pour toujours et ne sera jamais divisée". Comme l'a précisé le président, "Jérusalem n'a jamais été la capitale d'aucun autre Etat". Pourquoi le serait-elle pour des gens qui n'ont aucunement le désir de reconnaître un Etat juif ?...
S'opposer aussi clairement à l'aspiration sincère d'un peuple aussi démocratique que l'est Israël, n'est-ce pas, Monsieur le président, faire alliance avec ces forces obscures se disant « antisionistes » et permettre au bout du compte à ce que l'Europe connaisse à nouveau ce qu'elle a vécu au 20e siècle avec le Nazisme - un régime anti-démocratique et dictatorial animé par la haine d'Israël et des Juifs ?...
Vous remerciant de votre écoute que je crois vraie, recevez Monsieur le Président, l'expression de nos salutations sincères et respectueuses,
Pasteur Gérald Fruhinsholz
le 28 mai 2009
- Copie à Monsieur l'Ambassadeur Daniel Shek, de l'Ambassade d'Israël à Paris
Le concept de "pogrom médiatique"
Par Shmuel Trigano
Le concept de « pogrom médiatique », malgré sa tonalité critique virulente, pourrait bien avoir une valeur heuristique intéressante pour comprendre certains des effets de la guerre de Gaza sur les pays d’Europe de l’Ouest et tout spécialement la société française. Il ne faudrait bien sûr pas l’entendre dans sa portée idéologique mais sociologique.A quoi a-t-on assisté en effet avec la guerre de Gaza, comme avec la précédente guerre du Liban, ou la deuxième Intifada, sinon à un épisode d’extrême violence symbolique envers Israël, particulièrement effervescent par son émotionnalité, la virulence radicale de la condamnation, la stigmatisation, l’unanimité étrange d’un bout à l’autre du spectre politique ? Le pogrom était un bref embrasement d’une population qui dévastait le quartier juif et tuait les Juifs. Point n’est le cas, heureusement mais, de fait, les Juifs se sentent déshonorés, méprisés, abandonnés, exclus, isolés dans leur environnement. Comme s’ils avaient été roués de coups réels. Ils le sont, certes, d’une certaine façon, par les agressions dont ils ont été la cible. Le passage du symbole à l’acte s’est produit à travers de grandes et violentes manifestations, répétitives, organisées selon un plan manifestement prémédité d’envergure nationale, visant à créer une atmosphère d’émeutes. Des actes d’agression ont été perpétrés contre des Juifs mais c’est surtout leur personne symbolique qui a reçu des coups. La dignité et l’image de soi font aussi partie de la personne humaine qui n’est pas seulement corporelle. C’est elle qui a été la cible du pogrom médiatique. Et les traits qui l’ont frappée sont d’un genre unique. La morale et l’humanitarisme ont été fourbis comme des armes. Propres. Morales. Totales. Le discours de la cruauté d’Israël, mis en scène par le Hamas et les télévisions arabes, a été asséné soir et matin en crescendo de l’appel fébrile à sauver un peuple d’un génocide. A Gaza il n’y avait qu’une armée d’enfants, des hôpitaux, des réserves de vivres, des centrales électriques...
