Antisémitisme et antisionisme

LE CONFLIT ISRAÉLO-PALESTINIEN.

 

 

1. Même après la destruction du Temple, il y a toujours eu des Juifs en Palestine (des Arabes bien sûr aussi). La région était peu peuplée, quasi désertique, comme en témoigne par exemple Châteaubriand dans son "Itinéraire de Paris à Jérusalem".

 

2. À partir en particulier du 1er Congrès sioniste (Bâle 1897), les Juifs du monde entier ont commencé à donner de l'argent pour acheter des terres en Palestine. Elles appartenaient à de riches propriétaires arabes qui ne résidaient pas sur place et les ont vendues bien volontiers. Mais les cultivateurs arabes, eux, ont dû céder la place à des colons juifs. Cela s'est généralement mal passé, et les actes d'hostilité, d'attaques, d'agressions étaient quotidiens (et nocturnes).

 

Toutes les terres occupées jusqu'à l'Indépendance ont été acquises en toute légalité, et les actes de vente sont soigneusement conservés à Jérusalem.

 

3. L'État d'Israël a été créé officiellement le 14 mai 1948 après un vote des Nations Unies. Si les États arabes avaient accepté, à contrecœur certes, cette création, la région serait sans doute aujourd'hui l'une des plus prospères du monde, les Israéliens ayant largement prouvé leur aptitude à "faire fleurir le désert". Mais dès le lendemain, tous les états arabes voisins d'Israël l'ont attaqué sans déclaration de guerre avec l'intention proclamée de le détruire. Tous les malheurs de la région proviennent de cette décision et sont de la seule responsabilité des Arabes. Ils se plaignent souvent qu'Israël ne respecte pas telle ou telle décision des Nations Unies, mais oublient opportunément qu'eux-mêmes ont refusé ce vote fondamental. Israël est le seul pays, membre de l'ONU, dont l'existence même est contestée.

 

Les pays arabes ont encore attaqué deux fois sans déclaration, dont le jour de Kippour 1973, espérant traîtreusement écraser le pays pendant qu'il célébrait une des fêtes les plus sacrées de la liturgie juive. Ils ont chaque fois échoué.

 

4. Pendant l'agression de 1948, les Arabes ont exhorté les Palestiniens à quitter la zone des combats en leur promettant qu'ils pourraient revenir dès que les Juifs seraient rejetés à la mer. Mais les choses ne se sont pas passées comme ils l'espéraient, et ces  quelque 800 000 Palestiniens sont devenus des réfugiés. Les pays arabes, riches de leurs revenus pétroliers, auraient pu les intégrer comme nous avons intégré les Pieds Noirs d'Algérie et comme beaucoup d'autres malheureuses populations déplacées ont été intégrés : neuf millions de Coréens, 900.000 réfugiés du conflit au Vietnam, 8,5 millions d'hindous et de sikhs quittant le Pakistan pour l'Inde, 6,5 millions de musulmans fuyant l'Inde pour le Pakistan ; 700.000 réfugiés chinois à Hong Kong , 13 millions d'Allemands des Sudètes, de la Pologne et d'autres États d'Europe orientale déplacés vers l’Allemagne de l'Ouest et de l'Est, des milliers de réfugiés turcs de Bulgarie; 440.000 Finlandais séparés de leur patrie par un changement de frontière... 

 

On oublie trop souvent aussi qu'un million de juifs ont été expulsés des pays arabes depuis 1945. Par exemple, en 1956 Nasser a expulsé tous les juifs d'Égypte (en confisquant leurs biens). Or, ces juifs, on n'en parle jamais car eux aussi ont été intégrés, bien ou mal, mais intégrés, en Israël, en Europe, en Amérique.

 

Les pays arabes ont maintenu les réfugiés palestiniens  parqués dans des camps pour en faire une arme politique qui s'est en partie retournée contre eux. Évidemment, les réfugiés sont aujourd'hui bien fois plus nombreux.

