Antisémitisme et antisionisme

Statistiques, données factuelles sur l’aide humanitaire         israélienne transférées à Gaza


• En 2009, plus de 738 000 tonnes de nourriture et de fournitures sont entrées à Gaza. Des photos dans les journaux locaux montrent les marchés locaux avec des fruits, des légumes, des fromages, des épices, du pain et de la viande en abondance, pour nourrir 1,4 millions habitants de Gaza. Le montant total de l'aide transférée à Gaza par Israël en 2009 a augmenté de 180%, par rapport au montant transféré en 2008.[18]

• De janvier au 8 mai 2010, 230 690 tonnes d'aide humanitaire étaient transférées à Gaza par Israël, en empruntant les carrefours de marchandises entre Israël et Gaza, dont du matériel médical, du lait en poudre et de la nourriture pour bébé, de la viande, du poulet, du poisson, des céréales, des légumes, de l'huile, de la farine, du sel, du sucre, des légumes frais et des produits laitiers ainsi que de la nourriture pour animaux, des produits d'hygiène et des vêtements.[19]

• Au moment des fêtes, Israël augmente les transferts. Durant les fêtes musulmanes comme le ramadan et Eid al-Adha, Israël a expédié 11 000 têtes de bétail à Gaza.

 2. Maintenir une aide médicale pour tous les nécessiteux

Le Couloir médical :

•  En 2009 seulement, 10 544 patients et leurs accompagnateurs ont quitté la Bande de Gaza pour se faire soigner en Israël. Par ailleurs, il y a eu 382 évacuations d'urgence de Gaza pour des raisons médicales. 

•  L'Organisation Médicale d'Hadassah à Jérusalem a fait un don de 3 millions de dollars par an en aide pour soigner les Palestiniens en Israël.

•  Par crainte d'une déclaration de la grippe aviaire, trois hôpitaux israéliens ont été affectés pour soigner des cas dans la Bande de Gaza, et 44 500 vaccins ont été transférés à la Bande de Gaza. 

• Depuis 2005, les Palestiniens ont exploité les structures médicales plus de 20 fois pour exécuter des attaques terroristes.

Equipement médical :

• En 2009, quelque 4 883 tonnes d'équipement médical et de médicaments sont entrés à Gaza.

•  Au cours du premier trimestre 2010, Israël a expédié 152 camions de fournitures médicales et d'équipement à Gaza.  

• En 2009, Israël a coordonné le transfert de fournitures médicales pour les personnes handicapées y compris des chaises roulantes, des béquilles et des trousses de premier secours. Le matériel supplémentaire expédié à Gaza inclut des moniteurs cardiaques, des sondes gastriques pour bébés, de l'équipement dentaire, des livres médicaux, du matériel d'urgence pour ambulance, des membres artificiels et des sacs de couchage pour nourrissons.

 4. La qualité de vie à Gaza  

• L'espérance de vie prévue dans la Bande de Gaza (2010) atteint une moyenne de 73,86 ans, supérieure à celle en Estonie, Malaisie, Jamaïque et Bulgarie. 

• Le taux de mortalité infantile à Gaza est de 17,71 pour 1000, soit meilleure qu'en Chine, Jordanie, qu'au Liban et en Thaïlande.

Écoles :

• Israël transfère du matériel scolaire fourni par l'UNRWA (l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient) y compris des blocs notes, des cartables, des outils pour écrire et des livres scolaires. 

• Actuellement, Israël coordonne le transfert de 200 000 ordinateurs portables pour les enfants scolarisés à Gaza. 

•  Au cours du premier trimestre 2010, Israël a transféré 250 camions chargés de matériel pour la colonie de vacances de l'UNRWA, y compris du matériel artisanal, des piscines, des jouets gonflables, des machines à glace, des instruments de musique, des vêtements, des équipements sportifs.

3. Construire pour l'avenir : infrastructure et aide économique

Matériel de construction :

• Alors que l'importation du ciment et du fer a été interdite à Gaza, ces derniers étant utilisés par le Hamas pour mouler des roquettes et des bunkers, des importations contrôlées de camions chargés de ciment, de fer et de matériel de construction tel que le bois et des fenêtres sont régulièrement coordonnées avec des parties internationales. Déjà, au cours du premier trimestre de 2010, 23 tonnes de fer et 25 tonnes de ciment ont été transférées à la Bande de Gaza.

• Le 13 mai 2010, Israël a autorisé près de 39 tonnes de matériel de construction à Gaza pour aider à reconstruire un hôpital endommagé. Le matériel de construction pour l'hôpital d'al Qods a été transféré après des mesures de précaution sur place et après que des assurances françaises ont assuré que le matériel de construction ne sera pas utilisé à d'autres fins. 

• Le 24 mai 2010, Israël a ouvert le carrefour de Kerem à 97 camions chargés d'aide et de marchandises, dont 6 camions transportant 250 tonnes de ciment et un camion chargé de cinq tonnes de fer pour des projets réalisés et gérés par l'UNRWA.

Électricité :

• Tel que l'indique un rapport de l'ONU datant du mois de mai 2010, 120 mégawatts de l'alimentation électrique (plus de 70 pour cent) de la Bande de Gaza vient de la grille électrique israélienne, alors que 17 mégawatts viennent de l'Egypte et 30 sont produits par la centrale électrique de la ville de Gaza. Depuis le mois de janvier 2010, il y a eu une détérioration de l'alimentation électrique dans la Bande de Gaza puisque le régime du Hamas refuse d'acheter du combustible pour faire fonctionner la centrale électrique de la ville de Gaza.   

• Au cours de l'année 2009, Israël a transféré 41 camions de matériel pour la maintenance de la grille électrique de Gaza. 

• Israël facilité le transfert de combustible par la frontière, et maintient que le détournement du combustible des générateurs électriques nationaux pour d'autres fins est la décision du Hamas seul. Plus de 133 millions de litres de combustible sont entrés à Gaza par Israël au cours des 18 derniers mois.

Eaux d'égout :

• Au cours du premier trimestre 2010, les Nations Unies ont coordonné avec Israël le transfert de matériel pour que l'UNRWA mette à niveau la station de pompage des eaux d'égout. En 2009, 127 camions contenant plus de 3 000 tonnes d'hypochlorite sont entrés dans la Bande de Gaza pour purifier l'eau. Par ailleurs, 48 camions de matériel pour améliorer l'infrastructure sanitaire ont causé une baisse conséquente des niveaux des déchets dans l'usine de Beit Lahya.

 Économie :

• Les principales exportations de Gaza sont des fleurs coupées et des agrumes, avec des partenaires commerciaux comme Israël, l'Égypte et la Cisjordanie. Au cours de 2009, 7,5 millions de tonnes de fleurs et 54 tonnes de fraises ont été exportées de Gaza avec la coopération israélienne.

• En 2009, 1,1 milliards de shekels (près de 250 millions de dollars) ont été transférés à la Bande de Gaza pour l'activité continue des organisations internationales et pour payer les salaires des fonctionnaires de l'Autorité Palestinienne. 

•  

 

 Références 

[1] “LIVE: Israeli raid on Gaza flotilla,” BBC, May 31, 2010, http://news.bbc.co.uk/2/hi/middle_east/10196585.stm

[2] Ravid, Barak, “Barak: Organizers of Gaza flotilla to blame for deadly clashes,” Haaretz, May 31, 2010, http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/barak-organizers-of-gaza-flotilla-to-blame-for-deadly-clashes-1.293187

[3] Katz, Yaakov and JPost.com Staff, “At least 10 activists dead, dozens hurt in flotilla clashes,” The Jerusalem Post, May 31, 2010, http://www.jpost.com/Israel/Article.aspx?id=176970

[4] “LIVE: Israeli raid on Gaza flotilla,” BBC, May 31, 2010, http://news.bbc.co.uk/2/hi/middle_east/10196585.stm

[5] “IDF forces met with pre-planned violence when attempting to board flotilla,” Israel Ministry of Foreign Affairs, May 31, 2010, http://www.mfa.gov.il/MFA/Government/Communiques/2010/Israel_Navy_warns_flotilla_31-May-2010.htm; BBC telephone interview May 31, 2010

[6] "Israeli-Palestine Negotiations," Israel Ministry of Foreign Affairs, Sept. 7, 2003, http://tinyurl.com/67w5e; "Israel's Disengagement Plan: Renewing the Peace Process," Israel Ministry of Foreign Affairs, April 20, 2005,http://tinyurl.com/9f3e7

[7] “Hamas Coup in Gaza, ” The International Institute for Strategic Studies Web site, June 2007,http://www.iiss.org/publications/strategic-comments/past-issues/v

olume-13---2007/volume-13--issue-5--june-2007/hamas-coup-in-gaza; “Hamas takes full control of Gaza,” BBC, June 15, 2007, http://news.bbc.co.uk/2/hi/middle_east/6755299.stm

[8] IDF Spokesperson’s Unit communiqué, Jan. 3, 2009.

[9] Zippori, Michal, “Convoy of ships heads to Gaza in attempt to break blockade,” CNN, March 27, 2010,http://edition.cnn.com/2010/WORLD/meast/05/27/gaza.aid.convoy/index.html

[10] “MFA legal expert Sarah Weiss Maudi on the legal aspects of Gaza aid,” Israel Ministry of Foreign Affairs, May 26, 2010, http://www.mfa.gov.il/MFA/HumanitarianAid/Palestinians/Legal_aspects_Gaza_aid_26-May-2010.htm

[11] Communication with the IDF Spokespersons Office and The Israel Project, May 31, 2010; “IDF forces met with pre-planned violence when attempting to board flotilla,” Israel Ministry of Foreign Affairs, May 30, 2010, http://www.mfa.gov.il/MFA/Government/Communiques/2010/Israel_Navy_warns_flotilla_31-May-2010.htm

“MFA Spokesman on Gaza flotilla,” Israel Ministry of Foreign Affairs, May 24, 2010,http://www.mfa.gov.il/MFA/HumanitarianAid/Palestinians/MFA_Spokesman_Gaza_flotilla_24-May-2010.htm

[12] “IDF forces met with pre-planned violence when attempting to board flotilla,” Israel Ministry of Foreign Affairs, May 31, 2010, http://www.mfa.gov.il/MFA/Government/Communiques/2010/Israel_Navy_warns_flotilla_31-May-2010.htm

[13] Statement by Mark Regev, Israeli Government Spokesperson, May 27, 2010.

[14] “IDF forces met with pre-planned violence when attempting to board flotilla,” Israel Ministry of Foreign Affairs, May 31, 2010, http://www.mfa.gov.il/MFA/Government/Communiques/2010/Israel_Navy_warns_flotilla_31-May-2010.htm

[15] Pfeffer, Anshel Issacharoff, Avi, The Associated Press and Reuters, “At least 10 activists killed in Israel Navy clashes onboard Gaza aid flotilla,” Haaretz, May 31, 2010, http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/at-least-10-activists-killed-in-israel-navy-clashes-onboard-gaza-aid-flotilla-1.293089

[16] “IDF forces met with pre-planned violence when attempting to board flotilla,” Israel Ministry of Foreign Affairs, May 31, 2010, http://www.mfa.gov.il/MFA/Government/Communiques/2010/Israel_Navy_warns_flotilla_31-May-2010.htm

[17] Zippori, Michal, “Convoy of ships heads to Gaza in attempt to break blockade,” CNN, March 27, 2010, http://edition.cnn.com/2010/WORLD/meast/05/27/gaza.aid.convoy/index.html; The Free Gaza Movement Web site, http://www.freegaza.org/, accessed May 28, 2010

[18] “MFA legal expert Sarah Weiss Maudi on the legal aspects of Gaza aid,” Israel Ministry of Foreign Affairs, May 26, 2010, http://www.mfa.gov.il/MFA/HumanitarianAid/Palestinians/Legal_aspects_Gaza_aid_26-May-2010.htm

[19] “Humanitarian assistance to Gaza during the period of calm (June 19 - Dec 18, 2008),” Israel Ministry of Foreign Affairs, Dec. 26, 2008, http://tiny.cc/j6plg; “Humanitarian assistance to Gaza from 27 Feb 2008 escalation up to 19 June calm understanding,” Israel Ministry of Foreign Affairs, June 18, 2008, http://tiny.cc/01r1m; “Summary of Gaza humanitarian activity in 2009 presented to international organizations,” Israel Ministry of Foreign Affairs, Jan. 15, 2010, http://tiny.cc/0c7ef

[20] “Increased humanitarian aid to Gaza after IDF operation,” Israel Ministry of Foreign Affairs, May 8, 2010, http://tiny.cc/3gtug

 

 

Sauf indication contraire, toutes les informations proviennent du communiqué du Ministère israélien des Affaires étrangères ( daté du 25 mai 2010)  " Derrière les Titres : La bouée de sauvetage humanitaire israélienne à Gaza, "http://www.mfa.gov.il/MFA/About+the+Ministry/Behind+the+Headlines/Israeli_humanitarian_lifeline_Gaza_25-May-2010.htm

1. Aide humanitaire

Source :http://www.theisraelproject.org/

 

RAISON GARDER

 

Un groupe d’intellectuels et de personnalités se réclamant avec ostentation de leur appartenance juive pour gage de leur objectivité a pris l’initiative sélective d’un « Appel à la raison » auquel il entend assurer la plus large diffusion possible. En réalité, cet appel va à l’encontre de ses buts affichés : la démocratie, la moralité, la solidarité de la Diaspora, le souci du destin d’Israël. L’offensive politicienne qui le sous-tend est claire pour tout le monde. 

 

1) L’idée d’une paix imposée à Israël sous la pression, voire l’intervention de puissances, est un déni de la démocratie et du droit international, aux relents néo-colonialistes. Elle bafoue le libre choix des citoyens de la démocratie israélienne et constitue un dangereux précédent pour toutes les autres démocraties. 

 

2) Elle se repose sur un président américain qui échoue à faire face au défi mortel iranien et une Union européenne qui s’est globalement identifiée à la cause palestinienne. Israël est sous une menace d’extermination proférée par la République islamique d’Iran et ses satellites qui l’enserrent au nord, le Hezbollah, au sud, Gaza.

 

3) Alors que ces mêmes signataires font peser la responsabilité de l’impasse sur le seul Israël, toutes les enquêtes objectives montrent et démontrent que ni l’Autorité ni la société palestiniennes ne sont véritablement intéressées par une paix juste: 66,7% de cette population rejettent la création d’un État palestinien sur la base des frontières de 1967, 77,4 % rejettent l’idée que Jérusalem soit la capitale de deux États (sondage d’avril 2010 par l’Université Al Najah de Naplouse). La création d’un État palestinien sans la confirmation de la volonté de paix du monde arabe sans exception exposerait le territoire exigu d’Israël à une faiblesse stratégique fatale. 

 

4) L’«Appel à la raison » souffre d’amnésie : les accords d’Oslo ont conduit à une vague de terrorisme sans précédent, le retrait du Liban à l’installation du Hezbollah - et les garanties du Conseil de sécurité à ce propos sont un chiffon de papier -, le désengagement de Gaza a conduit au coup d’État du Hamas et à une pluie de missiles de plusieurs années. Demain « Jérusalem-Est » et l’État de Palestine seront-ils sous la coupe de ce dernier ? Les regrets des signataires de l’Appel ne serviront à rien...

 

5) La morale et l’honneur, la volonté de paix, ne sont l’apanage d’aucun camp. Ils sont un enjeu de chaque instant. Par ses motivations partisanes et partiales, cet « appel à la raison » contribue aux tentatives de boycott et de délégitimation qui visent l’État d’Israël, et il porte gravement préjudice à sa population. 