Nous touchons là à l’essence de la violence perpétrée sur la personne d’Israël. Elle est vertueuse ! Plus le souci des « enfants » et des « civils » est « disproportionné », plus fort et radical est le coup (symbolique) porté. Plus Israël est stigmatisé et diabolisé. Pour des motifs humanitaires ! Le coup est ainsi moral et « clean » car il frappe « à côté ».. L’iconisation quasi religieuse des enfants victimes vise à la déshumanisation des Juifs. Les téléspectateurs savent tout de telle ou telle famille palestinienne dont on leur raconte l’histoire humaine, très humaine. Ils savent tout des blessés, des enfants. Mais rien des individus israéliens, de leurs enfants, de leurs femmes, de leurs blessés. On ne voit sur les écrans que des tanks, des soldats, une armée. La société israélienne n’existe pas dans le regard des médias.Ce souci « humanitaire » s’inscrit très bien dans la perspective idéologique plus vaste qui sacralise la mémoire des Juifs morts au moment où l’on accable les Juifs vivants. On aura remarqué qu’au moment même où ils traînaient dans la boue Israël, sa cruauté, son racisme, les journalistes ont dûment condamné le pape pour avoir reconnu un évêque négationniste...Israël est sur la sellette mais il est clair que le traitement « disproportionné » dont il est l’objet concerne le Juif que l’on cible en lui, de façon détournée. Quel pays au monde s’attire en effet cette furie planétaire ? C’est une guerre de religion qui est ici à l’oeuvre et l’Europe s’y inscrit ouvrant la boite de Pandore de bouleversements qui la submergeront.La question juive est de retour, de façon inédite. Les événements consécutifs à Gaza, notamment en France, rééditent les troubles qui ont accompagné la deuxième Intifada. La récurrence du même phénomène confirme que la crise d’alors n’était point passagère. Cependant, aujourd’hui, on est en droit de se poser la question de savoir où elle conduit. Un pogrom symbolique est en soi sans grande gravité concrète, si ce n’est la déstabilisation et l’égarement des Juifs d’Europe. Il n’y a pas mort d’homme (sauf qu’il peut donner lieu à la tragédie d’un Ilan Halimi ou d’un Sébastien Sellam) mais mort d’images. Le pogrom symbolique recèle en lui la potentialité de développements graves. Il peut être la première étape de voies de fait, elles, bien réelles. Un mouvement social (et l’antisémitisme en est un) commence par une fiction (la cause palestinienne), qui substitue un objectif imaginaire à une réalité insupportable (les problèmes du monde arabe et des musulmans d’Europe). Puis cette fiction donne naissance à une mentalité qui prend le but substitué pour slogan, pour devenir un emblème autour duquel un nouvel ordre se structure et une organisation qui lui est dévouée apparaît. Aujourd’hui, la porte est ouverte à la troisième étape, celle de la cristallisation, avec la constitution d’une organisation quelconque qui pourra partir à l’assaut de sa cible. Nous entrons dans une phase dangereuse. La question est très concrète : à quand la prochaine explosion collective contre Israël ? Le prochain pogrom médiatique ? Et avec quelles conséquences concrètes sur la personne physique des Juifs ou d’Israël, dans l’arène planétaire ?
Les parias magnifiques
par Shmuel Trigano
La guerre de Gaza et son impact sur l’opinion publique donne à voir avec un réalisme terrifiant ce que le monde a dans l’âme quand il pense à Israël et au peuple juif. L’attitude de la « communauté internationale » est particulièrement significative, à ce propos. Une cécité totale à la réalité de la situation s’accompagne d’un « souci humanitaire » qui ne s’est que très rarement exercé durant le calvaire des Israéliens ( 7 ans de tirs de missiles sur le sud d’Israël et la progression inquiétante de ce canardage vers les centres vitaux du pays, la constitution d’un pouvoir totalitaire, de style fasciste, promoteur de haine et de mort, l’enrôlement et l’embrigadement de toute une population au service de la politique impérialiste de l’Iran intégriste sur toute la région et la haine permanente).
La décision de cessez le feu du Conseil de sécurité fut très significative de l’état d’esprit ambiant envers Israël. Si l’on observe bien l’histoire du conflit israélo-arabe, on constate que toutes les victoires militaires d’Israel, remportées contre des agressions arabes, ont été annulées par la politique des puissances et notamment l’ONU, j’ajouterais tout spécialement la France. Ces victoires auraient pu à chaque fois constituer un point final du conflit, obligeant les Etats arabes à assumer la défaite de leur ambition exterminatrice à l’égard d’Israël, comme celà se passe dans tout conflit. Bien au contraire, les puissances occidentales ont tout fait pour empécher une telle situation. Il fallait empécher « l’humiliation arabe » (rappelons qu’elle découle de l’existence d’Israël)...
Que laissait entrevoir la demande de cessez le feu dans l’opération de Gaza sinon la volonté qu’Israël accepte de rester la cible de son ennemi le plus implacable sans réagir, sinon, qu’Israël renonce à sa souveraineté politique pour confier son destin à un consortium onusien où le camp qui lui est ennemi occupe le haut du pavé et qui ne s’occupe du sort des Israéliens que lorsqu’il en a le temps ? Derrière ce décor de théatre décadent une perversité morale gigantesque est à l’oeuvre qui voue les Juifs à la condition de victimes éternelles. La « communauté internationale » veut-elle sauver le Hamas et lui redonner la possibilité de viser les centres vitaux d’Israël qu’elle ne s’y prendrait pas autrement.