 

5. Les agressions terroristes ont commencé très tôt. Par exemple, après un attentat particulièrement odieux au début des années cinquante (une mère et ses deux filles poignardées dans leur lit pendant leur sommeil par un Palestinien), un jeune et brillant officier a été chargé de constituer une unité d'élite dont la mission était de pourchasser et de punir les auteurs de tels actes de l'autre côté de la frontière. Ce fut le début de la carrière d'Ariel Sharon. 

 

Quand  les attentats ont atteint un niveau intolérable, faisant dans la population civile des dizaines de morts et des centaines de blessés, le gouvernement a décidé d'édifier une clôture de sécurité. Elle n'a la forme d'un mur que sur une petite partie de son trajet, partout ailleurs c'est une clôture de fil de fer. Elle a été remarquablement efficace. Il y en a bien d'autres dans le monde destinées à arrêter les immigrants clandestins ou les terroristes, entre les États-Unis et le Mexique, l'Inde et le Pakistan, le Pakistan et l'Afghanistan, à la frontière saharienne du Maroc, entre les deux Corée, entre le Botswana et le Zimbabwe, l'Arabie saoudite et le Yémen d'une part et l'Irak d'autre part, l'Ouzbékistan et le Tadjikistan, entre les Émirats arabes et Oman et le Koweït plus un mur de 215 km le long de leur frontière avec l'Irak, au milieu de Chypre et de l'Irlande, aux enclaves de Ceuta et Melilla à la frontière marocaine de l'Espagne, même entre l'Égypte et Gaza. Aucune de ces nombreuses barrières sécuritaires n'indigne les bien-pensants autoproclamés. Seul le comportement des Israéliens les indigne.

 

Les points de passage limités (checkpoints) gênent la vie des Palestiniens. Récemment, une jeune femme enceinte a demandé à passer pour se rendre dans un hôpital israélien. En fait de grossesse, elle portait une ceinture d'explosifs. Ce genre de comportement conduit à renforcer, donc à ralentir les contrôles, souvent confiés, il faut bien le dire, à de jeunes soldat(e)s pas forcément patients ni bienveillants.

 

6. Quand sous Ariel Sharon les Israéliens ont évacué la bande de Gaza, on aurait pu penser que les Gazaouis allaient en profiter pour mettre en place une économie autonome. Au lieu de cela, ils ont détruit toutes les installations qui avaient été laissées à leur disposition, même les synagogues (alors qu'un Juif ne détruirait jamais un édifice religieux à quelque religion qu'il appartienne) et se sont mis a lancer des milliers d'obus de mortier et de missiles sur Israël, ce qui a conduit à l'opération d'autodéfense Plomb durci. 

 

7. En Israël, les Arabes ont tous les droits civiques, et il y a des députés israéliens arabes à la Knesset. Parler d'apartheid est une pure calomnie.

 

8. Les Gazaouis sont malheureux, certes (cependant ils sont les réfugiés qui touchent le plus d'aide internationale par tête). Il y a pourtant bien d'autres malheurs, exactions, famines, attentats, dictatures dans toutes sortes de pays, du Zimbabwe à la Somalie au Tibet et ailleurs. Les Droits de l'homme (et de la femme) sont bafoués un peu partout, entre autres dans la plupart des pays arabes. Mais les bien-pensants autoproclamés ne s'intéressent qu'aux Palestiniens. Tous les autres malheurs du monde les laissent hypocritement indifférents.

 

9. On accuse les Israéliens de ne pas faire grand-chose pour la paix, mais les Palestiniens, eux, n'en veulent carrément pas. Or il suffirait de peu de chose : que les Palestiniens reconnaissent l'état d'Israël et renoncent au terrorisme. Aussitôt la barrière de sécurité pourrait disparaître et les négociations commencer. Mais on attend en vain.

 

10. Conclusion. Je ne présente ni un historique complet ni une description exhaustive de la situation. Suffisamment, je pense, pour montrer que d'une part le conflit israélo-palestinien n'est que l'un des points chauds de la planète et que bien d'autres mériteraient l'attention des bien-pensants autoproclamés. L'acharnement contre Israël est une forme d'antisémitisme inconscient au mieux, au pire déguisé ou même ouvert.

