Charte du Mouvement de la Résistance Islamique - Palestine
(Hamâs)
Palestine : 1 Muharram 1409 Hégirienne
18 Août [âb] 1988 Chrétienne
[2]
Au nom de Dieu le miséricordieux, celui qui fait miséricorde
"Vous êtes la meilleure Communauté suscitée pour les hommes : vous ordonnez ce qui est convenable, et vous interdisez ce qui est blâmable, vous croyez en Dieu. Si les gens du Livre croyaient, ce serait meilleur pour eux. Parmi eux se trouvent des croyants, mais la plupart d'entre eux sont pervers. Ils ne vous nuiront que faiblement. S'ils vous combattent, ils tourneront vite le dos, et, ensuite, ils ne seront pas secourus. L'humiliation les a frappés, là où ils se trouvaient, à l'exception de ceux qui étaient protégés par une alliance de Dieu et une alliance des hommes. Ils ont encouru la colère de Dieu; la pauvreté les a frappés. Il en fut ainsi : parce qu'ils ne croyaient pas aux Signes de Dieu et qu'ils tuaient injustement les prophètes. Il en fut ainsi : parce qu'ils ont désobéi et qu'ils ont été transgresseurs."
Coran, 3, 109-111 [Pour des raisons de commodité pour le lecteur français, j'ai remplacé les références données dans l'original selon le titre des sourates par le numéro de celles-ci]
"Israël existe et continuera à exister jusqu'à ce que l'islam l'abroge comme il a abrogé ce qui l'a précédé".
L'imâm martyr Hasan al-Bannâ -que Dieu lui fasse miséricorde !-
"Le monde islamique est en feu; il est du devoir de chacun d'entre nous d'y verser de l'eau, et pas qu'un peu, pour éteindre ce qu'il est possible d'éteindre, sans attendre un autre".
Chaykh Amjad al-Zahâwî -que Dieu lui fasse miséricorde !-
[3]
Au nom de Dieu le miséricordieux, celui qui fait miséricorde
INTRODUCTION
Louange à Dieu à qui nous demandons aide, pardon, indications sur la voie juste et en qui nous plaçons notre confiance ! Nous bénissons et saluons l'Apôtre de Dieu, sa Famille, ses Compagnons et ses Saints, ceux qui ont porté sa mission et ceux qui ont adopté sa voie ! Prière et bénédiction perpétuelles tant que dureront les cieux, la terre, wa ba'd !
Gens :
Au beau milieu des soucis et de la mer des souffrances, du tréfonds des coeurs palpitants des croyants et par les bras purifiés par les ablutions, par la conscience du devoir et l'acquiescement à l'ordre de Dieu, la mission [al-da'wa] a été réalisée de même que la convergence et le rassemblement, l'éducation basée sur la règle de Dieu, la volonté déterminée de tenir son rôle dans la vie, de franchir tous les obstacles et de surmonter les difficultés du chemin, l'entraînement continuel, la disposition à faire don de soi et de tout ce qui est précieux sur le chemin de Dieu.
C'est alors que le noyau se forma et se mit à se frayer son chemin dans cette mer démontée d'espérances et d'espoirs, de désirs et de voeux, de dangers et d'obstacles, de souffrances et de défis, à l'intérieur comme à l'extérieur.
Quand la pensée fut mûre, la graine germée et la plante bien enracinée dans la terre de la réalité, loin des sentiments éphémères et de la précipitation blâmable, le Mouvement de la Résistance Islamique est apparu [4] pour assumer son rôle de combattant du jihad sur le chemin de son Seigneur. Il donne le bras à tous ceux qui mènent le jihad pour la libération de la Palestine. Le souffle de ses combattants du jihad se mêle à celui de tous les autres combattants du jihad qui se sont offerts sur la terre de Palestine depuis sa conquête par les Compagnons de l'Apôtre de Dieu -que Dieu lui donne bé?nédiction et paix- jusqu'à nos jours.
Voici la charte du Mouvement de la Résistance Islamique (Hamâs) [En note : Hamâs, vigueur et courage, Dictionnaire al-Wasît, Tome 1]. Il va révéler son image, dévoiler son identité, marquer ses positions, mettre en lumière ses aspirations, parler de ses espoirs et demander soutien, assistance et engagement dans ses rangs. Notre combat avec les Juifs est une entreprise grande et dangereuse qui requiert tous les efforts sincères et constitue une étape qui, sans nul doute, sera suivie d'autres étapes; c'est une phalange qui, sans nul doute, sera soutenue par d'autres qui, phalanges après phalanges, viendront de cet immense monde arabe et islamique jusqu'à l'écrasement des ennemis et la victoire de Dieu.
Ainsi les voyons-nous progresser à l'horizon, "Vous en aurez sûrement des nouvelles dans quelque temps" [Coran, 38, 88] "Dieu a écrit : 'Moi et mes prophètes, nous vaincrons sûrement !' Dieu est fort et puissant" (58,21).
*** *** ***
[5]
"Dis : 'Voici mon chemin ! J'en appelle à Dieu, moi et ceux qui me suivent, en toute clair?voyance. Gloire à Dieu ! Je ne suis pas au nombre des polythéistes" (12,107).
CHAPITRE PREMIER
Définition du Mouvement
Ses Bases intellectuelles :
Article premier :
Le Mouvement de la Résistance Islamique : L'islam est sa règle de vie; il en tire ses idées, ses concepts de même que ses points de vue sur l'univers, sur la vie et sur l'homme; c'est à lui qu'il se remet pour juger de l'ensemble de ses pratiques et c'est de lui qu'il tire les indications de la Voie droite sur laquelle mettre ses pas.
Lien du Mouvement de la Résistance Islamique avec l'Association des Frères musulmans :
Article deuxième :
Le Mouvement de la Résistance Islamique est l'une des ailes des Frères musulmans en Palestine. Le Mouvement des Frères musulmans est un organisme mondial, le plus important des mouvements islamiques de l'époque moderne; il se distingue par la profondeur de son mode compréhension, la précision de son mode de représentation et l'universalisme parfait des concepts islamiques qui s'appliquent à l'ensemble des domaines de la vie, aux représentations et aux croyances, à la politique et à l'économie, à l'éducation et à la vie sociale, au judiciaire et à l'exécutif, à la mission et à l'enseignement, à l'art et à l'information, à ce qui est caché comme à ce qui est manifeste et à tous les autres domaines de la vie.
[6]
Sa structure et sa genèse :
Article troisième :
La structure fondamentale du Mouvement de la Résistance Islamique est constituée de musulmans qui ont fait allé?geance à Dieu, le servant de la seule adoration véritable, "Je n'ai créé les Djinns et les hommes que pour qu'ils m'adorent" [Coran, 51, 56] ; connaissant leur devoir envers eux-mêmes, leur famille et leur patrie, ils vivent en tous ces domaines dans la crainte de Dieu et ont levé l'étendard du jihad contre les Rebelles afin de purifier le pays et les humains de leurs souillures, de leurs turpitudes et de leurs iniquités.
"Tout au contraire : Nous lançons contre l'erreur la Vérité qui lui écrase la tête, et voilà que l'erreur disparaît" (21,18).
Article quatrième :
Le Mouvement de la Résistance Islamique accueille tout musulman qui embrasse sa profession de foi, adopte ses idées, s'attache à sa règle de vie, garde ses secrets et mani?feste son souhait d'appartenir à ses rangs pour faire son devoir. Sa rétribution se trouve auprès de Dieu.
[7]
Dimensions temporelle et spatiale du Mouvement de la Résistance Islamique :
Article cinquième :
La dimension temporelle du Mouvement de la Résistance Islamique : En adoptant l'islam pour règle de vie, il se situe en ligne directe avec la naissance de la mission [risâla] islamique, avec les Pieux Ancêtres. Dieu est son but, l'Apôtre son modèle et le Coran sa constitution. Sa dimension spatiale : Partout où se trouvent des musulmans qui adoptent l'islam pour règle de vie, en n'importe quelle partie de la terre. [Le Mouvement] s'enfonce ainsi dans les profondeurs de la terre et at?teint le plus haut des cieux.
"N'as-tu pas vu comment Dieu propose en parabole une très bonne parole ? Elle est compa?rable à un arbre excellent dont la racine est solide, la ramure dans le ciel et les fruits abondants en toute saison, -avec la permission de son Seigneur- Dieu propose aux hommes des paraboles; peut-être réfléchiront-ils ? " (14, 24-25).
Spécificité et particularisme :
Article sixième :
Le Mouvement de la Résistance Islamique est un mouve?ment palestinien spécifique qui fait allégeance à Dieu, fait de l'islam sa règle de vie et oeuvre à planter l'étendard de Dieu sur toute parcelle de la Palestine. A l'ombre de l'islam, les fi?dèles de toutes les religions peuvent coexister en toute confiance et sécurité pour leur vie, leurs biens et leurs droits; en l'absence de l'islam, les luttes apparaissent, l'injustice se développe, la corruption se répand, les conflits et les guerres sur?viennent.
[8]
De quel éclat brille le poète musulman Muhammad Iqbal lorsqu'il dit :
"Lorsque la foi est perdue, il n'y a plus ni sécurité ni vie ici-bas pour celui qui n'a pas conservé de religion; celui qui jouit de la vie sans aucune religion a fait du néant son compagnon."
Mondialisme du Mouvement de la Résistance Islamique :
Article septième :
Puisque les musulmans qui adoptent la règle de vie du Mouvement de la Résistance Islamique, travaillent à le soutenir, tiennent ses positions et fortifient son combat se trouvent dans le monde entier, [le Mouvement] constitue un mouvement mondial. La clarté de ses idées, la noblesse de ses buts et l'éminence de ses objectifs le qualifient pour cela.
C'est sur cette base qu'il convient de le considérer, de mesurer son pouvoir et de reconnaître son rôle. Qui?conque mé?connaît son authenticité, s'abstient de le soutenir, s'aveugle à son sujet et oeuvre à anéantir son rôle, celui-là est comme celui qui conteste le décret divin et se bouche les yeux devant la contemplation des réalités, volontairement ou involontairement : il sera dépassé, les événe?ments l'ayant déjà doublé alors même qu'il n'aura aucune justification raisonnable à apporter pour défendre sa position. Primauté à celui qui précède.
L'injustice du prochain est plus difficile à supporter que le coup de la redoutable épée d'acier indien.
"Nous t'avons révélé le Livre et la Vérité, pour confirmer ce qui existait du Livre, avant lui, en le préservant de toute altération. Juge entre ces gens d'après ce que Dieu a révélé; ne te conforme pas à leurs désirs en te détournant de ce que tu as reçu de la Vérité. Nous avons donné, à chacun d'entre eux, une règle et une Loi. Si Dieu l'avait voulu, il aurait fait de vous une seule communauté. Mais il a voulu vous éprouver par le don qu'il vous a fait. Cherchez à vous surpas?ser les uns les autres dans les bonnes actions. Votre retour, à tous, se fera vers Dieu ; [9] il vous éclairera, alors, au sujet de vos différends" (5, 48).
Le Mouvement de la Résistance Islamique est l'un des épisodes du jihad mené contre l'invasion sioniste. Il est étroi?tement lié au soulèvement du martyr "Izz al-Dîn al-Qassâm et de ses frères combattants du jihad des Frères musulmans en 1936 C.; il est aussi étroitement lié à un autre épisode, celui du jihad des Palestiniens, des efforts et du jihad des Frères mu?sulmans dans la guerre de 1948 de même que des opérations de jihad menées par les Frères musulmans en 1968 C. et plus tard.
Ainsi, bien que les épisodes soient séparés les uns des autres, la continuité du jihad se trouvant brisée par les obs?tacles placés par ceux qui relèvent de la constellation du sio?nisme, le Mouvement de la Résistance Islamique aspire à l'accomplissement de la promesse de Dieu, quel que soit le temps nécessaire. L'Apôtre de Dieu -que Dieu lui donne bénédic?tion et paix- a dit : "L'Heure ne viendra pas avant que les mu?sulmans n'aient combattu les Juifs (c'est à dire que les musul?mans ne les aient tués), avant que les Juifs ne se fussent ca?chés derrière les pierres et les arbres et que les pierres et les arbres eussent dit : 'Musulman, serviteur de Dieu ! Un Juif se cache derrière moi, viens et tue-le. Un seul arbre aura fait exception, le gharqad [Sorte d'épineux] qui est un arbre des Juifs" (hadîth rapporté par al-Bukhârî et par Muslim).
Devise du Mouvement de la Résistance Islamique :
Article huitième :
Dieu est son but, l'Apôtre son modèle, le Coran sa constitution, le jihad son chemin et la mort sur le chemin de Dieu la plus éminente de ses espérances.
[10]
CHAPITRE DEUXIEME
Les objectifs
Mobiles et objectifs :
Article neuvième :
Le Mouvement de la Résistance Islamique s'est créé à un moment où l'islam avait disparu de la réalité de la vie : tous les critères de jugement avaient alors été déréglés, les concepts avaient été mis sens dessus dessous, les valeurs avaient été changées, les méchants avaient pris le pouvoir, l'injustice régnait ainsi que l'iniquité, les lâches fai?saient les matamores, les patries avaient été usurpées, les peuples avaient été éparpillés errant sur la terre entière, l'Etat de la Vérité avait disparu et l'Etat du Men?songe avait été instauré; rien ne demeurait à sa place. C'est ainsi : lorsque l'islam disparaît, tout est altéré. Tels sont les mobiles [de la création du mouvement].
Quant à ses objectifs : Combattre le Mensonge, le dé?faire et le détruire pour que règne la Vérité, que les patries soient restituées, que l'appel à la prière annon?çant l'établissement de l'Etat de l'islam soit lancé du haut de leurs mosquées, que les gens rentrent chez eux et que toute chose retrouve sa juste place ! C'est de Dieu que nous implorons l'aide.
"Si Dieu ne repoussait pas certains hommes par d'autres, la terre serait corrompue. Mais Dieu est celui qui dispense la grâce aux mondes" (2, 251).
[11]
Article dixième :
Le Mouvement de la Résistance Islamique, tout en ouvrant le chemin du soutien à tous les déshérités et celui de la défense de toutes les victimes de l'injustice de toute la mesure de sa force, n'épargnera aucun effort pour rétablir la Vérité et dé?truire le Mensonge par la parole et par l'action, en ce lieu et en tout lieu qu'il lui serait possible d'atteindre et dans lequel il aurait de l'influence.
CHAPITRE TROISIEME
La stratégie et les moyens
La stratégie du Mouvement de la Résistance Islamique : - La Palestine est une terre islamique waqf :
Article onzième :
Le Mouvement de la Résistance Islamique considère que la terre de Palestine est une terre islamique waqf [de main-morte] pour toutes les générations de musulmans jusqu'au jour de la résurrection. Il est illicite d'y renoncer en tout ou en partie, de s'en séparer en tout ou en partie : aucun Etat arabe n'en a le droit, ni même tous les Etats arabes réunis; aucun roi ni président n'en a le droit, ni même tous les rois et présidents réunis; aucune organisation n'en a le droit, ni même toutes les organisations réunies, qu'elles soient palestiniennes ou arabes. La Palestine, en effet, est une terre islamique waqf pour toutes les générations de musulmans jusqu'au jour de la résurrection et qui donc pourrait prétendre jouir de la pleine délégation de pouvoir de toutes les générations isla?miques jusqu'au jour de la résurrection ?
[12]
Tel est son statut selon la Loi islamique, statut identique à celui de toute terre conquise par les musulmans de vive force. A l'époque des conquêtes, en effet, les musulmans ont constitué ces terres en biens waqf pour toutes les générations de musulmans jusqu'au jour de la résurrection.
Il en fut ainsi : les commandants-en-chef des armées islamiques, ayant achevé la conquête du Châm et de l'Iraq, dé?pêchèrent des envoyés auprès du calife des musulmans "Umar Ibn al-Khattâb pour lui demander conseil sur les terres con?quises : devait-on les partager entre les soldats, les laisser à leurs propriétaires, ou faire autre chose ? Après consultations et échanges entre le calife des musulmans, "Umar Ibn al-Khattâb et les Compagnons de l'Apôtre -que Dieu lui donne bénédiction et paix-, décision fut prise de laisser la terre entre les mains de leurs propriétaires qui la faisaient fructifier et produire; le con?trôle de la terre, quant à lui, et la terre elle-même fu?rent constitués en biens waqf pour toutes les générations de musulmans jusqu'au jour de la résurrection, la jouissance [de ces terres] par leurs propriétaires n'étant plus qu'une jouis?sance de l'usufruit. Cette constitution en biens waqf demeurera tant que demeureront les cieux et la terre. Pour ce qui concerne la Palestine, toute pratique contraire à la Loi de l'islam est ainsi frappée de nullité tout en étant imputée à son auteur.
"Ceci est la Vérité absolue ! Glorifie le Nom de ton Seigneur, le Très-Grand !" (56,95).
[13]
La patrie et le patriotisme du point de vue du Mouvement de la Résistance Islamique en Palestine :
Article douzième :
Le patriotisme [al-wataniyya], du point de vue du Mouvement de la Résistance Islamique, est un article de la profes?sion de foi ['aqîda] religieuse. Il n'y a rien de plus fort et de plus profond dans le patriotisme que le jihad qui, lorsque l'ennemi foule du pied la terre des musulmans, incombe à tout musulman et musulmane en tant qu'obligation religieuse individuelle [fard 'ayn]; la femme alors n'a pas besoin de la permission de son mari pour aller le combattre ni l'esclave celle de son maître.
Rien de tel ne se trouve dans un quelconque autre code et cela constitue une réalité que nul ne peut mettre en doute. Si les divers patriotismes sont liés à des causes maté?rielles, humaines ou régionales, le patriotisme du Mouvement de la Résistance Islamique relève également de tous ces facteurs; mais, au dessus de tout cela, sa cause première est la soumission à la Seigneurie divine et c'est elle qui lui confère le souffle et la vie. Il procède de la source du souffle et du principe de la vie, déployant dans le ciel de la patrie l'étendard divin qui joint terre et ciel d'un lien inébranlable.
Lorsque Moïse vint et trouva le bâton, magie et magi?cien furent réduits à néant.
"La voie droite se distingue de l'erreur. Celui qui ne croit pas aux Taghout, et qui croit en Dieu a saisi l'anse la plus solide et sans fêlure. -Dieu est celui qui entend et qui sait tout" (2,256).
[14]
Les solutions de paix, les initiatives et les conférences internationales :
Article treizième :
Les initiatives, les prétendues solutions de paix et les conférences internationales préconisées pour régler la question palestinienne vont à l'encontre de la profession de foi du Mouvement de la Résistance Islamique. Renoncer à quelque partie de la Palestine que ce soit, c'est renoncer à une partie de la religion. Ainsi, le patriotisme du Mouvement de la Résis?tance Islamique fait-il partie de sa religion. C'est sur cette base que ses membres ont été éduqués et c'est pour déployer l'étendard de Dieu sur leur patrie qu'ils mènent le jihad, "Dieu est souverain en son commandement mais la plupart des hommes ne savent rien" [Coran, 12, 21].
De temps à autres, l'invitation de tenir une confé?rence internationale est lancée pour examiner une éventuelle solu?tion de la question. Certains l'acceptent, d'autres la re?fusent pour telle ou telle raison, mettant une ou plusieurs conditions à l'acceptation de la tenue d'une telle conférence ainsi qu'à leur participation. Connaissant les parties consti?tutives d'une telle conférence et leur attitude passée et pré?sente prise face aux causes des musulmans, le Mouvement de la Résistance Islamique ne considère pas que de telles conférences puissent répondre aux revendications, restituer les droits et rendre justice aux oppri?més. Que sont donc de telles conférences sinon l'une des formes de l'arbitrage des infidèles sur la terre des musulmans ? Or les infidèles ont-ils jamais rendu justice aux croyants? "Les Juifs et les Chrétiens ne seront pas contents de toi tant que tu ne suivras pas leur religion. Dis : 'La Direction de Dieu est vraiment la Direction'. Si tu te conformes à leurs désirs après ce qui t'est parvenu en fait de Science, tu ne trouveras ni maître, ni défenseur susceptible de s'opposer à Dieu" (2,120).
Il n'y aura de solution à la cause palestinienne que par le jihad. Quant aux initiatives, propositions et autres confé?rences internationales, ce ne sont que pertes de temps et activités futiles. Le peuple [15] palestinien a trop d'honneur pour dilapider son avenir, son droit et son destin en activités futiles.
Dans le noble hadîth, [il est dit] : "Le peuple du Châm est le fouet de Dieu sur la terre qui lui appartient. Il l'utilise contre qui il veut parmi ses serviteurs. Il est illicite que les hypocrites parmi eux l'emportent sur les croyants. Ils ne mourront que de chagrin et de désespoir". (Ce hadîth a été rapporté par al-Tabarânî marfû'an [dont la chaîne de transmission remonte jusqu'à l'un des Compagnons du Prophète] et par Ahmad mawqûfan [dont la chaîne de transmission ne remonte pas jusqu'à l'époque de Muhammad] ; sans doute l'exactitude du contenu et la chaîne de transmission sont-elles dignes de confiance, Dieu seul le sait).
Les trois cercles :
Article quatorzième :
La cause de la libération de la Palestine tient à trois cercles : le cercle palestinien, le cercle arabe et le cercle islamique. Chacun de ces trois cercles a un rôle propre à tenir dans la lutte avec le sionisme, chacun a des devoirs propres. Ce serait une très lourde erreur et [le fruit d'] une ignorance très profonde que de vouloir faire l'économie de l'un de ces cercles. La Palestine est une terre islamique : elle a été la première des deux qibla et c'est le troisième Lieu-saint, point de départ de l'ascension nocturne de l'Apôtre de Dieu -que Dieu lui donne bénédiction et paix-, "Gloire à celui qui a fait voyager de nuit son servi?teur de la Mosquée sacrée à la Mosquée très éloignée dont nous avons béni l'enceinte, et ceci pour lui montrer certains de nos Signes. -Dieu est celui qui entend et qui voit parfaitement" (17, 1).
Puisqu'il en est ainsi, sa libération est une obligation religieuse individuelle qui incombe à tout musulman où qu'il soit. C'est sur cette base qu'il faut considérer la cause [palestinienne] et il faut que tout musulman le comprenne.
[16]
Le jour où la cause sera appréhendée sur cette base par la mobilisation des ressources des trois cercles, ce jour-là la situation qui prévaut actuellement sera changée et le jour de la libération sera proche.