Le souci humanitaire est un principe auquel il ne faut pas renoncer et tout montre qu’il est loin d’être absent de l’action israélienne mais il s’agit d’une guerre et pas d’une promenade. Si le Hamas a été « élu », c’est aussi parce que les Gazaouites font corps avec sa politique. Pourquoi n’en supporteraient-ils pas les conséquences désastreuses ? Pourquoi les populations civiles de tout coeur et de tout corps engagées dans la lutte contre « les Juifs » (c’est ainsi que les Israéliens sont appelés à Gaza) échapperaient-elles à leur responsabilité ? Seraient-ce parce qu’elles seraient par principe innocentes ? Personne n’évoque les « populations civiles » israéliennes, à croire que tout Israël est un camp militaire et qu’à Gaza, il n’y a que des civils. On ne voit d’ailleurs qu’eux à la T.V. Qui tirent les roquettes et les missiles ? Qui se demande pourquoi les cameramen palestiniens et arabes qui abreuvent le monde de scènes sanguinolentes n’ont jamais montré d’hommes en armes ?
Comment les médias occidentaux ont-ils pu gober, sans états d’âme, ce compte rendu manipulatoire, où le décompte des victimes est celui du Hamas ? Telle est la vraie question et le coeur du problème.
Il faut remarquer à nouveau que le syndrome qui s’est développé en France à l’occasion de la deuxième intifada est à l’oeuvre, quand le gouvernement Jospin a demandé aux Juifs de ne pas réagir aux 450 agressions dont ils étaient victimes « pour ne pas jeter de l’huile sur le feu »... Demande était faite alors aux Juifs français d’accuser le coup de l’agression envers eux en silence pour sauver « la paix publique ». C’est exactement ce que fut le syndrome munichois de l’opinion européenne face au régime nazi : apaiser l’agresseur en sacrifiant la victime. A la même époque, faisaient rage en Europe pourtant la compassion universelle pour les victimes de la Shoa et la célébration de leur mémoire. C’était une conjonction de contraires absolument nouvelle, mariant l’excellence morale des Juifs à leur déchéance sociale et politique.
Un profil nouveau du « Juif » se mit en place , à l’oeuvre en fait subrepticement depuis les années 1990 mais qui se confirme depuis lors de plus en plus et que je définirais, en me souvenant de la pensée de Georges Bataille, comme le profil du paria magnifique, c’est à dire la figure d’un homme révéré et célébré mais vivant dans la condition la plus misérable, dans l’exclusion quasi sacrée, au statut très bas. Prestige combiné à abaissement. Ces personnages ont existé dans toutes les sociétés, cristallisant à la fois le contraire de l’ordre social et symbolique et en même temps sa source la plus forte. C’est autour de leur condition abaissée que les sociétés se réunissent dans des périodes de crise pour se souvenir qu’elles sont humaines, par delà leurs conflits de pouvoir et de prestige. Or, pour que celà soit possible il faut impérativement que le paria magnifique reste au plus bas, en l’occurence qu’il renonce à sa souveraineté et à sa capacité de se défendre, qu’il continue à s’exposer passivement aux attaques de ses ennemis. C’est la condition de sa sacralité. Pourvu qu’il se conforme au rôle consensuel auquel il a été assigné : à la condition de victime, hier, aujourd’hui et demain.
Tel est le schéma psycho-symbolique qui porte la décision du Conseil de sécurité, un schéma que l’on retrouve à l’oeuvre dans beaucoup de formes culturelles, prépondérantes aujourd’hui, où le Juif est valorisé dans sa propre contrition, dans la haine de soi, dans l’aveu. Une partie du cinéma israélien, si célébré en Occident, s’inscrit dans ce créneau, condition du succès. Ce schéma, De Gaulle l’avait très bien exprimé avec sa sortie sur « le peuple sûr de lui et dominateur », assignant aux Juifs le rôle de la victime passive comme condition de la miséricorde européenne. « Un capital considérable d'intérêt et même de sympathie s'était accumulé en leur faveur, surtout, il faut bien le dire dans la Chrétienté; un capital qui était issu de l'immense souvenir du Testament, nourri par toutes les sources d'une magnifique liturgie, entretenu par la commisération qu'inspirait leur antique malheur et que poétisait, chez nous, la légende du Juif errant, accru par les abominables persécutions qu'ils avaient subies pendant la Deuxième Guerre mondiale... Si Israël est attaqué, lui dis-je alors en substance, nous ne le laisserons pas détruire, mais si vous attaquez, nous condamnerons votre initiative » .
