Flottille: des terroristes recherchés par Interpol sur le Mavi Marmara
Encore une information qui montre que le bateau “humanitaire” Turc n’était pas vraiment pacifiste. Parmi les passagers recensés, au moins 5 passagers, dont un français, sont recherchés par Interpol pour leurs liens avec le terrorisme islamiste.
Ahmed Oumimoun (né en 1959), est un ressortissant français d’origine marocaine, et un membre actif de l’organisation Hamas à l’étranger. Recherché pour complicité au terrorisme.
Fatima Mahmadi (né en 1979), est une résidente des États-Unis d’origine iranienne et une membre active de l’organisation “Viva Palestina”. Elle a tenté d’introduire des composants électroniques interdite dans la bande de Gaza permettant la fabrication de missiles à tête guidée.
Ken O’Keefe (né en 1969), un citoyen américaino-britannique. Il est considéré comme “militant radical anti-Israël” et est membre du dispositif de l’organisation terroriste Hamas en Europe. Il a tenté d’entrer dans la bande de Gaza afin de former un nouveau commando d’action terroriste.
Hassan Iynasi (né en 1982), citoyen turc et activiste dans une organisation caritative turque. Recherché pour soutien à une organisation terroriste (Jihad Islamique).
Uros Hussein, un citoyen turc et activiste dans l’organisation considérée par l’ONU comme terroriste (l’IHH). Il était en route pour Gaza afin d’aider à la contrebande d’Al-Qaïda via la Turquie en direction de la bande de Gaza.
Que du beau monde !
Rédigé par JSS le Jun 7th, 2010 and filed under Flottille, Israël-Territoires Disputés.
L'après J CALL,
Pierre Lefebvre
[Pour mémoire, l’auteur est un chrétien, ami fidèle d’Israël. (Menahem Macina).]
Sur le site de Primo-Info, 5 mai 2010
Les portes du Parlement européen se sont refermées. Les employés ramassent les derniers tracts, les parapluies oubliés qu’ils vont, fatalistes, porter au bureau des objets perdus.
Une relative indifférence des médias vis-à-vis de JCALL est à noter en ce lendemain d’appel. Pas un mot dans la presse, mise à part l’inamovible rengaine de Leila Shahid dans Le Nouvel Obs.
Mot pour mot, elle assène les mêmes contrevérités que depuis 30 ans. A défaut d’intelligence de l’histoire, elle assène depuis des décennies la même pédagogie de la répétition qui essaie d’annihiler l’intelligence tout court.
Les Juifs pour la paix (UJFP), constituant un autre groupuscule anticolonialiste, antisioniste et anti-tout, sont juifs, certes, mais ils n’ont pas non plus signé l’Appel à la Raison. Motif : il ne fait pas assez droit aux exigences palestiniennes. Pour l’Union des Juifs Français pour la Paix, le fait même de discuter entre Juifs est interdit. C’est dire leur attachement à toute idée de démocratie.
Eux auraient voulu que cet appel fasse entendre un peu plus la voix des oubliés, en bref, des Palestiniens. C’est un peu comme si un sondage demandait aux Ardéchois ce qu’ils pensent des plans du grand Paris de Sarkozy.
Quant aux exigences palestiniennes, on les connaît : droit au retour, arrêt des «colonisations», départ de Jérusalem-est, et, si possible, le départ, un peu plus définitif, celui-là, des juifs vivant entre le Jourdain et la Méditerranée, autrement dit, la fin d’Israël.
Il faut noter que l’UJFP est très active sur Internet mais bien peu représentative au plan associatif. Heureusement pour elle, il y a EuroPalestine, Dieudonné et les représentants du Hamas et du Hezbollah en France pour doper leur audience.
Un échec
Plus personne ne parle de cet « appel à la raison ». Le JCALL est donc un échec, médiatiquement parlant.
Ne s’en souviennent désormais que les huissiers au Parlement européen qui ont eu à placer tant de personnalités diverses aux bons endroits, aux places réservées.
Mais ils s’en foutent, ces huissiers. Ils sont payés pour cela. Demain, ils vont recevoir les pêcheurs, les agriculteurs, les représentants du tabac, des classes de lycées français, espagnols, tchèques, les hommes d’affaires des groupes agroalimentaires, ceux des grandes surfaces.
Bref, tous ces groupes et représentants que les députés européens font régulièrement venir pour améliorer leur image auprès des électeurs.
Les appels à la raison, ces huissiers en entendent tous les jours et de la part de toutes les corporations et de tous les corporatismes.
Et le silence vint
BHL doit être furieux. Daniel Cohn Bendit, lui, est retourné à Europe Ecologie voir quelle crasse il pourrait faire à la petite Cécile Duflot.
Pour ces intellectuels juifs qui ont signé cet appel, peu à peu la raison reviendra. Et ils se rendront compte qu’ils se sont fait avoir dans les grandes largeurs. Ils n’auront pas eu les faveurs de l’audimat. Pour la plupart, il faut être juste, ce n’est pas ce qu’ils recherchaient.
Les grands pontes s’en retourneront vaquer à leurs occupations favorites, leurs mondanités, entre l’écriture d’un livre, l’apparition évanescente sur un plateau télé avec la chemise entrouverte et la rédaction d’un article dans lequel ils en viendront, dans les semaines qui viennent, à affirmer exactement le contraire de qu’ils ont tenté de promouvoir au sein de J CALL.
Mais gageons qu’ils trouveront, en même temps, les mots pour masquer cette impéritie.
Durant cette courte période d’effervescence, ils auront eu le temps d’affirmer que ceux qui étaient contre JCALL étaient manipulés par l’extrême droite israélienne, par les autorités juives, par les responsables communautaires, bref, par tout ce qui constitue le lobby juif depuis les Sages de Sion.
Etre pour J CALL, selon eux, c’est être de gauche. Comme être sioniste et tenir à préserver un espace vital israélien, c’est être de droite.
Curieux tout de même, pour des intellectuels, de tenir un raisonnement aussi primaire. D’autant plus curieux qu’ils n’ont cessé d’évoquer la «raison» certainement dans son acception philosophique, afin de bien masquer leurs élans affectifs.
Et la raison est la faculté de comprendre les choses, de les expliquer.
Ils auront eu le temps de s’apercevoir que Kant ne disait pas que des conneries: il en écrivait aussi. Et l’universalité de la raison n’existe que dans leur imaginaire de petits planqués de la vie.
Car des esprits avisés ont lancé en un temps record un contre-appel, "Raison garder". En deux fois moins de temps, il a recueilli le double de signatures.
Mais ces signataires-là, comme l’explique doctement Esther Benbassa sur Rue 89, ne sont au mieux que des gens qui n’ont rien compris à l’avenir du Proche Orient, au pire, ils ne représentent que la droite de l’extrême droite ultra-sioniste.
Esther Benbassa n’est pas avare de termes pompeux et incompréhensibles pour expliquer sa signature au bas de l’appel à la "raison". La pauvre n’a pas saisi que les signatures n’étaient sollicitées qu’auprès des intellectuels, dont elle croit encore faire partie. Ceux-ci n’ont pas cru devoir la détromper.
La réalité est venue timidement se rappeler au bon souvenir de tous ces cérébraux qui ont suivi les pas d’Hegel en s’autoproclamant les tenants d’une raison sans extériorité.
Les autorités palestiniennes modérées se réunissent sous un nouveau drapeau depuis leur dernier congrès. Celui-ci représente le territoire palestinien dont ils rêvent.
Ce territoire englobe Israël. Heureusement que ce sont des modérés !
De nouveau se serrer la main avant de se serrer les coudes
En France, la communauté juive ressort de cette affaire un peu plus divisée, un peu moins certaine d’être UNE.
Les optimistes diront que, comme d’habitude, elle se retrouvera au premier drame, au premier péril. Les pessimistes pensent que les blessures laissent toujours des cicatrices. Et que celles-ci auraient pu être évitées. Il aurait fallu un peu de pédagogie, du temps. Encore fallait-il pour cela «raison garder» !
Ceux qui sont au-delà du pessimisme pensent que tout est déjà fichu depuis longtemps, que la dernière guerre, celle du respect des nations pour Israël, est perdue.
Un peu de patience ! Rien n'est éternel ni vraiment irrémédiable. Pour empêcher un chariot de monter ou de descendre une côte, il suffit souvent d'un petit caillou. Il ne faudrait pas oublier trop vite qu'un petit volcan islandais a mis le monde à genoux pendant une semaine.
Il suffirait de peu, à l'échelle de l'Histoire, pour qu'Israël retrouve le statut de premier rempart contre la barbarie qu'il n'a jamais cessé d'être depuis 3000 ans.
Pierre Lefebvre
© Primo-Info
[Texte aimablement signalé par Giora Hod, Israël.]
Mis en ligne le 6 mai 2010, par Menahem Macina, sur le site France-Israël.org
LETTRE ADRESSEE AU MEDIATEUR DE FRANCE 2
Bravo Mesdames et Messieurs les Jounalistes du JT de France 2 (Lise Lucet, Pujadas et consorts)
Bravo et encore bravo pour la façon dont vous avez traité la visite officielle du Président de l’Etat d’Israël Shimon Péres à Paris. J’ai beaucoup apprécié et je tenais à vous le dire car vous avez couvert l’événement d’une façon très objective, équilibrée et quelque peu empreinte d’amitié. Un vrai travail journalistique comme l’exige la déontologie du métier quand il s’agit de relater la visite d’un hôte de la République.