"Vous jetez certainement dans leurs coeurs plus de terreur que Dieu lui-même, par ce que ce sont des gens qui ne comprennent pas" (59,13)
Le jihad pour libérer la Palestine est une obligation religieuse individuelle :
Article quinzième :
Le jour où les ennemis usurpent une terre qui appar?tient aux musulmans, le combat devient une obligation reli?gieuse individuelle [fard 'ayn] qui incombe à chaque musulman. Face à l'usurpation de la Palestine par les Juifs, il faut brandir l'étendard du jihad et cela nécessite la diffusion de la conscience islamique parmi les masses locales, arabes, et islamiques. Il faut propager l'esprit du jihad dans la nation, l'engagement face aux ennemis et l'adhésion aux rangs des combattants du jihad.
Il faut que les ulémas, les éducateurs et les ensei?gnants, les hommes de médias et de communication, les masses d'intellectuels et tout particulièrement les jeunes des mouvements islamiques et leurs aînés s'associent à cette opération de conscientisation. Il faut introduire des changements essentiels dans les programmes d'enseignement, les épurer de toute trace de l'invasion intellectuelle qui les ont livrés aux mains des orientalistes et des missionnaires chrétiens. Cette invasion de la ré?gion est menée depuis la défaite des ar?mées croisées par Salâh al-Dîn al-Ayyûbî. A ce moment, en ef?fet, les Croisés ont pris conscience [17] qu'il leur était impossible de défaire les musulmans s'ils ne menaient une invasion intellectuelle au préalable, s'ils ne semaient la confusion dans leur pensée, s'ils ne défiguraient leur héritage culturel et calomniaient leurs idées. Ce ne serait qu'après cela seulement que l'invasion se ferait avec des soldats. Voilà ce qui a préparé l'invasion coloniale, ainsi que l'a déclaré Allenby lui-même lors de son entrée à Jérusalem : "C'est maintenant que s'achèvent les Croisades". Le général Gouraud, de son côté, a dé?claré debout devant le tombeau de Salâh al-Dîn : "Nous voici de retour, Saladin!" Le colonialisme a contribué -et ne cesse de le faire- au renforcement de l'invasion intellectuelle et à l'approfondissement de ses ra?cines. C'est tout cela qui a préparé la perte de la Palestine.
Il faut que dans l'esprit de toutes les générations musulmanes la cause de Palestine soit bien une cause re?ligieuse qui exige un traitement approprié à cette base. Elle possède des Lieux-saints islamiques comme la mosquée al-Aqsa, qui est atta?chée à l'Esplanade sainte de La Mecque par un noeud que nul ne peut défaire tant que dureront les cieux et la terre le voyage nocturne de l'Apôtre de Dieu -que Dieu lui donne bénédiction et paix- et son ascension.
"L'engagement d'un jour sur le chemin de Dieu [ribât] vaut mieux que l'ici-bas et rien ne le surpasse. La position du fouet de l'un d'entre vous dans le paradis vaut mieux que l'ici bas et rien ne la surpasse, le serviteur qui va et vient sur le chemin de Dieu vaut mieux que l'ici bas et rien ne le surpasse."
(hadîth rapporté par al-Bukhârî, Muslim, al-Tirmidhî et Ibn Mâjih)
"Par celui qui possède l'âme de Muhammad dans ses mains, je m'engage à combattre sur le chemin de Dieu; je tuerai et combattrai, je tuerai et combattrai, je tuerai"
(hadîth rap?porté par al-Bukhârî et Muslim)
[18]
L'éducation des jeunes générations :
Article seizième :
Il faut que l'éducation des jeunes générations islamiques dans notre région soit une éducation islamique fondée sur l'accomplissement des obligations religieuses, l'étude conscientisée du Livre de Dieu, l'étude de la tradition prophétique, la lecture de l'histoire et du patrimoine islamique dans ses sources fiables, sous la direction des spécialistes et des hommes de science. Les programmes que devra suivre le musulman auront pour fondement de lui donner une représentation saine dans les domaines de la pensée et des articles de foi. Il sera également nécessaire de mener une étude conscientisée de l'ennemi, de ses ressources maté?rielles et humaines; de reconnaître ses points de faiblesse et de force; d'identifier les forces qui le soutiennent et se tiennent à ses côtés. Il sera également nécessaire de reconnaître l'environnement événementiel et de suivre les renouvel?le?ments, d'étudier les analyses et les commentaires à leur pro?pos; il sera également nécessaire de planifier le présent et le futur et d'étudier tous les phénomènes. [Tout cela est néces?saire] pour que le musulman combattant du jihad vive son époque en toute connaissance de son objectif et de son but, du chemin pour y parvenir et de tout ce qui se passe autour de lui.
"O mon fils ! Même si c'était l'équivalent du poids d'un grain de moutarde et que cela fût caché dans un rocher ou dans les cieux, ou sur la terre, Dieu le présentera en pleine lumière. -Dieu est subtil et bien informé- O mon fils ! Acquitte-toi de la Prière; ordonne ce qui est convenable; interdis ce qui est blâmable; supporte patiemment ce qui t'arrive : tout cela fait partie des bonnes résolutions. Ne détourne pas ton visage des hommes; ne marche pas sur la terre avec arro?gance. -Dieu n'aime pas l'insolent plein de gloriole" (31, 16-18).
[19]
Rôle de la femme musulmane :
Article dix-septième :
Dans la bataille de libération, la femme musulmane a un rôle qui n'est pas inférieur à celui de l'homme : être l'usine à hommes. Elle joue un grand rôle dans l'orientation et l'éducation des jeunes générations. Les ennemis l'ont bien compris et considèrent que s'ils parviennent à la conseiller et à lui faire prendre le chemin de leur désir loin de l'islam, alors ils remporte?ront le combat. C'est pour cela que tu les trouves sans cesse sur la brèche dans le domaine des médias et des films, de même que dans celui des programmes d'enseignement. [Ils agissent] par l'intermédiaire de leurs créatures membres de ces organisa?tions sionistes aux noms et formes multiples, comme la franc-maçonnerie, les clubs Rotary, les sections d'espionnage, etc., qui toutes sont des nids de subversion et de sabotage. Ces organisations sionistes disposent de ressources matérielles considé?rables qui leur permettent de jouer leur rôle au coeur des sociétés visant à atteindre les objectifs sionistes et à enraciner profon?dément les concepts qui servent l'ennemi. Pour agir, ces organisations profitent de l'absence de l'islam de la scène publique et de son étrangeté pour les gens. Il revient aux islamistes de tenir leur rôle dans la confrontation avec les menées de ces sabo?teurs. Le jour où l'islam aura pris le contrôle de l'orientation de la vie, il anéantira ces organisations hostiles à l'humanité et à l'islam.
[20]
Article dix-huitième :
Au foyer d'un combattant du jihad comme dans la famille d'une combattante du jihad, qu'elle soit la mère ou qu'elle soit la soeur, la femme tient le premier rôle dans le maintien de la maison, l'instruction des enfants quant aux concepts et va?leurs morales fondées sur l'islam, ainsi que dans l'éducation de ses fils à l'observance des obligations religieuses les préparant ainsi au rôle de combattant du jihad qui les attend. A partir de là, il faut prêter attention aux écoles et aux programmes qu'y suit la jeune fille musulmane pour qu'elle devienne une mère juste et consciente de son rôle dans la lutte de libération.
[La femme] doit posséder un degré de conscience et de perception suffisant quant à la gestion des choses ménagères. L'économie et l'éloignement de tout gaspillage des ressources de la famille constituent l'une des qualités requises pour la capa?cité à maintenir la famille dans les difficiles circonstances ambiantes. Elle doit avoir présent à l'esprit que l'argent dont elle dispose est comme le sang : il ne doit couler que dans les veines pour le maintien en vie des petits et des grands.
"Oui, ceux qui sont soumis à Dieu et celles qui lui sont soumises, les croyants et les croyantes, les hommes pieux et les femmes pieuses, les hommes sincères et les femmes sin?cères, les hommes patients et les femmes patientes, les hommes et les femmes qui redoutent Dieu, les hommes et les femmes qui font l'aumône, les hommes et les femmes qui jeûnent, les hommes chastes et les femmes chastes, les hommes et les femmes qui invoquent souvent le nom de Dieu : voilà ceux pour lesquels Dieu a préparé un pardon et une récompense sans limites" (33, 35).
[21]
Rôle de l'art islamique dans la lutte de libération :
Article dix-neuvième :
Il existe des mesures de contrôle et d'évaluation qui permettent de déterminer si l'art est islamique ou anté-islamique [jâhilî]. Les causes de libération islamique ont besoin de l'art islamique qui exalte l'esprit sans donner l'avantage à l'un des as?pects de l'homme sur l'autre; il exalte, au contraire, l'ensemble des aspects dans l'équilibre et l'harmonie.
L'homme est un être étonnant et étrange, fait d'une poignée d'argile et d'un exhalation de l'esprit. L'art islamique in?terpelle l'homme sur cette base alors que l'art jâhilî interpelle le corps et donne l'avantage à l'argile.
Si les caractéristiques de l'art islamique y surgis?sent, le livre, l'article, le bulletin, le prêche, la thèse, la poésie po?pulaire, la poésie savante, le chant, le théâtre, etc., constituent alors les instruments de la mobilisation intellectuelle, la nour?riture sans cesse renouvelée tout au long du parcours et la détente de l'esprit. Au vu de la longueur du chemin et du nombre des difficultés, les esprits se lassent mais l'art islamique renouvelle les ardeurs, fait renaître le mouvement et suscite dans l'âme notions élevées et sains dis?cernements.
"Rien ne restaure l'âme lors d'une retraite sinon le passage d'un état à un autre"
Tout cela est sérieux et ne saurait constituer du badinage : la nation qui mène le combat du jihad ne connaît pas le badinage.
[22]
La solidarité sociale :
Article vingtième :
La société musulmane est une société solidaire. L'Apôtre de Dieu -que Dieu lui donne bénédiction et paix- a dit : "Heureux le peuple des Ach'arites qui, lorsqu'ils connaissaient des difficultés au campement comme lors de la transhu?mance, rassemblaient tout ce qu'ils avaient et le partageaient avec équité".
C'est cet esprit islamique qui doit prévaloir dans toute société musulmane. La plongée adoucissante dans l'esprit is?lamique constitue une priorité pour la société qui affronte un ennemi à la cruauté nazie dans ses pratiques, un ennemi qui ne fait aucune distinction entre l'homme et la femme, le vieillard et le jeune. Notre ennemi a adopté les châtiments collectifs pour pratiques courantes; il prive les gens de leurs pa?tries et de leurs propriétés, il les pourchasse jusque dans leur exode et leurs lieux de rassemblement; parmi ses autres pratiques figurent également la fracture des os, l'ouverture du feu sur les femmes, les enfants et les vieillards, avec ou sans raison, la création de centres de détention pour y jeter des milliers d'hommes dans des conditions inhumaines. Et tout cela, sans parler de la destruction des maisons, la multiplication des orphelins, la prononciation de jugements iniques à l'encontre de milliers de jeunes condamnés à passer la fleur de leur âge à l'ombre des pri?sons.
Le nazisme des Juifs vise également les femmes et les enfants; ils terrorisent l'ensemble de la population, s'attaquent au gagne-pain des gens, pillent leurs biens et menacent leur honneur. Par leurs actes monstrueux, ils se comportent avec les gens comme les pires criminels de guerre. Le ban?nissement loin de la patrie constitue l'une des formes du meurtre.
[23]
Face à de telles pratiques, la solidarité sociale entre les gens doit prévaloir; c'est comme un seul corps qu'il faut af?fronter l'ennemi : si l'un des membres se plaint, le reste du corps lui répond par la vigilance et la protection.
Article vingt et unième :
Pratiquer la solidarité sociale signifie apporter de l'aide à tout demandeur, que ce soit une aide matérielle ou morale, que ce soit même la participation à l'exécution de certains actes. Les éléments du Mouvement de la Résistance Isla?mique doi?vent considérer les intérêts des masses comme ils considèrent leurs propres intérêts. Il ne leur faut épargner aucun effort dans la réalisation comme dans la préservation de ces intérêts. Il leur faut détourner toutes les mauvais coups qui pourraient influer sur l'avenir des générations ou causer du mal à leur société. Les masses font partie [du MRI] et il est fait pour elles; sa force est à leur service et son avenir est le leur. Il faut que les éléments du Mouvement de la Résistance Islamique participent, aux côtés des gens, à leur joies et à leurs peines, qu'ils adoptent les revendications des masses de même que tout ce qui permettrait de réaliser les intérêts du Mouvement et ceux de ces masses. Le jour où règnera cet esprit, la concorde se sera approfondie, la coopération et l'attention réciproque auront prévalu, l'unité se sera raffermie et les rangs de la confrontation avec les ennemis se seront renforcés.
[24]
Les forces qui soutiennent l'ennemi :
Article vingt-deuxième :
Depuis longtemps déjà, considérant les causes agissantes sur le cours des choses, les ennemis ont dressé des plans et les ont adoptés pour parvenir là où ils sont arrivés actuellement. Ils ont travaillé à rassembler des fortunes matérielles considé?rables et dont l'influence est grande qu'ils ont affectées à la réalisation de leur rêve. Grâce à l'argent, ils règnent sur les médias mondiaux, les agences d'informations, la presse, les maisons d'édition, les radios, etc. Grâce à l'argent, ils ont fait éclater des révolutions dans différentes régions du monde pour réaliser leurs intérêts et les faire fructifier. Ce sont eux qui étaient derrière la révolution française, la révolution communiste et la plupart des révolutions dont nous avons entendu et entendons parler de-ci de-là. Grâce à l'argent, ils ont créé des organisations secrètes qui étendent leur présence dans toutes les parties du monde pour détruire les sociétés et réaliser les intérêts du sionisme, comme la franc-maçonnerie, les clubs Rotary et Lyons, le B'nai B'rith [Abnâ' al-'Ahd], etc. Ce sont toutes des organisations qui se livrent à l'espionnage et au sabotage. Grâce à l'argent, ils sont parvenus à prendre le contrôle des Etats colonialistes et ce sont eux qui les ont poussés à coloniser de nombreuses ré?gions pour en exploiter les richesses et y répandre leur cor?ruption.
En ce qui concerne les guerres localisées et mondiales, aucune difficulté à en parler : ce sont eux qui étaient derrière la première guerre mondiale lorsqu'a été prononcée la condamnation de l'Etat du califat islamique. Ils ont amassé des bénéfices matériels considérables et pris le contrôle de nombreuses richesses. Ils ont obtenu [25] la déclaration Balfour et ont jeté les bases de la Société-des-Nations pour gouverner le monde à travers cette organisation. Ce sont eux qui étaient derrière la seconde guerre mondiale qui leur a permis d'amasser d'énormes profits grâce au commerce du matériel de guerre. Ils ont préparé le terrain pour l'établissement de leur Etat et ce sont à leurs instigations qu'ont été créés l'ONU et le Conseil de sécurité pour remplacer la Société-des-Nations afin de gouverner le monde à travers eux.
Qu'une guerre éclate de-ci de-là et c'est leur main qui se trouve derrière.
"Chaque fois qu'ils allument un feu pour la guerre, Dieu l'éteint. Ils s'efforcent à corrompre la terre. Dieu n'aime pas les corrupteurs" (5, 64).
Les forces colonialistes dans l'Occident capitaliste comme dans l'Orient communiste soutiennent l'ennemi de toutes leurs ressources matérielles et humaines. Elles échangent leurs rôles. Le jour où l'islam apparaît, les forces de l'infidélité s'unissent face à lui; la communauté de l'infidélité est une.
"O vous qui croyez ! N'établissez des liens d'amitié qu'entre vous, les autres ne manqueront pas de vous nuire; ils veulent votre perte; la haine se manifeste dans leurs bouches mais ce qui est caché dans leurs coeurs est pire encore. Nous vous avons expliqué les Signes; si seulement vous compreniez!" (3, 118).
Et ce n'est pas en vain que le verset s'achève par la parole du Très-Haut : "Si seulement vous compreniez!"
[26]
CHAPITRE QUATRIEME
Nos positions sur :
a) Les mouvements islamiques :
Article vingt-troisième :
Le Mouvement de la Résistance Islamique envisage les autres mouvements islamiques avec respect et estime. S'il diffère avec eux sur telle question ou tel point de vue, il est en plein accord sur d'autres questions ou d'autres points de vue. S'ils font preuve d'intentions saines et de sincérité envers Dieu, [le MRI] considère que ces mouvements s'inscrivent dans le domaine de l'effort sur la voie de Dieu [bâb al-ijtihâd] du moment que leurs points de vue se situent dans les limites du cercle islamique. Tout mujtahid y a sa part.
Le Mouvement de la Résistance Islamique considère que ces mouvements constituent pour lui une réserve. Il de?mande à Dieu conseil et orientation pour tous et n'a de cesse que de maintenir brandi l'étendard de l'unité et de travailler sans relâche à sa réalisation de l'unité fondée sur le Livre et la Tradition.
"Attachez-vous tous, fortement, au pacte de Dieu; ne vous divisez pas; souvenez-vous des bienfaits de Dieu : Dieu a établi la concorde en vos coeurs; vous êtes, par sa grâce, de?venus frères alors que vous étiez des ennemis les uns pour les autres. Vous étiez au bord d'un abîme de feu, et il vous a sauvés. Voici comment Dieu vous explique ses Signes, peut-être serez-vous bien dirigés" (3, 102).
[27]
Article vingt-quatrième :
Le Mouvement de la Résistance Islamique ne permet pas que l'on calomnie ou flétrisse les individus ou les associa?tions; le croyant, en effet, n'accepte ni la calomnie ni les anathèmes. Il faut, cependant, faire la différence entre une telle atti?tude et les positions et points de vue des individus et des associations : lorsque ces positions et points de vue sont erronés, le Mouvement de la Résistance Islamique a le droit de désigner la faute, de mettre en garde contre elle, de travailler à la désigna?tion de la vérité et à sa construction dans la question posée objectivement. La sagesse constitue en effet la visée du croyant qu'il adopte dès qu'il l'a découverte.
"Dieu n'aime pas que l'on divulgue des paroles mé?chantes, à moins qu'on en ait été victime. -Dieu est celui qui entend et qui sait- Si vous divulguez le bien ou si vous le ca?chez, ou si vous par?donnez le mal, sachez que Dieu est celui qui efface les péchés et qui est puissant" (4, 147-148).
b) Les mouvements nationalistes [wataniyya] sur la scène palestinienne :
Article vingt-cinquième :
[Le MRI] leur accorde le respect [qu'il souhaite] mu?tuel et considère avec estime leur situation de même que les éléments qui les entourent et les affectent. Il les encourage tant qu'ils ne font allégeance ni à l'Orient communiste ni à l'Occident croisé. Il assure tous ceux qui font partie de ces mouvements ou qui manifestent de la sympathie à leur égard que le Mouvement de la Résistance Islamique est un mouvement de jihad qui possède morale et lucidité dans ses représentations de la vie et ses modes de fonctionnement avec les autres. Il dé?teste l'opportunisme et ne souhaite que le bien aux gens, que ce soient des individus [28] ou des associations. Il ne recherche ni les gains matériels ni la renommée personnelle. Il ne demande aucune rétribution aux gens. Il agit avec ses seules ressources personnelles, quelles qu'elles soient, "Préparez, pour lutter contre eux, tout ce que vous trouverez de forces" (8) pour accomplir le de?voir et obtenir victoire par la satisfaction de Dieu. Il n'a pas d'autre ambition que cela.
Il tient à rassurer toutes les tendances opérant sur la scène nationaliste [wataniyya] palestinienne pour la libération de la Palestine qu'il se tient à leurs côtés comme soutien et appui. Il n'en sera jamais autrement, en parole comme en acte, au présent comme dans le futur. [Le MRI] rassemble et ne divise pas, il protège et ne dilapide pas, il unifie et ne fractionne pas. Il apprécie toute bonne parole, tout effort honnête, toute dé?marche louable mais il ferme la porte devant les différends margi?naux. Il ne prête aucune attention aux rumeurs ou aux propos tendancieux. Il défend, cependant, son droit à l'auto-dé?fense.
Tout ce qui s'inscrit en faux contre ces orientations ou les contredit n'est que mensonge forgé par les ennemis ou tous ceux qui tournent dans leur sphère dans le but de semer la confusion, de briser l'unité des rangs et de détourner l'attention vers des affaires marginales.
"O vous les croyants ! Si un homme pervers vient vous apporter une nouvelle, faites attention ! Car si, par inadvertance, vous portiez préjudice à un peuple, vous auriez ensuite à vous re?pentir de ce que vous auriez fait" (49, 6).
[29]
Article vingt-sixième :
Le Mouvement de la Résistance Islamique considère po?sitivement les mouvements nationalistes [wataniyya] pales?tiniens -qui ne font allégeance ni l'Orient ni à l'Occident- mais cela ne lui interdit en aucune façon la discussion de tous les nouveaux éléments qui peuvent intervenir sur la scène locale et interna?tionale en ce qui concerne la cause palestinienne. Une discussion objective seule peut révéler l'étendue de l'harmonie ou de la contradiction avec l'intérêt nationaliste [wataniyya] en fonction de la vision islamique.
c) L'Organisation de Libération de la Palestine
Article vingt-septième :
L'Organisation de Libération de la Palestine est la plus intime des intimes du Mouvement de la Libération Islamique. On y trouve le père ou le frère, le proche ou l'ami. Est-il donc possible que le musulman traite avec dureté son père ou son frère, son proche ou son ami ? Notre patrie est une, notre malheur est un, notre destin est un et notre ennemi est commun.
C'est sous l'effet des circonstances qui entouraient la constitution de l'Organisation et de la confusion intellectuelle qui prévalait dans le monde arabe, fruit de l'invasion intellectuelle que subit le monde arabe depuis la défaite des Croisés et qu'ont renforcée et ne cessent de renforcer l'orientalisme, l'évangélisation et le colonialisme, que l'Organisation a adopté l'idée d'Etat laïc. Ainsi voyons-nous les choses.
[30]
L'idée laïque [en note dans le texte : le laïcisme (al-'ilmâniyya) si?gnifie la non-religion (al-lâdîniyya), "Secularism" [en caractères latins dans le texte] est incompatible avec l'idée religieuse, d'une totale incompatibilité. Or, c'est sur les idées que se construisent les positions, les points de vue et les prises de décision.