Cette condition de « paria magnifique » a été vécue en France, dès la fin des années 1990, par quelques « intellectuels juifs ». Magnifiques, par principe, par leur activité et leur statut social mais exclus en douce de toutes les arènes du débat public et de la respectabilité intellectuelle, ramenés à leur origine « ethnique », comme la chose devint évidente durant la deuxième Intifada , pour annuler leur argument et surtout leur identité d’intellectuels. A moins que pour quelques rares individus, voire un unique intellectuel - en vertu non d’un droit mais d’un privilège - la fonction de conscience malheureuse et déchirée ne leur soit asignée sur tous les écrans et dans tous les journeaux. Cette configuration est tout à fait différente de celle qu’analysait Hannah Arendt pour la modernité quand elle remarquait que les intellectuels juifs, pour être admis dans la bonne société et le cercle intellectuel, avaient deux possibilités, celle de se comporter comme des parvenus , en trahissant, bien qu’avec une nostalgie inextinguible, leur appartenance au peuple juif, ou comme des parias, s’ils restaient fidèles à eux mêmes. Kafka, à ses yeux, fut le modèle du paria. Le monde devient de fait, aujourd’hui, kafkaïen pour les Juifs, accusés du crime que leurs ennemis commettent ou veulent commettre sur eux, sans que leur parole ne porte, sans que la foule en fureur ne prenne soin d’examiner les faits rationnellement et les responsabilités. Malgré son rang social, l’intellectuel juif se voit annulé dans sa fonction d’intellectuel et étiqueté, enfermé dans la case « communautaire », c’est à dire, dans l’esprit de tout le monde, « communautariste ».
Ce système de rapports ne fait en vérité qu’ajouter de l’huile sur le feu, car les transgresseurs sont exemptés de leur responsabilité et reçoivent un encouragement à leur comportement déviant. Mettre dos à dos Hamas et Israël, expliquer la violence par le « cycle de la violence » pour le Moyen Orient ou les « « conflits inter-communautaires » pour la France (c’est à nouveau le cas aujourd’hui), c’est choisir programmatiquement d’innocenter les coupables, en courant de surcroît le risque de les amalgamer avec leur « communauté », et d’accuser la victime d’être responsables de ce qui lui arrive. Il n’y a jamais eu d’agressions des Juifs contre des sites musulmans en France et Israël, qui s’est retiré de Gaza et a enduré durant 7 ans des tirs de missiles du Hamas sur son territoire sans riposter.
Il semble que personne n’ait encore compris que cette problématique se retourne inéluctablement contre la société qui s’en rend coupable, nationale ou internationale. Le déni, durant de nombreux mois, des actes antisémites des années 2000 annonçaient et légitimaient dans le principe les émeutes des banlieues françaises. Le même comportement aujourd’hui annonce d’autres événements graves dont toute la société française (et internationale) aura à pâtir.
Un cercle vicieux s’installe aussi indirectement qui ne peut que « jeter de l’huile sur le feu ». La célébration formelle de l’excellence de la figure (victimaire) des Juifs ( devoir de mémoire de la Shoah obllige !) ne peut que susciter jalousie et ressentiment chez leurs ennemis, dans un premier temps, qui appelle, dans un deuxième temps, la tentative des célébrateurs de « calmer » leur ressentiment en tentant de rétablir « l’équilibre » psycho-symbolique en abaissant encore plus la condition des Juifs, en les enchainant encore plus à leurs ennemis.