Vos équipes nous ont fait vivre par l’image les rencontres entre le Président Sarkosy et le Président Péres ainsi que l’entretien avec Bernard Kouchner. Tout cela dans le ton qui convient pour une information juste et sans parti pris..
Vous aurez compris toute mon ironie ! (du moins je l'espère)
Car un mot de cette visite pendant les 2 jours, POINT ! Et je peux vous assurer que je suis restée vissée devant l'écran pour en avoir quelques échos visuels.
Donc, pour les journalistes des chaînes publiques, un chef d'Etat fait une visite officielle en France et les JT ne le mentionnent même pas. Pas une image de Peres avec le Président Sarkosy ni avec B. Kouchner. RIEN !! Passez, il n'y a rien à voir. Il faut dire qu'il est plus important pour les citoyens d'apprendre que "le chat de la voisine aime la bonne cuisine". Ca', c'est de l'info.
Et dans la même ligne, motus et bouche cousue sur l'inauguration de la Place Ben Gourion dans le 7e arrondissement de Paris. Une telle info déshonorerait vos chaînes plus enclines à montrer en direct la mort du petit Al Dura.
On parle de tout dans vos JT même du plus futile, du plus inintéressant, de tous "les chiens écrasés". Mais du Président de l'Etat d'Israël Shimon Peres, on ne prononce même pas son nom alors qu'il est en visite officielle !. Peut-être est-ce un gros mot pour les journalistes de la rédaction. ?
C'est ce qui s'appelle de l'information "censurée" ou je ne m'y connais pas.
Etant consoeur et ayant été professeur de journalisme à l'IUT de Nice, je pense que votre performance mérite d'être citée comme modèle pour de futurs journalistes et d'être analysée comme exemple éclatant de "désinformation".
"Cachez ce Peres que nous ne saurions voir" ! Ah ! Messieurs les Tartuffes !
Encore une fois un GRRRRRANNND BRAVO à toute la rédaction politique de France 2, une chaîne à recommander pour son objectivité à nulle autre pareille.
France 2, la chaîne qui vous informe le MIEUX !
Gisèle NINIO-GRYNBERG
Le 17 avril 2010
Cet article est écrit par Yann Moix (qui n’est pas juif),
et sachez qu’il a d’abord été refusé par LIBERATION,
puis publié dans Le Figaro.
Défense de toucher à Arthur ,
Par Yann Moix pour le Figaro.
A chacun de ses spectacles, l’humoriste Arthur, comme il en a témoigné dans un article bouleversant publié dans Le Monde, est insulté par des manifestants pro- palestiniens.
Parmi les insultes proférées, il en a retenu quelques-unes.
Exemple : « Arthur sioniste, Arthur complice ! »
Ça y est, donc. C’est arrivé.
Nous sommes dans un pays, la France, où le mot « sioniste » est devenu une insulte. Pourtant, la véritable insulte, c’est bien que le mot« sioniste » soit devenu une insulte.
Le sionisme est un idéal politique, devenu ( ce qui est rare dans l’humanité) une réalité.
Le sionisme, c’est une forme politique possible ( pas exclusive) du judaïsme.
Le sionisme fut l’utopie de quelques-uns qui, au XIXe siècle, ont décidé que les Juifs avaient eux aussi le droit non seulement d’exister, mais de vivre ; et non seulement de vivre, mais de vivre quelque part. Non plus n’importe où, non plus partout : non plus seulement sur la Terre, mais sur leur terre.
Le sionisme est une idée qui peut être discutée, mais au sein du judaïsme lui-même ( et elle l’est !). Seuls les Juifs ont le droit de se poser la question de savoir si le judaïsme est traduisible, ou pas, dans la langue du politique, de l’histoire, et si le sionisme est, ou non, la meilleure traduction, le meilleur avatar possible de la foi des Pères. Quant au reste du monde, il n’a qu’une chose à faire : respecter le sionisme comme une manière sûre, et on l’espère définitive, de ne plus reléguer le peuple juif à son nomadisme infernal qui, plus d’une fois, a failli le détruire.
En aucun cas le mot « sionisme » , le mot « sioniste » ne sauraient être honteux.
L’antisémitisme n’a jamais reculé devant rien ( il a même toujours avancé devant tout) : un des coups de génie, un des coups tordus qu’il est parvenu à réaliser, c’est cet amalgame systématique entre sionisme et nationalisme, puis, tranquillement, avec l’air de ne pas y toucher, entre nationalisme et national-socialisme :
Arthur est traité, sur les banderoles, de « complice » , comprenez, mes amis : de collaborateur. De collabo.
Les manifestants essaient, c’est très clair, de faire passer dans les mœurs l’équivalence Israël-Allemagne nazie. Retournement insoutenable, symétrie axiale diabolique où le nazisme, ramenant les fils d’Abraham dans son camp, colle encore au destin des Juifs mais, cette fois, en tentant d’en faire des associés, des jumeaux, des semblables : Hitler avait plus d’un tour dans son sac, et le diable sait que la vérité doit sans cesse changer de vérité pour se perpétuer dans les siècles. abomination est un des visages nouveaux ( il y en a plusieurs, c’est très ramifié, très fin) de l’antisémitisme qui, pour exister, doit muter à mesure que le monde mute, doit muer à mesure que le monde mue.
Sionisme, donc, égale nationalisme, égale aussi colonialisme, évidemment : tout le monde sait que le destin d’Israël est de conquérir le monde ! De s’étendre ! De se répandre !
Les « antisionistes » , traduction « politiquement correcte » du mot « antisémites » , ne sont pas très cohérents : d’un Arthur vient de faire l’expérience fondamentale que tout Juif fait dans sa vie, tôt ou tard : celle de l’irrémissibilité de l’être-juif.
Quand on est juif, on est toujours juif d’abord. Et français, canadien ou marocain, ensuite. C’est cela que les juifs paient tous les jours. Tel est leur destin.
C’est de cela, aussi, qu’ils doivent être fiers à côté, ils passent leurs journées à fustiger le communautarisme juif, sa propension à rester fermé sur lui-même ; et, de l’autre, ils entendent faire accroire que les Juifs sont des colons prêts à faire n’importe quoi pour agrandir leur espace vital ( terme nazi, bien entendu).
On « accuse » Arthur de « financer l’armée d’Israël » . Il s’en défend. Mais j’ajoute : il aurait parfaitement le droit de la financer. Arthur est juif.
Ce qui signifie que, quand les nazis futurs reviendront ( car sous une forme encore inédite, peut-être moyen-orientale, ne doutons pas une seconde qu’ils feront tout pour revenir), lui et les siens seront, comme jadis ses ancêtres, les premiers, oui, les tout premiers sur la liste des suppliciés.
Arthur s’inscrit, comme tous les Juifs du monde, dans une famille dont l’humanité, depuis qu’elle existe, veut la peau.
Alors Arthur, même s’il ne le fait pas, même s’il a choisi de ne pas le faire, aurait parfaitement le droit, aurait humainement le droit, sans en rougir, d’aider un État qui, bien que critiquable (car une défense aveugle de la politique d’Israël n’aurait évidemment aucun sens), est le résultat, le fruit d’une histoire tragique dont la mémoire ne se négocie pas. la question suivante : pourquoi s’en prendre à lui, lui Arthur, humoriste, présentateur de télévision (dont on peut par ailleurs, là n’est évidemment pas la question, n’être pas très fan) ?
Regardons la logique antisémite à l’œuvre, voyons comment elle procède :
1) L’armée israélienne a fait des victimes civiles dont des femmes et des enfants.
2) L’armée israélienne, c’est Israël.
3) Israël ? Ce sont les Juifs ( ou sionistes, tout ça c’est pareil).
4) Comme ce n’est pas une guerre, l’armée israélienne, autrement dit Israël, autrement dit les Juifs ne sont pas des combattants, des belligérants ; mais des assassins.
5) Les Juifs ont tous le même sang, par conséquent les Juifs et un Juif c’est la même chose : on dira donc le Juif pour dire les Juifs.
6) Ce qui signifie que n’importe quel Juif pris au hasard est strictement équivalent à tous les autres Juifs, ses semblables. Tout Juif est sosie de tout Juif.
7) Conséquence : Olmert égale Nétanyahou égale Elie Wiesel égale Arthur.
Conclusion : Arthur est un assassin.
Mais pourquoi lui ?
Parce qu’il a réussi et qu’il est riche, qu’il est célèbre, qu’il a une jolie fiancée (comme Djamel, non ?) et surtout parce que, humoriste, il est inoffensif.
Pour un antisémite, c’est toujours l’inoffensif qui représente le plus grand danger. On se souvient d’Hitler et des enfants juifs : toute l’Allemagne braquée contre des petits enfants !