A partir de là, malgré toute notre estime pour l'Organisation de Libération de la Palestine -et pour tout ce qui pour?rait s'y développer-, et sans vouloir minimiser son rôle dans le conflit arabo-israélien, il nous est impossible de troquer l'islamité actuelle et future de la Palestine pour l'adoption de l'idée laïque. L'islamité de la Palestine fait, en effet, partie de notre religion; or quiconque néglige une part de sa religion perd à tout coup.
"Qui donc éprouve de l'aversion pour la Religion d'Abraham, sinon celui qui est insensé ?" (2,130).
Le jour où l'Organisation de Libération de la Pales?tine adoptera l'islam pour règle de vie, ce jour-là nous en se?rons les soldats et le combustible de son feu qui embrasera les ennemis. Jusqu'à ce que cela arrive -et nous demandons à Dieu que ce jour soit proche-, la position du Mouvement de la Résistance Islamique envers l'Organisation de Libération de la Pa?lestine est celle du fils envers son père, du frère envers son frère, du proche envers son proche. Il souffre de ses souffrances dans tout ce qui l'atteint. [Le MRI] met sa puis?sance à sa disposition pour affronter l'ennemi et lui souhaite bonne orientation et juste di?rection.
"Ton frère ! Ton frère ! Celui qui n'a pas de frère est comme celui qui va au combat dépourvu d'arme. Le cousin est comme l'aile de l'homme; un oiseau pourrait-il voler sans aile ?"
[31]
d) Les Etats et gouvernements arabes et islamiques :
Article vingt-huitième :
L'invasion sioniste est une invasion cruelle qui ne recule devant aucun procédé mais utilise tous les moyens vils et corrompus pour réaliser ses aspirations. Pour ses opérations de subversion et d'espionnage, elle s'appuie fortement sur les or?ganisations secrètes qu'elle a engendrées comme la franc-maçonnerie, les clubs Rotary et Lyons et autres organisations d'espionnage. Toutes ces organisations secrètes ou publiques opèrent au service des intérêts du sionisme et sous ses orienta?tions. Elles visent à miner les sociétés, à détruire les va?leurs, à annihiler les consciences, à pourrir la morale et à anéantir l'islam. Ce sont elles qui sont derrière le commerce de la drogue et de l'alcool sous toutes leurs formes pour faciliter au sio?nisme puissance et expansion.
Les Etats arabes qui entourent Israël sont priés d'ouvrir leurs frontières aux combattants du jihad, fils des peuples arabes et islamiques, pour qu'ils puissent jouer leur rôle et joindre leurs efforts à ceux de leurs frères de l'Association des Frères musulmans en Palestine.
Quant aux autres Etats arabes et islamiques, ils sont priés de faciliter les déplacements des combattants du jihad vers et depuis [leur territoire], c'est le moins qu'ils puissent faire.
N'oublions pas de rappeler à tout musulman que, lorsqu'ils occupèrent Jérusalem-la-Noble en 1967, les Juifs, debout au seuil de la mosquée bénie d'al-Aqsa proclamèrent haut et fort : "Muhammad est mort ne laissant que des filles".
[32]
Israël, par sa judéité et ses Juifs, constitue un défi pour l'islam et les musulmans : "que les lâches jamais ne fer?ment l'oeil".
e) Les rassemblements nationalistes [wataniyya] et religieux, les institutions, les intellectuels, le monde arabe et islamique :
Article vingt-neuvième :
Le Mouvement de la Résistance Islamique s'attend à ce que ces rassemblements se tiennent à ses côtés à tous les ni?veaux et qu'ils l'appuient, qu'ils adoptent ses positions et soutiennent ses activités et ses déplacements, et qu'ils travaillent à lui obtenir du soutien pour que les peuples islamiques deviennent pour lui un appui et un auxiliaire, une di?mension straté?gique à tous les niveaux humains, matériels et médiatiques, temporels et spatiaux, par la convocation de conférences de solida?rité, l'édition de bulletins explicatifs, d'articles de soutien, d'opuscules favorables et par la conscientisation des masses à pro?pos de la cause palestinienne, de ce à quoi elle se trouve confrontée et de ce qui conspire contre elle. [Ces rassemblements] doivent mobiliser les peuples islamiques par les idées, l'éducation et la culture pour qu'ils jouent leur rôle dans la lutte déci?sive de libération comme ils avaient joué leur rôle dans la défaite des Croisés, la déroute des Tatars et la préservation de la ci?vilisation humaine. Rien de tout cela n'est difficile pour Dieu.
"Dieu a écrit : 'Moi et mes prophètes, nous vaincrons sûrement !' Dieu est fort et puissant" (58,21).
[33]
Article trentième :
Les lettrés, les intellectuels, les hommes de médias, les prêcheurs, les éducateurs et les enseignants, tous les diffé?rents secteurs dans le monde arabe et islamique, tous sont invités à assumer leur rôle et à faire leur devoir vu la cruauté de l'invasion sioniste, le degré de pénétration [du sionisme] dans de nombreux pays, son hégémonie matérielle et médiatique et tout ce qui y mène dans la plupart des pays au monde.
Le jihad ne consiste pas seulement à prendre les armes pour affronter les ennemis. Le mot juste, le bon article, le livre utile, le soutien et l'appui accordés, toutes ces activités constituent le jihad sur le chemin de Dieu dans la mesure où elles sont entièrement dévouées à l'intention de bran?dir l'étendard de Dieu plus haut encore.
"Quiconque engage quelqu'un à se battre [ghaza] sur le chemin de Dieu, celui-là se bat; quiconque accorde son sou?tien à quelqu'un qui se bat en bien dans sa famille, celui-là se bat."
(hadîth rapporté par al-Bukhârî, Muslim, Ibn Dâ'ud et al-Tirmidhî)
[34]
f) Les fidèles des autres religions :
Le Mouvement de la Résistance Islamique est un mouvement humaniste :
Article trente et unième :
Le Mouvement de la Résistance Islamique est un mouve?ment humaniste [insâniyya]. Il veille au respect des droits de l'homme et se conforme à la tolérance de l'islam en ce qui concerne les disciples des autres religions : il ne s'oppose à au?cun d'entre eux sinon à ceux qui lui sont ouvertement hostiles ou qui se mettent au travers de son chemin pour gêner ses mouvements ou anéantir ses efforts.
A l'ombre de l'islam, les disciples des trois reli?gions, islamique, chrétienne et juive, peuvent coexister dans la sécu?rité et la confiance. Ce n'est qu'à l'ombre de l'islam que la sécurité et la confiance peuvent se trouver, l'histoire récente et an?cienne en constituant un bon témoin.
Il est du devoir des disciples des autres religions de s'abstenir de concurrencer l'islam dans sa souveraineté sur cette région car le jour de leur propre souveraineté serait celui des massacres, de la torture et de l'exode. En effet, ils en viennent aux mains entre eux, sans parler de leurs combats avec les disciples des autres religions. Le passé et le présent sont remplis d'exemples qui prouvent cela.
"Tous ne vous combattront que retranchés dans des ci?tés fortifiées ou derrière des murailles. Leur vaillance est grande quand ils sont entre eux ! Vous les croyez unis, mais leurs coeurs sont di?visés. Il en est ainsi, par ce que ce sont des gens qui ne raisonnent pas" (59,14).
L'islam accorde à quiconque le droit auquel il peut prétendre et empêche d'attenter aux droits des autres. Les pratiques sionistes nazies à l'encontre de notre peuple ne parviendront pas à prolonger leur invasion, "l'Etat de l'injustice ne dure qu'un temps, l'Etat du droit demeure jusqu'à la consom?mation des temps".
[35]
"Dieu ne vous interdit pas d'être bons et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combat?tus à cause de votre foi et qui ne vous ont pas expulsés de vos maisons -Dieu aime ceux qui sont équitables-" (60,8).
La tentative d'isoler le peuple palestinien :
Article trente-deuxième :
Le sionisme mondial et les forces colonialistes, par un mouvement subtil et une planification étudiée, essaient de faire sortir les uns après les autres les Etats arabes du cercle du conflit avec le sionisme pour qu'en fin de parcours le peuple palestinien se retrouve tout seul. Ils ont déjà réussi, en grande part, à faire sortir l'Egypte du cercle du conflit par les traîtres accords de "Camp David" et ils essaient d'entraîner d'autres Etats encore vers de semblables accords pour les sortir du cercle du conflit.
Le Mouvement de la Résistance Islamique appelle les peuples arabes et islamiques à oeuvrer avec sérieux et persévé?rance à empêcher la poursuite de ce plan effroyable et à conscientiser les masses sur le danger que représente la sortie du cercle du conflit avec le sionisme. Aujourd'hui, il s'agit de la Palestine et demain il s'agira d'une ou plusieurs autres régions : le plan sioniste n'a pas de limite; après la Palestine, ils ambitionnent de s'étendre du Nil à l'Euphrate. Lorsque ils auront para?chevé l'assimilation des régions jusqu'aux quelles ils seront parvenus, ils ambitionneront de s'étendre plus loin encore, et ainsi de suite. Leur plan se trouve dans "les Protocoles des Sages de Sion" et leur conduite présente est une bonne preuve de ce qu'ils avancent.
[36]
Sortir du cercle du conflit avec le sionisme constitue une haute trahison qui entraînera la malédiction sur ses auteurs. "Quiconque tourne le dos en ce jour, -à moins de se détacher pour un autre combat ou de se rallier à une autre troupe- celui-là encourt la colère de Dieu; son refuge sera la Géhenne. Quelle détestable fin !" (8,16). Toutes les forces et toutes les potentialités doivent s'unir pour affronter cette cruelle invasion nazie et tatare, sinon ce ne sera que perte des pa?tries, exode des habitants, diffusion de la corruption sur la terre et destruction de toutes les valeurs religieuses. Que tout homme sache qu'il est responsable devant Dieu !
"Celui qui aura fait le poids d'un atome de bien, le verra; celui qui aura fait le poids d'un atome de mal, le verra" [Coran, 99, 7-8].
Dans le cercle du conflit avec le sionisme mon?dial, le Mouvement de la Résistance Islamique se considère comme le fer de lance ou une étape sur le chemin. Il joint ses efforts aux efforts de tous ceux qui oeuvrent sur la scène pa?lestinienne. Il reste encore aux peuples arabes et islamiques de franchir les étapes les unes après les autres; mais c'est surtout aux rassemble?ments islamiques au niveau du monde arabe et islamique qu'ils revient de le faire puisque ce sont eux les mieux équipés pour assumer leur rôle à venir face aux Juifs marchands de guerres.
"Nous avons suscité, parmi eux, l'hostilité et la haine, jusqu'au Jour de la Résurrection. Chaque fois qu'ils al?lument un feu pour la guerre, Dieu l'éteint. Ils s'efforcent à corrompre la terre. Dieu n'aime pas les corrupteurs" (5, 64).
[37]
Article trente-troisième :
Sur la base de ces concepts généraux cohérents et en harmonie avec les lois de l'univers, emporté par le fleuve du destin dans l'affrontement avec les ennemis et l'accomplissement du jihad à leur encontre pour la défense de l'homme musul?man, de la civilisation islamique ainsi que des Lieux-saints islamiques et en tout premier lieu de la mosquée bénie d'al-Aqsa, le Mouvement de la Résistance Islamique exhorte les peuples arabes et islamiques, leurs gouvernements ainsi que leurs ras?semblements populaires et officiels à craindre Dieu dans leur perception du Mouvement de la Résistance Islamique et leurs re?lations avec lui. Qu'ils soient à son égard, selon la volonté de Dieu, un soutien et un appui, lui offrant concours et secours après secours jusqu'à l'achèvement de l'ordre de Dieu lorsque les rangs seront soudés, que les combattants du jihad auront re?joint les autres combattants du jihad et que de tous les points du monde islamique partiront les foules répondant à l'appel du devoir et criant : "Vive le jihad" ! Ce cri déchirera l'horizon et sera poussé jusqu'à ce que la libé?ration soit acquise, que les agresseurs soient défaits et que la victoire de Dieu soit établie.
"Oui, Dieu sauvera ceux qui l'assistent. Dieu est, en vérité, fort et puissant" (22,40).
[38]
CHAPITRE CINQUIEME
Le témoignage de l'histoire
A travers l'histoire dans l'affrontement avec les agresseurs :
Article trente-quatrième :
La Palestine est l'axe du globe terrestre, le point de rencontre des continents, le lieu envié par les envieux de?puis l'aube de l'histoire. L'Apôtre -que Dieu lui donne béné?diction et paix- en fait état dans son noble hadîth, s'adressant à son vé?nérable compagnon Ma"âdh Ibn Jabal : "Ma"âdh ! Après moi, Dieu vous offrira en conquête le pays du Châm, d'al-"Arîch jusqu'à l'Euphrate, ses hommes, ses femmes, ses esclaves. Vous demeurerez mobilisés sur la voie de Dieu (murâbitûn) jusqu'au jour de la résurrection; celui d'entre vous choisira l'une des côtes du Châm ou Bayt al-Maqdis, celui-là demeurera sur le chemin du jihad jusqu'au jour de la résurrection".
Les envieux ont convoité la Palestine à maintes reprises et ont fondu sur elle avec leurs armées pour combler leur envie. Les hordes de Croisés sont venues porter leur profession de foi et brandir leur croix, parvenant à défaire les musulmans pendant un temps; les musulmans n'ont réussi à la ré?cupérer qu'à l'instant où ils se sont rangés à l'ombre de leur étendard re?ligieux, ont rassemblé leur commandement, ont reconnu la grandeur de leur Seigneur et ont engagé le jihad sous les ordres de Salâh al-Dîn al-Ayyûbî pendant presque vingt ans. La reconquête fut alors achevée, les Croisés avaient été dé?faits et la Palestine était libérée.
[39]
"Dis aux incrédules : 'Vous serez vaincus; vous serez rassemblés dans la Géhenne' -Quel dé?testable lit de repos !-" (3,12).
Telle est la voie unique de la libération : il faut croire le témoignage de l'histoire, c'est l'une des lois de l'univers et l'une des règles de l'existence. Seul le fer peut émousser le fer; seule la profession de foi de l'islam véri?dique peut l'emporter sur leur profession de foi falsifiée et futile; en dernier ressort, la victoire revient à la vérité et c'est la vérité qui est victorieuse.
"Notre parole a déjà été adressée à nos serviteurs, les Prophètes. Ce sont eux qui seront se?courus et notre armée sera victorieuse" (37,171-173).
Article trente-cinquième :
Le Mouvement de la Résistance Islamique considère avec sérieux la défaite des Croisés par la main de Salâh al-Dîn al-Ayyûbî, le recouvrement de la Palestine, la défaite des Tatars à "Ayn Jallût, le bris de leur pouvoir par la main de Qutuz et de Dhâhir Baybars, la préservation du monde arabe face l'invasion tatare destructrice de tout ce que peut signi?fie civilisation humaine; il tire leçons et exemples de tout cela. L'invasion sioniste présente a été précédée des invasions croisées de l'Occident et des invasions tatares de l'Orient. De même que les musulmans ont su faire face à ces invasions, planifier leurs réactions et les défaire, de même sont-ils en me?sure de faire face à l'invasion sioniste et de la défaire. Cela n'est pas difficile à Dieu si les intentions sont pures, si la dé?termination est honnête et si les musulmans savent tirer bénéfice des expériences du passé, se libèrent des effets de l'invasion intellectuelle et suivent les traditions de leurs ancêtres.
[40]
CONCLUSION
Le Mouvement de la Résistance Islamique est fait de soldats :
Article trente-sixième :
Tout en se frayant son chemin, le Mouvement de la Résistance Islamique assure encore et encore tous les fils de notre peuple, les peuples arabes et islamiques, qu'il ne cherche ni un prestige personnel, ni un gain matériel, ni une position sociale. Il n'est contre aucun des fils de notre peuple, ne cherchant à entrer en concurrence avec aucun ni à prendre la place d'aucun, et cela de façon absolue. Il ne sera contre aucun des fils des musulmans ou de ceux qui sont en paix avec lui parmi les non-musulmans, ici ou ailleurs; il ne sera qu'appui offert à tous les rassemblements et organisations oeuvrant contre l'ennemi sioniste et contre ceux qui relèvent de sa sphère.
Le Mouvement de la Résistance Islamique fait de l'islam sa règle de vie; c'est sa profession de foi et sa reli?gion. Quiconque fait de l'islam sa règle de vie, qu'il soit ici ou là, que ce soit un groupe, une organisation, un Etat ou n'importe quelle autre sorte de rassemblement, le Mouvement de la Résistance Islamique en sera les soldats et ne sera que cela.
Nous demandons à Dieu de nous guider sur la bonne voie, et à travers nous de guider les autres sur la bonne voie, de prononcer son jugement entre nous et notre peuple avec vérité.
"Notre Seigneur ! Prononce, en toute vérité, un jugement entre nous et ton peuple. Tu es le meilleur des juges" (7,89).
La dernière de nos prières sera celle-ci : Gloire à Dieu, maître de l'univers !
Traduction publiée p. 152-166 dans la partie en français de l'original reproduit p. 211-231 de la partie en arabe.
| Précédente | Suivante
Jean-François Legrain, Les voix du soulèvement palestinien 1987-1988, Le Caire, Centre d'Etudes et de Documentation Economique, Juridique et Sociale (CEDEJ), 1991
© CNRS, Jean-François Legrain pour l'édition électronique
Introduction
Chapitre 1 : Définition du Mouvement
• Ses Bases intellectuelles
• Lien du Mouvement de la Résistance Islamique avec l'Association des Frères musulmans
• Sa structure et sa genèse
• Dimensions temporelle et spatiale du Mouvement de la Résistance Islamique
• Spécificité et particularisme
• Mondialisme du Mouvement de la Résistance Islamique
• Devise du Mouvement de la Résistance Islamique
Chapitre 2 : les objectifs
• Mobiles et objectifs
Chapitre 3 : La stratégie et les moyens
• La stratégie du Mouvement de la Résistance Islamique : - La Palestine est une terre islamique waqf
• La patrie et le patriotisme du point de vue du Mouvement de la Résistance Islamique en Palestine
• Les solutions de paix, les initiatives et les conférences internationales
• Les trois cercles
• Le jihad pour libérer la Palestine est une obligation religieuse individuelle
• L'éducation des jeunes générations
• Rôle de la femme musulmane
• Rôle de l'art islamique dans la lutte de libération
• La solidarité sociale
• Les forces qui soutiennent l'ennemi
Chapitre 4 : Nos positions sur :
• a) Les mouvements islamiques
• b) Les mouvements nationalistes [wataniyya] sur la scène palestinienne
• c) L'Organisation de Libération de la Palestine
• d) Les Etats et gouvernements arabes et islamiques
• e) Les rassemblements nationalistes [wataniyya] et religieux, les institutions, les intellectuels, le monde arabe et islamique
• f) Les fidèles des autres religions
• Le Mouvement de la Résistance Islamique est un mouvement humaniste
• La tentative d'isoler le peuple palestinien
Chapitre 5 : Le témoignage de l'histoire
• A travers l'histoire dans l'affrontement avec les agresseurs
Conclusion : Le Mouvement de la Résistance Islamique est fait de soldats
Appel du coeur d'une israélienne contre le mono-Call de la Raison
A BHL, Alain Finkelkraut et les autres.......Invitation aux amoureux de la paix..
Ou Habitez-vous, Mesdames et Messieurs ? Et de quelle boîte à malices sort la pétition que vous faîtes parler et circuler en votre nom ? Sinon d’un tour de passe-passe de Messieurs Halperin, Soros, Gerstein et Jeremy Ben-Ami ? Où est passée votre si brillante indépendance d’esprit, lorsque vous vous laisser ainsi embrigader comme les boy-scouts du nouveau Président Obama ?
Qui servent vos mentors israéliens, comme Elie Barnavi, ancien ambassadeur de mon pays, lorsqu’il appelle à des pressions extérieures sur le pays qui l’a placé là d'où il peut s’exprimer désormais ? N'y a t-il pas conflit d'intérêt ou double-emploi?
A-t-il, à ce point, pris goût aux dîners des chancelleries qu’il en soit venu à croire que la politique intérieure d’un pays tiers puisse s’y décider entre soi, sans consultation du peuple ?
Ou , pire, que la paix et la raison pouvaient aussi provenir des caisses de la Fondation Soros, de donateurs iraniens et saoudiens? Est-ce là toute votre éthique, tout votre droit à un quelconque monopole du cœur qui nous manquerait tant, à nous qui vivons ici ?
Barnavi, Yossi Sarid ont, pourtant, toute latitude de quitter leur exil bruxellois ou américain et venir tenter de convaincre ceux qui pensent différemment d’eux. L’avenir du pays qui vous semble si cher ne se décide t-il plus qu’à Bruxelles, à Washington et à l'ONU ?
Croient-ils, nouveaux adeptes du coup d'Etat permanent, changer le sens d’élections auquel ils ont eu tout loisir de participer ? Pensent t-ils que le pays qu’ils défendaient jusqu’alors est peuplé d’hystériques sans la moindre lucidité ni maturité sur leur passé, leur présent et leur avenir ?
Où étiez-vous donc, lorsque d'autres défendaient fièrement la seule démocratie du Moyen-Orient contre les votes unanimes l'assimilant à un "racisme"? Ou que Goldstone, Travers appellent à sa condamnation unilatérale, sur un pied d'égalité avec un mouvement terroriste, alors que vous connaissez l'éthique qui anime cette armée parmi les plus morales du monde?
Ou souhaitez-vous surtout diffuser la contamination des mêmes germes de la peste antisioniste sur le Conseil de l'Europe, en croyant décider de notre sort, ce 3 mai?
Où êtes-vous donc, lorsque le peuple iranien vous appelle à la rescousse, sous les coups des Bassidjis?
Qui, surtout, vous donne le droit de me dire ce que je dois faire et ce que je dois penser ?
Si vous pensez à notre place, alors venez aussi vivre à la nôtre et fonder ce « Nouvel Israël » dont se targuent les ONG qui vous soutiennent pécunièrement ! Mais ne perdez ni votre temps ni leur argent !
Ou étiez-vous pendant ces huit longues années ou mes frêres de Sdérot vivaient dans la terreur ?
Ou étiez-vous lorsque l'on détruisait ma ville Aschkélon et que je vivais terrée comme un rat dans mon abri aux sons mélodieux des sirènes de la mort ?
