Affaire al Dura Chabot et Karsenty au MJLF partie 1 sur 3

 

Affaire al Dura Chabot et Karsenty au MJLF partie 2 sur 3

 

Affaire al Dura Chabot et Karsenty au MJLF partie 3 sur 3

INFORMATION OFFICIELLE : 

Le reportage sur la mort de Al-Dura a été mis en scène

Par Uzi Barouch sur Aroutz 7 en hébreu 
traduit par Menahem Macina sur http://www.upjf.org/actualitees-upjf

Suite à une démarche de l’organisation juridique "Shourat ha-Din" [1],
l’Etat d’Israël le reconnaît officiellement, pour la première fois :
« Le reportage sur la mort de Mohammed al-Dura a été mis en scène par la chaîne de télévision française [France 2]. »
 
Il s’agit de l’incident "Mohammed Al-Dura", à propos duquel la chaîne de télévision France 2 a diffusé un reportage qui accuse les soldats de l’Etat d’Israël d’avoir tué intentionnellement ce garçon palestinien, déclenchant ainsi, en Israël et dans le monde entier, une série d'émeutes qui se sont soldées par des centaines de morts et de blessés.
 
Jusqu’ici, l’Israël "officiel" n’avait pas répondu, de manière explicite, aux assertions de la chaîne française ; et dans certains cas, Israël avait réagi de manière contradictoire, un représentant officiel reconnaissant, en des termes hésitants, la mort de l’enfant, tandis qu’un autre la niait.
 
Le contenu du reportage a été et est encore l’objet d’une controverse amère, au point que la chaîne a porté plainte [entre autres] contre Philippe Karsenty, qui l’accusait d’avoir mis en scène le reportage.
Dans le cadre de l’appel interjeté en cette affaire, Israël a demandé récemment à la chaîne les rushes bruts filmés, tandis que, de son côté, Karsenty demandait l’appui de "Shourat ha-Din". En février de cette année et à plusieurs reprises depuis, jusqu’à maintenant, "Shourat ha-Din" s’est adressée à Dany Seaman, directeur du service de presse gouvernemental, rattaché au bureau du Premier ministre, pour lui demander de retirer leur accréditation aux journalistes de France 2 en poste en Israël, à moins que la chaîne ne rétracte publiquement cette 'calomnie de sang' [2], ainsi que l’imputation à l’Etat juif du meurtre du garçon, et ne présente des excuses publiques à Israël. Après de longs reports, Seaman a fait part de sa décision.
 
Dans sa réponse, sur papier officiel du bureau du Premier ministre, ce service officiel de l’Etat d’Israël rejette, pour la première fois et sans équivoque, l’accusation du meurtre de l’enfant ;
elle décrète que les images diffusées dans le monde entier ont été mises en scène, et que l’enfant Mohammed al-Dura n’a pas été tué et ne peut avoir été tué par un tir de soldats de Tsahal, car un tel résultat est contraire aux lois de la physique
[= de la balistique].
 
Après quoi, le directeur du bureau de Presse énumère, un à un, l’enchaînement des faits qui ont découlé du reportage mis en scène, et détaille les nombreux incidents et pertes en vies humaines qui ont été la conséquence de sa diffusion (et entre autres, le meurtre du journaliste Daniel Pearl, les émeutes d’octobre 2000, et les nombreux attentats-suicide).
 
A l’organisation ["Shourat ha-Din"], on souligne :
 
« Durant 7 ans, l’Etat d’Israël s’est abstenu de faire une semblable déclaration et a, en fait, évité de s’occuper de cette affaire, en raison de la position du ministère des Affaires étrangères, qui estimait préférable de ne pas soulever une polémique internationale à ce sujet.
Parallèlement à la position du ministère des Affaires étrangères, durant toutes ces années, le "mythe al-Dura" a fait florès dans le monde entier, sans que rien n’y fasse obstacle, et alors qu'on fermait les yeux sur la politique de l’autruche, pratiquée par le ministère des Affaires étrangères, laquelle a causé un tort immense à l’Etat d’Israël, aux communautés juives du monde entier, et à toute l’entreprise sioniste, comme décrit dans la lettre du directeur général du Service gouvernemental de Presse.
 