Je crois bien que jamais je n’oublierai, de ma vie, ces quelques lignes d’Arthur qui, en 2009 (je répète : en 2009) s’est vu contraint, dans un quotidien national de premier ordre, d’écrire :
« Je m’appelle Jacques Essebag. Je suis né le 10 mars 1966 à Casablanca. (…) Je suis français. Je suis juif. » Arthur vient de faire l’expérience fondamentale que tout Juif fait dans sa vie, tôt ou tard : celle de l’irrémissibilité de l’être-juif.
Quand on est juif, on est toujours juif d’abord. Et français, canadien ou marocain, ensuite. C’est cela que les Juifs paient tous les jours.
Tel est leur destin. C’est de cela, aussi, qu’ils doivent être fiers. Le monde comprendra-t-il, demain, que sans les Juifs il court à sa perte ?
Oui : sans les Juifs, nous sommes perdus.
Et l’humanité suicidaire le sait.
C’est pourquoi, inventant sans cesse des tortures nouvelles, elle continue de les persécuter.
Transmis par Aline OHAYON
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APRES L’AVEU D’OBAMA,
LES VERITABLES RAISONS DE L'ECHEC AMERICAIN
AU PROCHE-ORIENT
Barack Obama vient de faire une déclaration surprenante à Time Magazine. (1) Il reconnaît dans cette interview que sa politique au Proche Orient n’a pas donné les résultats voulus : "L'autre sujet qui mérite à mon sens d’être souligné, c’est que le processus de paix au Moyen-Orient n'a pas avancé. Et je pense juste de dire que malgré tous les efforts que nous avons prodigués dès le début, nous n’en sommes pas là ou j’aurais voulu"
et plus loin "Je pense qu’il est tout à fait vrai que cette année n’a pas été celle de la percée que nous voulions, et si nous avions prévu plus tôt l’existence de certains problèmes politiques des deux cotés, nous n’aurions pas encouragé des espoirs aussi grands"
Comment le président américain explique-t-il cet échec ? D’abord par la difficulté du problème: "c’est le problème le plus insoluble [intractable] qui soit".
Ensuite par l’erreur de son envoyé. "A mon avis c’est parce que George Mitchell a passé plusieurs mois à négocier un accord sur les implantations pour obtenir quelques progrès des Israéliens et qu’il a été aveuglé par ce résultat, ne voyant pas que ces progrès n’étaient pas suffisants pour les Palestiniens"
L’insatisfaction des Palestiniens devant les concessions trop mineures obtenues par Mitchell, voila pourquoi l’on a si peu progressé. Le dernier motif d’échec tient aux divisions intérieures des deux parties. " …les Israéliens et les Palestiniens ont estimé que leur environnement politique, la nature de leur coalition et les divisions au sein de leurs sociétés, étaient tels qu'il leur était très difficile de s'engager dans des négociations de grande envergure"
Que propose-t-il désormais ? De continuer sur la même voie : "nous allons continuer à travailler avec des parties pour reconnaître ce que je pense être en définitive leur intérêt profond à l’aboutissement de la solution des deux états qui donnera à Israël la sécurité et aux Palestiniens la souveraineté … ".
Le constat d’Obama est irréfutable : le processus de négociations qu’il voulait mener à toute allure dès le début de son mandat, pour ne pas être pris par le temps comme Bill Clinton et de Georges W Bush, s'est enlisé comme jamais. Mahmoud Abbas et son principal lieutenant pour les négociations, Saeb Erekat, avancent pour le compte des Palestiniens de Ramallah des exigences nouvelles. Ils veulent un gel total de toute activité de construction dans le périmètre des implantations et à Jérusalem Est, et même une reconnaissance des lignes de 1967 comme frontière et la partition de Jérusalem, avant de fixer le moindre rendez-vous.
Pour illustrer cette attitude, Benjamin Netanyahou a eu une image amusante mais très parlante : "Les Palestiniens ont grimpé dans un arbre et ils s'y sentent bien. Des gens leurs apportent des échelles. Nous leurs apportons des échelles. Et plus les échelles sont hautes, plus ils grimpent haut" (2)
Pour sortir de ces surenchères, plusieurs responsables israéliens ont déclaré la phase des concessions définitivement close.
Ce blocage total, Obama l’impute à la maladresse supposée de son envoyé et aux divisions internes des deux parties en conflit qui paralyseraient leurs responsables.
Dans la logique des mœurs politiques de Chicago où il a appris à faire de la politique, Obama se garde bien d’évoquer ses propres responsabilités. C’est là une vraie lacune car on voit mal comment progresser un jour si l’administration américaine de procède pas à une évaluation sérieuse de son action.
Dans son remarquable essai sur les alternatives à la solution à deux états, Giora Eiland, l’ancien chef du Conseil national de sécurité israélien, propose une étude éclairante des erreurs cumulées des Américains au Proche-Orient depuis le 21 janvier 2009. (3) Il identifie sept hypothèses retenues par l’administration d’Obama, entièrement ou partiellement erronées, qui ne pouvaient que déboucher sur l’impasse d’aujourd’hui. Ces idées fausses nous sont familières car elles constituent en Europe aussi un chapelet d’évidences que fâcheusement, nul ne semble être autorisé à contester.
1) L’aspiration « suprême » des Palestiniens est d’obtenir une indépendance dans les limites de 1967. Cette certitude néglige l’énergie déployée par les Palestiniens pour refuser un état pour toutes les raisons du monde, depuis la première proposition qui leur a été faite en 1937 par Lord Peel jusqu’à celle de 2008 d'Olmert qui prévoyait une rétrocession de 100% du territoire et le partage de Jérusalem. Les conditions successives que Mahmoud Abbas empile aujourd’hui, non pour signer un accord mais pour s’asseoir à la table des négociations, est une manifestation de plus de cet empressement palestinien à ne rien décider d’irréversible en faveur d’un état palestinien.
2) L’écart entre les positons israéliennes et palestiniennes est facile à combler. Cette affirmation suppose que l’on sait déjà assez précisément ce que sera un règlement final du conflit. Nicolas Sarkozy la reprend sans cesse pour faire de quelques concessions israéliennes supplémentaires la clé de la paix. En réalité tout examen sérieux du conflit dans ses dimensions régionales, historiques, idéologiques et religieuses montre que non seulement l’écart est énorme, mais que la disparition d’Israël est la condition de la satisfaction des Palestiniens.
3) Les état arabes désirent la fin la plus rapide du conflit. C’est inexact car dans quasiment tous les pays arabes Israël est le moyen commode de détourner le désespoir des peuples sur un bouc émissaire imaginaire. Et pour tout état arabe, une reconnaissance d’Israël laisse du champ à une opposition extrémiste toujours prête à accuser le pouvoir en place de capitulation et de trahison de l’Islam.
4) La fin du conflit apportera la stabilité. Si jamais le conflit s’achève sur une solution à deux états, le risque est grand de voir le Fatah passer des alliances avec des états voyous et le Hamas prendre le dessus en Cisjordanie. La solution aura alors apporté comme à Gaza une déstabilisation générale et une issue sanglante.
5) La résolution du conflit permettra d’obtenir l’aide des Arabes dans un front contre l’Iran. Il faudrait donc prier les Arabes d’agir pour se préserver de l’Iran. La réalité est à l’exact opposé : les Arabes (Égypte, Arabie saoudite, Jordanie, états du Golfe) ont une peur panique de l’axe syro-iranien et de ses commandités à Gaza, au Liban et au Yémen, sans oublier le Soudan. Ils sont profondément affectés par la passivité de l’administration Obama qu’il pressent vainement d’éliminer la menace iranienne.
6) Il y a actuellement une chance de résoudre le conflit qu’il ne faut pas gaspiller. On cherche vainement dans la situation d’aujourd’hui des motifs exceptionnels d’espérer un accord. Les Palestiniens sont divisés par de féroces antagonismes, le pouvoir de Ramallah est peu populaire, Abbas est le contraire d’un chef charismatique. Et les atermoiements actuels des chefs palestiniens devant la perspective d’une négociation complètent un tableau ou les chance d’un accord ont rarement été plus lointaines.
7) La seule solution possible au conflit est la solution à deux états avec en son cœur la création d’un état palestinien dans les frontières de 1967 et la partition de Jérusalem. On a vu que les chefs palestiniens ne veulent pas de ce qui serait à leur yeux un mini état, et pire encore une reconnaissance d’Israël. Du coté Israélien aussi, on n’est pas prêt pour des raisons de sécurité élémentaires et facilement compréhensibles à laisser des forces armées hostiles s’installer à quelques centaines de mètres de tous les centres de pouvoir du pays (Jérusalem) et à quelques kilomètres des centres vitaux du pays démographiques, économiques et technologiques, sans compter l’aéroport international.
Ces vérités "indiscutables" en Europe et dans l’Amérique d’Obama sont trop évidemment fausses pour avoir été brandies de bonne foi des deux cotés de l’Atlantique. L’Europe croit assurer la sécurité de ses approvisionnements en pétrole, obtenir quelques fructueux marchés, et espérer des placements financiers arabes en accablant Israël avec la pire violence et en faisant mine d’épouser la « cause » palestinienne. C’est un marché de dupes bien sûr. Les Européens se moquent de la cause palestinienne autant que les pays arabes. Le "palestinisme" est un langage de politesse, une manière de courtoisie euro-arabe : nul n’y croit, tous savent que l’autre n’y croit pas, mais chacun s’y plie.