Ou étiez vous lorsque l'on m'a enlevé mon père en pleine prière de Kippour pour aller à la guerre ?
Qu'avez vous fait pour interpeller les Arabes et leur dire que le terrorisme est abject et qu'ils doivent cesser leur industrie de haine ?
La honte ne vous étranglera t-elle pas lorsqu'ils chercheront à proclamer leur Etat unilatéral pour poursuivre le conflit sans garantie qu'il ne se termine jamais, comme vous l'avez fait pour le Kosovo?
Que dites-vous aux Palestiniens qui apprennent à leurs enfants avec votre argent, la haine et rien que la haine ? Où sont vos programmes éducatifs pour ces déshérités de l’esprit que vous croyez défendre ? Où sont vos auxiliaires pédagogiques, ô vous, Messieurs les grands professeurs de Normale Supérieure, gens de lettres et Académicien, hommes cultivés, invités des salons mondains et des plateaux télévision ? Si géniaux ingénieurs des ponts et chaussées entre les peuples!
Qui êtes-vous pour soutenir le mensonge du mythe d'un peuple palestinien unifié, déclanisé, porteur d’institutions viables, comme par génération spontanée ? Quand vous enterrinez le mensonge historique de "territoires occupés", lorsque l'OLP s'est substituée à la Jordanie, en s'appuyant sur le renoncement officiel du Royaume Hachémite, en juillet 1988, à la souveraineté sur la Cisjordanie, lors de la 1ère Intifada?
Qui a poursuivi sans répit l’illusion que les élections de 2006 à Ramallah, des forces démocratiques, à tout le moins conciliantes, sortiraient des urnes par enchantement, sans que personne ne se soit donné la peine d’éduquer ce peuple à la cohabitation avec d’autres ? - Nous seuls, et non vous, en l’occurrence -.
N’est-ce pas ce même maître américain du Département d’Etat, qui a refusé d’entendre les voix de Nathan Sharansky et de tant d’autres, pour promouvoir, sans l’avoir voulu, une majorité islamiste ? Le Hamas appelait à la lutte armée et au terrorisme, parce que ce sentiment correspondait aux courants d’opinion les plus répandus « de l’autre côté de la ligne verte », feignez-vous de l'ignorer?
Que faites-vous, avec vos pétitions focalisées sur les torts d’Israël, pour réduire le fossé entre Hamas et Fatah, lorsqu'ils s'entretuent ? Ou est-ce Tsahal qui est chargé de ramasser la vaisselle cassée?
Qui êtes vous, Messieurs pour vouloir créer un enième état arabe sur le confetti israélien, en vous fichant de ce que mes voisins et moi-même, à quelques enclablures de Gaza, en pensons, par expérience ?
Mais qui êtes vous donc, Messieurs, pour savoir mieux que nous nous protéger de la terreur ?
Mais qui êtes vous donc, Messieurs, pour effacer un rêve deux fois millénaire devenu réalité ?
Mais qui donc êtes vous, Messieurs, pour me demander d'abandonner le peu de sécurité qu'a, jusqu’alors, pu obtenir ma famille ?
Sachez que la paix ne se fera jamais avec et tant que des gens veulent nous détruire.
Je vous invite, ici, à venir visiter les familles de Sdérot ou d'Aschkelon pour ne parler que d'eux, et constater par vous même les douleurs subies,
Juste les regarder dans les yeux..........
Ou est votre appel pour faire libérer Guilad de l'enfer où il se trouve ? Où sont vos pressions et vos délégations savantes et convaincantes en direction du Hamas ?
Que faites vous tant pour la sécurité des Juifs en France, sinon d’affirmer que leurs frères sont des « colons » et qu’ils n’ont qu’à s’en prendre à ce fichu Gouvernement israélien?
Avez-vous été visité la famille de ce pauvre strasbourgeois qui s'est fait agressé ? Lui avez-vous aussi dit à quel point le gouvernement israélien était seul coupable de ses déboires et que s’il n’était pas content, il n’avait qu’à rejoindre ses « frères colons » ?
Car à ne culpabiliser qu’un seul côté, vous passez sous silence la raison de ses tourments et cautionnez ses agresseurs. Ayez au moins un éclair de solidarité avec ceux qui paient les pots cassés de vos élans si généreux et de l'éloquence de votre déraison!
Occupez-vous du Darfour, de la Somalie, souciez-vous des malheureux réprimés des Ayatollahs et sur tant d'autres terres ou le sang coule à flots, ou restez dans vos salons, à vous entarter entre Tartuffes, mais de grâce, cessez de venir me dire ce que je dois faire pour vivre en paix.
Aujourd'hui, je vous déclare officiellement anti-constitutionnels et contre-productifs!
Transmis par annieclaude Chouraqui
je remercie Annie-Claude Chouraqui de vous avoir transmis mon texte.
J'aimerais cependant que vous mettiez mon lien.
http://www.aschkel.info/article-appel-du-coeur-d-une-israelienne-contre-le-monopole-de-la-raison-j-call-49700268.html
Merci de tout coeur
Aschkel
Les cent cons de Provence
Les syndicats d’enseignants ne désarment pas. Et ils appliquent à la lettre la règle selon laquelle « moins on est nombreux, plus il faut faire de bruit ».
Ces groupuscules sont d’autant plus libres d’agir qu’ils ne s’embarrassent pas des règles démocratiques : les décisions sont prises à l’unanimité des deux pelés présents et s’il y a un tondu, il a intérêt à être d’accord ou à se taire.
Syndicats d’enseignants (sections locales) comme associations (UJFP) sont entre les mains de quelques activistes pathologiquement haineux qui en assurent la présidence, le secrétariat et la trésorerie.
Le monde associatif connaît cela par cœur depuis des années. Quelques-uns agissent, les autres les suivent, souvent à distance respectueuse, distance dite de « de sécurité », comme celle prônée par la sécurité routière.
Cela ne les empêchent pas de profiter de miettes de notoriété : en matière d’agitation creuse, il n’y a pas de petits bénéfices !
C’est un vieil adage dans le militantisme, qu’il soit politique, associatif ou syndical. « Si ceux qui me précèdent commettent un écart ou se font flasher la main dans le sac, je dois pouvoir m’arrêter avant d’être éclaboussé ».
Cependant, cette distance n’empêche nullement de pouvoir courir à la remorque du succès quand celui-ci pointe le bout de son nez. C'est une habitude bien française depuis 1945 que d’entrer en résistance dès que le Débarquement allié a réussi.
Dire « J’en suis » fait courir le risque d’être confronté à la réalité. Le vrai bonheur, c’est de dire « j’y étais ». Satisfaction personnelle à ne pas négliger en ces temps de morosité économique, affective et idéologique.
Pressions pré-électorales
Le nec plus ultra est de faire parvenir à un élu une revendication associative à quelques semaines d’élections locales.
Les syndicats d’enseignants du secondaire sont particulièrement actifs en cette période féconde. Les lycées sont en effet de la compétence des Régions, du moins jusqu’à la prochaine réforme des collectivités territoriales.
Fin 2009, un voyage a été organisé par le Conseil Régional de Provence Côte d’Azur (plus connu sous le nom de PACA) dans la ville de Haïfa, en Israël, ville jumelée avec Marseille.
Durant cette visite, des accords de jumelage ont été signés entre les lycées régionaux de PACA et des établissements de Haïfa.
Fureur de quelques syndicats d’enseignants, d’autant plus actifs qu’ils sont minoritaires, et de la fantomatique UJFP (Union Juive Française pour la Paix) qui ne ménage pas les efforts de ses quelques militants pour promouvoir la destruction de l’Etat d’Israël.
L’interpellation de Michel Vauzelles par les comparses ne tarde pas. Les arguments fallacieux sont automatiquement dégainés : dès lors qu’il s’agit d’Israël, il faut faire figurer les termes consacrés par les manuels de propagande, nazis avant-hier, lepénistes hier, uniondesjuifspourlapaix (grâce à la disparition d’Israël) aujourd’hui.
Parmi ces termes cons-sacrés, « cosmopolitisme » a perdu la cote au profit de « communautaire ». « Bolchevique » a cédé la place à l’incontournable « occupation ». « Clientélisme » résiste bien, « massacre et carnage » se maintiennent et un nouveau venu, « Rapport-Goldstone », est un outsider prometteur.
Exemple : les antisioMistes de l’UJFP s’indignent avec un professionnalisme irréprochable et reprochent au président de la Région PACA « l’utilisation d’une politique qui joue le clientélisme communautaire sioniste tout en prônant par ailleurs la laïcité et qui accepte que le CRIF l’embarque dans un voyage promotionnel d’Israël ».
Ce n’est pas fini : les allumés du bulbe s’interrogent « sur le choix de la Région de favoriser des accords de coopération avec un pays condamné dans le rapport Goldstone pour crimes de guerre pour un carnage perpétré il y a à peine un an à Gaza ».
Certes, le rapport Goldstone n’a pour l’instant aucune valeur puisque même l’ONU ne parvient pas à se mettre d’accord sur sa validité. Mais qu’importe le réel pourvu qu’ils aient l’ivresse !
Même ce fumeux rapport ne fait pas totalement l’impasse sur le fait que des crimes de guerre auraient été également perpétrés par le Hamas, qui a courageusement planqué ses combattants et ses dépôts de munitions dans les écoles, les lycées, les mosquées et les hôpitaux.
Mais l’union des juifs pour une paix nauséabonde a, une fois pour toutes, formulé la règle de son jeu : tout ce que fait Israël est criminel, tout ce que font les ennemis d’Israël (quels qu’ils soient) est excusable, voire glorieux.
Donc, de tout cela, pas un mot.
Dans cet esprit (si l’on ose dire !), les sinistres cyniques accusent le conseil Régional de « rester sourd à l’appel au boycott d’Israël de la part d’Israéliens et de la société civile palestinienne, notamment de Gaza, victime d’un blocus qui l’affame et qui empêche toute reconstruction ».
Comme si une collectivité territoriale devait se plier à une initiative privée, condamnée par toutes les lois européennes !
Comme si le blocus était uniquement du fait d’Israël.
Que les juifs pour la paix des cendres ignorent la géographie, cela n’a rien d’étonnant : ils font feu de tout bois pour abattre leur ennemi intime. De la part de syndicats d’enseignants, cet aveuglement pose question.
En effet, ils semblent ignorer que Gaza possède également une frontière avec l’Egypte. Et que celle-ci est sur le point d’achever les travaux de son propre mur de séparation avec Gaza.
Quand on hait, on ne compte pas avec les faits : il n’y a pas de société civile à Gaza ? Inventons-la ! Dans les faits, ce territoire est sous le joug d’une faction islamiste pure et dure que ne renierait pas le taliban le plus borné.
Les femmes sont battues, voilées, enfermées. Il n’y a aucune liberté de la presse. Les opposants politiques, membres du Fatah notamment, sont précipités du haut des bâtiments, leurs maisons sont détruites à l’explosif, leurs familles déchirées, leurs enfants enlevés et confiés à de « pieuses familles ».
Les chrétiens et les laïcs sont persécutés, les bâtiments de l’ONU réquisitionnés pour la propagande.
Les fonds internationaux et les bénéfices de la contrebande alimentent de riches familles qui bâtissent, avec ce béton qui manque si cruellement pour la reconstruction du ghetto-à-ciel-ouvert, de somptueuses villas sur les collines autour de Gaza.
Quand les régionales approchent, tout est bon.
Victoire provencale ?
Syndicats enseignants et UJFP ont présenté une motion qu'ils qualifient déjà de 'victoire provencale'. Ils ont choisi pour l'annoncer le site de leur vitrine légale - canal historique, le site de la CAPJPO ou encore Europalestine, un temps fréquenté par l'innéfable Dieudonné, grand ami de Le Pen et d'Ahmadinejad.
Le résultat du militantisme effréné des anti-israéliens serait, selon eux, globalement positif. Le jumelage scolaire avec les écoles de Haïfa serait annulé. Haifa est pourtant l’une des villes israéliennes qui comptent le plus d’Arabes et celle où l’entente entre toutes les communautés devrait être un exemple pour les banlieues françaises.
Primo a demandé des explications au rectorat de la région. De plus amples renseignements seront peut-être bientôt disponibles. Mais il semblerait qu'à la manière de Tartarin, autre figure du Sud, les 'cent cons' se soient vantés un peu trop vite et que la dite victoire n'existe pour l'instant que dans leurs esprits enfiévrés.
Les premières victimes de ce boycott syndical contre Haïfa seraient les élèves israéliens, donc Juifs et Arabes, qui ne pourront profiter des apports de la laïcité à la française. L’Education Nationale montre là son souci permanent de faire rayonner les lumières...
Ce n’est pas grave sur le plan scolaire.
Le système israélien d’éducation ne fait aucune différence entre les deux communautés. Il se passera facilement du savoir livresque des professeurs français lobotomisés à qui le réflexe haineux fait office de réflexion.
Le taux de réussite et d’excellence dans les écoles et universités israéliennes est infiniment supérieur à celui de la France.
Les écoliers français, qui auraient pu apprendre ce que sont réellement les contraintes et les avantages du « vivre ensemble » dans un pays aux multiples communautés, rateront une occasion de plus de s’instruire.
Ce qui se passera ensuite dans les banlieues de Marseille, de Vitrolles ou de Gardanne profitera au Front National qui s’est trouvé là de bien piètres soutiens.
L’exception française n’est plus ce qu’elle était : les professeurs espagnols, eux, commencent le lavage des cerveaux bien avant le lycée. Ils ont fait écrire par des enfants de 5 ans des lettres au gouvernement israélien, l'accusant de meurtre – pour de l’argent, les arguments nationaux-socialistes sont toujours en usage - et de génocide.
Au fait, la ville de Marseille est également jumelée avec une grande ville chinoise, Shangaï.
Aucun syndicat enseignant n’a jusqu’ici protesté contre cette initiative de rapprochement avec l’une des plus mortelles dictatures qui soient. Le fait est qu’il n’y a pas beaucoup de juifs en Chine.
En revanche, tout est bon pour taper sur Israël et le morceau de bravoure ci-après en est une illustration savoureuse, qui devrait valoir à ses auteurs la médaille d’or de la connerie et de la mauvaise foi :
« L’UJFP souhaite que la coopération internationale de la Région (...) soutienne la campagne internationale de BDS (Boycott-Désinvestissement-Sanctions) afin de libérer Gaza et la Cisjordanie du joug israélien et d’obliger le gouvernement israélien à suivre les résolutions internationales de l’ONU ».
« Libérer Gaza du joug israélien » ! On se demandait à quoi s’occupaient les paroliers des discours de Staline depuis le décès du petit père des peuples, on sait maintenant où ils ont été recyclés.
Ils doivent être trop encroûtés dans leurs habitudes pour tenir compte du fait que les Israéliens ont quitté Gaza depuis l’été 2005 : qu’est-ce que cinq ans à l’échelon de l’Humanité ?
Quant au respect des résolutions de l’ONU par Israël, c’est une rengaine qui a cours dans les officines extrêmes, droite et gauche confondues. (Lire sur Primo-info).
Mentez sur tout, disait l'autre, il en restera toujours quelque chose.
L. Messika & P. Lefebvre
© Primo, 05-03-2010
Un Palestinien lucide
LE BON VIEUX TEMPS D'AVANT "LA PAIX"
Par Khaled Abou Toameh, journaliste
Pour Hudson New York Programs - Article publié le 26 Janvier 2010
Titre original : The Good Old Days Before Peace
Traduction : Objectif-info
De nombreux Juifs et Arabes qui vivent au Moyen-Orient regrettent vraiment le bon vieux temps d'avant le processus de paix, d’avant le transport de Yasser Arafat et de l'OLP en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, suite à la signature des accords d'Oslo.
Il est temps de crier haut et fort que ce processus de paix n'a été rien d'autre qu'un désastre pour les deux peuples.
Qui a aujourd'hui conscience qu'il y a davantage de Juifs et d'Arabes qui sont morts depuis la signature des accords d'Oslo qu'entre 1967 et 1993 ? Ce processus de paix, qui s'est doublé d'un "processus de guerre," a échoué ; il est temps d'essayer autre chose.
La paix véritable entre les Palestiniens et les Juifs ne peut pas intervenir, du moins pas dans un avenir prévisible. Les divergences entre les deux parties demeurent aussi profondes et les parties n'ont pas confiance l'une dans l'autre. Au lieu de parler de résolution du conflit, nous devrions rechercher une bonne gestion du conflit, avec des gestes de bonne volonté des deux cotés.
Israël, par exemple, a pu alléger les mesures de sécurité, interrompre l'expansion des implantations en Cisjordanie, et contribuer à l'amélioration des conditions de vie des Palestiniens. Les Palestiniens pourraient de leur coté stopper toutes les manifestations de violence et d'incitation à la haine contre Israël et porter leurs efforts sur la construction d'institutions gouvernementales et d'infrastructures solides pour le futur état palestinien.
Gérer le conflit veut dire le maintenir à un bas niveau d'intensité dans l'espoir d'un effet de modération, autant sur les Juifs que sur les Palestiniens.
Au bon vieux temps qui a précédé le processus de paix au Moyen-Orient, tout ceux qui vivaient en Cisjordanie et dans la bande de Gaza pouvaient à leur réveil de bon matin prendre leur voiture et se rendre n'importe où en Israël.
On ne connaissait pas les attentats suicide, ni les attaques de voitures (ni le vol de voitures).
Il n'y avait pas de tirs de fusées ni de roquettes sur Israël depuis la Cisjordanie ou la bande de Gaza.
Plus de 200.000 Palestiniens avaient l'habitude de travailler tous les jours en Israël.
Il n'y avait ni barrière de sécurité, ni mur de séparation en Cisjordanie.
Il n'y avait pas de milices armées du genre des Brigades des Martyrs d'Aqsa, du Fatah ni les bataillons du Jihad islamique de Jérusalem, écumant les rues des communautés palestiniennes.
Les villageois palestiniens avaient libre accès à leurs terres et à leurs fermes en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.
Des milliers de marchands palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza convergeaient vers Tel Aviv et d'autres villes israéliennes, presque chaque jour pour faire des affaires. On pouvait voir des milliers de familles palestiniennes passer un bon moment sur les plages israéliennes, dans les parcs et les restaurants.
Il n'y avait pas de barrages routiers militaires permanents entre la Cisjordanie et la bande de Gaza ou entre ces territoires et Israël. Les barrages ne sont apparus que parce que la sécurité les a rendus nécessaires.
Il y avait un gouvernement et une force de police en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, et les Palestiniens savaient à qui ils avaient affaire et quel était l’endroit où on devait les trouver. Les Palestiniens n'avaient pas à prendre garde à une dizaine de forces de sécurité et de milices créées par l'OLP après la signature des accords d'Oslo.
Des milliers de Juifs israéliens affluaient dans les villes et les villages palestiniens, particulièrement les week-ends, pour acheter des légumes et des fruits, relativement bon marché et goûter "au kebab et au houmous" du coin. Les Juifs israéliens avaient l'habitude de faire réparer leur voiture en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Ils avaient l'habitude d'aller voir leur dentiste à Qalqilya, à Bethlehem et à Jénine.
Les Palestiniens n'avaient pas besoin d'un permis spécial pour entrer en Israël.
Jérusalem était ouverte à tous les Palestiniens et même l'OLP avait de nombreux bureaux dans la ville.
Les Palestiniens pouvaient se déplacer à leur gré en Israël et même obtenir la citoyenneté israélienne s'ils se mariaient avec une personne de citoyenneté israélienne.
Nous en sommes arrivés au point où beaucoup de Juifs et d'Arabes disent, avec un peu d'ironie, qu'ils regrettent le bon vieux temps d'avant "la paix".
-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=
Pourquoi Arlette Chabot tente-t-elle de jeter le discrédit sur les médias d’Internet ?
Se passe-t-il un jour sans que les médias traditionnels tirent à boulets rouges sur les nouveaux médias d’Internet ? Le 29 janvier 2010, Arlette Chabot, responsable désormais des journaux télévisés de France 2 et de France 3, était interviewée dans l’émission « Parlons Net », une émission de France Info, dont le Figaro est partenaire (1) . Le lapin peu élégant que lui avait posé Vincent Peillon et l’accusation de « servilité » qu’il avait lancée contre la direction de France Télévisions en demandant sa démission, sont, semble-t-il, les raisons pour lesquelles des journalistes ont jugé bon d’interroger leur consoeur. De toute façon, ils aiment s’interviewer entre eux : au moins sont-ils à l’abri des surprises.
Le leurre de la vaccine inversé
Et sans surprise, la dernière partie de l’émission a porté sur ce que Mme Chabot pensait de l’information diffusée sur Internet. Et, là, pas de surprise non plus ! Elle n’en pense pas de bien. Elle a usé du leurre de la vaccine, qui, quand on parle de soi, consiste à reconnaître un peu de mal pour faire admettre un grand bien. Mais, quand on parle des autres, comme le fait A. Chabot, ce leurre peut s’inverser en concédant à l’adversaire un peu de bien pour dénoncer le grand mal dont il est la cause.
- Ainsi, Mme Chabot convient-elle dans un premier temps qu’ « Internet c’est la liberté » et que « ce serait évidemment débile (de) ne pas utiliser des images qui viennent du Net, parce que, de temps en temps, il y a des choses effectivement importantes. »
- Mais cette concession faite, elle voit dans Internet un champ inquiétant ouvert à toutes les manipulations possibles. La fameuse vérification de l’information, tant vantée des journalistes, n’est pas toujours possible : « On peut se faire piéger, manipuler, martèle-t-elle, (et) participer à des opérations de manipulation. (…) J’ai très peur des manipulations. On l’a déjà vu, des types qui montent de toutes pièces une opération. Donc ça, ça m’inquiète beaucoup, j’ai peur qu’un jour on se fasse piéger. » En conséquence, dans le doute, elle préfère s’abstenir. « On utilisera, conclut-elle, le moins possible les images qui viennent d’Internet parce qu’on n’a pas cette sécurité. »
Les contraintes de la relation d’information
De quelle « sécurité » parle-t-elle ? Où la trouve t-elle ? Dans les médias traditionnels ? On a peine à comprendre cette attaque. Car qui songe à délivrer aux sites d’Internet un brevet de fiabilité absolue ? Les rédacteurs d’internet n’échappent pas plus que ceux des autres médias aux contraintes qui s’exercent sur « la relation d’information ». Elles sont au nombre de trois : 1- la contrainte des motivations de l’émetteur sain qui ne peut livrer volontairement une information susceptible de lui nuire ; 2- la contrainte des moyens de diffusion et de réception de l’information – les médias - avec en particulier celles des ressources dont les propriétaires, obéissant forcément eux aussi à la première contrainte, ne poussent pas la philanthropie jusqu’à financer leur propre discrédit ; 3- et, enfin, la contrainte des propriétés du récepteur qui est indocile et se présente comme une cible à deux centres – le cœur et la raison, selon Pascal - qu’il faut atteindre à des degrés divers pour parvenir à ses fins, c’est-à-dire le faire adhérer à une idée, une personne ou un produit.