La plainte en diffamation de France 2 et Charles Enderlin à l’encontre de Philippe Karsenty, qui a relancé l'affaire, a été jugée recevable par le tribunal français, qui s’est fondé sur le fait que l’Etat d’Israël n’a jamais affirmé que la scène diffusée dans le monde entier était, en fait, montée de toutes pièces, et qu’il n’en a jamais été fait état dans un document officiel israélien. »
 
De même, dit-on à "Shourat ha-Din" :
 
« le gouvernement israélien n’a jamais affirmé que l’enfant n’avait pas été tué, ni ne pouvait avoir été tué par un tir des soldats de Tsahal. Autrement dit, le tribunal français a décidé que le silence de l’Etat d’Israël pendant 7 ans équivalait à un aveu. »
 
Ce sont uniquement la démarche effectuée par "Shourat ha-Din" et sa demande que soit retirée leur carte de journalistes aux membres de l’équipe de France 2 en Israël, qui ont amené le gouvernement, après 7 ans de négligence très grave, à déclarer fermement ce qui est clair pour tout homme sensé dans le monde entier : les Palestiniens ne répugnent pas à la fabrication d’"informations" de presse (dans le textecentre Pallywood) [3].
 
« "Shourat ha-Din" a l’intention de continuer à agir pour faire émerger la vérité et, entre autres, former un pourvoi devant la Haute cour de justice, afin que l’on retire leur carte de presse et leurs autres accréditations auprès du Bureau gouvernemental de presse, à tous les membres de l’équipe de France 2 en Israël – correspondants de presse, caméramans, producteurs, etc. –, jusqu'à ce que la chaîne reconnaisse publiquement que le reportage sur l’affaire al-Dura a été mis en scène et réalisé de manière tendancieuse. De plus, "Shourat ha-Din" envisage d’exiger des dommages et intérêts pour les torts et leurs effets cumulés, causés par le reportage, et, en particulier, pour la série d’attentats et d’émeutes qu’il a provoqués.»
 
Pour sa part, la Présidente de "Shourat ha-Din", Nitsana Darshan-Leitner, a déclaré :
 
« Cette version moderne de 'calomnie de sang', dont est responsable France 2, a causé la mort de centaines d’Arabes et de Juifs et allumé le feu de la haine, et ce à seule fin de faire de l'audience et de se conformer à des normes journalistiques médiocres. Nous exigerons que les responsables de ce méfait paient pour ce qu’ils ont commis. »
 
 
Notes du traducteur
 
[1] Shourat ha-Din (voir son site) est une organisation israélienne de droits civiques. Elle se présente comme un bureau de juristes israéliens, enregistré en tant qu'organisation à but non lucratif, qui assure une représentation légale dans le cadre de procédures judiciaires, en lien avec le conflit israélo-palestinien, portées devant des tribunaux israéliens, américains et européens. Cette organisation, qui comprend de nombreux juristes, est financée par des particuliers et des fondations en Israël, aux Etats-Unis et en Europe. Elle fournit, entre autres, une aide juridique aux Palestiniens accusés de collaborer avec les Israéliens, traque les financements et tout soutien matériel, supposés fournis par la Syrie, l'Iran, l'Irak, l'Union Européenne, aux militants palestiniens.
[2] L’expression hébraïque est ‘alilat dam, mot à mot, 'accusation de sang'. Elle est souvent traduite, de manière restrictive, par "crime rituel", conformément aux horribles accusations des antisémites qui affirmaient que les Juifs immolaient des non-Juifs, surtout des enfants, pour les vider de leur sang et l’intégrer à leurs aliments, par exemple aux matsot de Pesah. Plus généralement, l’expression connote le fait d’être accusé de verser le sang humain, intentionnellement, voire… avec un plaisir sadique. Faute de pouvoir traduire cette expression de manière satisfaisante, il faudrait la paraphraser, par exemple, en "accusation de vider une victime de son sang", qui serait plus adéquate que celle de "crime rituel", totalement irrelevante dans la plupart des contextes modernes ; mais la formule est lourde. 
 