 

Jacques Weill, mai 2010

 

 

          RAMALLAH VIT EN SILENCE

SON ECLATANT BOOM ECONOMIQUE

ou Beverly Hills en Samarie 

 

Boutiques de luxe, investisseurs à Ramallah et secrets inavouables.

 

Samar Daoud, une blonde de trente-cinq ans en pullover blanc à col roulé, nous ouvre la porte vitrée de sa boutique du centre de Ramallah, capitale des territoires autonomes administrés par l’Autorité Palestinienne, pendant qu’à l’extérieur des ouvriers finissent de travailler aux vitrines et à l’enseigne, «Lifestyle». A l’intérieur, tout de blanc reluisant, est exposé le plus chic de la mode italienne : souliers, bottes, robes des collections hivernales, Gucci, Prada, Roberto Cavalli, Just Cavalli, Dolce&Gabbana. 

Samar est la propriétaire de ce commerce et c’est elle-même qui passe directement les commandes en Italie par téléphone : "J’ai ouvert il y a six mois" - dit-elle au journaliste du Foglio - amusée de répondre aux questions d’un journal italien, de ce pays d’où proviennent toutes ces merveilles luxueuses qui l’entourent. "J’ai ouvert ce commerce en payant de mes propres poches et maintenant tous mes actifs sont déjà en territoire positif. Je sais que tout ça peut paraître bizarre à un étranger, mais ici, la mode, ça marche fort. Les gens achètent" - Et les prix? "Tout dépend. Une paire de souliers coûte normalement 300 euros, mais je considère que ce que je fais est une mission, il s’agit de changer les attentes et ce que les Palestiniens ont dans la tête".

La mission de Samar est décidément au delà de ce qu’elle-même peut penser du haut de son poste d’observation griffé et privilégié.


Ramallah vit en silence son éclatant boom économique. Depuis deux ans, les prix des logements, qui montaient en flèche déjà en 2005, ont subi une croissance de 300 %. Les touristes occidentaux viennent et les fonds étrangers circulent. La compagnie koweitienne de télécommunication Wataniya a décidé depuis peu d’investir 700 millions de dollars en Cisjordanie, "parce que le marché du téléphone a un potentiel immense et que la situation est stable" nous informe Allan Richardson, un Irlandais, PDG de la branche palestinienne de la compagnie. Partout à Ramallah on peut voir les énormes affiches rouges de la Wataniya : "Belle couleur, non? Ça a un énorme pouvoir de persuasion".

La même ferveur commerciale parcourt toute la “capitale”.

"Regarde ! De purs chefs-d’oeuvre ! Ces écrins viennent de Syrie, toute leur surface est recouverte d’arabesques, c’est petit, mais quel poids. Ça vaut 22.000 dollars" - Les dagues d’argent, avec manches en corne, sont dans des étuis et ont été disposées en éventail sur une table de verre, la moins chère d’entre elles vaut déjà 1000 dollars. Quant aux tapis, il y en a partout, sur les planchers, empilés par couches, sur les meubles, sur les murs, suspendus à partir de l’étage supérieur d’où ils débordent. La propriétaire de la "galerie d’art" est radieuse: "Regarde, cette galerie, elle m’a coûté un demi million de dollars, parce qu’ici on n’est dans le centre de Ramallah, mais je l’ai déjà remplie pour plus d’un million de dollars de marchandise". - Et les clients ? "Pour 60% ce sont des Occidentaux, il en vient beaucoup par ici" - Même des Italiens ?  "Oui, par exemple des journalistes des chaînes de télé. Mais 40 % de mes clients, ce sont des Palestiniens, souvent des femmes. Elles viennent seules, choisissent, achètent, et puis repartent, et c’est comme ça d’une fois à l’autre".