 

6) Devant les véritables menaces qui visent Israël dans son existence même et qui compromettent les chances d’une paix durable au Moyen-Orient nous entendons constituer un mouvement d’opinion véritablement médiateur au sein de l’Union européenne dont nous sommes les citoyens, qui se propose de défendre et d’illustrer la légitimité de l’État d’Israël dans le cadre d’une véritable paix, et de lutter contre l’antisémitisme qui s’y développe dangereusement. 

 

Nous appelons à signer en masse cette déclaration.

 

 

Premiers signataires : 

 

Jean Pierre Bensimon, professeur de sciences sociales, Raphaël Draï, professeur de sciences politiques et de droit, Judith Gachnochi, psychologue, Georges Gachnochi, psychiatre-psychanalyste, Nicolas Nahum, architecte, Georges Elia Sarfati, professeur des universités, linguiste et philosophe, Perrine Simon Nahum, chercheur au CNRS, historienne, Pierre-André Taguieff, directeur de recherche au CNRS, philosophe, politologue et historien des idées, Michèle Tribalat, démographe, Shmuel Trigano, professeur de sociologie politique, directeur de la revue "Controverses".

 

Hélas avec le temps apparait ce que j’écrivais déjà “ Barak s’est révélé être d’abord “Hussein” Obama “j’écrivais aussi qu’ Obama  aurait grugé le monde entier et se serait servi d’un principe du coran ( al   Taqqiya ) qui indique " qu’il est permis de se servir de tromperie  pour faire avancer l’Islam ".


Merci à Guy Millière pour ses analyses, merci à cet homme non juif qui n’a qu’une seule idée en tête la vérité la justice et le combat contre l’obscurentisme et la désinformation.


S Adato


C'EST PIRE QUE CE QUE JE PREVOYAIS

 

Par Guy  Millière  


Article sur Face Book- 13/04/10


 


Cela fait moins d’un an et demi qu’Obama est à la Maison Blanche. Je m’attendais à ce qu’il soit un homme dangereux et destructeur. J’ai expliqué longuement pourquoi. J’ai retracé son passé, décrit ses fréquentations douteuse où les escrocs voisinent avec les terroristes, les islamistes avec les antisémites. Je prévoyais qu’il se conduise très mal avec Israël et qu’il tienne des propos nauséabonds tes ceux qu’il a tenu dans son discours du Caire. Je prévoyais aussi qu’il dilapide des milliards de dollars et endette le pays. Je m’inquiétais de l’idolâtrie aveugle de ceux qui le traitaient comme une réincarnation de Jésus ou d’Elvis Presley, alors qu’il n’était ni l’un ni l’autre. 

Je ne m’attendais pas, je l’ai dit, et je le redis ici à ce qu’il se révèle dangereux et destructeur à ce point. Je comptais sur la solidité des institutions américaines, sur les principes de « surveillance et d’équilibre » qui, en général, permettent qu’un pouvoir en tempère et en modère un autre. Dans une situation où deux pouvoirs sur trois, l’exécutif et le législatif, sont aux mains d’extrémistes sans scrupules, les institutions sont fragilisées : on l’a vu de manière très claire lors des manœuvres, contorsions et contournements de procédure qui ont précédé le vote de la loi de « réforme du système de santé », qui n’a de « réforme du système de santé » que le nom. 

Je comptais sur un minimum d’éthique chez un certain nombre de représentants et de sénateurs démocrates pour s’opposer à des nominations trop marquées idéologiquement ou pour s’inquiéter de a façon dont le Président monopolise des dossiers sans même consulter le Congrès en nommant des « tsars » chargés de tous les dossiers possibles et imaginables, du « dialogue entre les religions (confié à une musulmane proche d’une organisation wahhabite, bien entendu) aux relations avec les syndicats. Il n’y a eu, pour l’heure ni opposition ni inquiétude, et, outre quarante tsars, Obama a pu nommer des gens aux attaches islamiques prononcées à des postes importants, touchant la sécurité nationale : Arif Alikhan et Kareem Shora. Il vient de nommer Rashad Hussain, l’un des avocats de Sami al Arian, convaincu d’avoir organisé le financement depuis les Etats-Unis de fonds pour le « djihad islamique palestinien », envoyé spécial des Etats-Unis auprès de l’Organisation de la Conférence Islamique, avec rang de ministre plénipotentiaire. 


Je comptais sur un réveil de la presse et des grands médias : celui-ci tarde à venir. Le seul bon signe de ce côté est que les ventes des grands magazines d’actualité, Newsweek et Time sont en chute libre, comme celles du New York Times. Du côté des télévisions, ce qui reste une autre bonne nouvelle, Foxnews est désormais, de très loin, la première chaîne du câble. Mais des nouvelles sont déformées outrageusement : des réunions de Tea Parties qui attirent trente mille personnes sont décrites comme ayant « quelques dizaines de participants » ou, plus grave, les Tea Parties sont présentées comme « racistes », quitte à ce que soient utilisés à cette fin de faux témoignages. Je ne parlerai pas, pour l’heure, de manipulation de l’opinion, mais je ne suis plus très loin de penser que ces mots seraient adéquats. 


Je ne m’étais pas penché de manière détaillée sur le profil psychologique d’Obama, ce qui est une erreur de ma part. Je n’étais pas le seul, il est vrai, à ne pas l’avoir fait. Je constate que, depuis quelques jours, des commentateurs se posent des questions à ce sujet. Anne Kornblut dans le Washington Post relate une récente rencontre avec des électeurs démocrates et explique, d’une manière très détaillée, l’inaptitude d’Obama à répondre des questions simples dès lors qu’il n’a pas son téléprompteur, mais aussi son aptitude à dire une chose et son contraire à quelques minutes d’intervalle. L’article du Washington Post en a suscité un autre dans le San Francisco Chronicle, un troisième dans le Wall Street Journal. Sur le site Pajamas media, Dans un texte appelé « President Weirdo » (Président bizarre), Roger Simon élargit la perspective, note d’autres incidents, et manifeste une profonde anxiété : Obama est sans doute un socialiste, dit-il, mais le problème est plus complexe, « cet homme a une inaptitude psychologique à gouverner ». « Il a été élu par des gens qui ne savaient presque rien de lui. Il est maintenant notre Président jusqu’en 2012 au moins. Je dois nous souhaiter bonne chance ». 


Je le dis ici : je partage l’anxiété de Roger Simon. J’aimerais ne pas la partager, et me dire que ce n’est qu’un mauvais moment à passer. Mais cela devient vraiment un très mauvais moment. Parce que j’aime les Etats-Unis, je ressens ce moment avec douleur. Parce que je sais que la puissance américaine est tout ce qui nous sépare, sur terre, du règne des barbares, je crains plus qu’il y a quelques mois que cette plaisanterie s’achève tragiquement. Parce que je vois le traitement subi par Israël de la part d’Obama, et que je vois que les gouvernements européens en profitent pour en rajouter, je suis partagé entre l’indignation et le dégoût. 

Le grand poète et écrivain canadien David Solway a publié, il y a quelques jours une lettre ouverte au peuple américain intitulée : « Qu’avez-vous fait ». Et le texte explique : comment avez-vous pu élire ce personnage et lui confier de telles responsabilités. « Vous allez en payer le prix. Mais vous ne serez pas seuls à payer, Et nous avons en ces conditions le droit de vous le dire, oui : qu’avez-vous fait ? ». 


Alors que j’achevais cet article, Obama a pris une décision qui a suscité l’extase dans toutes les rédactions européennes, mais qui a montré la justesse de l’interpellation de David Solway: un renoncement à la dissuasion nucléaire. Je cite le document officiel : « Les Etats-Unis renoncent à utiliser l’arme nucléaire contre des pays ne disposant pas officiellement d’armes nucléaires, même en cas d’attaque venant d’un de ces pays ». Je citerai là le commentaire à chaud de Rudy Giuliani : « Obama pense que nous pouvons tous nous tenir par la main béatement, chanter des chansons et brandir des symboles pacifistes. Il devrait s’apercevoir que la Corée du Nord et l’Iran ne sont pas prêtes à chanter avec lui ». Celui de Charles Krauthammer : « une décision ridicule ou relevant de la maladie mentale ». Quelle sera la décision suivante ? J’ai renoncé à tenter d’imaginer. 

Tandis que je rajoutais ce dernier paragraphe, j’ai appris une nouvelle décision : les scientifiques israéliens travaillant à la centrale de Dimona se voient désormais refuser tout visa d’entrée aux Etats-Unis. Voici quelques jours, Tariq Ramadan, lui, recevait un visa qui lui avait longtemps été refusé.




l’arrêt du jumelage de lycées entre Marseille et Haïfa


UNE INFORMATION PASSÉE SOUS SILENCE MAIS QU IL EST BON DE RELAYER LE PLUS LARGEMENT POSSIBLE ESSAYONS AUSSI DE TROUVER DES MOYENS D’ACTION ET DE RÉACTION

Il commence à être urgent de se mobiliser afin de dénoncer ces campagnes de haine organisées par la voyoucratie gauchiste.

Faudrat-il que nous en arrivions nous aussi à lancer des mots d’ordre afin de boycotter les produits d’origine des pays musulmans et par là boycotter également les commerçants musulmans.

Point, n’est besoin de copier ces actions sauvages hargneuses et pleine de cette haine propre à ce type d’organisateur, nous avons nous, une honorabilité ancestrale qui ne nous autorise pas ce type de méfait, cela n’empéche pas d’affirmer haut et fort notre solidarité avec nos frères israéliens.

Il est toutefois instrutif de voir comment il faut réussir ce genre d’opération la voyoucratie gauchiste nous donne la marche à suivre à l’adresse: 

”http://www.bds-info.ch/fr/?id=43”

Il est temps de commencer à prendre nos affaires en main et ne plus les laisser à d’autres, nous avons déjà payé pour savoir que l’aide extérieure n’est que jésuitisme. Nous avons affaire à un conglomérat de gropuscule bien entrainé qui se définnissent eux même :” Nous sommes des citoyens français qui travaillons en étroite coordination avec le Comité National Palestinien qui pilote la campagne BDS globale “.


Voila donc ci-dessous le rapport de cette association au ordres des palestiniens;


 

Boycott , 

une victoire provençale : l’arrêt du jumelage de lycées entre Marseille et Haïfa

 

 

Bravo à l’UJFP, aux syndicats d’enseignants et aux parents d’élèves qui ont obtenu l’annulation d’un jumelage entre un lycée de Marseille et un établissement scolaire de Haïfa. Ci-dessous le communiqué de l’Union Juive Française pour la Paix.

Communiqué de presse

Boycott , une victoire provençale : l’arrêt du jumelage de lycées entre Marseille et Haïfa

Une mission d’une quinzaine de personnes invitées, certains par le Conseil Régional, d’autres par le CRIF, s’est rendue du 9 au 12 novembre 2009 à Haïfa, afin de « réaffirmer les liens, d’échanger avec les partenaires de la Région et d’envisager le 

développement à venir des actions de coopération. Durant cette visite, des accords de jumelage ont été signés entre les lycées régionaux et des établissements d’Haïfa, une délégation du CRIF Marseille-Provence étant présente aux côtés de la délégation Régionale » . (délibération n°09-1547 du CR du 30 10 09)

En apprenant ce voyage, l’Union Juive Française Pour la Paix a interpellé Michel Vauzelle, le Président de la Région :

 sur l’utilisation d’une politique qui joue le clientélisme communautaire sioniste tout en prônant par ailleurs la laïcité et qui accepte que le CRIF l’embarque dans un voyage promotionnel d’Israël 

sur le choix de la Région de favoriser des accords de coopération avec un pays condamné dans le rapport Goldstone pour crimes de guerre pour un carnage perpétré il y a à peine un an à Gaza

 sur le choix de rester sourd à l’appel au boycott d’Israël de la part d’Israéliens et de la société civile palestinienne, notamment de Gaza , victime d’un blocus qui l’affame et qui empêche toute reconstruction, en particulier des 18 établissements scolaires démolis

 sur le fait d’entraîner des élèves d’un lycée dans cette aventure .

Aujourd’hui , l’Union juive française pour la paix - PACA se réjouit avec les parents d’élèves et les syndicats enseignants concernés de l’arrêt de ce jumelage scolaire.

L’UJFP souhaite que la coopération internationale de la Région se concentre plutôt sur l’aide à apporter aux lycéens et aux apprentis de Gaza et à leurs familles, et soutienne la campagne internationale de BDS (Boycott-désinvestissement-Sanctions) afin de libérer Gaza et la Cisjordanie du joug israélien et d’obliger le gouvernement israélien à suivre les résolutions internationales de l’ONU "

Union Juive Française pour la Paix (UJFP)

CAPJPO-EuroPalestine


publié le jeudi 11 février 2010 


Article imprimé à partir du site de 

l'Association CAPJPO-EuroPalestine; : http://www.europalestine.com

 

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Israël, s’il vous plait, disparaissez !


C’est une idée qui fait son chemin.

 Elle s’exprime désormais sans honte protégée par l’innocence apparente de son questionnement :

« et si la création de l’Etat d’Israël en 1948, par l’ONU, avait été une erreur ? »

« Si au lieu de réparer un crime, l’ONU avait contribué à en favoriser un autre ? »

 Depuis soixante ans, avec des succès inégaux, le projet de retirer cet Etat de la carte prend soudain une autre tournure.

 « S’il vous plait disparaissez pour notre plaisir ! Disparaissez pour apaiser la planète!

 Disparaissez pour que la terre retrouve son harmonie ! »

Tel est le message explicite ou murmuré ou bien encore subliminal  qui se dit se chuchote, s’écrit ou se pense dans différents lieux.

Tel est le message qui est adressé à Israël de manière de plus en plus insistante tandis qu’une autre voix beaucoup plus vociférante annonce qu’elle va bientôt passer à l’acte pour débarrasser la terre de cette désagréable pustule.

Ainsi le boulot serait en passe d’être accompli par un clone islamique d’Hitler, grâce à la bombe atomique qu’il s’efforce de fabriquer.

Pendant ce temps, en occident on s’apprête à sortir ses mouchoirs dès que la bombe explosera sur Tel Aviv,

la ville sioniste par excellence, celle qui n’a pas le droit d’être.

Si tout le monde occidental ou presque s’accorde pour estimer qu’Ahmadinedjad ne répond pas aux canons

de la bienséance, personne n’ose y regarder de trop près, comme on n’ose pas regarder de trop près cet autre

fantasque de Kadhafi avec sa tente, ses amazones, ses dromadaires et ses propos déraisonnables.

Le folklore oriental possède cet avantage :

il inspire au fond une indulgence méprisante, post coloniale, aux bons esprits progressistes alors qu’il devrait aussi leur inspirer de l’effroi.

Ça n’est pas Hitler que l’Occident reconnaît dans le président iranien mais un despote à la sauce orientale qui en ferait trop.

« Comment peut on être persan » est une question amusante alors que « comment peut on encore être israélien »

est une question sérieuse.

Voilà un pays grand comme trois départements français qui exaspère la terre entière pour son mauvais esprit, sa raideur bornée et dès lors tous ceux et celles qui adorent disserter sur la shoah s’enivrent de leurs larmes pour accabler cet Etat qui construit un mur (quelle horreur, un mur !) pour s’emprisonner.

Que les juifs sont émouvants quand ils sont battus ! Comme ils font de beaux livres sur leurs pérégrinations !