[3] Pallywood : Expression créée par le professeur américain Richard Landes (voir son site). Il s’agit d’une contraction des mots 'Palestine' et 'Hollywood', pour signifier ironiquement que maints reportages palestiniens sont mis en scène, de manière parfois grandiose, comme dans des films hollywoodiens, mais le plus souvent de manière grossière, voire ridicule.

VIDÉOS AFFAIRE AL DOURA – FRANCE 2 LE REPORTAGE D’ESTHER SCHAPIRA ET GEORG HAFNER DIFFUSÉ PAR L’ARD LE 4 MARS 2009

 

נשר
La chaîne de télévision publique allemande ARD a diffusé ce mercredi 4 mars 2009 un documentaire qui confirme que le reportage, commenté par Charles Enderlin et diffusé par France 2 le 30 septembre 2000, ne représente pas la réalité qu’il prétend montrer 
Voici les éléments révélés, ou confirmés, par ce documentaire : 
Grâce à une analyse biométrique des visages, il a été prouvé que l’enfant filmé par France 2 n’est pas celui montré à la morgue de Gaza et enterré plus tard. Les sourcils et les lèvres des enfants diffèrent complètement. 
L’équipe de télévision allemande a utilisé la technique de lecture labiale (afin de lire sur les lèvres du père de l’enfant). Ils ont ainsi pu découvrir que Jamal al Doura donnait des instructions à des personnes se trouvant dans la direction du caméraman de France 2. 
L’enfant filmé par France 2 déplace un chiffon rouge de façon inexpliquée. 
Dans le reportage de France 2, il n’y a pas de sang sur les corps de Mohamed et Jamal al Doura alors qu’ils sont censés avoir reçu 15 balles à eux deux. 
A de nombreuses reprises, Charles Enderlin et son caméraman, Talal Abou Rahma, se sont contredits, notamment au sujet de la durée du film tourné. 
L’enfant mort présenté aux obsèques comme étant Mohamed al Doura est en fait arrivé à l’hôpital avant 10 heures, alors que la scène montrée par France 2 a été tournée après 14h30

Du côté israélien, les choses évoluent très favorablement.

 

Ainsi, lors de sa tournée de conférences effectuée récemment en Israël, Philippe Karsenty a rencontré de nombreux officiels israéliens, ainsi que des membres de la future administration Netanyahu.

 

Leur réaction fut la suivante : « L’Affaire al Doura devra être résolue une bonne fois pour toute, et dans un avenir proche. »

 

Bien qu’il ait tenu des propos peu encourageants <http://www.theaugeanstables.com/2008/06/21/article-on-al-dura-trial-on-palestinian-news-site/print/>  après la défaite de France 2 en appel, le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Ygal Palmor, a rencontré Philippe Karsenty le 22 février dernier.

 

L’entretien s’est déroulé dans une atmosphère cordiale.

 

Ygal Palmor a pu, pour la première fois, avoir accès à une grande partie des documents rassemblés.

 

Au sortir de cette rencontre, M. Palmor s’est déclaré « très impressionné par le travail remarquable réalisé par Philippe Karsenty et son équipe » au sein duquel il « n’a trouvé aucune faille ».

 

En revanche, M. Palmor a rappelé que son ministère n’avait pas l’intention d’engager des poursuites judiciaires contre France 2, « cela n’entrant ni dans l’habitude, ni dans les usages diplomatiques ».

 

M. Palmor a cependant autorisé Philippe Karsenty à faire état publiquement de ce changement d’attitude important de son ministère dans le cadre de l’affaire al Doura qui « a joué un rôle considérable dans la diabolisation de l’Etat d’Israël ».

contact@media-ratings.com

 

Transmis par Annie Claude

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