Ceux des Palestiniens qui s’y connaissent en affaires et en économie parlent un anglais suave et clair: les "majors indicators", disent-ils, sont tous optimaux. Et dans ce cas précis, les "majors indicators" ce sont ces facteurs, comme l’augmentation des prix de l’immobilier, l’arrivée d’investisseurs étrangers, qui leur permettent de mesurer à vue d’oeil si l’économie va bien et si le moment de s’enrichir est arrivé ou si, par contre, les choses vont mal et qu’il est temps de se préoccuper. Depuis deux ans le marché de l’immobilier de Ramallah s’est emballé, la valeur des logements a d’abord doublé pour ensuite tripler, selon Bashir Barghouti, un entrepreneur immobilier de la région.


Au moins dix mille familles qui reçoivent un chèque de pension de la “Social Security” américaine

 

À Matzioun, le plus beau quartier de la capitale de l’Autorité nationale palestinienne, un “dounam” de terrain, équivalant à près de mille mètres carrés, a une valeur minimale de 1 million de dollars- et malgré de tels prix, partout des ouvriers sont en train de construire, comme sur ce chantier d’un mall commercial de cinq étages en forme de château-fort. Barghouti se rappelle qu’en 2002 il a acheté un terrain près de Matzioun pour 150 000 dollars et que maintenant ce même terrain en vaut 1 million, soit six fois plus.

Il sort sur la terrasse et montre au loin avec la main : "Là-bas? c’est la ligne des quartiers israéliens et on ne peut pas construire au delà. La demande sur le marché de l’immobilier reste toutefois élevée, et comme l’offre reste limitée, les prix, eux, ne cessent d’augmenter, d’autant plus que l’espace disponible reste ce qu’il est et que les investisseurs étrangers continuent à venir acheter pour faire construire. L’année dernière deux grandes entreprises du Qatar sont arrivées ici et ensuite il y a aussi les investisseurs palestiniens, surtout ceux de la diaspora. Beaucoup sont partis pour l’Amérique, il y a trente ans, et, après avoir accumulé un patrimoine là-bas, ils reviennent se construire une maison ici". Barghouti rit, une cigarette à la main : "Tu sais qu’il y a à Ramallah au moins dix mille familles qui reçoivent un chèque de pension de la “Social Security” américaine et maintenant ils veulent investir dans la pierre." 

Il y a deux écoles de pensée: ceux qui disent - j’ai une terre, si je la cultive, j’arrive à faire entre 20 et 25 mille dollars tout au plus à l’année mais si je la vends, j’en retire immédiatement 3 millions. Et les autres, ceux qui pensent que c’est insensé de vendre maintenant parce que déjà l’année prochaine les prix seront démesurément encore plus élevés.

Leur économie, disent-ils calmement en anglais, est en croissance fulgurante, comparable à celle de Shanghai, avec un taux de croissance qui, cette année, pourrait être à deux chiffres, de 10 %. Et ils nous disent aussi que l’argent est revenu, il y a beaucoup d’argent qui circule "pumped into the system" (injecté dans le système).

Selon le Fond Monétaire International, en 2009 la croissance de l’économie palestinienne a été de 7% alors que partout ailleurs sur la planète on se débattait avec la crise économique. Selon Salam Fayyad, le premier ministre palestinien qui a déjà travaillé au Fond Monétaire International, déjà l’année dernière la croissance aurait dépassé le seuil des deux chiffres et aurait été de 11 %.


Les Palestiniens instruits restent les gardiens de ce secret agréable et des mieux protégés de tout le Moyen-Orient: depuis qu’Israël a responsabilisé l’Autorité palestinienne et depuis que le Hamas a pris le pouvoir dans la bande de Gaza afin de poursuivre seul la lutte contre les juifs, les Palestiniens de Judée-Samarie, eux, ont commencé à jouir d’un bien-être matériel et d’une prospérité comme ils n’avaient jamais connu ces quarante dernières années. Et si ces conditions ne changent pas, leur futur promet d’être peu à peu encore meilleur.