Comme ils savent être drôles sous la menace ! Qu’ils sont intelligents, subtils, délicieusement névrosés lorsqu’ils ont en diaspora ! Comme ils savent si bien composer, inventer, philosopher quand leur dispersion est source de pensée et comme cet Etat est grossier, fruste et antipathique.

« Comment être juif après Gaza ? » nous dit une experte (juive) de cette posture promotionnelle sans que jamais

une question parallèle ne vienne :

« comment être humain avec Ahmadinedjad ? » Ne s’est on pas gargarisé de « plus jamais ça »?

Si le racisme antisémite est condamnable, le « philosémitisme » n’est il pas « réactionnaire » nous dit

un autre expert (juif) en mal de reconnaissance.

 N’y aurait il pas un usage abusif du « nom juif »,

une appropriation dévoyée d’un substantif qui n’aurait droit, pour être considéré qu’à une position d’attribu dans une économie intellectuelle de gauche nous dit un nostalgique de Mao, expert en choses de l’amour ?

Cet éternel « retour sur la question juive », ressassé, malaxé, trituré, prépare autre chose qu’un questionnement de la question juive adressée à la condition humaine.

Incapables de penser cette question dans les catégories qui sont les siennes, fussent elles « déconstruites » au fil de l’histoire, les clercs cherchent à effacer la question plutôt que de l’affronter.

Le « signe juif » n’est accepté, considéré, qu’à la condition de rester dans les catégories qui furent traditionnellement

les siennes et on n’honore les victimes de la shoah que pour mieux en accabler les survivants ayant eu le tort

d’émigrer en Israël.

La shoahlâtrie se conjugue aisément avec l’israélophobie la plus extrême et il n’est plus nécessaire aujourd’hui de contester la réalité du projet nazi et sa mise en œuvre pour mettre en cause la légitimité d’Israël, si tant est qu’Israël devrait son droit à exister qu’en tant que réparation de la shoah.

Il ne reste plus que ce ringard de président iranien à inviter des négationnistes, désormais le dernier chic consister à ajouter ses larmes aux torrents déjà dégoulinants pour affirmer que les nouveaux nazis sont les israéliens et qu’en tant que tels, le « régime sioniste » dont ils sont issus doit être anéanti.

Tel est le sens de la mise en équivalence de l’étoile de David avec la croix gammée telle qu’elle est désormais affichée dans toutes les manifestations « anti impérialistes ».

Quel bonheur pour l’ONU et son grotesque Conseil des droits de l’homme, de trouver un juge juif pour accuser Israël de crimes contre l’humanité !

La question n’est donc plus la « question juive », mais bien sa mutation en « question sioniste ».

Ce qui ferait problème serait cette étrange enclave du bout de la Méditerranée, étrangère à son environnement, refusant de se dissoudre.

Depuis quand demande-t-on au présent de corriger l’histoire qui a engendré ce présent ?

Demande-t-on au président du Brésil, le sympathique Lula, de rendre l’Amazonie aux Nambikwara ?

Demande–t-on à Obama de rendre le Far West aux Sioux et aux Cheyennes ? Demande-t-on aux arabes de rendre le Maghreb aux berbères ?

Les polonais réclament ils leur retour à  l’Ouest de l’Oder ? Et les allemands à l’Est ?

Des millions de personnes ont été déplacées dans le monde au gré de l’histoire, en Europe, en Inde, au Pakistan.

Combien de centaines de milliers de juifs ont ils fui les pays arabes pour trouver refuge en Israël ?

Or le peuple d’Israël est le seul au monde dont le droit à une existence nationale est remis en cause parce qu’une mauvaise foi planétaire ne veut pas comprendre qu’être juif signifie simultanément deux choses correspondant à la fois à un destin individuel autant qu’à une communauté de destin partagée.

Qu’est ce qui construit un peuple sinon l’idée partagée de lui appartenir ? Et on contesterait aux seuls juifs ce droit né de la réalité de leur histoire, que cette prière vient rappeler, « l’an prochain à Jérusalem ! »

 

Quelle aubaine pour les obsessionnels de l’antiisraélisme que ce soit un autre israélien juif pour expliquer

« comment le peuple juif fut inventé » !

Ah ! Bien sûr la politique suivie par l’actuel gouvernement israélien ne plaît ni à la rive gauche ni à la banlieue Est, mais ça n’est pas pour cela qu’elle devrait s’amender mais au nom de l’intérêt supérieur du peuple d’Israël, c’est à dire l’intérêt de ceux pour qui cet Etat fut bâti.

Ce sont des raisons démographiques qui font douter de la pertinence de la politique actuelle.

L’Etat des juifs pourra t il encore se nommer Israël quand, dans quelques années, ces territoires gardés,

la population arabe sera numériquement supérieure à celle des juifs ?

En n’ayant aucune illusion sur les bonnes volontés arabes, il y a urgence, pour Israël, à se libérer de ces territoires.

L’autisme ne saurait fonder une politique.

Que tous ceux qu’Israël dérange se rassurent : cette intranquilité du nom d’Israël, les protège, malgré eux, car ce

qui menace aujourd’hui  Israël, les menace aussi et si nos libertés tiennent encore à peu près debout, c’est bien parce qu’Israël en est le premier rempart.

Croyez vous vraiment que sans Israël la terre tournerait mieux ?

Non !

Ô vous frères humains !

Demain il sera trop tard pour ne pas l’avoir compris !

Jacques Tarnero            

Association France Israël Général Köenig

POT POURRI POLITIQUE sans PERIODICITE ni PRIORITE

 

Albert Soued et www.nuitdorient.com – N° 8 - le 07/01/10

 

Rappel des résolutions de la Ligue des Nations et du Congrès américain

- 51 pays membres, soit la totalité de la Ligue des Nations, ont déclaré à l'unanimité le 24 juillet 1922: "Nous reconnaissons le lien historique qui relie le peuple Juif à la Palestine, et la justification de reconstituer leur foyer national dans ce pays"

- Le 30 Juin 1922, une résolution conjointe des 2 chambres du Congrès des Etats-Unis avait donné son aval à l'unanimité "pour établir en Palestine un foyer national pour le peuple Juif", confirmant le droit irrévocable des Juifs de s'installer en Palestine, entre le Jourdain et la mer Méditerranée. Cette résolution est appelée Résolution "Lodge-Fish". Il était clairement entendu que rien ne devait être fait qui portait préjudice aux droits civils et religieux des Chrétiens et des communautés non juives et que les lieux saints et les édifices religieux seraient convenablement protégés. Le texte en anglais:

"Favoring the establishment in Palestine of a national home for the Jewish people.

"Resolved by the Senate and House of Representatives of the United States of America in Congress assembled. That the United States of America favors the establishment in Palestine of a national home for the Jewish people, it being clearly understood that nothing shall be done which should prejudice the civil and religious rights of Christian and all other non-Jewish communities in Palestine, and that the holy places and religious buildings and sites in Palestine shall be adequately protected."

Le 21 Septembre 1922, le Président Warren G. Harding signe la Résolution "Lodge-Fish" confirmant la Déclaration Balfour et l'établissement d'un foyer national juif en Palestine.

 

ONU

Située à la frontière Israélo-libanaise, l'agence Mena (Metulla News Agency) a pris des photos le 28/12/09  montrant la collusion cynique des forces Finul (Force Internationale des Nations Unies au Liban) avec le Hezbollah: une énorme effigie de Hassan Nasrallah, chef de la milice terroriste affiliée à l'Iran, le Hezbollah, trône sur le quartier général de la Finul, avec un drapeau des "Fous de D.", remplaçant celui de l'Onu. Une autre photo montre un placard sur une tourelle de l'Onu avec la photo des funérailles d'un Israélien et la mention "VOTRE EXTERMINATION EST CERTAINE "

Cette collusion rappelle celle d'une filiale de l'Onu, l'UNRWA qui prête ses ambulances pour le transport d'armes, d'explosifs et de terroristes à Gaza.

 

Sondages en Egypte et en Arabie

Le Middle East Forum (MEF) a chargé en novembre l'Institut de sondages Pechter Middle East Polls de poser 3 questions en arabe, en un face à face intime à 1.000 personnes représentatives en Egypte et à 1.000 Saoudiens des villes.

1. En supposant que le gouvernement iranien poursuive son programme d'enrichissement de l'uranium, soutenez-vous une attaque de ses installations nucléaires par Israël ?

En Egypte, 17% soutiennent une attaque israélienne, en Arabie 25%.

2. Même question, si l'attaque est réalisée par les Etats-Unis ?

En Egypte, 25% soutiennent une attaque américaine, en Arabie 35%

David Pollock a trouvé des résultats encore plus significatifs lors d'un sondage réalisé par son "Washington Institute for Near East Policy".

3. Acceptez-vous un état juif en Palestine ?

En Egypte 27% répondent par l'affirmative, alors qu'en Arabie seulement 9%.

 

Iran & Nucléaire

- Les provocations du régime des mollahs et leurs velléités d'hégémonie régionale et d'extermination nucléaire n'étant pas défiées par l'Occident et les Etats-Unis notamment, les pays arabes limitrophes de l'Iran sont progressivement amenés à faire allégeance à l'Iran: le Liban du fait de la participation active du Hezbollah dans le gouvernement, l'Autorité palestinienne du fait de la collusion du Hamas avec les Gardiens de la Révolution Iraniens, le Soudan, le Qatar, Bahrein…

Suite à la visite au Caire de Ali Larijani, speaker du Parlement iranien, l'Egypte semble avoir trouvé un accommodement avec l'Iran qu'elle s'est empressée de partager avec l'Arabie. La coexistence avec l'Iran semble devenir le meilleur pari pour les pays arabes. Quant au rapprochement de la Turquie avec la Syrie, il renforce l'axe de résistance à l'influence au Moyen Orient des "2 Satans, le grand et le petit", au profit de l'Iran.

- Inquiète des capacités sous-marines de l'Iran, la Marine Américaine vient de révéler que ce pays a reçu de la Corée du Nord toute la technologie de fabrication de sous-marins, ainsi que des sous-marins de poche. L'ONI ou Office of Naval Intelligence (le Renseignement maritime américain) a déjà diffusé un rapport sur la marine conventionnelle iranienne où il révèle que le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique ont des programmes pour parvenir à fabriquer des sous-marins indétectables et que la marine est un facteur majeur dans leur ordre de bataille. L'Iran est le seul pays du Golfe persique qui possède des sous-marins.

- Pour la 1ère fois le quotidien libéral le plus lu aux Etats-Unis, le New York Times, écrit le 24/12/09 : "Les négociations pour empêcher la prolifération nucléaire est toujours préférable à une action militaire. Mais devant l'échec patent de la diplomatie, l'usage de la force est préférable à l'apaisement. Nous avons atteint le point où les attaques aériennes constituent l'option la plus plausible, parmi toutes celles utilisées à ce jour pour empêcher l'Iran d'acquérir un arsenal nucléaire. Retarder l'action militaire ne fait que permettre à l'Iran d'élargir, de renforcer et de disperser ses capacités nucléaires. Plus tôt la décision d'agir des Etats-Unis sera prise, le mieux c'est"

 

Palestine

Economie

En 2009, la croissance de l’économie palestinienne en Cisjordanie est comparable à la celle de la Chine. Le 1er ministre Salam Fayad a qualifié la croissance de "très bonne" et fait remarquer qu’en 2009, elle s’élevait à 8% "si ce n’est plus". Tony Blair, émissaire spécial du Quartet pour le Proche-Orient a déclaré qu’une croissance à deux chiffres était atteignable en 2009.

Israël continue de collecter et de transférer les revenus des taxes vers l’Autorité Palestinienne sur une base régulière d'environ 300 millions sh/mois. Par ailleurs, chaque mois Israël transfère 50 millions de shekels à la bande de Gaza pour les salaires des employés de l’Autorité Palestinienne et jusqu’à 13,5 millions pour les salaires des travailleurs de l’UNRWA dont la plupart sont palestiniens. Malgré les progrès économiques mentionnés ci-dessus, le budget de l’Autorité Palestinienne est en déficit de 200 millions de dollars en raison d’une pénurie de donations en 2009, même après avoir reçu une aide de 200 millions de dollars de l’Arabie saoudite.

Les investissements étrangers en Cisjordanie ont été multipliés par 6 en une année.

 

Hamas

Selon une enquête de l'organisation "Palestinian Women's Information and Media Center" basée à Gaza, 77,1 % des femmes sont l'objet de sévices. Ce pourcentage aurait augmenté depuis l'arrivée du Hamas, en juin 2007.

L'organisation fait part de plusieurs types de maltraitances: 67 % souffrent de violences verbales, 71 % de violences psychiques, 52 % de violences physiques et 14 % de violences sexuelles.

Selon le rapport, 2/3 des 350 femmes interrogées constituent la seule ressource financière du foyer et à peu près les 2/3 dépendent des aides des organisations internationales. Or le chômage croissant des femmes provoque des conflits : 31% des épouses ont reçu des menaces de divorce pour cette raison.

 

Israël

Réunion imprévue

Le ministre des Affaires Etrangères Avigdor Liberman a réuni pour la 1ère fois la semaine dernière tous les ambassadeurs et consuls généraux du pays dans une conférence à Jérusalem, pour les consulter avec une mise au courant mutuelle sur les sujets sensibles, pour discuter des futurs plans d'action face aux défis qui attendent le pays sur le plan international, notamment la menace iranienne, et pour faciliter le dialogue entre les dirigeants du pays. Il a conclu la réunion en leur recommandant "La notion de fierté nationale a une valeur au Proche-Orient! Je vous demande de ne plus rien laisser passer et de ne pas tendre la joue gauche lorsqu'Israël est insulté! Je ne vous demande pas de provoquer ni de faire des esclandres, il faut tâcher d'être en bons termes avec les pays qui nous accueillent, mais il y en a plus qu'assez de s'aplatir et ne pas réagir comme cela a été si souvent le cas!"

 

Mont du Temple

Grand Recteur de l’Université d’Al Qods depuis 1995, docteur ès Sciences Politiques de l’Université de Harvard, philosophe diplômé d’Oxford, politicien de l’OLP jusqu’en 2002, en charge du "Dossier Jérusalem", Sari Nusseibeh connaît le sujet sur le bout des doigts. Descendant de l’une des plus anciennes familles arabes de Jérusalem, Sari Nusseibeh a reconnu le droit du peuple juif sur le Mont du Temple et sur la Terre d’Israël dans sa globalité. Il vient de publier ses pensées dans une encyclopédie consacrée à Jérusalem: "D. a sanctifié la Terre de Canaan et il l’a destinée aux Enfants d’Israël. Le Temple légendaire de Jérusalem est probablement l’endroit ou résidait la Présence divine, la Chékhina et c’est là que les grands prêtres ont servis D.". Il ajoute un peu plus loin être "consterné par tous ces combats et ces effusions de sang pour la conquête de l’endroit Saint".


Espagne

Pilar Rahola est une journaliste espagnole engagée à gauche sur le plan politique. Voilà les conclusions d'un article publié récemment:

"Je ne suis pas Juive. Je me situe à gauche sur le plan idéologique et je suis journaliste. Pourquoi ne suis-je pas aussi anti-israélienne que mes collègues? Parce que non Juive, j'ai la responsabilité historique de me battre contre la haine gratuite des Juifs et maintenant contre celle de leur patrie historique, Israël.

La lutte contre l'antisémitisme n'est pas seulement le devoir des Juifs, c'est notre devoir.