C’est un retour régressif à un passé révolu qui se produit ici. Il est possible que des Juifs soient prêts à endosser à nouveau les habits de la victime désignée – ces personnalités se produisent même sur toutes les scènes (et pour cause) – mais il ne faut pas négliger la révolution mentale qui s’est produite il y a 60 ans dans la conscience juive : le sionisme, projet de libération du Juif qui se propose d’ériger le peuple paria en sujet souverain de l’histoire. La mauvaise foi planétaire se brisera sur cette nouvelle donne.
CONTROVERSES © 2006 - 2009

Négationnisme palestinien: L’Etat juif, c’est comme les chambres à gaz, ça n’a jamais existé
La chose ne devrait pas surprendre, venant d'un dirigeant politique dont le passé négationniste est avéré. Rappelons, en effet, qu'il a soutenu, "en 1980, au Collège oriental de Moscou, une thèse de doctorat sur les « relations secrètes entre le mouvement sioniste et les dirigeants de l’Allemagne nazie ». [...] Il y soutient [...] que des dirigeants du mouvement sioniste ont collaboré avec les nazis lors de la Seconde Guerre mondiale pour augmenter le nombre de victimes juives et ainsi pousser la communauté internationale à soutenir la création de l’État d’Israël." [*]. (Menahem Macina).
28/04/2009
[*] Citation extraite du site de Radio Canada.
28/04/09
Les Palestiniens n’ont pas encore d’Etat, mais ils entendent dicter à un peuple qui, lui, en a un, la manière dont il doit se désigner.
Je n’invente rien. C’est Monsieur Mahmoud Abbas lui-même, le dirigeant "modéré" des Palestiniens, qui le dit, à propos de l’Etat d’Israël, avec lequel il est censé devoir coexister.
A en croire Le Nouvel Observateur, au cours d’une allocution prononcée à Ramallah, le 27 avril, le président palestinien aurait réagi à l’exigence de Benjamin Netanyahu d’une reconnaissance, par l'Autorité palestinienne, du caractère juif de l'Etat hébreu, par ces mots :
« Etat juif, c'est quoi ça ? Vous pouvez vous faire appeler comme ça vous plaît, mais moi je ne l'accepte pas et je le dis publiquement ».
Or donc, Monsieur Abbas supporte (à la rigueur) que l’on parle d’Israël et d’Israéliens, mais, nous voilà prévenus, il ne considérera jamais cet Etat comme "juif".
En bonne logique, on devrait s’attendre à ce qu’il s’abstienne ostensiblement de parler d’Etat français, allemand, italien, etc. Seules seraient donc décentes, à ses yeux, les appellations d’"Etat de France", "Etat d’Allemagne", "Etat d’Italie", etc.
Pour autant que je sache, personne n’est choqué d’entendre parler des Français, des Allemands, des Italiens, etc. En effet, il est notoire que les citoyens d’un pays sont désignés par l’épithète correspondant au nom de leur patrie. C’est d’ailleurs un usage multimillénaire et universel.
Pourquoi, dans ces conditions, les Juifs, dont Israël est l’Etat, seraient-ils les seuls citoyens au monde à n’avoir point le droit de donner à leur Etat le nom du peuple qu’ensemble, ils constituent?
Il faut se souvenir que, depuis qu’ils sont dispersés dans le monde, les descendants des tribus issues d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, sont appelés "Juifs". L’étymologie de ce nom le prouve sans l’ombre d’un doute. Il a été formé d’après le nom du territoire géographique où vivait le peuple hébreu, et qui fut appelé romains Iudaea (Judée) par les conquérants romains. Des milliers de textes anciens attestent les termes Iudaea et Iudaei, eux-mêmes traduits littéralement de l’hébreu "Yehudah" (Judée) et "Yehudim" (Juifs).
Même après leur émancipation par la Révolution française, on continua d’appeler "Juifs" les descendants de ce peuple.
Passons rapidement sur le tragique témoignage de l’étoile, frappée du mot Iude – Juif, que les membres de ce peuple de "sous-hommes" devaient coudre sur leurs vêtements, durant l’occupation nazie de l’Europe.
Enfin, suprême ironie de situation, de nos jours, la "rue palestinienne" n’utilise que rarement le terme d’"Israéliens" pour désigner les citoyens de l’Etat "usurpateur" de la Palestine, mais celui de "Yahoud", nom collectif arabe qui signifie précisément "Juif". Il suffit, pour s’en convaincre, d’écouter les radios arabes, ou d’entendre, dans les territoires dits "occupés", le ton ironique, méprisant, ou rageur, sur lequel est éructé ce terme honni.