Pour les Etats-Unis, les choses sont un peu plus complexes car l’Oncle Sam assure la liberté des flux pétroliers et commerciaux par une présence militaire et un système d’alliances. Depuis la chute de l’empire soviétique, ils ont moins besoin d’Israël pour protéger les dynasties arabes. D’où les politiques de pression continue sur Israël, inaugurées par Bush père et son fidèle James Baker qui ont débouché sur les "processus de paix". Elles consistaient à répondre favorablement aux demandes arabes hostiles à Israël : en 1991 Israël n’était plus aussi indispensable aux Arabes et aux Américains pour faire barrage aux soviétiques et à leurs amis nationalistes arabes.
Tous les présidents américains depuis Bush père ont donné la priorité à leur alliance arabe sur leur relation avec Israël, avec brutalité sous Bush 1, de façon insidieuse sous Bush 2 et avec une virulence humiliante sous Obama.
En même temps Israël, pays organisé, avancé et rompu aux défis militaires demeure un facteur de stabilité et un verrou indispensable contre le jihadisme dans la région. Les pressions américaines parfois si violentes qu’elles font tanguer la société israélienne se heurtent à la limite que constitue la pérennité d’un allié local solide, même si l’on se moque totalement de son identité, de ses aspirations profondes et de ses intérêts fondamentaux.
Il semble qu’avec son aveu d’échec Obama se soit rendu compte que les Palestiniens ne sont pas prêts à accepter des compromis compatibles avec la stabilité du Proche Orient, puisque la satisfaction de leurs demandes minimales conduirait à la montée des menaces jihadistes et aux ripostes inéluctables d’Israël. C'est-à-dire à la guerre. Il semble donc que l’on soit en train d’entrer dans une phase de gel de l’activisme américain dans le conflit israélo-palestinien.
Si c’est le cas, il est assez prévisible qu’Israël n’en sera pas fâché. Mais pendant que le président américain explore les limites de la démagogie, l’Iran avance ses pions nucléaires et poursuit sa poussée subversive dans le monde arabe. La menace est là. Et la Maison Blanche est toujours occupée par un néophyte aux convictions un peu étrangères à l’esprit de son pays, comme l’a remarquablement analysé Armand Laferrère. (4)
Notes
(1) Q&A: Obama on His First Year in Office par Joe Klein, Time Magazine jeudi 21 janvier 2010
http://www.time.com/time/politics/article/0,8599,1955072,00.html
(2) Netanyahu tourne Abbas en ridicule avant la visite de Mitchell Dépêche de Reuters 21 janvier 2010
(3) Regional Alternatives to the Two-State Solution The Begin-Sadat Center for Strategic Studies janvier 2010 http://www.biu.ac.il/SOC/besa/docs/BM4En.pdf%20
(4) Revue Commentaire Comment Obama a échoué n° 12 Hiver 2009/2010 « Ce n’est pas tant la naïveté qui surprend dans la politique étrangère d’Obama que le simplisme idéologique qui l’accompagne »
Par Jean-Pierre Bensimon
pour Objectif-info, le 25 janvier 2010
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Les républicains devraient s'unir contre l'aberration du voile intégral
par André Bercoff, écrivain
D'abord, sortons de l'ambiguïté et des éternels procès bidons que de bonnes âmes en quête de fonds de commerce ne manquent jamais de faire. La plus haute autorité de la mosquée et de l'université d'Al-Azhar, le cheikh Mohammed Saïd Tantawi, a formellement condamné le port de la burqa et a demandé l'interdiction du voile intégral pour toutes les étudiantes de son université.
Traitera-t-on le cheikh Tantawi d'islamophobe ? Ne riez pas tous à la fois ; dans cette lamentable affaire, il n'y a vraiment pas de quoi se réjouir.
Pour une fois, la France républicaine, démocrate et laïque, la France des Lumières et de la diversité au service des libertés aurait dû s'unir contre cette aberration qui consiste à enfermer des femmes sous le seul prétexte de leur sexe, dans une prison ambulante dont elles ne doivent se séparer que dans l'intimité de leur domicile et uniquement sur autorisation de leur seigneur et maître.
Laissons de côté les arguments religieux, féministes, sociologiques et autres sujets de controverse qui permettent évidemment toutes les manipulations. Tout simplement, tout fondamentalement, quiconque accepte qu'un visage soit couvert nie l'humanité de l'autre. Quiconque accepte de côtoyer un être vivant, entièrement recouvert, emballé comme un sac, intégralement masqué, et donc sans aucune identité visible, se fait, qu'il le veuille ou non, le collaborateur de cette vile et insupportable négation.
Qui, en effet, se cache depuis toujours le visage ? Les bourreaux. Les égorgeurs accomplissant leurs crimes. Les racistes du Ku Klux Klan. Les esclaves perdus des tristes comédies sadomasochistes. Les pénitents de rituels médiévaux, ou encore, plus quotidiennement, les voleurs, braqueurs, et autres hors-la-loi, pour qui l'anonymat est une seconde nature.
Sans parler des pédophiles et autres crapules sexuelles et criminelles qui ne peuvent que se dissimuler. Est-ce cela vraiment qu'on veut permettre à certaines femmes, sous le prétexte que c'est "leur" culture, "leur" coutume, "leur" tradition et que nous, Occidentaux, évidemment colonialistes et coupables, n'avons pas à nous en mêler ?
Ce multiculturalisme de pacotille, brandi en étendard depuis quelques décennies par les "collabobos" de la gauche Marrakech et de la droite isolationniste, a fait assez de ravages pour que l'on n'y mette point désormais le holà. Non, tout ne se vaut pas et tout ne peut pas se permettre, au nom du soi-disant respect de l'oppression séculaire transformé en valeur par un relativisme civilisationnel qui n'est, on le sait, que l'hommage putride rendu par la lâcheté à l'absolutisme.
Le fait que des hiérarques du Parti socialiste prennent position contre une loi interdisant la burqa dans l'espace public, en dit long sur la dégénérescence d'une certaine gauche qui n'appuie les opprimés que quand l'Occident est l'oppresseur, laissant les dictatures mutiler leur propre peuple dans une impunité toujours présente.
Et que dire des anciennes féministes du Mouvement de libération des femmes (MLF) et des militants homosexuels, qui restent muets quand une jeune fille est vitriolée dans une cave d'immeuble parce qu'elle n'a pas fait le bon choix, ou quand un jeune se fait régulièrement tabasser parce qu'il n'adopte pas le machisme de la cité ? Assourdissant silence du camp du Bien.
Mais sortons des cités. Qui, en 2010, proteste quand, dans une grande ville du Nord, des piscines municipales acceptent des horaires réservés aux femmes et d'autres aux hommes ? Qui réagit quand des gynécologues masculins se font agresser parce qu'ils osent examiner une femme ?
Qui ose bouger quand, dans un train de banlieue, six courageux encapuchonnés massacrent un étudiant qui leur paraissait un peu trop bourgeoisement vêtu ? Et dire que certains sociologues bien dressés assimilent cette "incivilité" à la lutte des classes...
En fait, tout le monde connaît l'enjeu véritable. La quasi-totalité de nos élites politico-médiatiques se font éperdument autruches en attendant le prochain incendie. Ce qui se passe, c'est que depuis quatre-vingts ans, des générations d'islamistes radicaux veulent prendre en otage plus d'un milliard de musulmans qui ne demandent qu'à vivre en paix, en sécurité et dans le développement, pour les embrigader dans l'avènement du califat mondial millénaire et l'instauration de la charia pour tous les moments de leur vie.
Pour ceux-là, quiconque refuse de se plier à la totalité par eux proclamée, sera au mieux un citoyen de seconde zone, et au pire, éliminé pour malfaisance. Ils s'en foutent bien de la burqa. Celle-ci est d'abord un des moyens de tester la porosité apeurée des opinions publiques en terre de mission européenne, entre assassinat de cinéaste et agression de caricaturiste.
Si notre continent est appelé à devenir un appendice vassalisé du Talibanistan, il n'y a effectivement qu'à laisser faire. Est-ce vraiment ce que veulent les hiérarques d'un parti qui ose se dire socialiste ? Quant aux autres, ceux qui ont la naïveté de croire encore à liberté-égalité-fraternité-laïcité, il leur reste un seul devoir : celui de résistance.
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/01/12/les-republicains-devraient-s-unir-contre-l-aberration-du-voile-integral-par-andre-bercoff_1290637_3232.html
APRES L’AVEU D’OBAMA,
LES VERITABLES RAISONS DE L'ECHEC AMERICAIN
AU PROCHE-ORIENT
Barack Obama vient de faire une déclaration surprenante à Time Magazine. (1) Il reconnaît dans cette interview que sa politique au Proche Orient n’a pas donné les résultats voulus : "L'autre sujet qui mérite à mon sens d’être souligné, c’est que le processus de paix au Moyen-Orient n'a pas avancé. Et je pense juste de dire que malgré tous les efforts que nous avons prodigués dès le début, nous n’en sommes pas là ou j’aurais voulu"
et plus loin "Je pense qu’il est tout à fait vrai que cette année n’a pas été celle de la percée que nous voulions, et si nous avions prévu plus tôt l’existence de certains problèmes politiques des deux cotés, nous n’aurions pas encouragé des espoirs aussi grands"
Comment le président américain explique-t-il cet échec ? D’abord par la difficulté du problème: "c’est le problème le plus insoluble [intractable] qui soit".