Comme journaliste, c'est mon devoir de rechercher la vérité au-delà des poncifs, des manipulations, des mensonges et des préjugés. La vérité sur Israël n'est pas dite, elle est tue. Je suis une femme de gauche qui aime le progrès. Je défends la liberté, la culture, l'éducation civique des enfants, la coexistence et les lois des Tables de l'Alliance, devenues des principes universels. Le fondamentalisme islamique a systématiquement détruit ces principes.

Comme non-juive et journaliste de gauche, j'ai un devoir moral triple vis-à-vis d'Israël, parce que si ce pays est détruit, la liberté, la culture et la modernité seront détruites aussitôt. La lutte d'Israël, même si le monde ne veut pas l'admettre, c'est la lutte du monde entier pour sa survie".

 

Canada

Selon "One Free World" organisation des droits de l'homme défendant la persécution des Chrétiens dans le monde et créée par Rév Majd el Shafei, un Egyptien converti au christianisme, toutes les 3 minutes un Chrétien est torturé en Islam et entre 200/300 millions de Chrétiens sont persécutés dans le monde dont 80% en Islam. Selon le très sérieux www.WorldChristianDataBase.com entre 160/170 000 Chrétiens sont massacrés chaque année, essentiellement en pays musulman.

 

Etats-Unis - Le saviez-vous ?

- L'administration Obama a récemment libéré Laith Qazali, terroriste responsable de la mort de 5 américains à Kerbala (Irak), en échange des corps de 2 otages anglais. Puis elle a libéré 5 Gardiens de la Révolution d'Iran, de la force d'élite al Qouds, les 5 d'Irbil qui étaient à la tête d'opérations qui ont coûté la vie à des centaines de soldats américains. Et Qais Qazali, qui était à la tête d'un réseau terroriste, a été libéré contre un otage britannique et les corps de 3 gardes sous contrat.

- Parmi les 8 agents de la CIA morts dans un piège en Afghanistan, il y avait un agent jordanien Sharif Ali Ibn Zeid, signe que la Jordanie coopère étroitement avec le Renseignement américain pour débusquer les risques d'attentats. Mais là, ces agents n'ont pu débusquer à temps leur propre élimination, le kamikaze, Al  Balawi, un médecin lui-même agent double Jordanien, retourné par al Qaeda les ayant pris de vitesse. Pourtant il avait annoncé son "martyr" sur le net…

Mais Rita Katz, une femme courageuse de Bagdad, avait déjà annoncé depuis une dizaine d'années l'incompétence des agences de sécurité américaine et leur inadaptation au terrain islamique (lire L'infiltrée : Une femme au coeur des réseaux terroristes islamistes)

- Du coup ce type de calicot semble se développer sur l'arrière des véhicules américains

 

 

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Qui ose tenir pareil propos


C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine, et de religion chrétienne ... 

Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront peut-être vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisions l’intégration, si tous les Arabes et les Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s’installer en métropole alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées ! ». (Charles de Gaulle, rapporté par Alain Peyrefitte).



« L’intégration, c’est une entourloupe pour permettre que les musulmans qui sont majoritaires en Algérie à dix contre un, se retrouvent minoritaires dans la République française à un contre cinq. C’est un tour de passe-passe puéril ! On s’imagine qu’on pourra prendre les Algériens avec cet attrape-couillons ? Avez-vous songé que les Arabes se multiplieront par cinq, puis par dix, pendant que la population française restera presque stationnaire ? Il Y aurait deux cents, puis quatre cents députés arabes à Paris ? Vous voyez un président arabe à l’Élysée ? » (Charles de Gaulle, rapporté par Alain Peyrefitte).


Qu'on ne se raconte pas d'histoire ! Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés avec turbans et djellabas ? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français. Ceux qui prônent l'intégration ont une cervelle de colibri, même s'ils sont très savants. 


« Et puis, Delbecque, vous nous voyez mélangés avec des Musulmans ? Ce sont des gens différents de nous. Vous nous voyez mariant nos filles avec des Arabes ? » (Cité par J.R. Tournoux, La tragédie du Général, Éditions Plon, 1967).



« Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d’un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont les Arabes, les Français sont les Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans qui demain seront vingt millions et après-demain quarante ? 

» (Cité par A. Peyrefitte. C’était de Gaulle. Éditions Gallimard, 2000. Propos tenus le 5 mars 1959).



« Voulez-vous être bougnoulisés ? Voyons, Dronne ! Donneriez-vous votre fille à marier à un bougnoule ? » (Au député UNR Dronne, ancien héros de la libération de Paris, cité dans Le petit de Gaulle illustré. Éditions Le Crapouillot, 1967, et par J.R. Tournoux, La tragédie du Général, Éd. Plon, 1967)



« Qu’est-ce que les Arabes ? Les Arabes sont un peuple qui, depuis les jours de Mahomet, n’ont jamais réussi à constituer un État... Avez-vous vu une digue construite par les Arabes ? Nulle part. Cela n’existe pas. Les Arabes disent qu’ils ont inventé l’algèbre et construit d’énormes mosquées. Mais ce fut entièrement l’œuvre des esclaves chrétiens qu’ils avaient capturés... Ce ne furent pas les Arabes eux-mêmes... Ils ne peuvent rien faire seuls. » (Cité par Cyrus Sulzberger, Les derniers des géants, Éditions Albin Michel, 1972)


« Vous savez, cela suffit comme cela avec vos nègres. Vous me gagnez à la main, alors on ne voit plus qu’eux : il y a des nègres à l’Élysée tous les jours, vous me les faites recevoir, vous me les faites inviter à déjeuner. Je suis entouré de nègres, ici. [...] Et puis tout cela n’a aucune espèce d’intérêt ! Foutez-moi la paix avec vos nègres ; je ne veux plus en voir d’ici deux mois, vous entendez ? Plus une audience avant deux mois. Ce n’est pas tellement en raison du temps que cela me prend, bien que ce soit déjà fort ennuyeux, mais cela fait très mauvais effet à l’extérieur : on ne voit que des nègres, tous les jours, à l’Élysée. Et puis je vous assure que c’est sans intérêt. » (Entretiens avec Jacques Foccart, 8 novembre 1968. cité dans ses Mémoires, tome 2. Le Général en mai. Journal de l’Élysée. 1968-1969, Éditions Fayard]] et Jeune Afrique)

Citations du Général De Gaule le 5 mars 1959


Aujourd’hui de tel propos à l’encontre du monde musulman couteraient très cher,..... pour les Juif cela coute moins cher ! !


Le même qui est à l’origine de la relance de l’antisémitisme en France avec entre-autre sa phrase : Israël un peuple sûr de lui et dominateur




Déclaration du colonel Richard Kemp devant le Conseil des Droits de l’homme des Nations Unies


Je suis un ancien commandant des forces britanniques en Afghanistan. J'ai servi avec l'OTAN et les Nations Unies ; j’ai commandé des troupes en Irlande du Nord, en Bosnie et en Macédoine, et j’ai participé à la guerre du Golfe. J'ai été longuement affecté en Irak à partir de l'invasion de 2003, et j’ai travaillé sur le terrorisme international pour compte de la Commission mixte des Renseignements du gouvernement britannique.


M. le Président, je peux dire ici ce qui suit, sur la base de mes connaissances et de mon expérience : lors de l’opération Plomb Durci, les forces israéliennes de défense ont fait davantage pour sauvegarder les droits des civils dans une zone de combat que toutes les autres armées dans l'histoire de la guerre.


Israël l’a fait, tout en étant confronté à un ennemi qui a délibérément placé ses moyens militaires sous la protection du bouclier humain que constitue la population civile.



Le Hamas, comme le Hezbollah, sont des expert dans la manipulation des médias. L’un et l’autre auront toujours des gens prêts à donner des interviews condamnant les forces israéliennes pour des crimes de guerre. Ils sont spécialistes de la mise en scène et de la déformation des évènements.


L’armée israélienne relève un défi que nous, Anglais, n’avons pas affronté au même degré. Il s’agit de la présomption de culpabilité automatique, pavlovienne, de beaucoup de médias internationaux et des groupes internationaux des droits de l'homme, de l’accusation de l’armée israélienne d’être le mal incarné et de violer les droits de l'homme.


La vérité est que l’armée israélienne a pris des mesures extraordinaires pour notifier aux civils de Gaza les secteurs qui allaient être frappés, en répandant 2 millions de tracts, et en adressant plus de 100.000 appels téléphoniques. Beaucoup de missions qui auraient pu détruire des moyens militaires du Hamas ont été annulées pour éviter des pertes civiles. Pendant le conflit, l’armée israélienne a affecté des quantités énormes d'aide humanitaire à Gaza. Fournir de l'aide et la mettre pratiquement entre les mains de votre ennemi est quelque chose de tout à fait impensable pour un expert de la tactique militaire. Mais l’armée israélienne a pris ces risques.


En dépit de tout cela, naturellement, des civils innocents ont été tués. La guerre est pleine de chaos et d’erreurs. Il y a eu des erreurs commises par les Britanniques, les Américains et d'autres forces en Afghanistan et en Irak, qui peuvent généralement être imputées à l'erreur humaine. Mais les erreurs ne sont pas des crimes de guerre.


Plus que tout, les pertes civiles étaient la conséquence des méthodes de combat du Hamas. Le Hamas a délibérément tout fait pour que ses propres civils soient sacrifiés.


M. le Président, Israël n'avait pas d’autre choix que de défendre son peuple, que de stopper les attaques du Hamas qui prenaient la forme de tirs de fusées.


Et je dis ceci encore une fois : l’armée israélienne a fait davantage pour sauvegarder les droits des civils dans une zone de combat qu’aucune autre armée du monde avant lui dans l'histoire de la guerre.


Merci, M. Président.



Adresse de la déclaration originale http://www.unwatch.org/


Traduction : Objectif-info

Pas besoin de Goldstone, il faut juste être lucide

Posted by Ftouh Souhail on 4/10/2009

 

Les critiques sur les Nations Unies sont très sévères en Israël ces dernières semaines. Pourtant la  décision du Conseil des Droits de l’Homme des Nations unies, qui s’est tenue ce vendredi 2 octobre à Genève sur le report du vote sur une résolution reprenant l’essentiel des conclusions du rapport du juge Richard Goldstone sur la guerre de Gaza (27 décembre 2008-17 janvier 2009) à la prochaine session du Conseil en mars 2010, est une décision dans le  bon sens. L’affaiblissement de l’appui palestinien à Goldstone même surpris les observateurs étrangers. Le représentant  permanent de l’Autorité Palestinienne auprès de l’ONU, Ibrahim Khraishi, a annoncé même à l’ambassadeur israélien auprès des institutions des Nations Unies à Genève, Roni Leshno Yaar, que l’Autorité Palestinienne  allait retirer sa demande d’adoption du rapport Goldstone par le Comité des droits de l’Homme.

Il faut dire qu’Israël,  n’a pas besoin du rapport Goldstone pour savoir si oui ou non Tsahal a commis des bavures dans la Bande de Gaza. Pendant l’opération même, la presse israélienne en a dénoncé un certain nombre. Au terme des combats, l’armée israélienne a ouvert des enquêtes.

Israël a des institutions démocratiques pour enquêter sur les abus et poursuivre leurs auteurs. Tsahal mène encore des enquêtes générales et pénales concernant les allégations portant sur le comportement de ses forces durant cette Opération. Ces enquêtes seront revues par l’Avocat militaire général et feront l’objet d’un examen postérieur de la part du conseiller juridique du gouvernement. En outre, des requêtes peuvent être déposées pour l’examen, par la Cour suprême d’Israël, (siégeant comme Haute Cour de Justice), d’une décision de justice.

 

Il y’ a de  multiples investigations de Tsahal sur les allégations en provenance de groupes divers affirmant que le droit avait été violé. Les équipes d’enquêtes de Tsahal examinent actuellement une centaine de telles plaintes, dont 13 investigations pénales ouvertes jusqu’ici, et examineront d’autres réclamations le cas échéant. Les résultats préliminaires de certaines des investigations de terrain de Tsahal, incluant des enquêtes touchant à des allégations concernant :

1) des incidents au cours desquels l’ONU et des installations internationales ont été incendiées ou endommagées ; 

2) des incidents impliquant des tirs sur des installations, bâtiments, équipes et véhicules médicaux ; 3) certains incidents où de nombreux civils ont été touchés ; 

4) l’emploi de munitions contenant du phosphore blanc ; et 

5) la destruction de biens privés et d’infrastructures par les forces sur le terrain. Il offre autant d’informations que possibles, compte tenu des enquêtes actuellement en cours, sans compromettre l’intégrité et l’indépendance de ces investigations.

 

Les investigations de terrain ne constituent que le stade préliminaire d’un processus légal plus vaste. Elles feront l’objet d’un examen indépendant de la part de l’Avocat militaire général, qui peut être amené à ouvrir une enquête pénale. Les décisions de l’Avocat militaire général sont soumises à un examen du conseiller juridique du gouvernement, et pourront être l’objet d’un examen postérieur par la Cour suprême d’Israël (siégeant comme Haute Cour de justice).

Le système israélien d’enquête concernant les allégations de violation est internationalement reconnu comme minutieux et indépendant ; ses procédures et institutions sont identiques à celles d’autres pays occidentaux. Israël a même publié  un document détaillé qui  aborde toute une série de points factuels et de droit international, touchant l’opération militaire entreprise par les Forces de Défense d’Israël (‘Tsahal’) à Gaza en décembre 2008-janvier 2009 (‘Opération Gaza’). Pour l’intégralité du rapport (en anglais) cliquer ici :

http://www.mfa.gov.il/NR/rdonlyres/E89E699D-A435-491B-B2D0-017675DAFEF7/0/GazaOperation.pdf

 

Tandis que l’Onu poursuit ses investigations concernant des incidents spécifiques qui se sont produits durant l’Opération,  il faut rappeler que les commandants et soldats israéliens ont été guidés par le Droit international humanitaire, y compris quant aux principes de distinction et de proportionnalité. Ces principes, inscrits dans la formation de Tsahal, le code de l’éthique et les règles d’engagement, exigent que les forces de Tsahal dirigent leurs attaques uniquement contre des objectifs militaires et s’efforcent d’assurer la sécurité des civils et des biens civils.

Lorsque des dommages collatéraux accidentels sur des civils ou des biens civils ne peuvent être évités, Tsahal accomplit des efforts exceptionnels pour faire en sorte que ces dommages ne soient pas excessifs par rapport à l’avantage militaire visé, au coup par coup et d’une façon générale. Avant et pendant l’Opération Gaza, Tsahal s’est donné énormément de mal pour s’assurer qu’une aide humanitaire puisse atteindre la population palestinienne, entre autres en organisant le passage de 1 511 camions porteurs de 37 162 tonnes.

Par contre, avant et pendant l’Opération Gaza, le Hamas a perpétré d’évidentes et graves violations du droit international. Le mouvement Islamiste a fait état de tirs délibérés de roquettes et de mortiers contre la population civile israélienne, violant ainsi l’interdiction du droit international d’attaquer civils et biens civils. Il faut aussi prendre en considération des tactiques délibérées du Hamas mettant en péril la population civile de Gaza.

 

Parmi ces tactiques, figurent le lancement de roquettes à partir de zones densément peuplées, proches d’établissements scolaires et d’installations des Nations Unies ; la transformation d’hôpitaux en bases d’opérations militaires et l’utilisation d’ambulances pour les transports ; le stockage d’armes dans des mosquées, et le piégeage de quartiers civils entiers, afin qu’une attaque contre un bâtiment en dévaste de nombreux autres. Ces actes, comme le montrent de toute évidence des preuves photo et vidéo dans le document, violent le droit international.