Un pluralisme de sources plus large par Internet
Quel est le seul apport vraiment neuf des sites d’Internet ? Ils ont ouvert la palette du pluralisme des sources. Le citoyen a la possibilité d’accéder à des informations que les médias traditionnels choisissent de ne pas diffuser pour des raisons qui leur sont propres et parfaitement légitimes, puisqu’ils sont soumis eux aussi aux trois contraintes évoquées ci-dessus : ce peut être des informations dissimulées ou des représentations plus fidèles de la réalité par la révélation d’un contexte qui a été masqué volontairement.
Puisque les journalistes insistent avec raison sur la nécessité de vérifier l’information, on est, à son tour, tout aussi fondé à marteler qu’une information n’est pas diffusée seulement pour son exactitude, mais parce que l’émetteur, quel qu’il soit, choisit de la diffuser et non de la dissimuler pour des motivations qui le regardent seul.
"L’affaire Al Dura" devant la Cour de cassation
Et à cet égard, les médias traditionnels ne sont pas à l’abri de ces manipulations dont Mme Chabot dit avoir tant peur. A-t-elle oublié leur relation erronée de la prétendue « Révolution roumaine » avec le charnier de Timisoara en 1989 (2) , ou celle de la première guerre du Golfe, en 1990-1991 ? Internet y était-il pour quelque chose ? Plus récemment un procès en diffamation devant la Cour de cassation va peut-être lui rafraîchir la mémoire en 2010 ou 2011, à propos de « l’affaire Al Dura » (2). Et, là, Internet n’y est pour rien non plus.
C’est un procès que France 2 a intenté à Philippe Karsenty, directeur du site Média Ratings. Après une minutieuse enquête, en effet, celui-ci a mis en doute la fiabilité d’un reportage diffusé par la chaîne et réalisé par Charles Enderlin, son correspondant en Israël. Les téléspectateurs ont pu assister à la mort « en direct » d’un enfant palestinien, le 30 septembre 2000. Apparemment surpris par un échange soudain de tirs entre les forces israéliennes et palestiniennes à un carrefour de Gaza, M. Al Dura et son fils ont tenté de s’abriter derrière un baril cylindrique au pied d’un mur. Le reporter de France 2 a prétendu que l’enfant et son père avaient été atteints par des balles israéliennes : si le père a survécu à ses blessures, son fils en serait mort.
Des présomptions sérieuses et concordantes
Or, Philippe Karsenty a réuni un faisceau de présomptions à la fois sérieuses et concordantes qui font douter de cette thèse.
- Pour un accrochage qui aurait duré au moins 45 minutes, on ne relève sur le mur que huit impacts alors que les armes en action, M16 d’un côté et Kalashnikov de l’autre, peuvent tirer de six à huit cents coups à la minute.
- L’étude balistique, d’autre part, fait apparaître des impacts dans le mur parfaitement circulaires qui signent un tir perpendiculaire, et non des impacts ovales à grand axe horizontal si les tirs avaient été obliques : or, c’étaient les forces palestiniennes qui se trouvaient dans l’axe perpendiculaire et les Israéliens qui étaient postés dans un angle de 36 degrés par rapport au mur.
- De même, aucune trace de sang n’apparaît au sol à l’emplacement où les victimes auraient été frappées, ce qui est étrange quand on reçoit des balles de M 16 ou de Kalashnikov.
- En outre, alors que d’autres reporters étaient sur les lieux, seul celui de France 2 a filmé, dans une séquence d’une minute, la prétendue mort de l’enfant.
- Enfin, l’enfant mort montré à l’hôpital ne paraît pas ressembler au petit Mohammed Al Dura…
Le sérieux d’une enquête validé par la cour d’appel
Si, en première instance, Philippe Karsenty a été condamné, la cour d’appel l’a relaxé, le 21 mai 2008, en acceptant l’ « offre de preuve » de « l’exceptio veritas » qui permet à un journaliste de montrer le sérieux de son enquête. Elle a reconnu que P. Karsenty avait « exercé de bonne foi son droit de libre critique » et « (n’avait) pas dépassé les limites de la liberté d’expression », estimant légitime son enquête « ne serait-ce qu’en raison de l’impact qu’ont eu (ces) images ». Elles ont été à l’origine d’une Intifada. Enfin, la Cour a même estimé que l’examen des 18 minutes de « rushes » qui ont été présentées par France 2 au lieu des 27 annoncées, « (ne permettait) plus d’écarter les avis des professionnels entendus au cours de la procédure » qui avaient émis des doutes sur la représentation des faits livrée par le reportage, allant jusqu’à parler d’ « une mise en scène » (3). Que va en dire la Cour de cassation devant laquelle France 2 s’est pourvu ?
Jouant sans doute sur l’amnésie du public, Mme Chabot a donc tenté de faire oublier que les médias traditionnels n’ont pas attendu Internet pour livrer les informations conformes à leurs motivations, fussent-elles éloignées de la réalité. Ils ne font en cela qu’obéir au principe fondamental de la relation d’information et nul ne peut leur en vouloir. Aussi, au-delà des protestations vertueuses de cette « grande professionnelle des médias », comme les journalistes aiment se saluer entre eux, est-on tenté d’avancer une autre motivation à cette attaque contre les médias d’Internet. L’accroissement du pluralisme des sources qu’Internet rend possible, complique les opérations d’influence que les médias traditionnels ne cessent pas d’organiser. La confrontation entre les différentes représentations des faits en est facilitée comme jamais elle ne l’a été depuis les origines de l’humanité, et avec elle, la pratique du doute méthodique par le citoyen. C’est précisément ce que ne supportent pas les médias traditionnels qui veulent toujours apparaître comme des autorités infaillibles, si l’on en juge par la pétition déraisonnable de soutien à M. Enderlin qu’une partie de la profession a lancée après la relaxe de Philippe Karsenty. (4)
(1) http://www.lefigaro.fr/politique/2010/01/29/01002-20100129ARTFIG00677-chabot-on-est-dans-un-pays-o-on-deteste-les-journalistes-.php
(2) Paul Villach, « Cruel 20ème anniversaire pour les médias officiels : la « révolution roumaine » et son « charnier de Timisoara » », AgoraVox, 21 décembre 2009.
(3) Paul Villach, « France 2 et Enderlin déboutés, Média-Ratings relaxé », AgoraVox, 27 mai 2008.
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/france-2-et-enderlin-deboutes-40325
(4) Paul Villach, « L’affaire Enderlin, France 2 et Média-Ratings : une pétition en faveur de l’infaillibilité journalistique ? », AgoraVox, 9 juin 2008.
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-affaire-enderlin-france-2-et-40819
Transmis par Victor Perez
Contre la béatification de Pie XII
Le B'nai B'rith, Organisation Non Gouvernementale juive, humaniste et
pluraliste, a pris connaissance de la signature, le 19 décembre par le Pape
Benoît XVI, du décret déclarant Pie XII, Pape de 1939 à 1958, « vénérable »
compte tenu de « ses vertus héroïques » en vue de sa béatification.
Il est avéré historiquement qu'à l'époque dramatique où le peuple juif
subissait la barbarie nazie, le Pape Pie XII, autorité suprême de la
chrétienté a, par son silence et sa passivité apparente à l'égard de ce
drame, laissé implicitement mais en pleine conscience s'accomplir les
crimes nazis.
Nous demandons d'attendre jusqu'à ce que l'ouverture des archives du Vatican
ait pu faire la lumière sur l'attitude de Pie XII avant d'envisager sa
béatification.
Le B'nai B'rith appelle à signer cette pétition.
http://contrelabeatificationdepiexii.bbpetition.org
PREFACE DE MOHAMED SIFAOUI DU LIVRE "GAZA LE GRAND MESONGE" DE CLAUDE MONIQUET
Je pense qu’il est des moments où il ne faut pas tourner autour du pot ou chercher des déclarations alambiquées pour affirmer une position par rapport à un conflit qui suscite toutes les passions. Je tiens à le dire ex abrupto, clairement et sans ambages : dans la guerre qui oppose Israël au Hamas, je soutiens littéralement l’armée israélienne dans sa lutte légitime contre cette organisation terroriste portée par cette idéologie fasciste qu’est la doctrine des Frères musulmans. Et je vais exprimer les raisons d’une telle position de la manière la plus claire possible. Je suis musulman, démocrate et laïque, homme de gauche, et je suis très sensible à la cause palestinienne et, par ailleurs, très attaché au droit de cette population à disposer d’un Etat souverain, libre, moderne, démocratique et prospère, vivant en sécurité dans un cadre d’une paix juste et durable, aux côtés d’Israël.
D’aucuns pourraient dire : mais quelle contradiction ! Comment peut-on être "pour les Palestiniens" et soutenir l’action militaire israélienne contre le Hamas ? Je vais en donner les explications dans cette préface que j’ai l’honneur de faire pour introduire l’ouvrage de mon ami Claude Moniquet qui, livre, chapitre après chapitre, tous les arguments qui montrent que lorsqu’on se reconnaît réellement dans les valeurs universelles et, quand on est attentif au sort de la population palestinienne, on ne doit pas, on ne peut pas, on n’a pas le droit de manifester le moindre soutien pour une organisation comme le Hamas.
Le mérite de ce livre c’est qu’il saura faire sortir le lecteur du manichéisme ambiant. le "mal" n’est pas là où beaucoup pensent le trouver. Claude Moniquet, expert international en matière de terrorisme et d’islamisme, a cerné les spécificités d’une milice et d’un parti "religieux" comme le Hamas. Il connaît surtout son côté obscur, ses manoeuvres, sa propagande effrénée et sa nature idéologique. parce qu’il est erroné de croire qu’il s’agit d’un "mouvement de résistance", comme il est très naïvement présenté dans certains médias, qui lutte contre "l’oppresseur israélien". Dans ce genre de formulations, on ne retrouve pas la vérité mais les résultats d’une publicité mensongère qui dure depuis vingt ans. Le Hamas ne "résiste" pas, il utilise un objectif et une revendication fort louables, la construction d’un Etat palestinien, pour légitimer une idéologie qui s’inscrit dans une vaste mouvance internationale et dont la finalité ne cherche autre chose qu’à provoquer la transformation de tous les pays islamiques en des théocraties totalitaires, à constituer une force importante afin de combattre les démocraties et enfin de supprimer Israël de la carte du monde. Trois buts contenus de manière explicite dans la doctrine salafiste qui est celle des Frères musulmans et également du Hamas. Pour avoir un premier aperçu, il suffit de lire les textes fondateurs de la milice palestinienne.
En méditant sur le contenu de la charte de cette organisation terroriste, d’ailleurs brillament décortiquée dans ce livre, l’on s’aperçoit qu’il faut avoir de la sympathie pour les mouvements fascistes européens des années 1930 et 1940 pour considérer que le Hamas est un parti "respectable". Ou alors il faut faire preuve d’une condescendance et d’un racisme déguisé, enfoui et non assumé qui tendraient à dire, en définitive, que le fascisme est mauvais lorsqu’il s’exprime en Europe, mais tout à fait "sympathique" quand ce sont des Arabes, des Palestiniens qui l’embrassent. Rassurez-vous ! Ce que j’affirme là n’est point exagéré. J’observe, en effet, depuis plusieurs années, cette tendance qu’ont certains partis et milieux, en Europe, auto-déclarés "antifascistes" et de gauche, qui s’accommodent étrangement de l’islamo-fascisme incarné par des organisations comme les Frères musulmans dont le Hamas n’est que l’un des avatars.
Que des islamistes ayant pris pour base arrière certaines capitales européennes sortent dans les rues, tous crocs dehors, prêts à en découdre avec le premier uniforme, criant des "Allahou Akbar" et des "Mort à Israël" ne permet d’abord qu’à me conforter dans mes convictions sur le fait que ces milieux islamistes, leurs leaders, leurs idéologues et leurs gourous sont des semeurs de haine et de discorde, des ennemis de la paix et de la tolérance et, ensuite, qu’à confirmer qu’ils sont malheureusement bien implantés dans les pays des droits de l’Homme. Mais que ces mêmes islamistes brandissant des drapeaux d’organisations, tels que le Hezbollah, le Hamas ou le "Djihad islamique", soient accompagnés, soutenus et portés, dans leurs virées extrémistes, par des figures politiques, médiatiques ou associatives se réclamant de la gauche, j’avoue qu’il y a là quelque chose qui me dépasse. Cela n’a plus aucun sens à mes yeux parce que ces prétendus gauchistes acceptent de marcher derrière, devant ou à côté des emblèmes de l’extrême droite musulmane. Et pour l’homme de gauche que je suis, ce spectacle est tout simplement insupportable.
Si certains de ces militants gauchistes, dont peut-être quelques-uns sont sincères dans leur démarche, ont été abusés, il est temps, pour eux, de se réveiller. On ne peut pas raisonnablement se reconnaître dans des valeurs humanistes, démocratiques, laïques, progressistes, féministes et universalistes et soutenir des mouvements nihilistes, négationnistes, intégristes, sexistes, antisémites et communautaristes dont l’idéologie est, quand même, une sorte de "copier-coller" légèrement revu et corrigé du nazisme. Raison pour laquelle, lorsque je vois l’armée d’un Etat démocratique, quelles que soient les failles et les faiblesses de la politique de cet Etat, défendre une population soumise, depuis huit ans, à des tirs réguliers de roquettes et réagir, en fait, afin de faire cesser ces tirs, qui, faut-il le rappeler, n’ont été d’aucune utilité pour la cause du peuple palestinien, je n’ai aucun complexe à comprendre et même à justifier cette lutte légitime contre une organisation terroriste dont le programme repose sur une idéologie fasciste.
Alors, pourrait-on me rétorquer : mais que fait-on des victimes civiles ? Des femmes et des enfants, tués lors des bombardements israéliens ? Je répondrai la chose suivante : d’abord, l’humanisme n’est pas du côté de ceux qui soutiennent le Hamas et la barbarie intrinsèquement liée à ceux qui approuvent ou comprennent l’offensive israélienne. Les images de certaines chaînes arabes - et principalement Al-Jazira - exhibant, de manière indécente, des cadavres de civils ont bouleversé tout le monde, y compris la société israélienne. Il n’est pas à mes yeux un être normalement constitué, doté d’une once d’humanité, qui n’a pas été ébranlé à la vue de ces images horribles.
Des bombardements contre des cibles militaires provoquent malheureusement ce type d’images. Depuis que les guerres existent, les populations civiles payent le prix fort. Cela ne fait pas forcément, n’en déplaise, de celui qui bombarde "un criminel de guerre". La question à poser est la suivante : l’armée israélienne visait-elle des civils ? La réponse est non ! Parce que si tel était le cas, le bilan aurait été cinq , dix, cent fois plus lourd. Dans la guerre qu’elles mènent aux Talibans en Afghanistan, les forces de l’OTAN ont tué, lors de leurs bombardements, un millier de civils afghans durant l’année 2008. Les forces de l’OTAN sont-elles pour autant passibles de "crimes de guerre" ? La réponse est évidemment non !
Ce qui provoque tant de pertes civiles est, me semble-t-il, dû à la nature de la guerre qui a radicalement changé. Un conflit qui oppose une armée classique, à une milice armée, elle même mélangée à la population, ne saurait qu’engendrer des images terribles. Il est donc important de revenir sur le rôle et sur le vrai visage du Hamas et surtout sur la responsabilité de ce groupe terroriste dans la mort de femmes et d’enfants. Ceux qui instrumentalisent l’émotion de l’opinion publique n’ont aucun intérêt à s’attarder sur cette question. D’ailleurs, bien que se disant émus par le sort des civils, peu de manifestants ont appelé le Hamas a cesser ses tirs. Je ne pense pas avoir aperçu, lors des manifestations dites "pro-palestiniennes", des pancartes exigeant l’arrêt des hostilités des deux côtés ni d’emblèmes montrant un attachement à la paix, encore moins un seul slogan dénonçant les crimes du Hamas, ceux commis d’abord contre leurs propres "frères du Fatah", ensuite, ceux contre les civils du sud d’Israël qu’ils continuent de viser. Ce que j’ai vu, c’est ce que d’aucuns ont vu, des accusations de "génocide", alors que le terme a une définition bien précise ; des amalgames antisémites comparant les Israéliens aux nazis ; des appels au djihad ; des banderoles sur lesquelles était faite l’apologie de l’image d’Hitler et j’en passe.
Cet ouvrage revient, cela dit, en détail sur ce qui a fait de ces manifestations des marches honteuses porteuses de messages inacceptables. Ce que j’ai vu, et ce que d’aucuns ont vu, ce sont des cris de haine et de slogans antisémites. Ce que j’ai vu, et ce que d’aucuns ont vu, c’est une majorité de manifestants - et je sais que ce n’était pas le cas de tout le monde - qui marchait davantage pour marquer leur rejet d’Israël que leur attachement aux Palestiniens. C’est dire qu’en tant que citoyen très attentif au sort des Palestiniens, je ne peux pas accepter que l’avenir de ces derniers se construise sur la destruction d’Israël, sur les cendres des Israéliens ... sur les cendres des Juifs. Ce serait une honte pour les Palestiniens, ce serait une honte pour les Arabes, ce serait une honte pour les musulmans et c’est inacceptable pour l’humanité. L’inverse est naturellement valable, mais force est de reconnaître que hormis quelques groupuscules d’excités, personne en Israël ne parle de destruction de la Palestine.
(...)
Ce livre est donc essentiel pour la compréhension de la véritable nature du conflit qui oppose Israël à un groupe terroriste et, par ailleurs, tout aussi nécessaire pour clarifier ce que cache le drapeau du Hamas comme idéologie et, davantage, ce que signifie marcher derrière cet emblème.
MOHAMED SIFAOUI
"GAZA, LE GRAND MENSONGE, QUAND LA DEMOCRATIE EUROPEENNE CAPITULE FACE A L’ISLAMISME" DE CLAUDE MONIQUET, PREFACE DE MOHAMED SIFAOUI, EDITIONS "BOITE A PANDORE 2009"
Le blog de Mohamed Sifaoui :
http://www.mohamed-sifaoui.com/
L' APRÈS-GAZA: UN ANTISÉMITISME NOUVEAU
Exclue de la Tchétchénie de Poutine, de l'Ouzbékistan d'Islam Karimov ou de la Chine de Hu Jintao, qui tous oppriment des populations musulmanes, Amnistie internationale mène librement son enquête à Gaza. Avant même que cette dernière ne débute, le jugement de sa principale déléguée pour Israël et les territoires palestiniens paraît arrêté: «[Les Israéliens] qui ont donné les ordres, et même ceux qui ont appuyé sur la gâchette, ne devraient pas planifier de vacances à l'étranger.»
De son côté, l'Espagne du socialiste José Zapatero ne voit rien d'indécent à juger des juifs israéliens pour leur rôle présumé dans des incidents survenus à Gaza en 2002, cette Espagne dont Léon Poliakov disait qu'elle pratiquait, quatre siècles après avoir expulsé ses juifs et livré les «convertis» aux bûchers de l'Inquisition, «un antisémitisme sans juifs».
L'Espagne est typique de la gauche occidentale actuelle, adepte de ce que Michel Foucault qualifiait de «polyvalence tactique du discours», soit l'art de cibler indéfiniment la même victime tout en recyclant ses arguments selon les théories du jour.
Un antisémitisme global
Pour la première fois dans l'histoire, l'antisémitisme est devenu global. Passé de la droite à la gauche en Occident, il rejoint l'antijudaïsme de l'Islam radical. Distinct de l'antisionisme jusqu'à récemment, il va maintenant de pair avec lui.
L'antisémitisme nouveau est postmoderne. C'est un syncrétisme, un mélange disparate de causes justes et de prétentions totalitaires. Il défend pêle-mêle l'environnement, les pays sous-développés, l'islamisme et les idéaux égalitaires de la gauche; il professe le pacifisme dans le même souffle qu'il s'accommode de l'attentat suicide comme «arme des faibles»; il condamne la mondialisation sauvage et le capitalisme, mais aussi la «conspiration juive» comme concurrente des aspirations avouées des djihadistes d'établir une «République islamique» à l'échelle de la planète; il pourfend l'Occident et son appendice «impérialiste» Israël, dont l'existence même lui semble une violation intolérable de la «terre d'Islam», terre pourtant elle-même conquise par l'impérialisme arabe, puis musulman, à partir du VIIe siècle.
Polyvalent dans son discours syncrétique, l'antisémitisme du XXIe siècle regroupe tactiquement les mouvements les plus hétéroclites: l'islamisme radical (qu'il soit chiite, comme celui du Hezbollah ou d'Ahmadinejad, qui réclament l'anéantissement d'Israël, ou sunnite, à l'instar du Hamas, dont le but est de tuer tous les juifs de la terre); la droite révisionniste, qui met en doute la réalité de l'Holocauste bien que l'Allemagne elle-même reconnaisse l'avoir perpétré et enseigne ce fait dans ses écoles; le mouvement altermondialiste, auquel appartiennent des juifs de gauche, qui dénonce la protection excessive que recevrait Israël des États occidentaux, tout en disant ce pays trop petit (tiny) pour pouvoir résister à un boycottage qu'il appelle de tous ses voeux; des pacifistes de la trempe de ces Québécois qui prêchent la retenue aux Israéliens victimes des roquettes palestiniennes depuis huit ans mais qui, exaspérés après seulement quelques jours d'un blocus établi par les «Warriors» mohawks, lançaient des pierres sur les voitures évacuant des grands-mères amérindiennes de Kahnawake.
Il y a aussi les Chamberlain de notre époque, tel Jimmy Carter qui, n'ayant rien appris de la prise en otages des membres de l'ambassade américaine par Téhéran pendant sa présidence, affirme aujourd'hui croire en la parole du Hamas qui lui a promis de tenir un référendum à Gaza et en Cisjordanie, ce Hamas même qui massacra ses opposants du Fatah un an après avoir pris le pouvoir démocratiquement.