Ensuite par l’erreur de son envoyé. "A mon avis c’est parce que George Mitchell a passé plusieurs mois à négocier un accord sur les implantations pour obtenir quelques progrès des Israéliens et qu’il a été aveuglé par ce résultat, ne voyant pas que ces progrès n’étaient pas suffisants pour les Palestiniens"
L’insatisfaction des Palestiniens devant les concessions trop mineures obtenues par Mitchell, voila pourquoi l’on a si peu progressé. Le dernier motif d’échec tient aux divisions intérieures des deux parties. " …les Israéliens et les Palestiniens ont estimé que leur environnement politique, la nature de leur coalition et les divisions au sein de leurs sociétés, étaient tels qu'il leur était très difficile de s'engager dans des négociations de grande envergure"
Que propose-t-il désormais ? De continuer sur la même voie : "nous allons continuer à travailler avec des parties pour reconnaître ce que je pense être en définitive leur intérêt profond à l’aboutissement de la solution des deux états qui donnera à Israël la sécurité et aux Palestiniens la souveraineté … ".
Le constat d’Obama est irréfutable : le processus de négociations qu’il voulait mener à toute allure dès le début de son mandat, pour ne pas être pris par le temps comme Bill Clinton et de Georges W Bush, s'est enlisé comme jamais. Mahmoud Abbas et son principal lieutenant pour les négociations, Saeb Erekat, avancent pour le compte des Palestiniens de Ramallah des exigences nouvelles. Ils veulent un gel total de toute activité de construction dans le périmètre des implantations et à Jérusalem Est, et même une reconnaissance des lignes de 1967 comme frontière et la partition de Jérusalem, avant de fixer le moindre rendez-vous.
Pour illustrer cette attitude, Benjamin Netanyahou a eu une image amusante mais très parlante : "Les Palestiniens ont grimpé dans un arbre et ils s'y sentent bien. Des gens leurs apportent des échelles. Nous leurs apportons des échelles. Et plus les échelles sont hautes, plus ils grimpent haut" (2)
Pour sortir de ces surenchères, plusieurs responsables israéliens ont déclaré la phase des concessions définitivement close.
Ce blocage total, Obama l’impute à la maladresse supposée de son envoyé et aux divisions internes des deux parties en conflit qui paralyseraient leurs responsables.
Dans la logique des mœurs politiques de Chicago où il a appris à faire de la politique, Obama se garde bien d’évoquer ses propres responsabilités. C’est là une vraie lacune car on voit mal comment progresser un jour si l’administration américaine de procède pas à une évaluation sérieuse de son action.
Dans son remarquable essai sur les alternatives à la solution à deux états, Giora Eiland, l’ancien chef du Conseil national de sécurité israélien, propose une étude éclairante des erreurs cumulées des Américains au Proche-Orient depuis le 21 janvier 2009. (3) Il identifie sept hypothèses retenues par l’administration d’Obama, entièrement ou partiellement erronées, qui ne pouvaient que déboucher sur l’impasse d’aujourd’hui. Ces idées fausses nous sont familières car elles constituent en Europe aussi un chapelet d’évidences que fâcheusement, nul ne semble être autorisé à contester.
1) L’aspiration « suprême » des Palestiniens est d’obtenir une indépendance dans les limites de 1967. Cette certitude néglige l’énergie déployée par les Palestiniens pour refuser un état pour toutes les raisons du monde, depuis la première proposition qui leur a été faite en 1937 par Lord Peel jusqu’à celle de 2008 d'Olmert qui prévoyait une rétrocession de 100% du territoire et le partage de Jérusalem. Les conditions successives que Mahmoud Abbas empile aujourd’hui, non pour signer un accord mais pour s’asseoir à la table des négociations, est une manifestation de plus de cet empressement palestinien à ne rien décider d’irréversible en faveur d’un état palestinien.
2) L’écart entre les positons israéliennes et palestiniennes est facile à combler. Cette affirmation suppose que l’on sait déjà assez précisément ce que sera un règlement final du conflit. Nicolas Sarkozy la reprend sans cesse pour faire de quelques concessions israéliennes supplémentaires la clé de la paix. En réalité tout examen sérieux du conflit dans ses dimensions régionales, historiques, idéologiques et religieuses montre que non seulement l’écart est énorme, mais que la disparition d’Israël est la condition de la satisfaction des Palestiniens.
3) Les état arabes désirent la fin la plus rapide du conflit. C’est inexact car dans quasiment tous les pays arabes Israël est le moyen commode de détourner le désespoir des peuples sur un bouc émissaire imaginaire. Et pour tout état arabe, une reconnaissance d’Israël laisse du champ à une opposition extrémiste toujours prête à accuser le pouvoir en place de capitulation et de trahison de l’Islam.
4) La fin du conflit apportera la stabilité. Si jamais le conflit s’achève sur une solution à deux états, le risque est grand de voir le Fatah passer des alliances avec des états voyous et le Hamas prendre le dessus en Cisjordanie. La solution aura alors apporté comme à Gaza une déstabilisation générale et une issue sanglante.
5) La résolution du conflit permettra d’obtenir l’aide des Arabes dans un front contre l’Iran. Il faudrait donc prier les Arabes d’agir pour se préserver de l’Iran. La réalité est à l’exact opposé : les Arabes (Égypte, Arabie saoudite, Jordanie, états du Golfe) ont une peur panique de l’axe syro-iranien et de ses commandités à Gaza, au Liban et au Yémen, sans oublier le Soudan. Ils sont profondément affectés par la passivité de l’administration Obama qu’il pressent vainement d’éliminer la menace iranienne.
6) Il y a actuellement une chance de résoudre le conflit qu’il ne faut pas gaspiller. On cherche vainement dans la situation d’aujourd’hui des motifs exceptionnels d’espérer un accord. Les Palestiniens sont divisés par de féroces antagonismes, le pouvoir de Ramallah est peu populaire, Abbas est le contraire d’un chef charismatique. Et les atermoiements actuels des chefs palestiniens devant la perspective d’une négociation complètent un tableau ou les chance d’un accord ont rarement été plus lointaines.
7) La seule solution possible au conflit est la solution à deux états avec en son cœur la création d’un état palestinien dans les frontières de 1967 et la partition de Jérusalem. On a vu que les chefs palestiniens ne veulent pas de ce qui serait à leur yeux un mini état, et pire encore une reconnaissance d’Israël. Du coté Israélien aussi, on n’est pas prêt pour des raisons de sécurité élémentaires et facilement compréhensibles à laisser des forces armées hostiles s’installer à quelques centaines de mètres de tous les centres de pouvoir du pays (Jérusalem) et à quelques kilomètres des centres vitaux du pays démographiques, économiques et technologiques, sans compter l’aéroport international.
Ces vérités "indiscutables" en Europe et dans l’Amérique d’Obama sont trop évidemment fausses pour avoir été brandies de bonne foi des deux cotés de l’Atlantique. L’Europe croit assurer la sécurité de ses approvisionnements en pétrole, obtenir quelques fructueux marchés, et espérer des placements financiers arabes en accablant Israël avec la pire violence et en faisant mine d’épouser la « cause » palestinienne. C’est un marché de dupes bien sûr. Les Européens se moquent de la cause palestinienne autant que les pays arabes. Le "palestinisme" est un langage de politesse, une manière de courtoisie euro-arabe : nul n’y croit, tous savent que l’autre n’y croit pas, mais chacun s’y plie.
Pour les Etats-Unis, les choses sont un peu plus complexes car l’Oncle Sam assure la liberté des flux pétroliers et commerciaux par une présence militaire et un système d’alliances. Depuis la chute de l’empire soviétique, ils ont moins besoin d’Israël pour protéger les dynasties arabes. D’où les politiques de pression continue sur Israël, inaugurées par Bush père et son fidèle James Baker qui ont débouché sur les "processus de paix". Elles consistaient à répondre favorablement aux demandes arabes hostiles à Israël : en 1991 Israël n’était plus aussi indispensable aux Arabes et aux Américains pour faire barrage aux soviétiques et à leurs amis nationalistes arabes.
Tous les présidents américains depuis Bush père ont donné la priorité à leur alliance arabe sur leur relation avec Israël, avec brutalité sous Bush 1, de façon insidieuse sous Bush 2 et avec une virulence humiliante sous Obama.
En même temps Israël, pays organisé, avancé et rompu aux défis militaires demeure un facteur de stabilité et un verrou indispensable contre le jihadisme dans la région. Les pressions américaines parfois si violentes qu’elles font tanguer la société israélienne se heurtent à la limite que constitue la pérennité d’un allié local solide, même si l’on se moque totalement de son identité, de ses aspirations profondes et de ses intérêts fondamentaux.
Il semble qu’avec son aveu d’échec Obama se soit rendu compte que les Palestiniens ne sont pas prêts à accepter des compromis compatibles avec la stabilité du Proche Orient, puisque la satisfaction de leurs demandes minimales conduirait à la montée des menaces jihadistes et aux ripostes inéluctables d’Israël. C'est-à-dire à la guerre. Il semble donc que l’on soit en train d’entrer dans une phase de gel de l’activisme américain dans le conflit israélo-palestinien.