 

Nombre des morts et des blessés civils, et une partie significative des dommages matériels durant l’Opération Gaza, sont attribuables à la tactique du Hamas de se mêler à la population civile, d’employer des installations protégées et des biens civils ou d’opérer dans des secteurs proches. Une grande partie des dégâts corporels et matériels infligés  sont dus par l’explosion de manufactures d’armes du Hamas ainsi que par la chute de roquettes aux tirs trop court, retombées sur des Palestiniens de Gaza.

Il faut reconnaître aussi les graves dilemmes posés à Israël en affrontant un adversaire utilisant sa propre population civile comme bouclier. Ici il faut savoir  les multiples précautions prises par Tsahal pour éviter ou limiter le tort causé aux civils de Gaza, tout en remplissant l’objectif indispensable consistant à stopper les tirs de roquettes et de mortier sur les civils et les biens israéliens. Non seulement Tsahal a vérifié de fond en comble les cibles et utilisé les munitions les moins destructrices possible pour réaliser ses objectifs militaires légitimes ; il a également mis en œuvre un système complexe de mise en garde, avec entre autres des avertissements généraux aux civils (par les médias et des tracts), afin d’éviter ou de minimiser la présence de civils dans les secteurs et les installations utilisés par le Hamas ; des mises en garde locales, afin d’avertir les civils de quitter des zones précises avant le début des opérations de Tsahal ; et enfin des avertissements spécifiques (par téléphone et tirs de semonce sur les toits) pour prévenir les civils d’évacuer des bâtiments devant être attaqués. Tsahal a lâché plus de 2,5 millions de tracts et effectué plus de 165 000 appels téléphoniques prévenant les civils de s’éloigner de cibles militaires.

Israël reconnaît qu’en dépit des précautions prises, l’Opération Gaza a eu pour conséquence de nombreux morts et blessés et des dégâts significatifs aux biens publics et privés de Gaza.

En analysant les aspects légaux du conflit il faut noter que les morts civils et les dommages en biens matériels, même considérables, n’impliquent pas forcément une violation du droit international en tant que tel. Plus spécialement, les principes de distinction et de proportionnalité ne sont violés que s’il existe une intention délibérée de viser des populations civiles, ou lorsque des objectifs militaires sont visés en sachant qu’ils provoqueront des pertes civiles excessives par rapport à l’avantage militaire poursuivi. Les attaques intentionnelles du Hamas contre la population civile israélienne ont bafoué ces standards et constituent par conséquent une violation du droit international. Il n’en allait pas de même des attaques de Tsahal contre les cibles militaires du Hamas.

Il faut rappeler aussi des efforts israéliens pour coordonner et faciliter les secours et l’aide humanitaire aux Palestiniens de Gaza. Avec les violations répétées de ces dispositions par le Hamas, avec entre autres des attaques du Hamas au cours de trêves humanitaires, attaques dirigées contre les points de passage, ainsi que le détournement et le vol de fournitures humanitaires destinées aux nécessiteux, c’est plutôt le Hamas qui devrait être accusé de crimes de guerre.

Des photographies aériennes montrent les emplacements de bases terroristes et d’armes au cœur de quartiers civils dans la bande de Gaza. Des images précises prises pendant l’Opération Plomb Durci a révélé la façon dont le Hamas et les autres organisations terroristes se servent de la population civile comme boucliers humains. Des rapports émanant du champ de bataille ont montré que fréquemment, les terroristes se sont battus contre Tsahal depuis l’intérieur d’institutions civiles, de mosquées et de logements résidentiels.

Des croquis opérationnels saisis pendant l’Opération "Plomb Durci" montrent que le Hamas a délibérément placé ses hommes au cœur de quartiers densément peuplés au Nord de la bande de Gaza, afin de procéder à des tirs contre les soldats de Tsahal, ainsi que des tirs de roquettes antichars, et de disposer des engins piégés.

En définitive, la responsabilité ultime des morts civils, des deux côtés, incombe à ceux qui utilisent cruellement et délibérément la population civile comme boulier et comme cible .Le jour où cela sera clairement condamné, sans ambiguïté et atténuation, les civils en tireront sûrement bénéfice, à commencer par les civils palestiniens.


Réflexions sur le sixième congrès général du Fatah


par Daniel Pipes

14 août 2009

Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert


Quatre remarques sur le sixième congrès général du Fatah, qui a eu lieu à Bethléem, entre les 4 et 9 août.

La direction du Fatah a ouvertement fait le jeu de la rue palestinienne, sans tenir compte de Washington ou de Jérusalem :

Des exemples sont révélateurs du public visé.

Lors de la cérémonie d'ouverture, « Palestinian Media Watch » signale que « Les dirigeants du Fatah ont réagi par un tonnerre d'applaudissements lorsque deux terroristes qui avaient commis le pire attentat terroriste de l'histoire d'Israël ont été cités comme des « martyrs héroïques de l'Autorité palestinienne » par l'ancien Premier ministre Abou Alaa.. »

Ahmed Tibi, membre du parlement israélien, a appelé les Israéliens vivant à l'intérieur des frontières de 1949 , des « colons » et a déclaré que « quiconque était venu en dernier devrait être le premier à partir ».

Jibril Rajoub a annoncé que « La Résistance » ( DP : c'est-à-dire, le terrorisme) a été et est une option tactique et stratégique de lutte.

Zakaria Zubeidi a informé les Palestiniens de se préparer à la possibilité que « c'est la guerre que veut Israël, et non la paix. »

Comme Khaled Abu Toameh l'a résumé « Le Fatah envoie un message à la fois aux Palestiniens et au monde qu'il n'est pas encore prêt « pour toute forme de compromis ou pour des réformes » : Vraisemblablement Mahmoud Abbas et ses collègues estiment qu'ils ont Washington dans leur poche et que Jérusalem doit capituler devant les demandes d'Obama.

Certains partisans de longue date du Fatah renoncent à la diplomatie d'Oslo : Par exemple, David Schenker du « Washington Institute for Near East Policy » (Institut de Washington pour la politique du Proche-Orient) rappelle les déclarations modérées d'individus comme Rafik Natsheh qui dans le passé « a soutenu les négociations de paix et a cherché la réconciliation avec Israël. » Mais aussi bien avant le congrès, le même Natsheh avait déclaré qu'il « ne reconnaissait pas à Israël le droit d'exister ». Schenker conclut que « seize ans après les accords d'Oslo et à la suite d'allégations répétées de la mort d'Oslo, les remarques de Natsheh confirment la fin de ce processus de paix."

Rien de moins que la défaite ne changera les institutions palestiniennes : l'autorité palestinienne, l'OLP, et le Fatah font promesse après promesse, dont certaines sont très précises mais ces organisations demeurent consacrées à l'élimination d'Israël comme Etat juif.

C'est ce que le corps politique palestinien- plutôt que les dirigeants arabes ou les Palestiniens- demande. C'est seulement après avoir éprouvé l'amère épreuve de la défaite que les Palestiniens renonceront à cet objectif.

Les principales couvertures de médias aggravent régulièrement les choses : on a atteint le point où les médias de communication ne disent tout simplement pas la vérité sur certains sujets. Le Fatah est censé être modéré, de sorte que c'est comme cela qu'il doit être signalé (Voir David Bedein qui critique JTA, CAMERA à l'Associated press et Noah Pollat sur le New York Times. Pour une couverture fiable, il faut plutôt se tourner vers des organismes comme MEMRI, GLORIA et INSS.

 transmis parAnnie claude

http://fr.danielpipes.org/blog/2009/08/reflexions-sur-le-sixieme-congres-general-du-fatah

Version originale anglaise: Reflections on the Sixth Fatah General Congress

Discours du Premier ministre au Centre Begin-Sadate   Université Bar-Ilan

                                

Mesdames et Messieurs, citoyens de l’Etat d’Israël,

La paix a toujours été le désir le plus ardent de notre peuple. Nos prophètes ont donné au monde la vision même de la paix, nous nous saluons à l’aide du mot “paix”, nos prières s’achèvent sur le mot “paix”. 


Nous sommes ce soir réunis dans une institution portant le nom de deux pionniers de la paix, Menachem Begin et Anwar Sadate, dont nous partageons la vision.

Il y a deux mois et demi, j’ai prêté mon serment de Premier ministre de l’Etat d’Israël. Je mesuis engagé à former un gouvernement d’unité nationale – et j’y suis parvenu. J’étais convaincu, et je le suis toujours, que l’unité nous est plus vitale aujourd’hui que jamais, confrontés que nous sommes à trois immenses défis : la menace iranienne, la crise économique et la promotion de la paix.

Le spectre de la menace iranienne n’a pas Israël pour seule cible, comme nous en avons eu la preuve hier. Le plus grand danger pour Israël, le Moyen-Orient et l’ensemble de l’humanité, est la connexion entre l’extrémisme islamique et l’arme nucléaire. J’ai débattu de ce registre avec le président Obama au cours de ma récente visite à Washington et je l’évoquerai également la semaine prochaine lors de mes entretiens avec les dirigeants européens. Depuis des années, je tente sans relâche de forger une alliance internationale destinée à empêcher l’Iran de faire l’acquisition de l’arme atomique. 


Confronté à une crise économique mondiale, le gouvernement a rapidement pris les mesures nécessaires à la stabilisation de l’économie israélienne. Nous avons voté un budget de deux ans qui sera prochainement approuvé par la Knesset. 

Troisième enjeu, de loin le plus important : la promotion de la paix. J’en ai certes parlé au président Obama et je cautionne totalement le projet de paix régionale qu’il préconise. 

Je partage le désir du président de susciter une nouvelle ère de réconciliation dans notre région. Dans ce dessein, je me suis entretenu avec le président Moubarak en Egypte et le roi Abdallah en Jordanie, afin de rallier le soutien de ces leaders et d’étendre le rayon de la paix dans notre région. 


Je m’adresse ce soir aux dirigeants arabes et leur dis : “Rencontrons-nous, parlons de paix et faisons la paix. Je suis disposé à vous rencontrer à tout moment. Je suis disposé à me rendre à Damas, à Riyad, à Beyrouth, partout – y compris à Jérusalem. 

Je lance un appel à la coopération des pays arabes avec les Palestiniens et avec nous pour promouvoir une paix fondée sur la croissance économique. La paix économique n’est pas un substitut à la paix politique, mais elle joue un rôle important pour parvenir à cette dernière. Ensemble, nous pouvons entreprendre des projets susceptibles de surmonter les pénuries de notre région, tels le dessalement de l’eau, en maximiser les atouts, tels l’exploitation de l’énergie solaire, du gaz et du pétrole, les moyens de transport entre l’Asie, l’Afrique et l’Europe. 

Nous sommes tous impressionnés, je le suis aussi, par la réussite économique des Etats du Golfe. Je fais appel aux entrepreneurs du monde arabe pour qu’ils investissent leurs énergies et leurs talents ici, et contribuent ce faisant à aider les Palestiniens – et nous – à stimuler l’économie de la région. 


Ensemble, nous pourrions créer des zones industrielles porteuses de milliers d’emplois et créer des sites touristiques qui attireraient des millions de visiteurs désireux de s’engager dans les pas de l’Histoire – à Nazareth et Bethléem, autour des murs de Jéricho et de Jérusalem, sur les rives du lac de Tibériade et au site du baptême sur le Jourdain. 

Notre région renferme un énorme potentiel de tourisme archéologique, il suffit que nous apprenions à collaborer pour mettre en œuvre ce potentiel. 


Je m’adresse à vous, voisins palestiniens dirigés par l’Autorité palestinienne, et vous dis : “Entamons immédiatement des pourparlers, sans conditions préalables.” 

Israël respecte ses engagements internationaux et s’attend à ce que toutes les parties respectent les leurs.

Nous voulons vivre en paix avec vous, en bons voisins. Nous voulons que nos enfants et les vôtres ne fassent plus jamais l’expérience de la guerre, que des parents, des frères et des soeurs n’aient plus jamais la douleur de perdre leurs êtres chers au combat ; que nos enfants puissent rêver d’un avenir meilleur et qu’ils parviennent à réaliser leurs rêves ; que nous investissions ensemble nos énergies dans la fabrication de socs et de serpes plutôt que d’épées et de lances.

Je connais la laideur de la guerre. J’ai fait l’expérience des champs de bataille. J’y ai perdu mes amis, j’y ai perdu un frère. J’ai vu la douleur des familles endeuillées. Je ne veux pas de guerre. Personne en Israël ne veut la guerre.

En joignant nos mains et en œuvrant ensemble à l’instauration de la paix, il n’y aura pas de limites au développement et à la prospérité de nos populations – sur les plans économique, agricole, commercial, touristique et éducatif qui, et c’est le plus important, garantiront à nos enfants un monde meilleur, une vie paisible, créatrice, riche d’opportunités et d’espoir. 

Si la paix a des atouts si manifestes, demandons-nous pourquoi elle demeure si lointaine alors que nos mains sont tendues vers elle ? Pourquoi ce conflit dure depuis plus de soixante ans ? 


Pour mettre un terme au conflit, il nous faut donner une réponse honnête et sans détours à cette question : quelles en sont les sources ? 


Dans son discours au Premier Congrès sioniste de Bâle, Théodore Hezl, le fondateur du sionisme, déclarait à propos du foyer national juif : “L’idée est si grande que nous ne pouvons en parler qu’en termes les plus simples.” Je vais parler aujourd’hui des immenses défis de la paix avec les mots les plus simples possibles. 

Les horizons de demain ne doivent nous faire oublier ni les réalités ni les vérités de l’heure. La vérité est que les racines du conflit ont été et restent le refus de reconnaître le droit du peuple juif à son Etat, dans sa patrie historique. 


En 1947, lorsque les Nations unies proposèrent leur plan de partition prévoyant un Etat juif et un Etat arabe, les pays arabes rejetèrent unanimement cette résolution. La communauté juive, au contraire, l’accueillit avec des chants et des danses. Les Arabes ont rejeté toute idée d’Etat juif, quelles que fussent ses frontières.


Ceux qui pensent que l’hostilité envers Israël est la conséquence de notre présence en Judée, Samarie et dans la bande de Gaza confondent causes et conséquences. 

Les attaques contre nous ont débuté dès les années 20, se sont intensifiées en assaut généralisé en 1948, poursuivies par les attentats de feddayin des années 50 pour atteindre leur paroxysme en 1967, à la veille de la guerre de Six-Jours, dans l’espoir de resserrer l’étau arabe autour de l’Etat d’Israël.

Autant d’événements advenus au cours des cinquante années avant même qu’un soldat israélien n’ait foulé le sol de la Judée et de la Samarie. 

L’Egypte et la Jordanie ont, heureusement, quitté ce cercle d’hostilité. La signature de traités de paix avec ces pays a mis un terme à leurs revendications contre Israël, un terme au conflit. Mais, et nous le regrettons, ce n’est pas le cas des Palestiniens. Plus nous nous rapprochons d’un accord avec eux, plus ils font marche arrière et présentent des revendications qui réfutent tout désir sincère de mettre un terme au conflit.

Nombreux sont ceux qui soutiennent que l’évacuation des territoires est la clé de la paix avec les Palestiniens. Nous nous sommes retirés, mais le fait est que chaque évacuation a été suivie par des vagues massives de terrorisme, par des attentats suicide meurtriers et par des milliers de missiles. 