Le directeur de l’enseigne Harbawe, un homme de 31 ans, me guide à travers les meubles stockés au premier étage de son centre commercial de Ramallah, et c’est dans un ensemble de salon que l’on s’assoit pour parler "business". L’année dernière seulement, les ventes ont augmenté de 25%, dans toutes les catégories de produits, ça signifie que tous achètent, les Palestiniens fortunés, mais aussi les moins riches. Sa chaine commerciale dispose de six grands points de vente, il y en a même un à Hébron et un autre à Djénine, les villes symboles de la guerre entre Israéliens et Palestiniens.


Il ne faut pas faire trop de publicité en ce qui concerne ces nouvelles conditions économiques de la Cisjordanie


Mais pour plusieurs raisons il ne faut pas faire trop de publicité en ce qui concerne ces nouvelles conditions économiques de la Cisjordanie : il faut que se perpétue cette impression d’état d’impasse qui caractérise les relations entre les Palestiniens et Israël, et il faut entériner, qu’officiellement, la condition des Palestiniens ne peut être qu’insupportable, ensuite il faut désavouer l’offre de paix économique du premier ministre israélien Netanyahu qui aurait dit que puisque pour l’instant il n’y a pas de solution en vue, laissons les choses comme elles sont et, en attendant, progressons ensemble. Toutefois le premier ministre palestinien Fayyad a malgré tout admis que la croissance record enregistrée l’année dernière a été aidée par la bonne performance de l’économie israélienne. Mais malheur à tous si jamais on venait à savoir que l’on peut effectivement s’enrichir de cette façon.


Une autre raison pour se taire est aussi, plus au sud, le Hamas, l’organisation terroriste qui a pris le contrôle militaire et politique de la bande de Gaza et qui l’a transformée en une zone de guerre permanente, en une base de lancement de missiles et de roquettes et en un repaire pour le trafic d’armes. Plus au nord, leurs frères palestiniens pensent ainsi : faisons des affaires mais sans trop d’ostentation car sinon on risque de passer pour des traîtres à la cause, par contre, en privé, certains d’entre eux se laissent aller à dire que là-bas à Gaza, le risque de conflagration bloque tous les investissements, et qui irait jeter de l’argent dans une zone qui par principe a été choisie comme front de guerre ? Et encore, s’il n’y avait que la tension externe avec Israël, le fanatisme extrême du Hamas bloque lui aussi l’économie, les investisseurs n’y vont pas et ne veulent pas y aller, ils préfèrent venir chez nous parce qu’ils ne sont pas obligés de changer complètement leur style de vie ou leur vision personnelle des choses pour en arriver à conclure une affaire, il peuvent sortir le soir pour aller prendre un café ou pour aller au cinéma.


L’image des Palestiniens misérables, telle que propagée par les médias, attire de généreuses contributions de partout sur la planète


Une autre bonne raison pour garder le silence est que l’image des Palestiniens misérables, telle que propagée par les médias, attire de généreuses contributions de partout sur la planète et pas besoin de sortir tambours et trompettes pour aller crier sur tous les toits que la situation évolue lentement pour le mieux. Il y a à peine quelques jours l’Union Européenne a fourni à l’Autorité Palestinienne 21 millions d’euros qui serviront à payer les salaires de ses fonctionnaires. Une partie de cette somme a été prélevée sur les fonds destinés à faire fonctionner la centrale électrique de Gaza qui par conséquent ne pourra garantir que 12 heures par jour d’électricité.

Finalement la dernière raison pour ne pas faire trop de publicité à toute cette nouvelle richesse c’est, qu’en plus, elle n’est pas distribuée équitablement et il suffit de jeter un coup d’oeil sur l’état des routes pour comprendre que quelque chose ne va pas. La Cisjordanie reste un endroit où les boutiques de luxe et les immeubles de grand standing sont raccordés par un réseau mal entretenu de voies publiques en bien piteux état…

 


De Daniele Ranieri

Paru dans "Il Foglio" le 30/03/10


Transmis aimablement par albert soued

VICHY, PEUT-ON L’OUBLIER


LOI DU 3 OCTOBRE 1940 

PORTANT STATUT DES JUIFS 

(Journal Officiel du 18 Octobre 1940.) 