La haine et la rancœur que nourrissent les musulmans envers les Juifs, sont d’autant plus inexpiables qu’elles figurent en lettres de feu dans le livre le plus sacré et le plus normatif de l’islam, le Coran.
Si Mahomet fut prophète, c’est par la lucidité supranaturelle de sa perception des Juifs. Il les a trop fréquentés, dans son désir ardent de leur faire accepter la soumission musulmane, sa prédication s’est trop brisée contre le mur de bronze de leur foi indéfectible, pour qu’il ait pu nourrir quelque illusion à leur propos. Ayant réalisé que ce peuple n’abjurerait jamais ses croyances ; qu’il resterait irréductible jusqu’à la fin des temps ; qu’il constituerait le seul obstacle insurmontable face à son rêve d’hégémonie mondiale de l’islam ; il l’anathématisa et lui prédisit non seulement le massacre, mais les flammes de l’enfer.
Sachant que, pour les musulmans fondamentalistes, le Coran est la Parole de Dieu qui s’accomplit à la lettre, et que la religion juive y est décrite comme le type même de la mauvaise et fausse croyance, il ne faut pas s’étonner de la haine sacrée qu’elle inspire aux fidèles de l’islam. Véhiculé et amplifié par une tradition inlassablement prêchée dans les mosquées et omniprésente dans la culture musulmane, l’antisémitisme fait non seulement partie intégrante de la psyché des musulmans intégristes, mais elle a également contaminé les moins religieux d’entre eux, rendant inexpiable le conflit politique entre Israéliens et Palestiniens.
Mahmoud Abbas n’a rien d’un fanatique religieux. C’est un musulman éclairé et cultivé. Sa répulsion à l’idée même qu’Israël soit l’Etat des Juifs, n’en est que plus typique du caractère pathologique de ce nouvel/ancien négationnisme. Cette obsession mortifère est si profondément enkystée dans les profondeurs du subconscient - peuplé d’archétypes obscurantistes nés en Arabie au septième siècle de notre ère – d’une grande partie du monde musulman, qu’elle empêche ceux qui en sont atteints de voir autre chose que des descendants d’Occidentaux prédateurs, dans ces Juifs venus faire revivre leur patrie d’antan qui a eu l’infortune de devenir "terre d’islam". On sait, en effet, que les "infidèles" qui ont eu l’audace de prendre possession ne serait-ce que d’une parcelle du "dar al islam" sont en butte à une guerre incessante, qui ne prendra fin qu’avec leur expulsion, ou leur extermination.
Telles sont les prémisses de la "solution à deux Etats", dont l’un a usurpé le nom biblique latinisé de "Palestinien" et revendique la terre et la capitale de l’autre, auquel il refuse même le droit de se donner le nom de "Juif".
Menahem Macina
© upjf.org
Mis en ligne le 28 avril 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org
Transmis par Victor Pérez
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Fabriquer des victimes : un business lucratif
Wall Street Journal - Mars 2009
Noonie Darwish
Des donateurs internationaux ont investi 4.5 milliards de dollars pour l’aide à Gaza ce mois-ci. J’ai été très peinée d’assister à la dégradation de la situation humanitaire ces dernières années dans cette bande de terre étroite où j’ai passé mon enfance dans les années 1950.
Les médias attribuent systématiquement le déclin de Gaza aux actions militaires et économiques israéliennes contre le Hamas. C’est une analyse myope qui ignore le problème d’origine qui en est la base : 60 ans de politique arabe ont cimenté le statut du peuple palestinien en réfugiés sans terre pour utiliser leur souffrance comme arme anti-israélienne.