Nous avons tenté le retrait avec et sans accord préalable, le retrait partiel et le retrait total. En l’an 2000 et même l’an dernier, Israël a proposé un retrait presque complet en échange de la fin du conflit, et à deux reprises notre proposition a été repoussée. 


Nous avons évacué jusqu’au dernier centimètre de la bande de Gaza, démantelé des dizaines de localités juives et évincé de leurs foyers des milliers d’Israéliens pour ne recevoir en réponse que des salves de missiles lancés sur nos villes, nos localités et nos enfants. 


Le postulat selon lequel l’évacuation des territoires déboucherait sinon sur la paix avec les Palestiniens, du moins sur des progrès dans le sens de la paix, n’a pas encore fait les preuves de son bien-fondé.


De surcroît, le Hamas au sud, à l’instar du Hezbollah au nord, proclame à l’envi ses engagements à la “libération” des villes israélienns d’Ashkelon, de Beershéva, d’Acre et de Haïfa. 

L’évacuation des territoires n’a pas diminué la haine, et à notre grand regret, les Palestiniens modérés ne sont toujours pas disposés à prononcer ces quelques mots simples : Israël est la patrie du peuple juif, et le restera. 

Parvenir à la paix exige courage et franchise des deux partenaires, pas seulement du côté israélien. 

Le leadership palestinien doit proclamer haut et fort : “Trêve d’hostilités ! Nous reconnaissons le droit du peuple juif à posséder son Etat et nous sommes disposés à vivre en paix à ses côtés.” 

J’aspire au jour où les dirigeants palestiniens s’adresseront à nous et à leurs populations dans ces termes, au jour où s’ouvrira la voie de la paix et de la solution de tous les problèmes qui opposent nos peuples, quelle que soit leur complexité. 

Il s’ensuit que la condition préalable fondamentale pour mettre fin au conflit est la reconnaissance publique et catégorique d’Israël en tant que patrie du peuple juif par les Palestiniens. 

Pour conférer à cette déclaration une portée pratique, il importe également que les Palestiniens comprennent que le problème posé par les réfugiés doit être résolu hors des confins israéliens. Car il est clair que toute exigence de retour des réfugiés palestiniens en territoire israélien constitue une danger pour l’existence d’Israël en tant que patrie du peuple juif. 


Le problème des réfugiés palestiniens doit être résolu et peut l’être, comme le prouve notre propre expérience. Notre petit pays a en effet réussi à intégrer des dizaines de milliers de réfugiés juifs qui ont abandonné leurs maisons et leurs biens dans les pays arabes. 

Il importe donc, au nom de la justice et de la logique, que ce problème soit résolu hors des frontières d’Israël. Sur ce point, le consensus de nos concitoyens est quasiment unanime. Je suis convaincu qu’avec de la bonne volonté et un investissement international, ce problème humanitaire pourra être définitivement résolu. 


Je n’ai abordé pour l’instant que le registre de la reconnaissance de nos droits par les Palestiniens. J’aborderai ouvertement dans un moment celui de la reconnaissance par Israël des droits des Palestiniens. 

Permettez-moi de rappeler tout d’abord que les liens noués par le peuple juif avec la Terre d’Israël remontent à plus de 3500 ans. La Judée et la Samarie, ces lieux où vécurent Abraham, Isaac et Jacob, David et Salomon, Isaïe et Jérémie, ne nous sont pas étrangers. Ils s’inscrivent dans la terre de nos ancêtres. 


Le droit du peuple juif à un Etat en Terre d’Israël n’est pas la conséquence des catastrophes qui ont frappé notre peuple. Certes, pendant 2000 ans, les Juifs ont enduré des expulsions, des pogroms, des accusations de meurtre rituel et des massacres dont le paroxysme, sans précédent dans l’histoire de l’humanité, a été atteint pendant la Shoah. 

Certains prétendent que sans la Shoah l’Etat d’Israël n’aurait pas vu le jour. Pour ma part j’affirme que si l’Etat d’Israël avait été établi plus tôt, la Shoah ne se serait pas produite. 

Cette tragique histoire d’impuissance explique pourquoi le peuple juif doit posséder son pouvoir souverain d’auto-défense. 

Toutefois, notre droit d’édifier ici, en Terre d’Israël, un pays souverain, procède d’un fait simple : cette terre est la patrie du peuple juif, celle où s’est forgée notre identité. 

Comme le proclama dans la Déclaration d’Indépendance le premier chef de gouvernement israélien, le Premier ministre David Ben-Gurion : Eretz Israel est le lieu où naquit le peuple juif. C’est là que se forma son caractère spirituel, religieux et national. C’est là qu’il réalisa son indépendance, créa une culture à la fois nationale et universelle, et fit don de la Bible au monde entier.


Pour autant, nous ne devons pas dissimuler une partie de la vérité : dans cette patrie vit une grande communauté palestinienne. Nous ne souhaitons ni les dominer, ni régir leur existence, pas plus que leur imposer notre drapeau et notre culture. 


Dans ma perception de la paix, dans ce petit pays qui est le nôtre, deux peuples vivent librement, côte à côte, dans la concorde et le respect mutuel. Chacun possède son drapeau, son hymne national, son propre gouvernement. Aucun ne menace l’existence et la sécurité de son voisin. 

Ces deux réalités – notre attachement à la Terre d’Israël d’une part, et la présence d’une population palestinienne parmi nous de l’autre – ont suscité de profondes controverses dans la société israélienne. Mais en vérité nous avons plus de choses en commun que de pommes de discorde. 

Et c’est précisément pour exprimer notre unité et notre attachement aux principes de paix et de sécurité que je suis ici ce soir. Ce sont ces principes fondamentaux qui régissent notre politique. 

Cette politique doit prendre en compte la situation mondiale récemment émergée. Il nous faut connaître les réalités qu’elle implique, tout en restant fermement liés aux principes essentiels pour notre pays. 

J’ai déjà énoncé le premier de ces axiomes : la reconnaissance. Les Palestiniens doivent reconnaître clairement et sans ambiguïté qu’Israël est la patrie du peuple juif. Le second concerne la démilitarisation : les territoires sous administration palestinienne doivent impérativement être démilitarisés et des dispositions à toute épreuve prises pour garantir la sécurité d’Israël. 

Si ces deux conditions ne sont pas respectées, le danger de l’émergence d’un Etat palestinien armé qui deviendrait une nouvelle base de terrorisme contre Israël, du genre de celle de Gaza, est réel. 

Nous ne voulons pas de roquettes Qassam sur Petah-Tikva, de roquettes Grad sur Tel-Aviv, ni de missiles sur l’aéroport Ben-Gurion. Ce que nous voulons, c’est la paix. 


Pour y parvenir, nous devons nous assurer que les Palestiniens ne soient pas en mesure d’importer des missiles dans leur territoire, de déployer une armée, de fermer leur espace aérien à nos avions, ou de conclure des accords avec des organisations telles que le Hezbollah et avec des pays comme l’Iran. Sur ce point, le consensus d’Israël est général. 

On ne peut s’attendre à ce que nous acceptions par avance le principe d’un Etat palestinien sans garanties de démilitarisation de cet Etat. 

Dans un registre aussi vital pour l’existence d’Israël, nous devons avoir la garantie que nos exigences de sécurité seront respectées. 

Par conséquent, nous demandons à nos amis de la communauté internationale, avec à leur tête les États-Unis, de garantir ces éléments cruciaux pour la sécurité de notre pays : des engagements clairs relatifs à la démilitarisation du territoire sous contrôle palestinien dans un futur accord de paix, autrement dit que le territoire du futur Etat palestinien soit dépourvu d’une armée et du contrôle de son espace aérien, doté également de moyens efficaces de sécurité destinés à empêcher le trafic d’armes sur son territoire – un véritable contrôle de ces mesures et non ce qui se passe à Gaza à l’heure actuelle. Il va de soi aussi que les Palestiniens ne pourront conclure des accords militaires avec d’autres pays. 


Faute de mesures de ce genre, ces territoires deviendront tôt ou tard un nouveau “Hamastan”. Chose que nous n’accepterons à aucun prix. 


Lors de ma visite à Washington, j’ai dit au président Obama que si nous parvenons à nous entendre sur la substance, la terminologie ne posera pas problème. 

Je tiens à préciser la substance d’un futur accord avec l’Autorité palestinienne : 


Si nous recevons des garanties concernant la démilitarisation et les exigences israéliennes de sécurité, et si les Palestiniens reconnaissent qu’Israël est la patrie du peuple juif, nous serions disposés, dans le cadre d’un futur accord, à parvenir à une solution prévoyant l’existence d’un Etat palestinien démilitarisé aux côtés de l’Etat juif. 


Concernant les registres importants qui restent à résoudre dans le cadre d’un accord final, mes positions sont connues : Israël a besoin de frontières sûres et défendables, Jérusalem doit rester la capitale unifiée de l’Etat d’Israël où la liberté de culte de toutes les religions sera scrupuleusement respectée. 

Le registre territorial sera évoqué dans l’accord définitif. Entretemps, nous n’avons l’intention ni d’établir de nouvelles implantations, ni d’exproprier d’autres terrains au profit des localités existantes. 

Toutefois, nous devons permettre aux habitants de ces localités de mener des vies normales, aux mères et aux pères d’élever leurs enfants comme partout ailleurs. Les habitants de ces localités ne sont ni des ennemis du peuple, ni des ennemis de la paix. Ils font au contraire partie intégrante de notre population, ce sont des gens qui défendent leurs idéaux, des pionniers et des sionistes. 

L’unité entre tous les secteurs de notre population nous est essentielle et nous permettra de parvenir à nous réconcilier avec nos voisins. Cette réconciliation doit commencer par le changement des réalités actuelles. Je suis convaincu qu’une économie palestinienne forte renforcera la paix.

Si les Palestiniens optent pour la paix – en combattant le terrorisme, renforçant les rouages de leur administration, imposant le règne du droit, enseignant la paix à leurs enfants et en mettant un terme aux incitations à la violence contre Israël – nous ferons pour notre part tous les efforts pour faciliter leur liberté de mouvement, et pour leur permettre de développer leur économie. Autant d’éléments qui contribueront à promouvoir un traité de paix entre nous. 

Au-delà, les Palestiniens doivent faire le choix entre la voie de la paix et celle du Hamas. L’Autorité palestinienne devra faire régner la loi à Gaza et triompher du Hamas, Israël ne prendra pas place autour de la table de négociation avec des terroristes résolus à détruire notre pays.

Le Hamas ne permet même pas à la Croix-Rouge de rendre visite à notre soldat kidnappé Gilad Shalit captif depuis trois ans, isolé de ses parents, de sa famille et de son peuple. Nous nous engageons à le faire rentrer sain et sauf chez lui. 

Avec des dirigeants palestiniens ayant pris des engagements en faveur de la paix, avec la collaboration active du monde arabe et le soutien des Etats-Unis et de la communauté internationale, il y a de bonnes chances de parvenir à la paix. 

Notre peuple a déjà prouvé sa capacité de surmonter l’impossible. Au cours des 61 dernières années, et tout en luttant constamment pour notre existence, nous avons réalisé des prodiges. 

Nos puces sont insérées dans les ordinateurs du monde entier. Nos médicaments soignent des maladies jusque là tenues pour incurables. Nos systèmes d’irrigation au goutte-à-goutte ont fait reverdir des terres arides partout dans le monde. Les chercheurs israéliens travaillent à étendre les limites des connaissances humaines. 

Si seulement nos voisins répondaient à nos appels, la paix serait à portée de nos mains. 

J’exhorte les dirigeants des pays arabes et le leadership palestinien à s’engager sur la voie de Menachem Begin et d’Anouar Sadate, de Yitzhak Rabin et du roi Hussein. Réalisons ensemble la vision du prophète Isaïe qui, il y a 2700 ans à Jérusalem prônait : Un peuple ne tirera plus l’épée contre un autre peuple, et on n’apprendra plus l’art de la guerre. 


Avec l’aide de Dieu, puissions-nous ne plus connaître la guerre, et savourer enfin la paix.

The Israel Project

 

Israël ou le concept de démesure

     

Lise Noël, Historienne, auteure de L'Intolérance. Une problématique générale, éditions Boréal/Le Seuil 

 

 

Comme pour le conflit qui a opposé le Hezbollah libanais et Israël à l'été 2006, les critiques internationales reprennent aujourd'hui l'accusation de riposte démesurée de la part de ce dernier contre le Hamas à Gaza. Sans nuances, on compare le nombre de morts des deux côtés et les moyens militaires dont chacun dispose. Et l'on s'indigne.

 

Deux formes de disproportion sont cependant passées sous silence. La première porte elle-même sur une question de nombre. Il y a dans le monde 1,5 milliard de chrétiens et plus de 1,3 milliard de musulmans. De juifs il ne reste que 13 millions, 13 millions dont environ la moitié vit en Israël et l'autre, dans la diaspora. Six autres millions ont déjà été victimes d'un génocide, soit 78 % des juifs d'Europe. Aujourd'hui, les islamistes reprennent le flambeau de l'antisémitisme, qu'ils soient chiites, comme les dirigeants iraniens, ou sunnites, comme le Hamas dont la charte réclame non seulement la destruction d'Israël, mais la mort de chaque juif de la planète. 

 

L'indignation sélective 

 

La seconde manifestation de démesure tient à l'ampleur de la couverture médiatique dont les Israéliens font l'objet et au caractère éminemment sélectif de l'indignation que les mondes chrétien et musulman expriment à leur endroit. Un exemple: alors que Le Devoir du 30 décembre dernier prenait plus de la moitié de l'espace de la une pour couvrir le conflit israélo-palestinien avec le titre «Israël est déterminé à écraser le Hamas», une nouvelle rapportant un «Massacre à la machette» de femmes et d'enfants, dans le nord de la République démocratique du Congo (RDC), était reléguée en page A 5. 

 

Ce n'est que de façon ponctuelle encore que l'on rapporte les tueries, les amputations massives, les viols systématiques et les rapts d'enfants que l'on drogue pour en faire des soldats, toutes atrocités qui constituent le lot de la RDC depuis plus de deux décennies, particulièrement dans le Nord-Kivu. Partout, en Afrique, les femmes et les enfants sont ciblés. Comme en Somalie, État dysfonctionnel qui génère les pirates de la mer. Comme au Darfour, dont personne n'a cure, malgré un génocide caractérisé. Et que dire du Zimbabwe, fief de Mugabe («Je suis le Zimbabwe»), qui nie les ravages du choléra? 

 

Qui songe aujourd'hui à l'étau que continue de serrer la junte birmane autour de son peuple, junte qui vient de condamner à 45 ans de prison une vedette populaire locale pour avoir aidé des victimes de l'ouragan qui a dévasté le pays? Et aux Coréens du Nord, sans cesse menacés de famine? Et aux Tibétains, qui ne font plus les manchettes? 

 

Les bourreaux des musulmans 

 

Comme d'autres groupes ethniques, nationaux ou religieux, les musulmans sont victimes de despotes locaux, d'États voisins ou d'autres groupes ethniques et religieux. Leurs oppresseurs sont laïques, telle la Chine communiste qui persécute les Ouïghours, ou l'ex-dirigeant soviétique Islom Karimov dont la répression en Ouzbékistan est si féroce qu'un diplomate britannique a cru, en vain, devoir la dénoncer. 