 

 

Article premier - Est regardé comme juif, pour l'application de la présente loi, toute personne issue de trois grands-parents de race juive ou de deux grands-parents de la même race, si son conjoint lui-même est juif. 

Art.2. - L'accès et l'exercice des fonctions publiques et mandats énumérés ci-après sont interdits aux Juifs : 

 

1° Chef de l'État, membre du gouvernement, Conseil d'État, Conseil de l'Ordre national de la Légion d'honneur, Cour de Cassation, Cour des comptes, Corps des Mines, Corps des Ponts et Chaussées, Inspection générale des Finances, Cours d'appel, Tribunaux de première instance, Justices de Paix, toutes juridictions d'ordre professionnel et toutes assemblées issues de l'élection ; 

2° Agents relevant, du, département des Affaires étrangères, secrétaires généraux des départements ministériels, directeurs généraux, directeurs des administrations centrales des ministères, préfets, sous-préfets, secrétaires généraux des préfectures, inspecteurs généraux des services administratifs au ministère de l'Intérieur, fonctionnaires de tous grades attachés à tous services de police ; 

3° Résidents généraux, gouverneurs généraux, gouverneurs et secrétaires généraux des colonies, inspecteurs des colonies ; 

4° Membres des corps enseignants ; 

5° Officiers des Armées de terre, de Mer et de l'Air ; 

6° Administrateurs, directeurs, secrétaires généraux dans les entreprises bénéficiaires de concessions ou de subventions accordées par une collectivité publique, postes à la nomination du Gouvernement dans les entreprises d'intérêt général.

 

Art. 3 - L'accès et l'exercice de toutes les fonctions publiques autres que celles énumérées à l'art. 2 ne sont ouverts aux Juifs que s'ils peuvent exciper de l'une des conditions suivantes : 

 

a. Être titulaire de la Carte de combattant 1914-1918 ou avoir été cité au cours de la campagne 1914-1918 ; 

b. Avoir été cité, à l'ordre du jour au cours de la campagne 1939- 1940 ; 

c. Être décoré de la légion d'honneur à titre militaire ou de la Médaille militaire.

 

Art. 4. – L'accès et l'exercice des professions libérales, des professions libres, des fonctions dévolues aux officiers 

ministériels et à tous auxiliaires de la justice sont permis aux juifs, à moins que des règlements d'administration publique n'aient fixé pour eux une proportion déterminée. Dans ce cas, les mêmes règlements détermineront les conditions dans lesquelles aura lieu l'élimination des juifs en surnombre. 

Art. 5. – Les juifs ne pourront, sans condition ni réserve, exercer l'une quelconque des professions suivantes : 

 

* Directeurs, gérants, rédacteurs de journaux, revues, agences ou périodiques, à l'exception de publications de caractère strictement scientifique.

* Directeurs, administrateurs, gérants d'entreprises ayant pour objet la fabrication, l'impression, la distribution, la présentation de films cinématographiques; metteurs en scène et directeurs de prises de vues, compositeurs de scénarios, directeurs, administrateurs, gérants de salles de théâtres ou de cinématographie, entrepreneurs de spectacles, directeurs, administrateurs, gérants de toutes entreprises se rapportant à la radiodiffusion.

 

Des règlements d'administration publique fixeront, pour chaque catégorie, les conditions dans lesquelles les autorités publiques pourront s'assurer du respect, par les intéressés, des interdictions prononcées au présent article, ainsi que les sanctions attachées à ces interdictions. 

Art. 6. – En aucun cas, les juifs ne peuvent faire partie des organismes chargés de représenter les progressions visées aux articles 4 et 5 de la présente loi ou d'en assurer la discipline. 