Si c’est le cas, il est assez prévisible qu’Israël n’en sera pas fâché. Mais pendant que le président américain explore les limites de la démagogie, l’Iran avance ses pions nucléaires et poursuit sa poussée subversive dans le monde arabe. La menace est là. Et la Maison Blanche est toujours occupée par un néophyte aux convictions un peu étrangères à l’esprit de son pays, comme l’a remarquablement analysé Armand Laferrère. (4)
Notes
(1) Q&A: Obama on His First Year in Office par Joe Klein, Time Magazine jeudi 21 janvier 2010
http://www.time.com/time/politics/article/0,8599,1955072,00.html
(2) Netanyahu tourne Abbas en ridicule avant la visite de Mitchell Dépêche de Reuters 21 janvier 2010
(3) Regional Alternatives to the Two-State Solution The Begin-Sadat Center for Strategic Studies janvier 2010 http://www.biu.ac.il/SOC/besa/docs/BM4En.pdf%20
(4) Revue Commentaire Comment Obama a échoué n° 12 Hiver 2009/2010 « Ce n’est pas tant la naïveté qui surprend dans la politique étrangère d’Obama que le simplisme idéologique qui l’accompagne »
Par Jean-Pierre Bensimon
pour Objectif-info, le 25 janvier 2010
L’antisémitisme est-il une maladie mentale en France ?
par Yaël König
Sébastien Selam est disc jockey. « Di Jè », comme on dit dans les milieux branchés.
À 23 ans, Il jouit déjà d'une certaine notoriété. Il anime de nombreuses soirées, mixe dans les boîtes huppées de la capitale, comme les Bains Douches ou le Queen. Les journaux l’encensent, sa réputation dépasse les frontières, on le sollicite sur la Côte d’Azur, en Europe, et même au-delà.
Sébastien est heureux ; il vit sa passion et sa passion le fait vivre.
L’argent ne le rend pas arrogant et n’altère aucunement sa mémoire. Sébastien travaille d’arrache-pied pour devenir cette star naissante de la musique. Dans le privé c’est un garçon souriant, serviable, attentif.
Le jeune homme habite avec Juliette, sa mère, dans une cité de la rue Louis Blanc, dans le dixième arrondissement de Paris. Son père est mort depuis longtemps, laissant à sa femme deux garçons à élever.
Depuis qu’il a l’âge de raison, Sébastien s’est promis de prendre soin de Juliette, de la gâter, de lui rendre au centuple les soins et l’amour qu’elle ne cesse de lui prodiguer. Grâce au succès du DJ, la situation matérielle des Selam s’améliore.
Bientôt le frère de Sébastien se marie. La soirée que lui concocte Sébastien restera gravée dans les mémoires tant il a mis de cœur et de talent à l’animer. Du bonheur en myriades, des cascades de musiques dynamiques et joyeuses. Pour la dernière fois, mais nul ne le sait…
De quoi oublier la mine renfrognée et agressive d’Adel Amastaibou, son voisin. Adel a le même âge que Sébastien, ils se connaissent depuis toujours. Même génération, même lieu de vie : mais là s’arrêtent les ressemblances.
Adel Amastaibou ne connaît pas le sens du mot travail. Il est violent. Il a déjà été arrêté à plusieurs reprises. Il gagne, en dealant de la cocaïne, bien plus que le smic, ce qui lui laisse tout loisir pour traîner, regarder les autres avec haine et se laisser corrompre par les incitations islamistes nauséabondes et dangereuses.
Cela l’amène à se déchaîner, quelques mois avant "l'affaire Sellam" en agressant et injuriant un rabbin qui avait l’outrecuidance de passer dans « sa » rue : « T’es un rabbin toi, regarde ton gros nez de Juif, vous êtes tous des fils de p…, regarde ce gros berger allemand, il va te mordre les fesses, ça te rappelle quelque chose ? On va te faire la peau… ».
Le Procureur de la République requiert alors contre Adel Amastaibou. Au procès en Correctionnelle, les magistrats le déclarent coupable. Personne n’émet l’excuse fallacieuse de la folie, denrée de grand secours pour ceux qui veulent nier ou masquer les délits commis sous la bannière islamo-antijuive.
Le 19 novembre 2003 dans l’après-midi, Adel rencontre Sébastien dans l’escalier et lui lance : « Je vais te tuer, toi et ta famille. »
Qu’auriez-vous fait à la place du DJ ? Auriez-vous seulement cru à la menace ? Il est vrai qu’en 2003, et depuis des années, le racisme antijuif se déchaînait : des Juifs agressés, des synagogues brûlées, des bouffées de haine violemment exprimées… mais tout de même, c’était en France !
La France est un pays aimé des Juifs depuis toujours, malgré tout. Mais la France aime-t-elle encore ses Juifs, apeurée, influencée qu’elle est par les assertions racistes à flux tendu ?
Sébastien continue à vivre tranquillement le dernier après-midi de sa courte vie. Peut-être un peu inquiet ? Nul ne le saura. Il doit penser aux injures d’Amastaibou qui vont crescendo, aux poulets égorgés que sa mère trouve devant leur porte palière ; sinistres avertissements…
Mais Sébastien ne sait pas reconnaître le mal absolu. Son plaisir c’est la musique ; sa feuille de route c’est le bonheur.
Le soir de ce même jour le jeune homme descend dans le sous-sol de l’immeuble. Adel y est déjà, qui l’attend. Il a piégé Sébastien.
Il le torture, l’exécute. Nous avons vu des photos. L’horreur, indicible.
Amastaibou a-t-il eu des complices pour guetter, prévenir ? La question n’est encore pas résolue.
Après ce crime l’assassin déclare aux services de police : « Je suis content s’il est mort, cet enc… de bâtard, s’il est mort je suis trop content, ce p… de Juif, sale Juif… »
À ces mots terrifiants, le gardien de la paix qui a enregistré la déposition d’Amastaibou ajoute ce commentaire spontané : « Amastaibou, le sourire aux lèvres, se dit pleinement satisfait de son acte. »
En tout cas à nos yeux de citoyens confiants, l’affaire est entendue ; nous avons là des aveux ; le dossier est clair et solide. Justice va être faite. Justice, non vengeance.
Sauf que.
Sauf que la Justice française refuse d’entendre Adel le criminel, le considérant d’emblée comme fou. La messe est dite.
Madame le juge d’instruction Sonnois délivre une ordonnance de non-lieu dès le 24 novembre 2003, au vu d’une, et d’une seule, expertise psychiatrique.
Est-ce à dire qu’un antijuif assassin est automatiquement considéré par la justice de notre pays comme un fou ? Pratique… Pas de jugement, un peu de perlimpinpin pour alimenter cette thèse et bientôt on ressort libre… À vomir !
Mais le pire, si l’on peut dire, reste à venir.
Quelques mois après cette barbarie Madame Nathalie Becache, vice-procureur de la République à Paris, déclarait au défenseur de la famille Selam : « Le Ministère de l’intérieur avait décidé de poser pudiquement une chape de plomb sur le dossier Selam. »
Gravissime ! Pourquoi cette décision ? Un Français juif qui meurt assassiné, est-ce donc d’un degré inférieur sur l’échelle des crimes qu’un Français protestant, catholique ou athée, sans parler des Français musulmans, qui ont de suite droit aux coups de gong des médias ?
Il est incroyable de constater que par la suite, pendant toute la durée de l’instruction, des médecins de l’unité psychiatrique abritant Amastaibou délivreront des certificats lui permettant de ne pas assister aux interrogatoires ! Commode !
Son psychiatre référent attestait même : « Je soussignée Docteur Magali Bodon Bruzel certifie que monsieur Amastaibou Adel, né le 1er août 1983, est hospitalisé actuellement dans notre unité. Son état de santé ne lui permet pas de se rendre à l’audience prévue le 24 février 2004 à la Cour d’Appel de Paris. L’hospitalisation est susceptible de se prolonger plusieurs semaines, voire plusieurs mois ».
Et hop, circulez, y’a rien à voir ! Et rien à dire, même si l’indignation nous prend à constater que pendant toutes ces années d’instruction, la famille Selam et ses anciens avocats n’ont jamais pu voir l’assassin, n’ont jamais pu constater son état de santé réel ! Si ce n’est pas du confort offert au meurtrier, qu’est-ce que c’est ?
Ainsi donc il semble qu’il n’y aura pas de procès pénal pour l’assassin de Sébastien Selam.
Et que Juliette se débrouille avec ça ! Elle n’avait qu’à ne pas être juive !
Juliette qui a l’audace de solliciter de la ville de Paris l’octroi d’un logement social afin de ne pas rencontrer l’assassin de son fils dans l’immeuble, afin de ne plus avoir sous les yeux les auréoles sombres qu’a laissées sur le sol le sang de son enfant…
Juliette qui, à l’heure où paraît cet article, presque exactement quatre ans jour pour jour après la mise à mort de Sébastien, n’a toujours pas été relogée !