 

Quant aux chrétiens... Outre un Pierre Vallières qui s'est rendu sur place, qui, au Québec, est descendu dans la rue pour protester contre le massacre des Bosniaques par des catholiques croates et des Serbes orthodoxes? Qui s'est indigné par la suite de l'exode des Kosovars provoqué par ces derniers? Aujourd'hui même, quelle gauche juge bon de manifester pour attirer l'attention de la «communauté internationale» sur le lent génocide des Tchéchènes perpétré par d'ex-soviétiques devenus chrétiens orthodoxes? 

 

Et qu'en est-il des musulmans qui oppriment d'autres musulmans? Comment oublier l'Algérie, ses centaines de milliers de morts, ses familles entières décapitées, enfants y compris, ses femmes enlevées et réduites à l'esclavage sexuel, sa population coincée pendant des années entre des militaires sans scrupules et des fanatiques islamistes qu'elle qualifiait de «forces de la tristesse»? 

 

Qui dénonce aujourd'hui la barbarie médiévale des talibans, la dictature de potentats arabes richissimes et corrompus ou la répression exercée par le pouvoir iranien qui a torturé à mort la Québécoise Zahra Kazemi (se souvient-on seulement d'elle)? 

 

On sait encore le sort des Kurdes musulmans pris en tenailles entre des Turcs sunnites, après l'avoir été dans celles des baasistes irakiens de Saddam Hussein. Et le Darfour toujours. Bien que musulmanes et sunnites, deux millions de personnes n'ont-elles pas été déplacées, des centaines de milliers d'autres tuées, et ses femmes délibérément violées par des forces soudanaises elles-mêmes musulmanes? Où est l'intervention de la «communauté internationale», où sont les protestations de la gauche occidentale? 

 

Ainsi, des musulmans exterminent des musulmans, des athées persécutent des musulmans, des chrétiens massacrent des musulmans, et tout cela ne suscite que de l'indifférence ou des sursauts de révolte sans lendemain... 

 

La paille et la poutre 

 

Mais arrive-t-il que des juifs entrent en conflit avec des musulmans, alors là il n'y a pas de mots assez durs pour les pourfendre. Jour après jour, les journaux en font leur une, la gauche descend dans la rue, la «communauté internationale» s'indigne. En 2006, des syndicats canadiens et québécois, ainsi que des universités américaines ont même appelé au boycottage commercial contre Israël. Une association sportive internationale souhaitait bannir ses athlètes et des chercheurs britanniques, ses intellectuels. 

 

Le caractère fort sélectif de cette indignation, la variation du degré de sympathie accordé aux victimes musulmanes en fonction de l'identité de leur oppresseur, l'application de la loi des deux poids, deux mesures dans le refus obstiné d'écouter les justifications d'Israël par rapport au souci marqué d'excuser les djihadistes qui font sauter des trains à Madrid, des métros à Londres, des avions à New York, et qui ciblent délibérément des civils en Israël, tout cela ne manque pas d'être troublant. 

 

Il ne s'agit pas de prétendre que le comportement d'Israël est toujours impeccable, et il est parfaitement légitime d'en faire la critique. Mais, s'il y a démesure dans cette histoire, elle n'est pas là où l'on croit. Un sérieux examen de conscience s'impose à gauche. 

 

Les juifs ne constituent que 0,0024 % de la population mondiale. Leur histoire leur a appris à ne compter que sur eux-mêmes. Dix tribus sur douze ont disparu lors de l'exil à Babylone. Sous les Romains, leur pays a été détruit et une grande partie de la population, dispersée dans l'empire. Au Moyen Âge, cette diaspora a connu des persécutions fréquentes, persécutions qu'accentuèrent les Croisades et l'Inquisition espagnole. Puis vint le XXe siècle... et l'Holocauste. Où était alors la communauté internationale? 

 

Les Israéliens ont tiré la leçon de son silence, d'autant plus que des voix s'élèvent à nouveau, en Occident et chez les islamistes, pour réclamer l'annihilation des juifs. Que l'on ne s'étonne pas qu'Israël se défende avec l'énergie du désespoir!

Gaza : vérités sur une guerre »

 

 

C’est un journaliste qui a découvert le pot aux roses. Il se nomme Patrick Martin, et il était l’envoyé spécial dans la Bande de Gaza du quotidien canadien The Globe and Mail. Ainsi qu’il le relate dans un article publié le 29 janvier 2009, il a fait ce que ses collègues ont négligé de faire : il a vérifié les informations.


L’article commence par un rappel de la nouvelle qui a choqué le monde entier, le 6 janvier 2009 : « Une école de l’ONU a été attaquée par l’armée israélienne ; 43 civils palestiniens ont été tués ». Trois semaines après, Patrick Martin est sur les lieux, à Jabalya, et il interroge les témoins.

Un enseignant de l’école – qui refuse de donner son nom, parce que l’UNRWA, l’agence des Nations unies à qui appartient cette école, a interdit au personnel de parler aux journalistes – témoigne que personne n’a été tué à l’intérieur du bâtiment ; il y a eu des morts, dit-il, mais c’est dans la rue, à une trentaine de mètres de là. Un autre témoin, qui était dans la rue au moment des faits, indique l’endroit précis où les obus sont tombés. Il y a eu trois tirs, dit-il, qui ont fait des victimes dans la rue. Mais ni lui, ni aucun autre témoin, n’établit de lien entre ces tirs et la présence d’une école à proximité, et nul ne prétend que cette école aurait été frappée.

Interrogé par Patrick Martin, le responsable de l’UNRWA pour la Bande de Gaza, John Ging, admet que « personne n’a été tué dans l’école ». Il l’aurait même déclaré à l’époque : « Vérifiez mes déclarations, dit-il. Je n’ai jamais dit que quelqu’un avait été tué dans l’école. Nos responsables n’ont jamais prétendu une telle chose. » Ces affirmations tardives de M. Ging sont, nous le verrons, sujettes à caution.

L’article de Patrick Martin passe presque inaperçu. En effet, le monde entier est persuadé que l’école a été « attaquée » par les Israéliens, et que cette attaque a causé plus de 40 morts à l’intérieur de l’école. Le rectificatif publié par le journal canadien est donc inaudible.

Il faut attendre un peu plus d’une semaine pour qu’un autre journaliste, Griff Witte, envoyé spécial du Washington Post, revienne sur le sujet. Son article, publié dans le grand quotidien américain le 7 février, a pour titre : « Les Nations unies disent que l’école de Gaza où il y a eu 43 morts n’a pas été frappée par des tirs israéliens ».

Un titre absurde, totalement incohérent. S’il y a eu 43 morts dans l’école (« School in Gaza Where 43 Died »), comment n’aurait-elle pas été touchée ? Le titreur, à la rédaction du Washington Post, est manifestement trop prisonnier d’un « narratif » qui, à cette date, a exactement un mois, pour voir la contradiction entre les deux informations : celle du journaliste, selon laquelle l’école n’a pas été touchée, et celle que tous les médias ont véhiculée pendant un mois. Une difficulté partagée par tous ses confrères, puisqu’à quelques exceptions près les médias ne feront pas écho à ces révélations. (La presse française observe là-dessus un mutisme quasi total, mais elle n’est pas la seule.)

On remarque encore que l’article du Washington Post se réfère à des sources de l’ONU. L’article de Patrick Martin du 29 janvier n’est même pas évoqué. Ce n’est pas très confraternel, mais c’est surtout, semble-t-il, l’expression d’une certaine gêne. Car, si le « massacre dans une école » relaté par tous les médias depuis un mois, sur la foi des déclarations de l’ONU, n’a pas eu lieu, peut-être d’autres informations de source identique doivent-elles être vérifiées elles aussi ? En attribuant la rectification à John Ging, alors que ce dernier ne s’était jamais exprimé à ce propos avant d’avoir été interrogé par Patrick Martin, le journaliste américain rassure ses lecteurs, ses éditeurs et sans doute lui-même : inutile de chercher plus loin, puisque l’ONU dit toujours l’exacte vérité.

D’autre part, John Ging déclare à Griff Witte que les victimes sont des Palestiniens qui avaient trouvé refuge dans l’école, et qu’au moment des tirs ils étaient sortis dans la rue. Le raccourci situant les morts dans l’école était donc un peu hâtif, mais, dit-il, substantiellement pas si éloigné de la réalité. Une affirmation contestable, elle aussi.

À ce stade, un bref retour en arrière s’impose.?

Lorsque la nouvelle fait les gros titres des médias du monde entier, début janvier, il y a déjà des centaines de victimes palestiniennes.?Mais cette nouvelle-là fait sensation, à cause du mot d’« école ». On imagine des enfants dans les salles de classe, pris sous les bombes. Or il s’agit là d’un bâtiment qui, en temps normal, sert effectivement d’école, mais qui en ces temps de guerre n’est rien d’autre qu’un lieu où des civils se sont rassemblés pour fuir les combats. Parler d’« école », c’est induire – sciemment ou non – dans l’esprit des lecteurs et des auditeurs l’idée d’un massacre d’enfants. Une idée fausse, en tout état de cause.

De plus, préciser qu’il s’agit d’une « école de l’ONU », c’est conférer au bâtiment une sorte de dimension extra-territoriale, quasiment diplomatique, accentuant ainsi le caractère choquant de l’attaque. Or il s’agit tout simplement d’une école de l’UNRWA, institution certes onusienne mais établie depuis des lustres à Gaza où elle emploie des personnels locaux, et qui ne se distingue guère que par son financement.

La manière dont est rapporté l’événement joue ici un rôle déterminant : une frappe israélienne aurait « visé » l’école. Même si l’intentionnalité n’est expressément affirmée que dans les médias arabes et, chez nous, dans les milieux les plus militants, elle est partout sous-jacente. Tsahal aurait, dit-on ou croit-on, délibérément attaqué l’école. N’est-ce pas la preuve que l’État juif s’acharne à tuer les enfants de Gaza ?

À l’origine de tout cela, il y a (contrairement à ce qu’affirmera M. Ging au journaliste canadien) des affirmations en provenance de l’ONU. Le 6 janvier 2009, le très officiel Service d’information des Nations unies publie un communiqué intitulé « Gaza : Le bombardement d’une école de l’ONU par Israël fait au moins 30 morts », et dont voici les premières lignes :

« L’explosion d’obus de mortier israéliens tombés mardi sur une école de l’ONU près de camp de Jabalya à Gaza a fait au moins 30 morts et 50 blessés, une attaque qui a été fermement condamnée par le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon. “Trois obus de mortier sont tombés sur l’école de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) qui servait de refuge à des Palestiniens du camp de Jabalya”, a précisé mardi John Ging, responsable humanitaire de l’UNRWA, lors d’un point de presse vidéo depuis Gaza. »

Aucun doute, donc : il s’agit d’une « attaque » (et non d’une frappe accidentelle), et les obus, selon M. Ging, « sont tombés sur l’école » (ce qui signifie qu’elle a été touchée de plein fouet). L’ONU, supposée impartiale, ayant elle-même diffusé cette version, les médias et les hommes politiques la reprendront spontanément.

Dès le 6 janvier, l’Agence France Presse publie une dépêche qui commence par ces mots : « Le président français Nicolas Sarkozy a estimé mardi soir que l’attaque israélienne contre une école de Gaza qui a provoqué la mort d’une quarantaine de personnes qui s’y étaient réfugiées ne faisait que “renforcer” sa “détermination à ce que tout ceci s’arrête” ».

On ne sait pas si l’affirmation qu’il s’agit d’une « attaque israélienne contre une école de Gaza » est attribuée par l’AFP au président français. En tout cas, l’agence croit pouvoir ajouter : « Au moins 40 personnes qui s’étaient réfugiées dans une école gérée par l’ONU dans le nord de la bande de Gaza ont été tuées mardi dans une attaque israélienne dans le périmètre de l’établissement, selon des sources médicales palestiniennes ».

Tous les médias français reprennent cette version des faits, ainsi que leurs confrères internationaux – y compris la presse israélienne. Certains en rajoutent, comme l’édition électronique du JDD qui, reprenant une dépêche de l’AFP, annonce « Gaza : Carnage dans une école » et souligne, citant John Ging, que « que le drapeau des Nations unies flottait au-dessus du bâtiment quand celui-ci a été frappé ».

La palme, au sein de la presse française, revient sans aucun doute au quotidien communiste L’Humanité. Celui-ci, dans son édition du 7 janvier, décrit l’attaque israélienne contre l’école dans pas moins de cinq articles différents. Et il ne se contente pas de rapporter l’information brute : il enjolive, il ajoute des adjectifs, il crée une véritable dramaturgie autour de l’événement.

Cela commence par un article de Hassan Zerrouky intitulé « Gaza. L’école de l’ONU bombardée », avec pour sous-titre « Plus de 40 civils réfugiés dans l’établissement ont été tués par les tirs de chars israéliens », qui commence ainsi :

« Deux obus tirés hier par des chars israéliens sur une école administrée par l’ONU à Jabalya au nord de la bande de Gaza ont fait un carnage : plus de quarante personnes ont été tuées et plusieurs dizaines ont été blessées dont un grand nombre d’enfants. »

L’envoyé spécial du journal, Pierre Barbancey, indique pour sa part : « au moins quarante personnes ont été tuées dans un raid aérien israélien à Gaza, dans une école de l’UNRWA », et dans un second article il évoque « la mort de plus de 40 Palestiniens, réfugiés dans une école de l’ONU et fauchés comme on coupe de la viande par quatre roquettes israéliennes » (le lendemain, M. Barbancey soulignera que « l’émotion causée par le massacre de quarante civils dans une école de l’ONU, mardi, n’a pas vraiment ébranlé les volontés destructrices des dirigeants israéliens »). On observe au passage que la confusion règne dans les colonnes de ce journal, puisqu’un article attribue la frappe israélienne à une attaque de chars et un autre à un raid aérien (les deux explications sont d’ailleurs inexactes).

Pour faire bonne mesure, un autre article de L’Humanité du 7 janvier rappelle que « 43 personnes ont été tuées et plus de 100 blessées dans une attaque israélienne contre une école de l’ONU ». Enfin, l’éditorial de ce jour, signé Patrick Apel-Muller, précise que « des dizaines de morts ont été relevés dans les ruines d’écoles gérées par l’ONU ».

Que s’est-il passé réellement passé, ce 6 janvier 2009 à Jabalya ? Deux choses sont certaines : il y a eu des tirs israéliens, mais ceux-ci n’ont pas touché l’école. En réponse aux questions des journalistes, le porte-parole de Tsahal a déclaré, ainsi qu’il le fait toujours en pareil cas, qu’une enquête interne est en cours. Cependant, des informations parallèles ont fait état d’une riposte israélienne à des tirs palestiniens.

Une confusion s’est alors créée dans les esprits. Les tirs palestiniens provenaient-ils de l’école ? Certaines sources – y compris, semble-t-il, des porte-parole israéliens – auraient d’abord soutenu cette thèse. Une thèse d’autant plus crédible que des films aériens datant de 2007, communiqués par Tsahal à des journalistes (parmi lesquels notre collaborateur Bernard Edinger) bien avant le déclenchement de l’offensive israélienne sur la Bande de Gaza, montraient clairement des miliciens palestiniens tirant des obus de mortiers sur le territoire israélien depuis la cour intérieure d’une école.

En réponse, les porte-parole de l’ONU déclarèrent qu’aucun tir n’avait été effectué, ce jour-là, depuis l’école de Jabalya. Ils avaient raison sur ce point précis. Cependant, la manière même dont ils présentaient leur argumentation revenait à perpétuer dans les esprits la version (fausse) selon laquelle c’est l’école elle-même qui avait été touchée.