Art. 7 - Les fonctionnaires juifs visés aux articles 2 et 3 cesseront d'exercer leurs fonctions dans les deux mois qui suivront la promulgation de la présente loi. Ils seront admis à faire valoir leurs droits à la retraite, s'ils remplissent les conditions de durée de service ; à une retraite proportionnelle, s'ils ont au moins quinze ans de service ; ceux ne pouvant exciper d'aucune de ces conditions recevront leur traitement pendant une durée qui sera fixée, pour chaque catégorie, par un règlement d'administration publique. 

Art. 8 - Par décret individuel pris en Conseil d'État et dûment motivé, les Juifs qui, dans les domaines littéraires, scientifiques, artistique ont rendu des services exceptionnels à l'Etat français, pourront être relevés des interdictions prévues par la présente loi. 

Ces décrets et les motifs qui les justifient seront publiés au Journal Officiel. 

Art. 9. – La présente loi est applicable à l'Algérie, aux colonies, pays de protectorat et territoires sous mandat. 

Art. 10. – Le présent acte sera publié au Journal officiel et exécuté comme loi de l'État. 

 

 

Fait à Vichy, le 3 octobre 1940. 

 

 

 

Ph. Pétain.

Par le Maréchal de France, chef de l'État français : 

Le vice-président du conseil, Pierre LAVAL. 

Le garde des sceaux, 

ministre secrétaire d'État à la justice, Raphaël Alibert. 

Le ministre secrétaire d'État à l'intérieur, Marcel Peyrouton. 

Le ministre secrétaire d'État aux affaires étrangères, 

Paul Baudouin. 

Le ministre secrétaire d'État à la guerre, 

Général Huntziger. 

 

 

Le ministre secrétaire d'État aux finances, 

Yves Bouthillier. 

 

 

Le ministre secrétaire d'État à la marine, 

Amiral DARLAN. 

 

 

Le ministre secrétaire d'État à la production industrielle et au travail, René BELIN. 

Le ministre secrétaire d'État à l'agriculture, 

Pierre CAZIOT 


L’apogé de cette loi du 3 octobre 1940 a été la grande rafle du Vel d’hiv le 16 juillet 1942 ou la police française à pris la plus grande part. Ils ont arrété et remis aux allemand12.884 personnes dont 3031 hommes, 5802 femmes et 4051 enfants. Seul 3 enfants ont été sauf.

C’est ainsi que certaine enseigne telle Lissac usérent avec zéle de formule de choc :

- "Lissac ne saurait sans malveillance être confondu avec Isaac, nom israélite par excellence"

Sans commentaire.


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LES GUERRES IDEOLOGIQUE

Parmi les peuples voisins de Canaan, il en est que d’étroites parentés ethniques rattachent à Israël : Edom, Moab (v), Ammon. Ils prétendent avoir droit, eux aussi, en vertu de la promesse de leur ancêtre commun Abraham, à certaines parties de Canaan, et reproche à Israël d’avoir, par sa conquête, outrepassé les conventions ancestrales.Ils déclenchent alors des attaques qui n’on pas, comme celles des nomades, des causes économiques mais de prétendus motifs idéologique.

C’ est le cas  notamment de la campagne menée par Ammon contre la Transjordanie. Avant d’engager la riposte victorieuse sur le champ de bataille, le juge Jephté rappelle au roi Ammon le bien fondé juridique de la conquête faite par Israël. Seul le refus du roi d’Ammon de céder à l’argumentation diplomatique, décide Jephté à lui déclarer la guerre.


LE ROYAUME DE SAUL ET SES VOISINS

COMBAT DE DAVID ET DE GOLIATH

 

Tirant parti des conflits internes d’Israël, les Philistins renforcèrent leurs armées et se concentrèrent à Azéqua, au pied de la montagne de Juda. Seule la vallée d’Elah séparaient leurs troupes de celles d’Israël.Jour après jour, un géant nommé Goliath armé de pied en cap, sortait des rangs des Philistins, lançant un défi aux Israélites.

Le vainqueur du duel ainsi proposé régnerait sur le peuple vaincu.