Collaborer à sa propre oppression
Jacques Brassard citait récemment Lénine, expert en manipulation s'il en est, qui se riait de ces idéalistes gauchisants, de ces «idiots utiles» qui ouvraient la voie aux bolcheviques. Ne savent-ils donc pas tous, ces Jimmy Carter obstinément crédules, ces altermondialistes et ces intellectuels juifs qui font carrière, avec pension à la clé, dans les universités et les médias d'un Occident qui leur laisse la liberté de le vitupérer sans représailles physiques; ne sont-ils donc pas conscients, ces pacifistes à l'abri de tout danger qui font payer par d'autres le prix de leur bonne conscience, ou ces militants gais qui dénoncent Israël à San Francisco aux côtés de partisans du Hamas pour qui Dieu les regarde «avec dédain»; ne se rendent-elles donc pas compte, ces féministes émues (avec raison) à la vue d'enfants palestiniens blessés, mais insensibles au fait que certains ont été recrutés comme soldats ou promis en bas âge à l'attentat suicide; sont-ils donc aveugles, ces défenseurs des droits et des libertés individuels si chèrement acquis depuis quatre siècles en Occident; ignorent-ils donc tous, ces militants et ces penseurs, qu'ils collaborent à leur propre oppression et qu'ils seront les premiers à être égorgés par des obscurantistes barbares dont ils épousent, avec un vague sentiment de culpabilité, la complainte misérabiliste qui leur fait préférer à l'effort de l'excellence un fanatisme menant au culte de la mort?
N'ont-ils pas vu le témoignage de ce père qui fêtait, comme s'il s'agissait d'une noce, la mort de son fils dans un attentat suicide, ou celui de cette mère qui, après avoir embrassé son adolescent en route vers l'explosion qui le déchiquettera, se disait prête à sacrifier ses autres garçons si besoin était?
Ne saisissant pas que, pour les juifs, vivre, surtout depuis l'Holocauste, constitue une forme de résistance, les islamistes y voient un signe de faiblesse. Choisissant la voie facile de chercher la cause des maux de leur société dans des «complots» de tous ordres, ils taxent les juifs de parasitisme et, oubliant que ce 0,0024 % de la population mondiale gagne 18 % des prix Nobel (27 % aux États-Unis pour 2 % de la population du pays), ils les accusent de «ne rien produire».
Qu'on comprenne bien: il ne s'agit en aucune façon d'attribuer à l'ensemble des musulmans les convictions médiévales et les comportements violents des islamistes, dont ils sont les premiers à souffrir. Il n'est pas question non plus d'épargner à Israël les critiques qu'il mérite.
Mais il faut mettre fin à l'indignation sélective d'un altermondialisme qui trahit sa mission en s'acharnant sur ce pays démocratique, au détriment des innombrables victimes de régimes tyranniques qui soustraient systématiquement leur sort abominable à l'oeil des caméras. Et il s'impose de mettre un terme, non pas à la critique de l'Occident, mais à une haine suicidaire et porteuse de décadence qui, ne pouvant tolérer la vue d'imperfections, certes multiples et immenses, nous incite à nous faire les complices d'une idéologie mortifère dont le discours, apparemment favorable aux «damnés de la terre», peut séduire par son origine plus lointaine.
Ne répétons pas l'erreur des générations récentes qui ont succombé aux sirènes de l'URSS stalinienne, du Cuba castriste (répressif, bien que moins meurtrier) ou de la Chine maoïste, avant que n'ait pu se manifester au grand jour l'horreur des dizaines de millions de morts que les beaux appels à l'égalité avaient dissimulée.
Lise Noël, Historienne et auteure de L'Intolérance. Une problématique générale, aux Éditions Boréal/Le Seuil.
Le devoir.com
COMMENT OBAMA A DESARME ISRAEL
Au-delà de l'idéologie gauchiste prêtée à Obama par certains néoconservateurs, ou de l'excuse de l'inexpérience et de la méconnaissance des problèmes traités ou du rêve-utopie comme certains l'ont proposé, on pourrait émettre une autre hypothèse, celle qui dirait qu'Obama roule pour l'affaiblissement des Etats-Unis, dans le but de faire remplir le vide qui s'ensuivra par les forces montantes de l'islam radical, qu'elles soient sunnites ou shiites. Cette hypothèse est étayée par l'évolution démographique attendue en Europe, à moyen et long terme. Elle est également étayée par les discours délirants d'Obama en faveur de l'Islam et par son comportement vis-à-vis d'Israël, cherchant à lui enlever, avant toute négociation sérieuse, ses 2 atouts majeurs, les implantations en Judée-Samarie et son armement nucléaire de dissuasion.
A aucun moment, on ne peut croire aux excuses qu'Obama serait un ignare des problèmes du Moyen Orient ou un utopiste de la paix.
Obama a suscité 3 épées de Damoclès qui menacent sérieusement le gouvernement de Benyamin Netanyahou pour le 1er trimestre 2010: le rapport Goldstone, le vote du 20/01/10 du Conseil de Sécurité sur le contrôle de l'armement nucléaire (voir ci-dessous) et la reprise des pourparlers avec l'Autorité Palestinienne qui supposeraient des concessions sur les nouvelles implantations en Judée-Samarie et même à Jérusalem.
Sans parler des négociations dilatoires avec un Iran imperturbablement lancé dans la recherche d'hégémonie régionale, par la voie nucléaire. www.nuitdorient.com
COMMENT OBAMA A DESARME ISRAEL
Analyse politique dans la perspective du 20/01/10
Par Bret Stephens
Wall Street Journal du 5/10/09
Traduit pat Albert Soued, http://soued.chez.com/conf.htm pour www.nuitdorient.com
Quand les diplomates américains se sont assis pour le 1er d'une série de pourparlers face à leurs homologues iraniens, à Genève, en octobre dernier, peu de gens s'attendaient à ce que des négociations sur le programme nucléaire de Téhéran se transformeraient en une étonnante demande par le Conseil de Sécurité qu'Israël renonce à ses armes nucléaires.
C'est exactement ce que l'Onu a fait ce matin, dans une résolution inimaginable dans son contenu comme dans la manière dont elle a été votée. Tous les 10 membres non permanents l'ont votée, avec 4 membres permanents sur 5, les Etats-Unis s'étant abstenus. Selon les règles de l'Onu, la résolution est donc passée.
L'abstention américaine a soulevé des vagues dans la communauté internationale qui avait l'habitude d'un veto américain, protégeant l'état hébreu contre un vote au Conseil. Cette abstention américaine renverse des décennies d'entente entre Washington et Tel Aviv, les Etats-Unis acceptant l'arsenal nucléaire israélien, dans la mesure où celui-ci n'était pas déclaré. On croit savoir qu'Israël détient 200 ogives.
Téhéran a réagi positivement à cette abstention. "Pendant longtemps, nous avons dit à Mr Obama que nous voyions des changements, mais pas de progrès. Maintenant nous pouvons dire qu'il y a progrès! " dit en substance le ministre iranien des Affaires Etrangères, Manouchehr Mottaki.
La résolution demande que le Moyen Orient soit une région dénucléarisée. Mais elle demande aussi qu'Israël signe le traité de non prolifération nucléaire de 1970 (TNP) et soumette ses installations à l'inspection internationale de l'AIEA (agence internationale pour l'énergie atomique). Cette dernière avait déjà approuvé 2 résolutions similaires à Vienne en septembre, mais elles ne sont pas contraignantes. A cette date, les Etats-Unis se sont opposés à une résolution focalisée sur Israël, mais se sont abstenus dans une motion plus générale appelant au désarmement régional. "Nous sommes très satisfaits de la nouvelle approche" a dit Glyn Davies, ambassadeur américain auprès de l'AIEA.
Bien que les relations entre l'administration Obama et le gouvernement Netanyahou n'ont jamais été pleines de chaleur, elles se sont sérieusement rafraichies depuis cette date. Suite à une attaque aérienne le 13/11/08 sur un dépôt de munitions à Gaza, où 12 enfants ont perdu la vie, l'administration Obama avait accusé Israël d'utiliser des "moyens disproportionnés".
De même, Mr Netanyahou a provoqué la colère de l'administration américaine quand il a été surpris en train de traiter Mr Obama de "pire que Chamberlain", sur un micro ouvert par inadvertance. Ce commentaire faisait suite à une rencontre au sommet le 21/12/08 à Genève avec Mahmoud Ahmedinejad, 1ère rencontre entre les dirigeants des 2 pays depuis l'époque Carter.
Mais les raisons qui ont amené l'administration Obama à s'abstenir dans le vote de ce matin sont plus stratégiques que personnelles. Les négociateurs occidentaux cherchaient à obtenir de l'Iran une confirmation de son acceptation de recevoir de l'uranium enrichi d'un pays tiers, pour ses besoins civils. En contre partie l'Iran voulait impérativement un désarmement international.
Un officiel américain a précisé que les Iraniens marquaient un point, car l'Amérique ne pouvait pas pratiquer éternellement une politique de "2 poids et 2 mesures" en faveur d'Israël, alors qu'on demandait à l'Iran de se conformer strictement au Traité TNP.
Le président Obama avait mis cette question du désarmement nucléaire au centre de son programme de relations extérieures et sa crédibilité au sein du monde musulman était en jeu. "Comment peut-on demander à l'Iran de mettre fin à son programme d'armes nucléaires, sans demander la même chose à nos amis israéliens ?" dit-il.
S'ajoutent à cela les rumeurs concernant une attaque imminente des installations nucléaires iraniennes par Israël. Le Secrétaire d'Etat à la Défense Robert Gates, qui a rencontré son homologue Ehoud Barak à Paris la semaine dernière, n'a pas mâché ses mots contre cette attaque. Selon le Jerusalem Post, il aurait averti Barak que les Etats-Unis "s'opposeraient activement contre toute attaque".
Un officiel de haut niveau du Pentagone a dit "Le vote de l'Onu de ce matin est un coup de semonce aux Israéliens. S'ils veulent attaquer l'Iran, ils ne doivent pas compter sur nous pour les appuyer à l'Onu!"
Un diplomate israélien remarque avec amertume que le 20/01/10 est le 68ème anniversaire de la Conférence de Wannsee, là où les historiens pensent que la solution finale a été échafaudée par l'Allemagne nazie. "La date fixée pour le vote est une pune coïncidence" dit un porte parole de l'Administrationa américaine.
Des jours heureux !
Les nazis ont fui vers tous les pays de bon acceuil
l'Argentine,Juan Peron, admirateur des fascismes européens, les a encouragés à s'y installer
le Chili, la Bolivie, Barbie a passé 32 ans à La Paz
l'Espagne de Franco, dernier bastion du fascisme en europe. Notemment vers l'Egypte et la Syrie
Non les Juifs ne sont pas revenus reconstruire leur maison dans un proche orient moderne avancé, mais au sein d'une colonie fasciste rétrograde, occupée par des populations fuyant les persécutions,venues des pays arabes, dont la voie fut tracée par le grand Mufti de Jérusalem, aïeul d'Arafat et de Leïla Chahid, venu à Berlin pactiser avec Hitler
Le "point d'orgue" fut l'aval du vatican qui se refuse de reconnaître l'état hébreu
LISTE DES NAZIS AYANT FUIT DANS LES PAYS ARABES
Liste des nazis ayant fuit dans les pays arabes:
Altern Erich,
alias Ali Bella
Chef régional SD, Affaires juives en Galicie
Années 50, en Égypte, puis instructeur de camps palestiniens
Appler Hans,
alias Salah Chaffar
Information avec Goebbels
Égypte, ministère de l'information (1956)
Bartel Franz,
alias el-Hussein
Adjoint au chef de la Gestapo à Kattowitz (Pologne)
Depuis 1959, Section juive du ministère de l'Information au Caire
Baurnann, SS Standartenührer
Participe à la liquidation du Ghetto de Varsovie
Ministère de la Guerre au Caire: instructeur du Front de Libération de la Palestine
Bayerlein,
col. Fritz
Aide-de-camp de Rommel
Égypte
Becher Hans
Section juive Gestapo, Vienne
Alexandrie (Égypte) :
y instruit la police
Beissner, Dr Wilhelm
Chef Section VI C 13 RSHA
Égypte
Bender Bernhardt,
alias Béchir Ben Salah
Gestapo, Varsovie
Conseiller de la police politique au Caire
Birgel Werner,
alias El-Gamin
Officier SS
Vient de RDA au Caire, au ministère de l'Information
Boeckler Wilhelm, SS Untersturmführer
Recherché en Pologne pour son rôle dans la liquidation du Ghetto de Varsovie
En Égypte depuis 1949, travaille au département Israël du Bureau d'informations
Boerner Wilhelm,
alias Ali Ben Keshir, SS Untersturmführer
Gardien du camp de Mauthausen
Dépend du ministère de l'Intérieur égyptien, instructeur du Front de Libération de la Palestine
Brunner Aloïs
alias Georg Fischer, Ali Mohammed
SD, responsable des déportations en Autriche, Tchécoslovaquie, Grèce, Chef du camp de Drancy
Damas, conseiller des services spéciaux RAU puis syriens. Résident BND
Buble Friedrich,
alias Ben Amman, SS Obergruppenfùhrer
Gestapo
Dir. Département égyptien des relations publiques - 1952 conseiller de la police égyptienne
Bünsch Franz
Collaborateur de Goebbels à la propagande, coauteur, avec Eichmann de Les Habitudes sexuelles des juifs
Correspondant du BND au Caire puis en 1958 organisateur des SR d'Arabie saoudite pour le BND
Bunzel Erich, SA,
Obersturmführer
Collaborateur de Goebbels
Département Israël, ministère de l'Information au Caire
Daemling Joachim,
alias Jochen Dressel ou Ibrahim Mustapha
Chef de la Gestapo de Düsseldorf
Conseiller du système pénitentiaire égyptien, fait partie des services de Radio-Le Caire
Dirlewanger Oskar,
Oberführer
Chef du 36e bataillon de Waffen SS (URSS, Pologne)
Au Caire depuis 1950 selon certaines sources, selon d'autres, décédé le 7 juin 45 en résidence surveillée en Allemagne. Une exhumation de son cadavre aurait eu lieu en 1960
Eisele Dr Hans
Médecin chef camp de Buchenwald
Décédé au Caire, le 4 mai 1965
Farmbacher Wilhelm, LieutenantGénéral SS
Wehrmacht front Est, supervise l'armée Vlassov en France en 1944
Conseiller militaire de Nasser
Gleim Leopold
alias Lt-Col. Al Nashar
Chef du SD à Varsovie
Cadre de la Sécurité d'État égyptienne chargé des détenus politiques sur la mer Rouge
Gruber,
alias Aradji
Recruté par Canaris en 1924; réside en Égypte
1950 : agent d'influence en direction de la Ligue arabe
journaliste à l'aHeiden Ludwig,
alias el-Hadj
gence antijuive Weltdienst (NSDAP)
Converti à l'Islam, traduit Mein Kampf en arabe, résidant en Égypte vers 1950
Heim Heribert, SS Hauptsturmführer
Médecin de Mauthausen
Médecin de la police égyptienne
Hithofer Franz
Cadre de la Gestapo à Vienne
Égypte, années 50
Leers, Dr Johannes von,
alias Omar Amin
Adjoint de Goebbels, chargé de la propagande antisémite
Responsable de la propagande anti-israélienne au Caire depuis 1955
Luder Karl
Chef des jeunesses hitlériennes, responsable de crimes antisémites en Pologne
Ministère de la Guerre au Caire
Mildner Rudolf, SS
Standartenführer
Chef de la Gestapo à Kattowitz, chef de la police au Danemark
Depuis 1963, vit en Égypte, membre de l'organisation Deutscher Rat
Moser Aloïs,
Gruppenführer SS
Recherché en URSS pour crimes contre les juifs
Instructeur des mouvements paramilitaires de jeunesse au Caire
Münzel Oskar
Général SS de blindés
Conseiller militaire au Caire, années 50
Nimzek Gerd von,
alias Ben Ali
En Égypte, années 50
Oltramare Georges,
alias Charles Dieudonné
Directeur du Pilori en France sous l'Occupation
Responsable de l'émetteur La Voix des Arabes au Caire. Décédé en 1960
Peschnik Aehim Dieter,
alias el-Saïd
Réside en Égypte
Rademacher Franz,
alias Thomé Rossel
1940-1943, dirige la section antijuive aux Affaires étrangères
journaliste à Damas
Rauff Walter
Chef du SD en Tunisie
Au Moyen-Orient (Syrie) jusqu'en 1961. Arrêté, puis relâché au Chili, le 4 décembre 1962
Seipel, SS
Sturmbannführer,
alias Emmad Zuher
Gestapo à Paris
Converti à l'Islam. Service de sécurité du ministère de l'Intérieur au Caire
Sellmann Heinrich,
alias Hassan Suleiman
Chef de la Gestapo à Ulm
au Caire, Services spéciaux égyptiens
Thiemann Albert,
alias Amman Kader
Officier SS en
Tchécoslovaquie
Weinmann Erich, SS
Standartenführer
Chef SD, Prague
Déclaré mort en 1949. En fait, à Alexandrie conseiller de la police
TEXTE REPRIS DU SITE AVAL31
Publié par ESTHER à l'adresse 02:07 0 commentaires
LES NAZIS DANS LES PAYS ARABES
Activités des nazis dans les pays arabes
Après la guerre, certains nazis se sont réfugiés dans des pays arabes où ils ont mené des activités relatives à la politique et à la sécurité. Certains se sont convertis à l'Islam. En voici une liste partielle.
* Alois Brunner, alias Goerg Fisher, alias Ali Mohammed. Il fut l'un des acteurs de la solution finale, aux côtés d'Adolf Eichmann. Il fut notamment responsable des déportations vers les camps d'extermination des juifs d'Autriche et de Grèce. Après la guerre, il travaille à Damas, en Syrie, où il est conseiller du gouvernement. Il est notamment chargé de mettre en place des techniques de torture dans les prisons syriennes.
* Johann Von Leers, alias Omar Amin, assistant de Joseph Goebbels au ministère de la propagande. Il est l'auteur de nombreux écrits antisémites, comme La nature criminelle des juifs, publié en 1944. Son principal rôle sous le Troisième Reich a été l'incitation à la haine contre les juifs. Après la guerre, il se réfugie en Égypte. Il se convertit à l'Islam, et prend le nom d'Omar Amin. Il reprend ses activités de propagande antisioniste, cette fois au service du président égyptien Gamal Abdel Nasser.
* Friedrich Buble, alias Ben Amman, SS Obergruppenführer. Après la guerre, il travaille au département égyptien des relations publiques, et en 1952, il est conseiller de la police du Caire.
* Joachim Daemling, alias Jochen Dressel, alias Ibrahim Mustapha, chef de la Gestapo de Düsseldorf. Il sera conseiller pour le système pénitentiaire égyptien.
* Wilhem Farmbacher, Lieutenant Général de la Wehrmacht sur le front Est, il supervise l'armée Vlassov en France en 1944. Il sera Conseiller militaire du président égyptien Nasser.
* Wilhelm Boerner, alias Ali Ben Keshir, gardien de camp de concentration de Mauthausen. Il travaillera au ministère de l'intérieur en Égypte, puis deviendra instructeur du front de libération de la Palestine.
* Erich Altern, alias Ali Bella, chef régional du SD, les renseignements nazis. Il se réfugie d'abord en Égypte, avant de devenir instructeur dans des camps d'entraînement palestiniens.
* Franz Bartel, alias El-Hussein, adjoint au chef de la Gestapo à Kattowitz, en Pologne. A partir de 1959, il travaille à la section juive du ministère de l'information en Égypte.
* Ludwig Heiden, alias El-Hadj, journaliste à l'agence antisémite Weltdienst. Il se réfugie en Égypte et il traduit Mein Kampf en arabe.
* Karl Luder, cadre des jeunesses hitlériennes. Il travaillera au Ministère de la guerre au Caire.
* Albert Thiemann, alias Amman Kader, Officier SS en Tchécoslovaquie. Il travaillera au ministère de l'information en Égypte.
TEXTE REPRIS DU SITE WIKIPEDIA
Publié par ESTHER à l'adresse 02:02 0 commentaires
est romancier ("Paradis noir" sortira chez Gallimard en février), essayiste ("Littérature monstre" vient de paraître) critique littéraire ("La
littérature sans estomac") et professeur à l'université de Grenoble III, du moins tant que quelque chose comme l'université existe encore ; ça ne devrait pas
durer.
Les Palestiniens sont victimes d'une injustice inacceptable. Soit. Depuis soixante ans, sans relâche, les médias du
monde entier se focalisent sur ce conflit. On se dit tout de même que la rentabilité injustice/information est très faible, si l'on ne considère que le rapport entre le nombre de morts et la quantité
de papiers et d'images déversés sur le monde en général, et les masses arabes en particulier. Même rentabilité faible si l'on prend en compte la quantité de personnes concernées, importante certes,
mais moins qu'en d'autres lieux de la planète. Quant aux atrocités commises, n'en parlons pas, une plaisanterie.Au nombre de morts, de réfugiés, d'horreurs, il y a beaucoup mieux, un peu partout.
Remarquons, à titre d'apéritif, qu'avec la meilleure volonté du monde, Tsahal aura du mal à exterminer autant de Palestiniens que l'ont fait, sans états d'âmes, les régimes arabes de la région,
notamment la Syrie , le Liban et la Jordanie , qui n'en veulent pas, eux non plus, des Palestiniens, et qui ont peu de scrupules humanitaires lorsqu'il s'agit de s'en
débarrasser.