Prenons par exemple cet entretien avec « John Ging, responsable de l’ONU à Gaza », mis en ligne le 7 janvier sur le site internet du Monde. À la question « Vous avez demandé l’ouverture d’une enquête internationale après le bombardement d’une école gérée par l’ONU. Que s’est-il passé exactement ? », John Ging répondait : « Il y avait 350 familles de réfugiés à l’intérieur, et des tirs tout autour de l’école. Quarante personnes ont trouvé la mort, cinquante-cinq ont été blessées, presque exclusivement des civils. Il faut déterminer ce qui s’est passé. Israël affirme que des militants tiraient depuis l’école. Mais nous, aux Nations unies, sommes convaincus que ce n’est pas le cas car ces écoles sont sous notre contrôle. » Tout en démentant que des tirs aient été effectués ce jour-là depuis l’école, John Ging entérinait la version, contenue dans la question de l’interviewer, selon laquelle les Israéliens auraient procédé au « bombardement d’une école ».

Pendant ce temps, l’enquête interne – qui est de règle pour tout incident ayant causé des victimes – se poursuivait au sein de Tsahal. Selon les premiers résultats de cette enquête, rapportés dès le 11 janvier par le quotidien israélien Haaretz, trois obus de mortier avaient été tirés par une unité israélienne de parachutistes, suite à des tirs de roquettes effectués non pas depuis l’école mais depuis la cour d’une maison proche de l’école.

Ce mode d’intervention était une faute, disent les officiers interrogés par Haaretz, car bien que les obus de mortiers israéliens aient un guidage par GPS ils sont trop imprécis pour être utilisés dans une zone densément peuplée. En fait, il était prévu que l’armée de l’air attaquerait la source des tirs ; mais, pour des raisons opérationnelles non indiquées, cette action aérienne n’a pas été possible et les parachutistes ont eu recours aux mortiers.

Les conclusions définitives de l’enquête ne seront connues qu’à un stade ultérieur. Il est déjà établi, cependant, qu’à aucun moment le bâtiment de l’école n’a été visé par les tirs israéliens.

Un événement tragique, donc, comme il en survient dans toutes les guerres, et qui en l’occurrence semble bien avoir été déclenché par une activité militaire du Hamas au sein d’un quartier d’habitation. Cela était lisible dès le 11 janvier dans le quotidien Haaretz.?Mais on n’a pas voulu le lire, parce qu’on ne voulait pas savoir autre chose que ce qui avait été dit et répété à satiété : les Israéliens tirent sur les écoles.

Un autre sujet d’interrogation est le nombre des victimes. Les premiers chiffres, de source palestinienne et aussitôt relayés par tous les médias internationaux ainsi que par les services de l’ONU, font état de plus de 40 morts. Dans l’article du Washington Post évoqué plus haut, un porte-parole palestinien maintient le chiffre d’« au moins 43 morts ». Aucune investigation n’a été faite pour vérifier ces chiffres – tout comme, il est vrai, nul n’a vérifié, avant Patrick Martin, si l’école avait effectivement été touchée.

Selon le colonel Moshé Lévy, qui, en tant que commandant du Service de coordination et de liaison, est responsable des relations de Tsahal avec la Bande de Gaza, 12 personnes ont été tuées dans l’incident du 6 janvier. Un article de Yaakov Katz, paru le 15 février 2009 dans le quotidien israélien anglophone The Jerusalem Post, cite les propos du colonel Lévy : « Dès le début, le Hamas a affirmé que 42 personnes avaient été tuées. Mais nous pouvions voir, par nos moyens de surveillance [il s’agit sans doute des drones israéliens qui survolaient la Bande de Gaza tout au long de l’opération, ndlr], que seules quelques civières avaient été apportées pour évacuer des gens. »

Ensuite, dit Moshé Lévy, le Service de coordination et de liaison a contacté le ministère palestinien de la santé pour obtenir les noms des morts. « Ils nous ont dit que le Hamas cachait le nombre des morts. » En fin de compte, Tsahal a établi une liste nominative de toutes les victimes de l’opération de Gaza. Selon Moshé Lévy, cette liste comprend 12 personnes tuées ce jour-là à proximité de l’école de Jabalya : neuf miliciens du Hamas et trois non-combattants.

Il faudra attendre quelques temps encore, avec la publication de divers rapports et contre-rapports, pour que l’on ait une idée un peu plus précise de ce qui s’est passé dans la Bande de Gaza tout au long de l’opération, et en particulier le 6 janvier à Jabalya. Une chose semble certaine : l’école n’a été ni visée ni touchée. Quel que soit le nombre des victimes (43 ou 12), et quelle que soit leur identité (combattants ou non-combattants), le « massacre de l’école » n’existe pas. Et cela, on aurait pu le savoir assez tôt si les médias n’avaient été induits en erreur par les communiqués des Nations unies.

Il est vrai que, pour certains organes de presse, l’argument de l’école palestinienne est venu à point nommé pour étayer une diabolisation des Israéliens. On a vu ce qu’il en était de L’Humanité, le 7 janvier. Au Monde diplomatique, on n’a pas tardé à emboîter le pas. Dès le 8 janvier 2009, le directeur adjoint du mensuel, Alain Gresh, évoquait dans son blog « l’école bombardée par l’armée israélienne le 6 janvier ». Dans l’édition « papier » du journal (février 2009), c’est son directeur, Serge Halimi, qui rappelle qu’« une école palestinienne transformée en refuge des Nations unies » a été « bombardée ». Le 6 février, le blog du Monde diplomatique consacré à l’information, tenu par Marie Bénilde, continue à parler du « bombardement d’une école de Jabalya administrée par l’ONU ».

Emporté par cette vague, il n’est jusqu’au ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner qui n’ait évoqué, dans une tribune publiée le 29 janvier 2009 par le quotidien International Herald Tribune, « les bombardements ayant visé le 6 janvier 2009 des écoles de l’UNRWA ». Le mot « visé » est ici lourd de sens : M. Kouchner, ou le fonctionnaire qui a soumis ce texte à sa signature, a-t-il bien songé à ce qu’il y a d’infamant dans l’accusation selon laquelle l’État d’Israël aurait « visé », donc délibérément cherché à frapper, une « école » en tant que telle ?

Quant à l’ONU, qui fut la première à diffuser la fausse information, elle attend début février pour publier un rectificatif.?Dans le bulletin du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (plus connu sous son nom et son acronyme anglais : Office for the Coordination of Humanitarian Affairs, ou OCHA) qui couvre les événements à Gaza durant la période du 30 janvier au 2 février, on trouve une « clarification » selon laquelle l’école n’a pas été touchée. De manière pas très honnête, les fonctionnaires onusiens affirment qu’ils ont publié une information correcte le 6 janvier, et que leur langue a fourché le 7 janvier. Or il suffit de lire le communiqué du Service d’information des Nations unies, daté du 6 janvier, pour y trouver, déjà, la fausse information.?Qui donc a « désinformé » le Service d’information ?

Au risque de nous répéter : l’important ici n’est pas que les journalistes et les autres acteurs de la communication aient su ou non, en temps réel, ce que publiait Haaretz le 11 janvier, et ce que publiait le Globe and Mail le 29 janvier. L’important est qu’à partir de données lacunaires ils ont tous « brodé » dans le même sens, de sorte qu’une possible erreur de tir a pris la forme d’un « bombardement ».

Le 12 février encore, l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur publie une correspondance de Gaza, signée Christophe Boltanski, qui rappelle comme un fait avéré le « bombardement d’une école de l’ONU ». Si ces mots ont pu paraître deux semaines après l’article du Globe and Mail établissant que l’école n’a pas été bombardée, cela signifie que la cause est entendue : le mythe de « l’école bombardée » survivra à l’épreuve de la réalité. Et, avec lui, le mythe selon lequel les Israéliens s’en sont pris délibérément aux écoles de Gaza.

Or, qui dit « école » dit « écoliers ». Voilà donc les Juifs israéliens renvoyés, dans un imaginaire collectif qui est plus fort que les démentis des enquêteurs, à leur fonction ancestrale de dévoreurs d’enfants.


Un « témoignage » pour le moins étrange

Dans cette affaire, l’erreur de la plupart des journalistes est compréhensible (dans un premier temps du moins), car ils sont tous alimentés par les mêmes sources.?Mais il est des erreurs qui, rétrospectivement, peuvent paraître étranges.?

Ainsi, le journaliste palestinien Radjaa Abou Dagga, correspondant de France 24 à Gaza. Radjaa Abou Dagga est également correspondant du quotidien régional Ouest France. Le 7 janvier, Ouest France publie le « témoignage exclusif » de son correspondant.?

Après une introduction où on lit que « deux obus de chars israéliens ont détruit un local de l’Onu dans lequel une centaine de personnes avaient trouvé refuge », le journal donne le témoignage de son correspondant, qui « était sur place avec des ambulanciers quelques minutes après le drame ». Voici ce que dit Radjaa Abou Dagga :

« J’étais en reportage depuis le matin avec des ambulanciers. Nous nous trouvions à l’hôpital de Kamel Adwan. (…) En début d’après-midi, on s’est dirigé vers le quartier de Jabaliyah parce qu’une colonne de fumée s’élevait de cette direction.

On est arrivé dans une boucherie.

Des bombes ou des obus, on ne savait pas alors qu’il s’agissait de deux obus de chars, avaient désintégré une école gérée par l’Onu dans le quartier de Fakhoura.

Dans ce bâtiment, des civils des villages du nord avaient trouvé refuge. C’était la panique. (…) »

La scène était sans aucun doute épouvantable, et on ne saurait tenir rigueur au journaliste de parler d’« obus de chars » alors que nous savons aujourd’hui que c’étaient des obus de mortiers. Mais comment expliquer, s’agissant d’un témoin oculaire, son affirmation selon laquelle ces obus avaient « désintégré une école » ? Il se trouvait, dit-il, juste devant l’école.?Il ne pouvait donc pas ne pas voir que, non seulement l’école n’avait pas été « désintégrée », mais qu’elle était absolument intacte, puisqu’elle n’avait pas été touchée par les obus (seuls des éclats isolés ont volé dans la cour de l’école, blessant quelques personnes).

Un témoignage « exclusif », vraiment…


Extrait du dossier « Gaza : vérités sur une guerre » paru dans L’Arche, le mensuel du judaïsme français (numéro spécial 609-610, daté de février-mars 2009)

Transmis par Myriam Esther



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Islam : l'UOIF attaque les institutions juives de France

Cécilia Gabizon 

16/04/2009 | Mise à jour : 00:10 | 

Au cours de son rassemblement annuel au Bourget, l'organisation proche des Frères musulmans a dénoncé leur «aliénation aux côtés de l'oppresseur israélien».

 

Fouad Alaoui, vice-président de l'UOIF. 

Crédits photo : Le Figaro

Longtemps, l'UOIF s'est défendue. Accusée d'importer en France l'islam fondamentaliste des Frères musulmans, dont elle est proche, l'Union des organisations islamiques de France est également soupçonnée de favoriser le communautarisme. Des années de participation au Conseil français du culte musulman ne l'ont pas lavée de ce soupçon. Alors l'UOIF a changé de stratégie. Avec une cible hautement symbolique, le Crif. Les communautaristes ne seraient pas les musulmans, mais bien les juifs regroupés dans le Conseil représentatif des institutions juives de France, martèle à présent l'Union. «Les musulmans de France, à l'instar de l'immense majorité des citoyens ont très mal perçu l'aliénation inconditionnelle des autorités juives de notre pays aux côtés de l'oppresseur israélien», a lancé samedi son vice-président Fouad Alaoui, à l'occasion du rassemblement annuel de l'organisation au Bourget. Il avait opinément placé la question «palestinienne» au cœur de son message. Pour mieux s'en prendre au «projet sioniste» qui repose, dit-il, «sur la négation de la Palestine». Une façon détournée de condamner l'existence même d'un État juif.

Nombreuses accusations

 

«Cette rhétorique est hélas connue», affirme Richard Prasquier, le président du Crif. «C'est celle du Hamas. N'oublions pas que leur charte ne reconnaît pas Israël et prévoit de tuer les Juifs. Or le Hamas est la branche palestinienne des Frères musulmans et l'UOIF, leur représentant en France. Il y a une logique», assure Richard Prasquier.

Depuis l'offensive israélienne sur Gaza, l'opposition entre propalestiniens et proisraéliens a abandonné le terrain des subtilités diplomatiques pour enflammer la place publique. Le gouvernement a bien tenté d'imposer une réconciliation, alors que les actes antisémites se multipliaient en janvier, mais sans y parvenir. L'UOIF est entrée en campagne, appelant à manifester et affichant sur son site, «une galerie de photos de la barbarie israélienne». En retour, le Crif a, lui, organisé une manifestation de soutien à Israël et fermement critiqué l'UOIF au cours de son traditionnel dîner début mars.

Depuis, les accusations se poursuivent. Comme si le temps du dialogue paisible entre juifs et musulmans était révolu. Dalil Boubakeur, le recteur de la mosquée de Paris, l'ancien président du Conseil français du culte musulman vient d'en faire les frais. Il s'est récemment déclaré «ami des juifs» dans une revue israélienne, suscitant, affirme-t-il, des réactions hostiles dans les pays arabes et jusqu'en France. «La préfecture a autorisé une manifestation vendredi d'un groupe “Cheikh Yassine” devant ma mosquée», se plaint-il. «Affirmer son amitié au peuple juif vous expose aujourd'hui à la vindicte de groupes musulmans», regrette cette figure de l'islam modéré.

L'UOIF a longtemps louvoyé. Depuis sa création, par des étudiants venus du Maghreb en 1983, jusqu'à son intronisation dans le CFCM en 2003, elle a évité les polémiques sur les Juifs et Israël. Elle avait pris ses distances avec Tariq Ramadan, lorsque le prêcheur avait listé et qualifié des intellectuels français, d'intellectuels juifs. Tout comme elle avait désapprouvé, du bout des lèvres, un de ses prédicateurs, Hassan Iquioussen, qui dans une causerie enregistrée avait accusé les juifs de tous les maux. Depuis, Iquioussen comme Ramadan, sont de retour au rassemblement du Bourget. Et l'UOIF qui souffre d'un «complexe du Crif» selon le politologue Vincent Geisser, espère engranger un peu de la notoriété de sa rivale, en l'attaquant. Au risque d'être toutes deux réduites à de simples lobbys communautaires.

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Les palestiniens sont des gens modérés avec qui l’on peut discuter a dit notre président !


C’est en grande pompe que la télévision palestinienne avec l’autorité palestinienne a célébré  le 20ème anniversaire de l'attaque qui a coûté la vie à 12 enfants et 25 adultes le 11 mars 1978, dans un sanglant attentats contre un autobus, avec une émission spéciale d'une heure. L’émission a inclus une démonstration des programme dans les camps d'entraînement de l'OLP. 

La barbarie n’éyant plus de limites pour ces criminels, certains terroristes ont été interviewé afin d’expliquer comment le massacre a été organisé et planifié. 

La morale n’étant pas une discipline PREMIÈRE chez les assassins, le présentateur tout heureux affirme que c’est  « … une des exécutions spéciales les plus importantes, exécuté par la révolution palestinienne par la mer, sur la côte entre Haïfa et Tel Aviv. Cette exécution, effectuée par une équipe de héros et menée par le combattant héroïque Dalal Mughrabi, et a eu une grande incidence sur les événements du conflit Israelo-Arabe. »

[PA TV (Fatah), 11 mars 2009]

 

 

 

 

 

 

 


 


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