Et le pire n’étant jamais en reste, il est un fait lamentable dans les suites de cet assassinat monstrueux. L’ordonnance de non-lieu du 8 août 2006 au bénéfice d’Amastaibou, (pour trouble mental sur le fondement de l’article 122-1 du Code pénal,) ordonnance rendue par la nouvelle juge d’instruction madame Isabelle Minguet, n’a jamais été délivrée à la famille Selam, la privant ainsi de tout appel possible !
C’est là que Primo a tout lieu d’être fier, ou simplement content d’exister.
En effet, en 2005, Primo était en contact avec un jeune avocat concernant l’affaire Ilan Halimi. Il a la fougue de la jeunesse, la passion de son métier, la foi en la justice. Il est intelligent, tenace, efficace.
Axel Metzker, car c’est de lui qu’il s’agit, est mis au courant par nos soins de l’affaire Selam. Nous voudrions agir, aider Madame Selam, mais nous ne savons comment nous y prendre. A notre initiative, Maître Metzker rencontre Juliette Selam qui a fait appel à lui et se met immédiatement au travail.
Après des recherches acharnées, d’innombrables appels au cours desquels il est souvent considéré comme un empêcheur d’entériner les erreurs, il découvre que les expertises psychiatriques effectuées par la suite n’étant pas conformes au principe d’impartialité et de rigueur, il est fort probable que l’assassin de Sébastien est un simulateur.
Nous affirmons ici avec Maître Metzker qu’un individu qui prémédite, revendique et assume un crime ne peut être soustrait à la sanction pénale qu’il mérite. Ou alors, serait-ce différent lorsque la victime est juive, tuée parce que juive ?
D’autre part, Axel Metzker déniche, dans les archives du tribunal, deux enveloppes cachetées non délivrées à Madame Selam au motif : « Pas de destinataire à l’adresse indiquée ». Ça alors !
Qui a apporté ces enveloppes et s’en est retourné sans les livrer ? Qui aurait constaté que nul n’habitait à cette adresse, alors que les Selam y vivent depuis de nombreuses années et sont connus de tous ?
Ces courriers devaient porter à la connaissance de Juliette Selam que l’assassin de son fils bénéficiait d’un non-lieu. Elle aurait pu alors interjeter appel dans le délai légal. Mais ces enveloppes sont bien vite retournées au chaud de l’indifférence générale, et Juliette Selam n’avait plus d’autre choix que celui de se taire.
Depuis, la Poste a reconnu son erreur et s’en est excusée ; mais plainte a été déposée contre elle.
Grâce à l’opiniâtreté et à la compétence de Maître Metzker, Madame Selam a enfin pu, en juin dernier, faire appel de l’ordonnance de non-lieu rendue à l’époque du meurtre de son fils. Enfin la justice redresse les épaules !
En plein procès du jeune schizophrène meurtrier de deux infirmières paloises, on apprend des médias que les non-lieux accordés par la justice de notre pays pour maladie mentale deviennent de plus en plus rares. Ah bon ?
S’en réjouir ou le déplorer n’est pas ici notre propos. Mais s’étonner qu’un meurtrier antijuif soit soustrait à la justice sous cette fallacieuse raison, s’étonner et demander réparation, là oui, c’est ce que nous réclamons, ici, maintenant, plus fort que jamais !
Et aujourd’hui même, pendant que l’auteur de ces lignes luttait contre l’écœurement dû à ces ignominies, un appel téléphonique de l’avocat lui apprenait qu’une audience a été fixée devant la chambre d’instruction du Tribunal de Grande instance de Paris le 22 novembre prochain.
Première étape, enfin, vers la réhabilitation d’une vérité malmenée ?
Aujourd’hui nous voulons savoir si Amastaibou a eu des complices, nous voulons savoir où il se trouve, nous voulons que justice soit faite.
Nous voulons retrouver notre fierté et notre confiance en la justice de notre pays, nous voulons aussi qu’enfin les pouvoirs publics attribuent à Juliette Selam le logement qu’elle espère depuis trop longtemps ; qu’elle puisse vivre son deuil sans frémir au moindre battement de la porte de l’immeuble en imaginant que c’est Adel, le voisin de toujours, celui qui a défiguré et assassiné son fils, qui rentre chez lui pour une soirée tranquille...
Pendant qu’au cimetière Sébastien a froid, si froid, et qu’il se désole de n’avoir pu empêcher le meurtre d’Ilan Halimi, son frère en souffrance…
Yaël König © Primo, 9 novembre 2007
La Mairie du XVIIIème est dirigée par des flipettes !
Rédigé par JSS le Oct 10th, 2009 and filed under France, Occident.
Daniel Vaillant, le maire du 18ème
La fête des vendanges du XVIIIème arrondissement de Paris à débuté hier à Paris. A cette occasion, la société israélienne Soda Club était invitée à offrir aux parisiens du quartier su square Montcenis, de l’eau gazeuse Made In Israël. Mais puisque tout ce qui touche aux “juifs” devient scandale en France, voilà que la mairie de cet arrondissement à finalement annulé l’invitation faites aux israéliens et leur à même vivement demandé de ne pas venir ! Pourquoi ? Parce que, selon les anti-juifs et anti-israéliens basiques, il circule une rumeur complètement fausse: la firme israélienne serait basée à Maalé Adumim.
Avec un public de plus de 350 000 personnes chaque année, ce rendez-vous convivial et traditionnel est avant tout une rencontre autour du vin et du goût.
Mais les pro-palestiniens l’entendaient pas de cette oreille et ont menacés les responsables politiques locaux de désordre si les israéliens venaient à offrir leur eau gazeuse aux passants. Ainsi, dans une lettre envoyée à la mairie, l’AFPS écrit:
“La question qui vous est posée est simple : la colonie de Ma’ale Adumim fait-elle partie ou non d’Israël ? Si ce n’est pas le cas, et ce n’est pas le cas, alors la présence de la société « Soda Club » pour ces fêtes parisiennes ne saurait être ni légitime ni politiquement supportable. J’ajoute que cette initiative, si vous deviez vous obstiner à la maintenir, donnerait prise à des manifestations de protestation contre cette présence injustifiable dans les conditions actuelles. Vous prendriez ainsi la responsabilité de perturber sérieusement une grande fête traditionnelle de Paris qui se doit de conserver son caractère convivial. Admettons que vous ignoriez ce point, et alors la décision d’annuler cette initiative sera prise très rapidement. Admettons que vous n’ignoriez pas ces éléments, et alors la décision politique de la suspendre s’impose.”
Ainsi, la mairie s’est couchée. Elle s’est inclinée est à baisée les pieds de ces trublions dont la République française a peur. La mairie du XVIIIème devient donc une mairie de “collabo” et on peut dès lors se demander: a quand des panneaux “interdit aux chiens et aux juifs”. Moi qui suit à Paris pour les prochains jours, ais-je le droit d’aller dans le XVIIIème arrondissement malgré le fait que je vive dans Jérusalem Est ? Suis-je un apatride aux yeux de la République Française ?
Ce Jean-Claude Lefort, le Président de cette association antisémite fait partie de la pire espèce humaine. Ces mots sont sournois et faux. Quand il dit, plus loin dans la lettre ” la ville de Paris doit être clairement dans le camp de la paix au Proche-Orient !” cela signifie t-il qu’il se classe lui-même dans la catégorie des faiseurs de paix ? Peut-être faudrait-il lui proposer de faire la paix en France ? Peut-être devrait-il se mobiliser sur la criminalité en banlieue ? En tout cas, une chose est certaine, pour insulter les israéliens de la localité de Maalé Adumim (et par extension les juifs puisqu’il critique le fait que “des juifs ne vivent pas dans les frontières d’Israël”) cet homme devrait être enfermé dans les geôles de notre chère République.
En fait, ce qui me déçoit le plus, c’est l’attitude d’un homme pour qui je portais beaucoup de respect, Monsieur Daniel Vaillant (le maire arrondissement). Ses services ont ainsi déclarés “Ne souhaitant aucunement que la Fête des vendanges soit pertubée par quelque trouble à l’ordre public et souhaitant avant tout préserver son caractère populaire, convivial et festif, Soda Club ne sera pas présente sur l’événement.”
Une mairie de flippette. Une mairie qui n’a pas confiance en sa police. Une mairie de gauche (encore une) qui aide au développement de l’antisémitisme et de l’anti-israélisme primaire. A vouloir “faire la paix” israélo-palestinienne en haïssant les juifs, Daniel Vaillant et ses services prouvent toujours de plus en plus à quel point la France à décidément la mémoire courte.
Transmis par Michel Bensimon
Lire d’abord l’article en attaché, paru dans le journal “les affaires.com - article : L'impasse à Gaza
(même s’il n’a rien avoir avec les affaires)
REPONSE A TON ARTICLE ‘’IMPASSE A GAZA’’
Suite a ton commentaire publie dans le journal ‘les Affaires’’ qui m’avait semble être un journal dédié exclusivement, tel que son nom l’indique, aux affaires ! (je me permets de te tutoyer car les espèces comme toi, ca ne mérite pas d’être vouvoyées)
Je te fait part du mien, ci-dessous, ayant pour but d’adresser certaines de tes remarques et allégations, qui démontrent clairement que non seulement tu es le parfait ‘’poster boy’’ des imbéciles, ignares de l’histoire, mais qu’en plus tu ne dupes personne quant a tes tendances anti juives flagrantes.