Mais Israël est un coupable idéal, non seulement dans nos banlieues, mais en Europe en général. Nous le chargeons de
toute notre mauvaise conscience d'anciens colonisateurs. Une poignée de Juifs qui transforme un désert en pays prospère et démocratique, au milieu d'un océan de dictatures arabes sanglantes, de
misère, d'islamisme et de corruption, voilà un scandale. Il faut donc bien que cela soit intrinsèquement coupable, sinon où serait la justice ? L'injustice est avant tout israélienne. Ce n'est même
pas un fait, c'est une métaphysique.Cent chrétiens lynchés au Pakistan
valent moins, médiatiquement parlant, qu'un mort palestinien. Pourquoi
l'injustice commise envers les Palestiniens reçoit-elle vingt fois plus d'écho que celle faite aux Tibétains, aux Tamouls, aux chrétiens du Soudan, aux Indiens du Guatemala, aux Touaregs du Niger,
aux Noirs de Mauritanie ? Y a-t-il plus de gens concernés, plus de sang versé, une culture plus menacée dans son existence ? En fait, ce serait plutôt l'inverse. Que la Papouasie soit envahie par des
colons musulmans qui massacrent les Papous et trouvent, en plus, inacceptable de voir les rescapés manger du cochon, voilà qui ne risque pas de remporter un franc succès à Mantes la Jolie. Que des
sales Nègres, considérés et nommés comme tels, soient exterminés par des milices arabes au Darfour, les femmes enceintes éventrées, les bébés massacrés, voilà qui ne soulève pas la colère des jeunes
des cités. Et c'est dommage : si l'on accorde des circonstances atténuantes à un jeune Français d'origine maghrébine qui s'en prend à un Juif à cause de la Palestine , alors il serait tout aussi
logique de trouver excellent que tous les Maliens, Sénégalais ou Ivoiriens d'origine s'en prennent aux Algériens et aux Tunisiens. Voilà qui mettrait vraiment de l'ambian ce dans nos banlieues. Le
racisme franchement assumé des Saoudiens ou desEmiratis envers les Noirs, les Indiens ou les Philippins, traités comme des esclaves, ne soulève pas la vindicte de la tribu Ka , ni des Noirs de
France.. La responsabilité directe des Africains dans la traite des Noirs n'induit pas des pogroms de guinéens par les Antillais. Pourquoi seulement Israël ? A moins que la haine d'Israël ne soit que
le paravent du bon vieil antisémitisme ; mais non, cela n'est pas possible, bien entendu.
Israël, 20.000 km2, 7 millions d'habitants, dont 5 millions de Juifs, est responsable du malheur des Arabes, de tous
les Arabes, qu'ils soient égyptiens, saoudiens ou français. Israël est l'Injustice même. En le rayant de la face du globe, en massacrant les Juifs, on effacerait l'injustice. C'est bon, de se sentir
animé par une juste colère. C'est bon, d'éprouver la joie de frapper et de persécuter pour une juste cause.. Voilà pourquoi il ne faut pas dire aux "jeunes des cités" que les deux millions d'Arabes
israéliens ont le droit de vote, élisent leurs députés librement. Ne leur dites pas qu'Israël soutient financièrement la Palestine . Ne leur dites pas que des milliers de Palestiniens vont se faire
soigner dans les hôpitaux israéliens. Ne leur dites pas que l'université hébraïqude Jérusalem est
pleine de jeunesmusulmanevoilées. Ne leur demandez pas où sont passés
les milliers de Juifs d'Alexandrie. Il en reste trente aujourd'hui. Ne leur demandez pas ce qu'il est advenu de tous les Juifs des pays arabes. Ne leur demandez pas s'ils ont le droit au retour, eux
aussi. Ne leur demandez pas quelle est la société la plus "métissée", Israël ou la Syrie. Ne leur dites pas que, s'il y a de nombreux pro-palestiniens en Israël, on attend toujours de voir les
pro-israéliens dans les pays arabes. Ne leur dites pas que le négationnisme ou l'admiration pour Hitler ne sont pas rares dans les pays arabes ; que, lorsqu'il s'est agi d'illustrer les différentes
cultures par leurs grands textes, la bibliothèque d'Alexandrie a choisi d'exposer, pour le judaïsme, le Protocole des Sages de Sion ; que ce 'faux' antisémite est largement diffusé dans les pays arabes. Ne leur dites pas que, du point de vue des libertés, de la démocratie et
des droits de l'homme, non seulement il vau t mille fois mieux être arabe en Israël que juif dans un pays arabe, mais sans doute même vaut-il mieux être arabe en Israël qu'arabe dans un pays arabe.
Ne leur dites pas qu'Alain Soral, du Front national, qu'ils détestent tant, est allé manifester son soutien au Hezbollah, qu'ils admirent si fort.Si on leur enlève la méchanceté d'Israël, que
deviendront ceux d'entre eux qui s'en prennent auxfeujs, sinon des brutes incultes, bêtement,
traditionnellement antisémites ? Il ne faut pas désespérer Montfermeil. Mais après tout, on peut tout de même essayer de leur
dire tout cela sans trop de risque. Ils traiteront l'informateur de menteur, d'agent du Mossad, de représentant du lobby sioniste ou de raciste.
Ils auront raison. Pourquoi se défaire de la commode figure du Croquemitaine responsable de toute la misère du monde ? Elle évite de s'interroger sur ses propres
insuffisances.
Qu'a fait le Hamas depuis qu'il a pris le pouvoir ?
Il y’a deux ans nous avons pensés que le coup de force islamiste serait une parenthèse de « deux ou trois mois au plus ».Mais voilà, depuis juin 2007 le chaos règne à Gaza. L'échec du gouvernement d'union nationale de mars 2007 et le contrôle par la force du territoire de Gaza en juin sous l'impulsion des radicaux et des Brigades Ezzedine Al-Qassam, bras armé du Hamas, ont transformés le territoire abandonné par les israéliens en fourmilière.
En 2005 Israël a totalement quitté Gaza, de sa propre volonté, en en payant un prix très lourd. Il n’y a plus, depuis plusieurs années, à Gaza, le moindre civil israélien ou soldat. Gaza a été évacué. Les implantations démantelées. Les israéliens ont mobilisé quarante cinq mille policiers pour évacuer les habitants juifs. Ils ont assumé le coût élevé de cette évacuation – plus de 2,5 milliards de dollars. Les passages ont été ouverts. De l’argent a été envoyé à Gaza. Israël a promu l’aide par toute sorte de canaux et dans tous les domaines – économique, médical, humanitaire. Ils ont tout mis en œuvre pour aider les palestiniens à s’autogérer. Et, à cet égard, nous ne prendrons que le seul exemple des établissements agricoles qui ont été laissées en parfait état de fonctionnement par les Israéliens, au moment de leur départ, et qui au lieu d’être repris par les Palestiniens, qui y travaillaient d’ailleurs précédemment, ont été laissés au pillage, sous le regard complaisant de l’Autorité (sic) palestinienne.
Alors que le dernier soldat de Tsahal quittait Gaza, les Palestiniens ont commencé à mettre le feu aux synagogues qu’Israël avait abandonnées. Quelques minutes après le retrait de la frontière de Gaza avec l’Egypte, les Palestiniens ont fait sauter le mur de la frontière. Ils ont aussitôt commencé à transférer des quantités sans précédent d’armement lourd à Gaza - pratique qui se poursuit jusqu’à ce jour.
Ils ont créé un territoire ou la haine la destruction et l'endoctrinement des enfants font rage sous les yeux du monde qui sommeil. Avec la masse inouïe de fric - des milliards et des milliards de dollars - que le monde, et en particulier l'Union Européenne déverse en continu sur les Palestiniens en général et sur ceux de Gaza en particulier, les Gazaouis auraient pu faire de leur territoire une sorte de Singapour proche oriental, une véritable oasis économique et financière luxuriante. Mais non, plutôt que de cultiver les affaires, ils préfèrent s'adonner à la culture de la haine, de la terreur et de la mort.
D’ailleurs la question que je pose au 2ème anniversaire de la prise de Gaza; Qu'a fait le Hamas depuis qu'il règne seul à Gaza ? A-t-il essayé de rebâtir, ne serait-ce que symboliquement, des institutions ? Non, il a mis des milices dans la rue, il a fait arrêter des journalistes des les premiers jours de sa prise du pouvoir - dont le rédacteur en chef du quotidien Al-Ayyam, pourtant combattant historique de la résistance à Israël - et il s'est arrangé pour que le score des morts pour le glorieux dessein de Dieu ne chute jamais en dessous de la moyenne.
Le Hamas a détruit l’économie de Gaza, et a détruit son peuple. Si on regarde de près la triste réalité dans laquelle vit ce territoire aujourd’hui et qu’on n’essaye pas de leurrer ou de trouver des prétextes dans "l’occupation", nous devons certainement aboutir à la réalité que le Hamas est leur véritable ennemi. Là est le carrefour où doivent converger ceux qui aspirent vraiment à une paix dans la région.
Gaza a été vidé de toute présence juive. Gaza évacuée et qui est devenue un gigantesque bunker géant fait de tunnels (850 sorties côté Egypte -policiers corrompus) et 1250 à Gaza...qui rapportent 6 à 8 Millions d'euros mensuels au Hamas. Où va cet argent ? Pas aux populations civiles leurs frères, mais pour s'armer jusqu'aux dents .La Communauté Européenne les subventionnent aussi mais l'aide humanitaire n'est pas distribuée car détournée. Tout le matériel et les vivres donnés sont détournés, volées, et revendues au marché noir sur Gaza.
Gaza est sans doute le région qui bénéficie le plus de la manne financière octroyée par le monde. Qu'en font-ils les islamistes sur place ? Corruption, achat d'armes, laissant leur peuple dans la famine. Aujourd’hui on ne produit rien à gaza. On produit à gaza des engins de mort tirés chaque jour sur les populations civiles Israéliennes. On produit à gaza par centaines de millions de la fausse monnaie et notamment des dollars (les Egyptiens en savent quelque chose). Les bandes "mafieuses" se partagent le territoire de gaza où ils font la loi presque toujours par l'intermédiaire de groupuscules terroristes. Et comme chacun sait les mafias ne sont pas philanthropes.
Au lieu de travailler à développer des industries, une agriculture et une économie, les mouvements islamistes de gaza maintiennent les populations sous leur coupe dans la misère afin de se concilier la sympathie de leurs frères arabo-musulmans, de l'Occident et diaboliser les Israéliens aux yeux du monde.
Maintenant que le Hamas se tourne vers le monde arabe pour demander de l’aide, la vérité est que le monde arabe devrait se tourner vers le Hamas pour lui demander de s’aider lui-même : si le Hamas stoppe sa violence, il n’aura pas besoin de demander d’aide. Tout reviendra à la normale. Les passages seront ouverts, la vie économique fleurira et la reconstruction démarrera.
Ftouh Souhail, Tunis
drzz-info
Kadhafi plante sa tente à Rome…et il se souvient des juifs !
Le leader libyen Mouammar Kadhafi, accompagné d'une délégation de plusieurs centaines de personnes, a entamé sa première visite en Italie, ce mercredi 10 juin. Il a planté sa traditionnelle tente bédouine dans les jardins de la Villa Doria Pamphli de Rome, a précisé l'AFP. Lors de cette visite de trois jours, Kadhafi aura des entretiens avec des responsables du gouvernement italien, participera à une rencontre avec des étudiants de l'Université La Sapienza, et aura des discussions de réconciliation avec les responsables de la communauté juive libyenne de Rome. Le guide libyen a également demandé à l'Italie d'organiser une rencontre avec sept cents femmes.
L'agence Ansa a cité l'un des porte-parole du ministère italien des Affaires étrangères affirmant que cette visite avait été rendue possible par suite du renforcement des liens entre l'Italie et la Libye aux termes du traité d'amitié et de coopération signé en 2008. Par ailleurs, le ministre libyen des Affaires étrangères Mussa Kussa a rencontré ses homologues italien et maltais, mardi 9 juin à Rome, pour élaborer un plan conjoint de lutte contre l'immigration clandestine.
Drôle de prise de conscience , le leader libyen Mouammar Kadhafi a demandé à ce que soit organisée une rencontre de « réconciliation » avec les responsables de la communauté juive libyenne à Rome lors de cette visite historique en Italie cette semaine, a fait savoir la presse libyenne. Les Juifs expulsés de Libye en 1967 après la guerre israélo-arabe demandent la restitution des biens qui leur avaient été confisqués.
Les juifs libyens, comme ceux du reste de l'Afrique du nord, ont bien été mis à la mer par les pays arabes lorsqu’ils ont quitté leur maisons, lieux saints et cimetières. Leur sort a été ignoré par la communauté internationale. En 1948, il y avait trente-six mille Juifs vivant en Libye. Aujourd’hui, il n’y en a plus un seul. Au cours de la guerre de 1967 entre Israël et ses voisins arabes, la populace a envahi les rues en criant : « Edbah el Yahud » - Massacrez les Juifs ! Le gouvernement ordonna l’expulsion de tous les Juifs hors de Libye, où des familles avaient vécues durant des siècles. Ils saisirent leurs maisons et tous leurs biens. On leur donna un billet aller simple sans possibilité de retour.
Ftouh Souhail, Tunis
Lettre ouverte au Président Sarkozy
Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ
Monsieur le Président,
Nous sommes français et revenons d'Israël où nous vivons, mon épouse et moi-même, à Jérusalem, en travaillant dans une organisation caritative. Nous sentons dans ce pays une joie de vivre malgré le grave problème de sécurité et l'état de guerre continu que cette nation connait depuis sa création. Le terrorisme est à la porte et Israël est toujours prêt à faire la paix avec ses voisins... mais pas au détriment de sa sécurité. Chacun sait que les ennemis d'Israël et notamment l'Islam radical n'aspirent qu'à une chose, sa disparition pure et simple.
L'Europe et la France n'ont-elles pas intérêt à protéger du terrorisme et de l'opprobre générale cette seule démocratie existante au Moyen-Orient ? Nous savons combien notre Europe a été construite et édifiée durant des siècles sur de vraies valeurs dues à la culture judéo-chrétienne et combien le monde juif a été et demeure pour l'humanité une source de bénédiction sans égale. Pourquoi serions-nous assez fous pour laisser s'installer dans notre pays un état d'esprit déletère anti-juif ou anti-Israël, nous rappelant l'état d'esprit d'avant guerre, dès 1933 ?... Près de 70 ans après la Shoah, il semble que l'Europe n'ait plus de problème à laisser grandir en son sein un antisémitisme s'affichant à présent publiquement.
« Une liste anti-sioniste » d'un candidat français aux élections européennes : Voilà ce que nous voyons à notre porte, à Paris même. Non seulement l'Europe laisse se produire à Genève, lors de Durban II, un spectaculaire noyautage de l'expression des droits de l'homme, en permettant à des dictatures reconnues d'être à la tête d'instances démocratiques et à un homme tel que le chef de l'Iran de déverser sa haine d'Israël, mais elle permet à des députés d'être ouvertement antisémites.
Quel est le choix de la France dans ce contexte ? Il y a des lois établies dans notre pays contre cet esprit morbide de racisme et d'antisémitisme, mais voilà le constat :
- Un candidat français, comme « l'humoriste » Dieudonné, peut librement afficher sa haine d'Israël et des Juifs - sans réaction politique ou peu,
- Des organisations dites « pro-palestiniennes » comme CAPJPO-Euro-palestine peuvent librement saccager des centres commerciaux en France en détruisant des produits importés d'un pays ami, Israël - sans réaction policière,
- Des municipalités en France comme Ivry s/Seine peuvent nommer comme citoyen d'honneur un homme ayant du sang de civils israéliens sur les mains - sans réaction morale... Ce terroriste, Marwan Barghouti a été inculpé pour 21 chefs d'accusation au cours de 33 attentats et purge une peine de prison en Israël à perpétuité. Pourquoi veut-on honorer le terrorisme ?
Monsieur le Président, quelles sont les valeurs que nous transmettons à nos enfants ? Est-ce bien cela une démocratie à présent?... Elle permet d'accepter tout et le pire sous prétexte de tolérance ?
La Bible dit ceci : « Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal, qui changent les ténèbres en lumière et la lumière en ténèbres » (Esaïe 5 :20). L'Europe a été fondée sur les bases de la Bible dont le peuple juif a été le dépositaire. Aujourd'hui la haine d'Israël et du peuple juif reprend forme, nous rappelant trop d'événements gravissimes. Sommes-nous insensés pour ne pas comprendre les leçons de l'Histoire ?
Nous croyons en vous, Monsieur le Président, et avons voté pour vous. Nous savons que vous êtes un ami d'Israël. Nous avons cependant été attristés et même choqués de voir le Quai d'Orsay prendre position contre les déclarations des autorités israéliennes, lors du Jour de Jérusalem - le Premier Ministre Binyamin Netanyahu et le Président Shimon Pérès, proclamant avec le peuple israélien : "Jérusalem est la capitale d'Israël. Elle l'a toujours été, le restera pour toujours et ne sera jamais divisée". Comme l'a précisé le président, "Jérusalem n'a jamais été la capitale d'aucun autre Etat". Pourquoi le serait-elle pour des gens qui n'ont aucunement le désir de reconnaître un Etat juif ?...
S'opposer aussi clairement à l'aspiration sincère d'un peuple aussi démocratique que l'est Israël, n'est-ce pas, Monsieur le président, faire alliance avec ces forces obscures se disant « antisionistes » et permettre au bout du compte à ce que l'Europe connaisse à nouveau ce qu'elle a vécu au 20e siècle avec le Nazisme - un régime anti-démocratique et dictatorial animé par la haine d'Israël et des Juifs ?...
Vous remerciant de votre écoute que je crois vraie, recevez Monsieur le Président, l'expression de nos salutations sincères et respectueuses,
Pasteur Gérald Fruhinsholz
le 28 mai 2009
- Copie à Monsieur l'Ambassadeur Daniel Shek, de l'Ambassade d'Israël à Paris
Le concept de "pogrom médiatique"
Par Shmuel Trigano
Le concept de « pogrom médiatique », malgré sa tonalité critique virulente, pourrait bien avoir une valeur heuristique intéressante pour comprendre certains des effets de la guerre de Gaza sur les pays d’Europe de l’Ouest et tout spécialement la société française. Il ne faudrait bien sûr pas l’entendre dans sa portée idéologique mais sociologique.A quoi a-t-on assisté en effet avec la guerre de Gaza, comme avec la précédente guerre du Liban, ou la deuxième Intifada, sinon à un épisode d’extrême violence symbolique envers Israël, particulièrement effervescent par son émotionnalité, la virulence radicale de la condamnation, la stigmatisation, l’unanimité étrange d’un bout à l’autre du spectre politique ? Le pogrom était un bref embrasement d’une population qui dévastait le quartier juif et tuait les Juifs. Point n’est le cas, heureusement mais, de fait, les Juifs se sentent déshonorés, méprisés, abandonnés, exclus, isolés dans leur environnement. Comme s’ils avaient été roués de coups réels. Ils le sont, certes, d’une certaine façon, par les agressions dont ils ont été la cible. Le passage du symbole à l’acte s’est produit à travers de grandes et violentes manifestations, répétitives, organisées selon un plan manifestement prémédité d’envergure nationale, visant à créer une atmosphère d’émeutes. Des actes d’agression ont été perpétrés contre des Juifs mais c’est surtout leur personne symbolique qui a reçu des coups. La dignité et l’image de soi font aussi partie de la personne humaine qui n’est pas seulement corporelle. C’est elle qui a été la cible du pogrom médiatique. Et les traits qui l’ont frappée sont d’un genre unique. La morale et l’humanitarisme ont été fourbis comme des armes. Propres. Morales. Totales. Le discours de la cruauté d’Israël, mis en scène par le Hamas et les télévisions arabes, a été asséné soir et matin en crescendo de l’appel fébrile à sauver un peuple d’un génocide. A Gaza il n’y avait qu’une armée d’enfants, des hôpitaux, des réserves de vivres, des centrales électriques...
Nous touchons là à l’essence de la violence perpétrée sur la personne d’Israël. Elle est vertueuse ! Plus le souci des « enfants » et des « civils » est « disproportionné », plus fort et radical est le coup (symbolique) porté. Plus Israël est stigmatisé et diabolisé. Pour des motifs humanitaires ! Le coup est ainsi moral et « clean » car il frappe « à côté ».. L’iconisation quasi religieuse des enfants victimes vise à la déshumanisation des Juifs. Les téléspectateurs savent tout de telle ou telle famille palestinienne dont on leur raconte l’histoire humaine, très humaine. Ils savent tout des blessés, des enfants. Mais rien des individus israéliens, de leurs enfants, de leurs femmes, de leurs blessés. On ne voit sur les écrans que des tanks, des soldats, une armée. La société israélienne n’existe pas dans le regard des médias.Ce souci « humanitaire » s’inscrit très bien dans la perspective idéologique plus vaste qui sacralise la mémoire des Juifs morts au moment où l’on accable les Juifs vivants. On aura remarqué qu’au moment même où ils traînaient dans la boue Israël, sa cruauté, son racisme, les journalistes ont dûment condamné le pape pour avoir reconnu un évêque négationniste...Israël est sur la sellette mais il est clair que le traitement « disproportionné » dont il est l’objet concerne le Juif que l’on cible en lui, de façon détournée. Quel pays au monde s’attire en effet cette furie planétaire ? C’est une guerre de religion qui est ici à l’oeuvre et l’Europe s’y inscrit ouvrant la boite de Pandore de bouleversements qui la submergeront.La question juive est de retour, de façon inédite. Les événements consécutifs à Gaza, notamment en France, rééditent les troubles qui ont accompagné la deuxième Intifada. La récurrence du même phénomène confirme que la crise d’alors n’était point passagère. Cependant, aujourd’hui, on est en droit de se poser la question de savoir où elle conduit. Un pogrom symbolique est en soi sans grande gravité concrète, si ce n’est la déstabilisation et l’égarement des Juifs d’Europe. Il n’y a pas mort d’homme (sauf qu’il peut donner lieu à la tragédie d’un Ilan Halimi ou d’un Sébastien Sellam) mais mort d’images. Le pogrom symbolique recèle en lui la potentialité de développements graves. Il peut être la première étape de voies de fait, elles, bien réelles. Un mouvement social (et l’antisémitisme en est un) commence par une fiction (la cause palestinienne), qui substitue un objectif imaginaire à une réalité insupportable (les problèmes du monde arabe et des musulmans d’Europe). Puis cette fiction donne naissance à une mentalité qui prend le but substitué pour slogan, pour devenir un emblème autour duquel un nouvel ordre se structure et une organisation qui lui est dévouée apparaît. Aujourd’hui, la porte est ouverte à la troisième étape, celle de la cristallisation, avec la constitution d’une organisation quelconque qui pourra partir à l’assaut de sa cible. Nous entrons dans une phase dangereuse. La question est très concrète : à quand la prochaine explosion collective contre Israël ? Le prochain pogrom médiatique ? Et avec quelles conséquences concrètes sur la personne physique des Juifs ou d’Israël, dans l’arène planétaire ?