Personne ne voulait tenter un combat aussi inégal, bien que Saul ait promis la main de sa fille au vainqueur. Seul David habile à défendre ses troupeaux contre les bêtes sauvages au moyen de sa fronde possédait la témérité de la jeunesse. Il s’avance sans crainte vers Goliath, l’atteint, avec sa fronde, en plein front, et le tue le géant tombe face contre terre avec sa propre épée. L’ennemie héréditaire était une fois de plus vaincu.

Israël et ses voisins hostiles

L’archéologie moderne nous à aidès à connaître ces voisins.

De tous cotés, Israël avait des ennemis. Au Nord-est, les Araméens, au Nord-ouest les canannéens, connus  plus tard sous le nom de Phéniciens. Sur les côtes au Suouest les Philistins, leur plus grave menace, enfin au Suest les Moabites et les Edomites ainsi que plusieurs groupes nomades.

A vues humaines, il est extraordinaire qu’Israël ait survécu aux attaques de ces peuples. A plusieurs reprises, il fut presque anéantisous les assauts des ennemis. Et poutant, il en ressorti une nation unifiée. L’objectif de D... était sa survie.

Les cananéens étaient en réalité de dangereux ennemis pour Israël. Par leur nette supériorité en matière d’art, d’architecture, de commerce et dans les autres domaines de la vie, ils plongeaient sans doute les Israélites dans l’admiration. Il est naturel que certains aient commencé à croire que cette supériorité provenait de leur religion et ont accepté leurs idoles.

Sur le plan militaire, Israël ne réussit pas à s’emparer de toutes les villes de Canaan. La plus grande victoire dont parle la Bible survint quand Débora put convaincre les tribus d’Israël d’attaquer une coalition cananéenne au nord, prés des eaux de éguiddo.

Certains spécialistes ont voulut situer cet événement d’aprés les renseignements que fournit la Bible.La bataille eut lieu à Taanac aux eaux de Méguiddo. ( Juges 5,19 ) Si ont parle de Taanac  plutôt que de Méguiddo, c’est simplement parce qu’ à cette époque, Méguiddo était en ruine, et Taanac en pleine activité. La date de 1125 avant correspond aux découvertes archéologique et à l’histoire biblique. Aprés ce combat, la résistance organisé des Cananéens s’arrèta bien que beaucoup de villes indépendantes soient restées à conquérir par les Hébreux.

Ce qui nous emmène à citer Gédéon, car dans le domaine politique il repousse la dangereuse invasion des Mydianites. Il ne s’agissait d’ailleurs pas des seuls Mydianites, mais d’une véritable coalition de tribus nomades ( y compris la Amalécites ) qui avaient fortement pénétré à l’intérieur de Canaanet poussé des pointes jusque dans la vallée de Yzréel. Gédéon réalise l’union de sa tribu, Manassé, avec Ascher, Zébulon et Naphtali.

C’est avec une armée issue de ces tribus, mais sévérement sélectionnée, que Gédéon obtient une victoire spectaculaire.

De récente fouilles ont révélé l’usage domestique des chameaux en Orient à partir de 1200 avant. Le chaneau, connu auparavent mais utilisé seulement par période, devint très commun comme bête de somme. La littérature orientale après 1200 avant en parle de plus en plus fréquemment. L’image des nomades du désert, les Madianites, les Amalécites, utilisant les chameaux pour faire des raids en térritoire israélite afin d’y voler troupeaux et récoltes, semble s’accorder   avec celle que nous tenons de l’archéologie. ( Juges 6:5 ;7:12 ) 

L’on peut dire en passant que nous pouvons avoir une meilleure idée du genre de récipient utilisé par Gédéon depuis qu’on a découvert dans un tombeau près d’Aman en jordanie, un vase à anse d’environ trente centimètres de haut et sur le côté une ouverturede quinze centimètres sur douze. Une petite plaque à l’intérieur servait à placer la lampe utilisée à cette époque.

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que les 300 millions de dollars
d'aide qui  vont être donnés par
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de son fils.

http://dogood.aish.com/gilad/

 Ca ne  vous prendra que quelques
secondes.
Je vous en prie. Merci.