Enfant à Gaza, j’ai été personnellement victime des prémices de cette politique. L’Egypte, qui administrait alors ce territoire, a mené des opérations de guérilla contre Israël à partir de Gaza. Mon père commandait ces opérations, perpétrées par les fedayin palestiniens (c’est le terme arabe pour « sacrifier sa vie ») et déjà Gaza était le front du Djihad arabe contre Israël. Mon père fut assassiné par les forces israéliennes en 1956. Ces mêmes années, la Ligue arabe a lancé sa politique des réfugiés palestiniens. Les pays arabes ont mis en œuvre des lois visant à rendre impossible l’intégration des réfugiés palestiniens de la guerre de 1948 menée contre Israël. A tel point que les descendants de ces réfugiés palestiniens, nés dans d’autres pays arabes où ils ont passé toute leur vie n’ont jamais pu obtenir un passeport de ce pays. Même mariés à un citoyen d’un pays arabe, ils ne peuvent devenir citoyens du pays de leur conjoint/e.
Ils resteront « Palestiniens » même sans avoir jamais mis un seul pied en Judée-Samarie ou à Gaza. Cette politique contraignant à l’identité palestinienne pour l’éternité en les condamnant à une vie misérable en camp de réfugiés a été conçue pour perpétuer et exacerber la crise des réfugiés palestiniens.
Il en est de même pour la surpopulation de Gaza. L’UNWRA, soutenue politiquement par les pays arabes, encourage le taux de natalité en récompensant les familles nombreuses.
Yasser Arafat avait coutume de dire : « nos meilleures armes sont le ventre de nos femmes » !
Les pays arabes font pression pour que le maximum de Palestiniens soient enregistrés sous le statut de « réfugiés ». Il en résulte que près d’un tiers des Palestiniens de Gaza vit encore dans des camps de transit.
Depuis 60 ans, les Palestiniens ont été utilisés et abusés par les régimes arabes comme par les terroristes palestiniens pour combattre contre Israël.
Maintenant, c’est l’organisation islamiste terroriste Hamas –soutenue par l’Iran- qui utilise et abuse les Palestiniens avec le même objectif. Alors que les leaders du Hamas se cachaient dans les bunkers et tunnels, qu’ils avaient soigneusement préparés avant de provoquer Israël en l’attaquant, les civils palestiniens étaient, eux, exposés en première ligne de mire aux feux croisés entre le Hamas et les soldats israéliens.
Résultat de 60 années de cette politique arabe, Gaza est devenue un camp-prison pour 1.5 millions de Palestiniens. Tant Israël que l’Egypte redoutent les infiltrations terroristes de Gaza, notamment depuis la prise de pouvoir du Hamas, et maintiennent des liens étroits pour un contrôle serré de leur frontière commune avec Gaza.
Les Palestiniens continuent d’endurer des épreuves parce que Gaza continue de servir de rampe de lancement pour lancer des attaques terroristes contre les citoyens israéliens. Ces attaques orchestrées par le Hamas prennent la forme de missiles pointés indifféremment sur des jardins d’enfants, des maisons ou des entreprises.
Et le Hamas continue ses attaques 2 années après le retrait de Gaza qui était supposé conduire au processus de construction d’un Etat palestinien et devait induire une solution pacifique au conflit israélo-palestinien. Il n’y avait aucun signe de « cycle de violence » alors, aucune justification pour autre chose que la paix et la prospérité. Mais à la place, le Hamas a choisi le Djihad islamique. L’espoir des Gazaouis et des Israéliens s’est transformé en misère pour les Palestiniens et en missiles pour les Israéliens.
Le Hamas, mandataire de l’Iran, est devenu un danger non seulement pour Israël, mais pour les Palestiniens comme pour leurs voisins arabes d’autres Etats, qui craignent que l’étendue de l’Islam radical ne déstabilise leurs pays.
Les Arabes clament leur soutien et leur passion pour le peuple palestinien, mais ils semblent plus intéressés à leur sacrifice ! S’ils aimaient vraiment leurs parents palestiniens, ils feraient pression sur le Hamas pour qu’il cesse de tirer des missiles contre Israël. Sur un plus long terme, le monde arabe doit mettre un terme au statut de réfugié des Palestiniens et par conséquent à leur désir de nuire à Israël. Il serait temps que les 22 pays arabes ouvrent leurs frontières et absorbent les Palestiniens de Gaza qui souhaitent refaire leur vie. Il est temps que le monde arabe aide réellement les Palestiniens plutôt qu’il ne les utilise…
Noonie Darwish, élevée à Gaza puis au Caire, vient de publier « Punition cruelle et usuelle » ("Cruel and Usual Punishment," Thomas Nelson, 2009)