Les parias magnifiques
par Shmuel Trigano
La guerre de Gaza et son impact sur l’opinion publique donne à voir avec un réalisme terrifiant ce que le monde a dans l’âme quand il pense à Israël et au peuple juif. L’attitude de la « communauté internationale » est particulièrement significative, à ce propos. Une cécité totale à la réalité de la situation s’accompagne d’un « souci humanitaire » qui ne s’est que très rarement exercé durant le calvaire des Israéliens ( 7 ans de tirs de missiles sur le sud d’Israël et la progression inquiétante de ce canardage vers les centres vitaux du pays, la constitution d’un pouvoir totalitaire, de style fasciste, promoteur de haine et de mort, l’enrôlement et l’embrigadement de toute une population au service de la politique impérialiste de l’Iran intégriste sur toute la région et la haine permanente).
La décision de cessez le feu du Conseil de sécurité fut très significative de l’état d’esprit ambiant envers Israël. Si l’on observe bien l’histoire du conflit israélo-arabe, on constate que toutes les victoires militaires d’Israel, remportées contre des agressions arabes, ont été annulées par la politique des puissances et notamment l’ONU, j’ajouterais tout spécialement la France. Ces victoires auraient pu à chaque fois constituer un point final du conflit, obligeant les Etats arabes à assumer la défaite de leur ambition exterminatrice à l’égard d’Israël, comme celà se passe dans tout conflit. Bien au contraire, les puissances occidentales ont tout fait pour empécher une telle situation. Il fallait empécher « l’humiliation arabe » (rappelons qu’elle découle de l’existence d’Israël)...
Que laissait entrevoir la demande de cessez le feu dans l’opération de Gaza sinon la volonté qu’Israël accepte de rester la cible de son ennemi le plus implacable sans réagir, sinon, qu’Israël renonce à sa souveraineté politique pour confier son destin à un consortium onusien où le camp qui lui est ennemi occupe le haut du pavé et qui ne s’occupe du sort des Israéliens que lorsqu’il en a le temps ? Derrière ce décor de théatre décadent une perversité morale gigantesque est à l’oeuvre qui voue les Juifs à la condition de victimes éternelles. La « communauté internationale » veut-elle sauver le Hamas et lui redonner la possibilité de viser les centres vitaux d’Israël qu’elle ne s’y prendrait pas autrement.
Le souci humanitaire est un principe auquel il ne faut pas renoncer et tout montre qu’il est loin d’être absent de l’action israélienne mais il s’agit d’une guerre et pas d’une promenade. Si le Hamas a été « élu », c’est aussi parce que les Gazaouites font corps avec sa politique. Pourquoi n’en supporteraient-ils pas les conséquences désastreuses ? Pourquoi les populations civiles de tout coeur et de tout corps engagées dans la lutte contre « les Juifs » (c’est ainsi que les Israéliens sont appelés à Gaza) échapperaient-elles à leur responsabilité ? Seraient-ce parce qu’elles seraient par principe innocentes ? Personne n’évoque les « populations civiles » israéliennes, à croire que tout Israël est un camp militaire et qu’à Gaza, il n’y a que des civils. On ne voit d’ailleurs qu’eux à la T.V. Qui tirent les roquettes et les missiles ? Qui se demande pourquoi les cameramen palestiniens et arabes qui abreuvent le monde de scènes sanguinolentes n’ont jamais montré d’hommes en armes ?
Comment les médias occidentaux ont-ils pu gober, sans états d’âme, ce compte rendu manipulatoire, où le décompte des victimes est celui du Hamas ? Telle est la vraie question et le coeur du problème.
Il faut remarquer à nouveau que le syndrome qui s’est développé en France à l’occasion de la deuxième intifada est à l’oeuvre, quand le gouvernement Jospin a demandé aux Juifs de ne pas réagir aux 450 agressions dont ils étaient victimes « pour ne pas jeter de l’huile sur le feu »... Demande était faite alors aux Juifs français d’accuser le coup de l’agression envers eux en silence pour sauver « la paix publique ». C’est exactement ce que fut le syndrome munichois de l’opinion européenne face au régime nazi : apaiser l’agresseur en sacrifiant la victime. A la même époque, faisaient rage en Europe pourtant la compassion universelle pour les victimes de la Shoa et la célébration de leur mémoire. C’était une conjonction de contraires absolument nouvelle, mariant l’excellence morale des Juifs à leur déchéance sociale et politique.
Un profil nouveau du « Juif » se mit en place , à l’oeuvre en fait subrepticement depuis les années 1990 mais qui se confirme depuis lors de plus en plus et que je définirais, en me souvenant de la pensée de Georges Bataille, comme le profil du paria magnifique, c’est à dire la figure d’un homme révéré et célébré mais vivant dans la condition la plus misérable, dans l’exclusion quasi sacrée, au statut très bas. Prestige combiné à abaissement. Ces personnages ont existé dans toutes les sociétés, cristallisant à la fois le contraire de l’ordre social et symbolique et en même temps sa source la plus forte. C’est autour de leur condition abaissée que les sociétés se réunissent dans des périodes de crise pour se souvenir qu’elles sont humaines, par delà leurs conflits de pouvoir et de prestige. Or, pour que celà soit possible il faut impérativement que le paria magnifique reste au plus bas, en l’occurence qu’il renonce à sa souveraineté et à sa capacité de se défendre, qu’il continue à s’exposer passivement aux attaques de ses ennemis. C’est la condition de sa sacralité. Pourvu qu’il se conforme au rôle consensuel auquel il a été assigné : à la condition de victime, hier, aujourd’hui et demain.
Tel est le schéma psycho-symbolique qui porte la décision du Conseil de sécurité, un schéma que l’on retrouve à l’oeuvre dans beaucoup de formes culturelles, prépondérantes aujourd’hui, où le Juif est valorisé dans sa propre contrition, dans la haine de soi, dans l’aveu. Une partie du cinéma israélien, si célébré en Occident, s’inscrit dans ce créneau, condition du succès. Ce schéma, De Gaulle l’avait très bien exprimé avec sa sortie sur « le peuple sûr de lui et dominateur », assignant aux Juifs le rôle de la victime passive comme condition de la miséricorde européenne. « Un capital considérable d'intérêt et même de sympathie s'était accumulé en leur faveur, surtout, il faut bien le dire dans la Chrétienté; un capital qui était issu de l'immense souvenir du Testament, nourri par toutes les sources d'une magnifique liturgie, entretenu par la commisération qu'inspirait leur antique malheur et que poétisait, chez nous, la légende du Juif errant, accru par les abominables persécutions qu'ils avaient subies pendant la Deuxième Guerre mondiale... Si Israël est attaqué, lui dis-je alors en substance, nous ne le laisserons pas détruire, mais si vous attaquez, nous condamnerons votre initiative » .
Cette condition de « paria magnifique » a été vécue en France, dès la fin des années 1990, par quelques « intellectuels juifs ». Magnifiques, par principe, par leur activité et leur statut social mais exclus en douce de toutes les arènes du débat public et de la respectabilité intellectuelle, ramenés à leur origine « ethnique », comme la chose devint évidente durant la deuxième Intifada , pour annuler leur argument et surtout leur identité d’intellectuels. A moins que pour quelques rares individus, voire un unique intellectuel - en vertu non d’un droit mais d’un privilège - la fonction de conscience malheureuse et déchirée ne leur soit asignée sur tous les écrans et dans tous les journeaux. Cette configuration est tout à fait différente de celle qu’analysait Hannah Arendt pour la modernité quand elle remarquait que les intellectuels juifs, pour être admis dans la bonne société et le cercle intellectuel, avaient deux possibilités, celle de se comporter comme des parvenus , en trahissant, bien qu’avec une nostalgie inextinguible, leur appartenance au peuple juif, ou comme des parias, s’ils restaient fidèles à eux mêmes. Kafka, à ses yeux, fut le modèle du paria. Le monde devient de fait, aujourd’hui, kafkaïen pour les Juifs, accusés du crime que leurs ennemis commettent ou veulent commettre sur eux, sans que leur parole ne porte, sans que la foule en fureur ne prenne soin d’examiner les faits rationnellement et les responsabilités. Malgré son rang social, l’intellectuel juif se voit annulé dans sa fonction d’intellectuel et étiqueté, enfermé dans la case « communautaire », c’est à dire, dans l’esprit de tout le monde, « communautariste ».
Ce système de rapports ne fait en vérité qu’ajouter de l’huile sur le feu, car les transgresseurs sont exemptés de leur responsabilité et reçoivent un encouragement à leur comportement déviant. Mettre dos à dos Hamas et Israël, expliquer la violence par le « cycle de la violence » pour le Moyen Orient ou les « « conflits inter-communautaires » pour la France (c’est à nouveau le cas aujourd’hui), c’est choisir programmatiquement d’innocenter les coupables, en courant de surcroît le risque de les amalgamer avec leur « communauté », et d’accuser la victime d’être responsables de ce qui lui arrive. Il n’y a jamais eu d’agressions des Juifs contre des sites musulmans en France et Israël, qui s’est retiré de Gaza et a enduré durant 7 ans des tirs de missiles du Hamas sur son territoire sans riposter.
Il semble que personne n’ait encore compris que cette problématique se retourne inéluctablement contre la société qui s’en rend coupable, nationale ou internationale. Le déni, durant de nombreux mois, des actes antisémites des années 2000 annonçaient et légitimaient dans le principe les émeutes des banlieues françaises. Le même comportement aujourd’hui annonce d’autres événements graves dont toute la société française (et internationale) aura à pâtir.
Un cercle vicieux s’installe aussi indirectement qui ne peut que « jeter de l’huile sur le feu ». La célébration formelle de l’excellence de la figure (victimaire) des Juifs ( devoir de mémoire de la Shoah obllige !) ne peut que susciter jalousie et ressentiment chez leurs ennemis, dans un premier temps, qui appelle, dans un deuxième temps, la tentative des célébrateurs de « calmer » leur ressentiment en tentant de rétablir « l’équilibre » psycho-symbolique en abaissant encore plus la condition des Juifs, en les enchainant encore plus à leurs ennemis.
C’est un retour régressif à un passé révolu qui se produit ici. Il est possible que des Juifs soient prêts à endosser à nouveau les habits de la victime désignée – ces personnalités se produisent même sur toutes les scènes (et pour cause) – mais il ne faut pas négliger la révolution mentale qui s’est produite il y a 60 ans dans la conscience juive : le sionisme, projet de libération du Juif qui se propose d’ériger le peuple paria en sujet souverain de l’histoire. La mauvaise foi planétaire se brisera sur cette nouvelle donne.
CONTROVERSES © 2006 - 2009
Négationnisme palestinien: L’Etat juif, c’est comme les chambres à gaz, ça n’a jamais existé
La chose ne devrait pas surprendre, venant d'un dirigeant politique dont le passé négationniste est avéré. Rappelons, en effet, qu'il a soutenu, "en 1980, au Collège oriental de Moscou, une thèse de doctorat sur les « relations secrètes entre le mouvement sioniste et les dirigeants de l’Allemagne nazie ». [...] Il y soutient [...] que des dirigeants du mouvement sioniste ont collaboré avec les nazis lors de la Seconde Guerre mondiale pour augmenter le nombre de victimes juives et ainsi pousser la communauté internationale à soutenir la création de l’État d’Israël." [*]. (Menahem Macina).
28/04/2009
[*] Citation extraite du site de Radio Canada.
28/04/09
Les Palestiniens n’ont pas encore d’Etat, mais ils entendent dicter à un peuple qui, lui, en a un, la manière dont il doit se désigner.
Je n’invente rien. C’est Monsieur Mahmoud Abbas lui-même, le dirigeant "modéré" des Palestiniens, qui le dit, à propos de l’Etat d’Israël, avec lequel il est censé devoir coexister.
A en croire Le Nouvel Observateur, au cours d’une allocution prononcée à Ramallah, le 27 avril, le président palestinien aurait réagi à l’exigence de Benjamin Netanyahu d’une reconnaissance, par l'Autorité palestinienne, du caractère juif de l'Etat hébreu, par ces mots :
« Etat juif, c'est quoi ça ? Vous pouvez vous faire appeler comme ça vous plaît, mais moi je ne l'accepte pas et je le dis publiquement ».
Or donc, Monsieur Abbas supporte (à la rigueur) que l’on parle d’Israël et d’Israéliens, mais, nous voilà prévenus, il ne considérera jamais cet Etat comme "juif".
En bonne logique, on devrait s’attendre à ce qu’il s’abstienne ostensiblement de parler d’Etat français, allemand, italien, etc. Seules seraient donc décentes, à ses yeux, les appellations d’"Etat de France", "Etat d’Allemagne", "Etat d’Italie", etc.
Pour autant que je sache, personne n’est choqué d’entendre parler des Français, des Allemands, des Italiens, etc. En effet, il est notoire que les citoyens d’un pays sont désignés par l’épithète correspondant au nom de leur patrie. C’est d’ailleurs un usage multimillénaire et universel.
Pourquoi, dans ces conditions, les Juifs, dont Israël est l’Etat, seraient-ils les seuls citoyens au monde à n’avoir point le droit de donner à leur Etat le nom du peuple qu’ensemble, ils constituent?
Il faut se souvenir que, depuis qu’ils sont dispersés dans le monde, les descendants des tribus issues d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, sont appelés "Juifs". L’étymologie de ce nom le prouve sans l’ombre d’un doute. Il a été formé d’après le nom du territoire géographique où vivait le peuple hébreu, et qui fut appelé romains Iudaea (Judée) par les conquérants romains. Des milliers de textes anciens attestent les termes Iudaea et Iudaei, eux-mêmes traduits littéralement de l’hébreu "Yehudah" (Judée) et "Yehudim" (Juifs).
Même après leur émancipation par la Révolution française, on continua d’appeler "Juifs" les descendants de ce peuple.
Passons rapidement sur le tragique témoignage de l’étoile, frappée du mot Iude – Juif, que les membres de ce peuple de "sous-hommes" devaient coudre sur leurs vêtements, durant l’occupation nazie de l’Europe.
Enfin, suprême ironie de situation, de nos jours, la "rue palestinienne" n’utilise que rarement le terme d’"Israéliens" pour désigner les citoyens de l’Etat "usurpateur" de la Palestine, mais celui de "Yahoud", nom collectif arabe qui signifie précisément "Juif". Il suffit, pour s’en convaincre, d’écouter les radios arabes, ou d’entendre, dans les territoires dits "occupés", le ton ironique, méprisant, ou rageur, sur lequel est éructé ce terme honni.
La haine et la rancœur que nourrissent les musulmans envers les Juifs, sont d’autant plus inexpiables qu’elles figurent en lettres de feu dans le livre le plus sacré et le plus normatif de l’islam, le Coran.
Si Mahomet fut prophète, c’est par la lucidité supranaturelle de sa perception des Juifs. Il les a trop fréquentés, dans son désir ardent de leur faire accepter la soumission musulmane, sa prédication s’est trop brisée contre le mur de bronze de leur foi indéfectible, pour qu’il ait pu nourrir quelque illusion à leur propos. Ayant réalisé que ce peuple n’abjurerait jamais ses croyances ; qu’il resterait irréductible jusqu’à la fin des temps ; qu’il constituerait le seul obstacle insurmontable face à son rêve d’hégémonie mondiale de l’islam ; il l’anathématisa et lui prédisit non seulement le massacre, mais les flammes de l’enfer.
Sachant que, pour les musulmans fondamentalistes, le Coran est la Parole de Dieu qui s’accomplit à la lettre, et que la religion juive y est décrite comme le type même de la mauvaise et fausse croyance, il ne faut pas s’étonner de la haine sacrée qu’elle inspire aux fidèles de l’islam. Véhiculé et amplifié par une tradition inlassablement prêchée dans les mosquées et omniprésente dans la culture musulmane, l’antisémitisme fait non seulement partie intégrante de la psyché des musulmans intégristes, mais elle a également contaminé les moins religieux d’entre eux, rendant inexpiable le conflit politique entre Israéliens et Palestiniens.
Mahmoud Abbas n’a rien d’un fanatique religieux. C’est un musulman éclairé et cultivé. Sa répulsion à l’idée même qu’Israël soit l’Etat des Juifs, n’en est que plus typique du caractère pathologique de ce nouvel/ancien négationnisme. Cette obsession mortifère est si profondément enkystée dans les profondeurs du subconscient - peuplé d’archétypes obscurantistes nés en Arabie au septième siècle de notre ère – d’une grande partie du monde musulman, qu’elle empêche ceux qui en sont atteints de voir autre chose que des descendants d’Occidentaux prédateurs, dans ces Juifs venus faire revivre leur patrie d’antan qui a eu l’infortune de devenir "terre d’islam". On sait, en effet, que les "infidèles" qui ont eu l’audace de prendre possession ne serait-ce que d’une parcelle du "dar al islam" sont en butte à une guerre incessante, qui ne prendra fin qu’avec leur expulsion, ou leur extermination.
Telles sont les prémisses de la "solution à deux Etats", dont l’un a usurpé le nom biblique latinisé de "Palestinien" et revendique la terre et la capitale de l’autre, auquel il refuse même le droit de se donner le nom de "Juif".
Menahem Macina
© upjf.org
Mis en ligne le 28 avril 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org
Transmis par Victor Pérez
-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-
Fabriquer des victimes : un business lucratif
Wall Street Journal - Mars 2009
Noonie Darwish
Des donateurs internationaux ont investi 4.5 milliards de dollars pour l’aide à Gaza ce mois-ci. J’ai été très peinée d’assister à la dégradation de la situation humanitaire ces dernières années dans cette bande de terre étroite où j’ai passé mon enfance dans les années 1950.
Les médias attribuent systématiquement le déclin de Gaza aux actions militaires et économiques israéliennes contre le Hamas. C’est une analyse myope qui ignore le problème d’origine qui en est la base : 60 ans de politique arabe ont cimenté le statut du peuple palestinien en réfugiés sans terre pour utiliser leur souffrance comme arme anti-israélienne.
Enfant à Gaza, j’ai été personnellement victime des prémices de cette politique. L’Egypte, qui administrait alors ce territoire, a mené des opérations de guérilla contre Israël à partir de Gaza. Mon père commandait ces opérations, perpétrées par les fedayin palestiniens (c’est le terme arabe pour « sacrifier sa vie ») et déjà Gaza était le front du Djihad arabe contre Israël. Mon père fut assassiné par les forces israéliennes en 1956. Ces mêmes années, la Ligue arabe a lancé sa politique des réfugiés palestiniens. Les pays arabes ont mis en œuvre des lois visant à rendre impossible l’intégration des réfugiés palestiniens de la guerre de 1948 menée contre Israël. A tel point que les descendants de ces réfugiés palestiniens, nés dans d’autres pays arabes où ils ont passé toute leur vie n’ont jamais pu obtenir un passeport de ce pays. Même mariés à un citoyen d’un pays arabe, ils ne peuvent devenir citoyens du pays de leur conjoint/e.
Ils resteront « Palestiniens » même sans avoir jamais mis un seul pied en Judée-Samarie ou à Gaza. Cette politique contraignant à l’identité palestinienne pour l’éternité en les condamnant à une vie misérable en camp de réfugiés a été conçue pour perpétuer et exacerber la crise des réfugiés palestiniens.
Il en est de même pour la surpopulation de Gaza. L’UNWRA, soutenue politiquement par les pays arabes, encourage le taux de natalité en récompensant les familles nombreuses.
Yasser Arafat avait coutume de dire : « nos meilleures armes sont le ventre de nos femmes » !
Les pays arabes font pression pour que le maximum de Palestiniens soient enregistrés sous le statut de « réfugiés ». Il en résulte que près d’un tiers des Palestiniens de Gaza vit encore dans des camps de transit.
Depuis 60 ans, les Palestiniens ont été utilisés et abusés par les régimes arabes comme par les terroristes palestiniens pour combattre contre Israël.
Maintenant, c’est l’organisation islamiste terroriste Hamas –soutenue par l’Iran- qui utilise et abuse les Palestiniens avec le même objectif. Alors que les leaders du Hamas se cachaient dans les bunkers et tunnels, qu’ils avaient soigneusement préparés avant de provoquer Israël en l’attaquant, les civils palestiniens étaient, eux, exposés en première ligne de mire aux feux croisés entre le Hamas et les soldats israéliens.
Résultat de 60 années de cette politique arabe, Gaza est devenue un camp-prison pour 1.5 millions de Palestiniens. Tant Israël que l’Egypte redoutent les infiltrations terroristes de Gaza, notamment depuis la prise de pouvoir du Hamas, et maintiennent des liens étroits pour un contrôle serré de leur frontière commune avec Gaza.
Les Palestiniens continuent d’endurer des épreuves parce que Gaza continue de servir de rampe de lancement pour lancer des attaques terroristes contre les citoyens israéliens. Ces attaques orchestrées par le Hamas prennent la forme de missiles pointés indifféremment sur des jardins d’enfants, des maisons ou des entreprises.
Et le Hamas continue ses attaques 2 années après le retrait de Gaza qui était supposé conduire au processus de construction d’un Etat palestinien et devait induire une solution pacifique au conflit israélo-palestinien. Il n’y avait aucun signe de « cycle de violence » alors, aucune justification pour autre chose que la paix et la prospérité. Mais à la place, le Hamas a choisi le Djihad islamique. L’espoir des Gazaouis et des Israéliens s’est transformé en misère pour les Palestiniens et en missiles pour les Israéliens.
Le Hamas, mandataire de l’Iran, est devenu un danger non seulement pour Israël, mais pour les Palestiniens comme pour leurs voisins arabes d’autres Etats, qui craignent que l’étendue de l’Islam radical ne déstabilise leurs pays.
Les Arabes clament leur soutien et leur passion pour le peuple palestinien, mais ils semblent plus intéressés à leur sacrifice ! S’ils aimaient vraiment leurs parents palestiniens, ils feraient pression sur le Hamas pour qu’il cesse de tirer des missiles contre Israël. Sur un plus long terme, le monde arabe doit mettre un terme au statut de réfugié des Palestiniens et par conséquent à leur désir de nuire à Israël. Il serait temps que les 22 pays arabes ouvrent leurs frontières et absorbent les Palestiniens de Gaza qui souhaitent refaire leur vie. Il est temps que le monde arabe aide réellement les Palestiniens plutôt qu’il ne les utilise…
Noonie Darwish, élevée à Gaza puis au Caire, vient de publier « Punition cruelle et usuelle » ("Cruel and Usual Punishment," Thomas Nelson, 2009)