Tu es tout-a-fait libre d’être dégouté d’Israël, et du Hamas,(avoues que tu es même un peu plus dégoute d’Israël que du Hamas, n’est ce pas ???) Et a ce propos je te suggèrerais même de boycotter, comme plusieurs l’ont fait avant toi, tous les produits inventes en terre d’Israël.
Et la, je m’adresse a toi et a tous les autres anti juifs de ton espèce qui pensent comme toi :
Donc vous (toi et tes potes qui partagent les mêmes vues) devriez commencer par jeter vos ordinateurs : Car les puces Intel dont le Centrino, si pratique pour les portables et la wifi, Motorola, les modems, celui grâce auquel vous me lisez, ICQ à la base d'AIM, MSN et toutes les messageries permettant les chats et la préparation des attentats purificateurs, vos téléphones portables ONT TOUS ÉTÉ CONCUS EN ISRAEL
Ne vous faites vacciner : les vaccins sont pour la plupart conçus à l'Institut Weizman de Rehovot Israël
Plus de scanners ni d'IRM
Plus de traitement de votre Maladie de Parkinson.
Plus d'antibiotiques ni aucun autre médicaments : 75 % des médicaments vendus dans le mode sont fabriqués par des firmes israéliennes
Plus de tomates cerise conçues dans la bande de Gaza du temps où des gens intelligents et travailleurs ne vivant pas de la charité de l'ONU y vivaient et y travaillaient
Plus d'arrosage au goutte à goutte.
Je me permets aussi de te faire part de QUELQUES faits SUR ISRAEL, qu’un gars de ta sorte ne peut qu’oublier :
Les palmiers dattiers poussent au Moyen-Orient depuis des siècles. Ces arbres ont en moyenne 5 à 7 mètres de haut et produisent 17 kg de dates par an.
Les palmiers israéliens produisent aujourd'hui 200 kg de dattes par an et sont néanmoins assez petits pour que l'on puisse les récolter depuis le sol avec une échelle courte.
Israël est grand comme trois départements français et représente moins d'un millième de la population mondiale.
Le téléphone cellulaire a été développé en Israël, par des israéliens, travaillant dans la branche israélienne de Motorola dont le plus grand centre de recherche et développement est en Israël.
La plupart des programmes Windows NT et XP ont été développés par Microsoft Israël.
La technologie de la chip du Pentium MMX a été développée en Israël chez Intel.
Les microprocesseurs Pentium-4 et Centrino ont été entièrement conçus, développés, et fabriqués en Israël.
Le microprocesseur Pentium de ton ordinateur a certainement été fabriqué en Israël.
La technologie Voice Mail a été développée en Israël.
Les seules implantations de recherche et développement de Microsoft et Cisco hors USA sont en Israël.
La technologie de l'AOL Instant Messenger ICQ a été développée en 1996 par quatre jeunes israéliens.
Israël a la meilleure défense aérienne du monde et même les américains viennent chercher de l'aide et des conseils chez nous.
Israël a le plus fort pourcentage mondial d'ordinateur domestique par habitant.
Israël a le plus fort pourcentage mondial de diplômés universitaires.
Israël est de très loin le pays au monde produisant le plus de publications scientifiques par habitant.
Israël a un des plus forts taux de brevets par habitant.
Proportionnellement à sa population, Israël a le plus grand nombre de Start-up du monde entier. En nombre absolu Israël a le plus grand nombre de start-up que n'importe quel autre pays USA excepté. (3.000 sociétés de hi-Tech et 500 de biotech).
Israël est la plus grande concentration de sociétés de hi-Tech dans le monde après la silicone Valley.
Israël est au deuxième rang mondial pour les investissements capital risque après les USA. Hormis les USA et le Canada, Israël est le pays du monde qui a le plus de sociétés cotées en bourse.
Israël a le plus haut niveau de vie de tout le Moyen-Orient avec un taux qui était de 17.500 dollars par habitant l'année 2000.
24% de la population active possède un diplôme universitaire. C'est le troisième rang mondial après les Etats-Unis et la Hollande.
Israël est la seule démocratie du Moyen-Orient. Et toi tu te permets de la mettre au même niveau qu’un entité comme le Hamas, entité qualifie de terroriste par tous les pays occidentaux, incluant le pays que tu ‘’aimes’’ tant , le Canada.
Entre 1984 et 1991, par plusieurs ponts aériens, Israël a sauvé et intégré plus de 22,000 noirs d'Ethiopie.
Quand Golda Meir a été élue premier ministre en 1969, elle n'était que la deuxième femme au monde à ce poste.
Quand l'ambassade des USA à Nairobi au Kenya a été bombardée en 1998, les équipes de sauvetages israéliennes étaient à pied d'ouvre dès le lendemain et ont sauvé trois victimes de sous les décombres.
Israël a le plus fort taux d'entrepreneurs du monde entier, et en particulier pour les femmes et les plus de 55 ans.
Israël est en pourcentage le pays de la planète qui accueille et absorbe le plus d'immigrants. Ils viennent y chercher la démocratie, la liberté religieuse, et des opportunités économiques. Alors pourquoi les palestiniens ‘’Refugies’’ n’ont pas étés intégrés par aucun des 25 autre pays musulmans qui entourent Israël ? avec toutes leurs terres qui sont pour la plupart vides de monde? Pourquoi les laissent-ils moisir dans des camps de refugies depuis 50 ans ? Tu t’es déjà pose cette question ? Pas besoin, n’est ce pas ?? Pourquoi sont ils encore dans des ‘’camps de refugies’’ a Gaza ??? Peux-tu m’expliquer celle la ? C’est la meilleure !! Alors qu’il n’y a plus un seul juif a Gaza pour les ‘’embêter’’, depuis le retrait Unilatéral, il y a 4 ans. Et pourquoi, alors que les juifs leur ont laisse une infrastructure intacte en place, pour continuer a faire pousser des fruits et légumes dans des serres hi-Tech, ils ont préféré détruire ces serres, et voler tous les matériaux, incluant les tuyaux de plomberie, pour en faire des armes ? expliques moi ca, le brillant !!
Israël a été la première nation à créer un standard international de certification des diamants reconnu et adopté dans le monde entier.
Israël est le deuxième pays au monde pour la publication de livres par tête d'habitant.
Israël, grâce au Keren Kayemeth Le Israël, est le seul pays au monde qui est entré dans le 21ème siècle avec une nette croissance de son nombre d'arbres, alors que 60% de sa surface n'est qu'un désert de cailloux.
Israël possède le plus de musées par habitant que n'importe quel autre pays au monde. A ce propos je te suggérerais d’aller y faire un tour, qui sait, peur être tu apprendrais une chose ou deux, entre autres qu’il y a eu une présence juive ininterrompue en Israël, depuis 2000 ans, même après l’exil en masse des juifs de 70BC, suite a la destruction de Jérusalem par les romains , alors que les arabes n’y ont régné que pendant 33 ans en tout et pour tout durant ces 2000 ans d’exil. Alors sur quelle documentation historique te bases tu pour alléguer que ‘’les juifs vivent sur des terres arabes volées aux arabes ???
Les médecins israéliens ont développé le premier système entièrement automatisé de diagnostic de cancer du sein sans radiations.
Une compagnie israélienne a développé un système informatisé d'administration des médicaments à l'abri de toute erreur humaine. Rien qu'au Etats-Unis on estime que 7.000 personnes meurent chaque année dans les hôpitaux suite à une erreur de traitement.
La société israélienne Givun Imaging a mis au point la première vidéo-camera de la taille d'une gélule à avaler pour dépister les cancers et autres pathologies digestives.
Les chercheurs israéliens ont développé un nouveau système qui aide directement le cœur à pomper le sang, sauvant ainsi des vies lors d'accidents cardiaques. Ce système est synchronisé avec les battements de cœur grâce à un système de palpeurs très sophistiqués.
Israël a le plus grand nombre de scientifiques et techniciens par habitant, 145 pour 10,000, comparé au USA (85) au Japon (70) ou à l'Allemagne (60) Israël a développé un nouveau traitement pour l'acné à base de rayons UV soigneusement choisis pour détruire les bactéries sans nuire à la peau.
Une société israélienne a conçu et installé une gigantesque station de production électrique par énergie solaire dans le désert de Mojave en Californie du Sud.
Israël vient de mettre au point un vaccin contre l'Anthrax plus efficace que les deux autres existants au monde (russe et américain).
Quand les américains durent choisir les missiles les plus efficaces pour traquer Bin Laden dans les grottes de Tora-Bora, ils firent appel aux missiles de fabrication israélienne, de précision absolue. C’est comme ca que les israéliens évitent de tuer des dizaines de milliers de civils quand ils procèdent a une opération militaire en milieu urbain ultra dense.
Quand les américains décidèrent de lancer un combat de grande envergure contre le terrorisme mondial après le 11 septembre, se tournèrent-ils vers l'Irlande?? L'Espagne?? La France?? Le Sri Lanka?? Le Cachemire?? Les Philippines?? Le Caucase??.....non, ils demandèrent conseil à Israël.
Quand les américains ont décidé d'investir dans le High-tech, ils n'ont pas choisi Seattle, Boston, l'Europe ou l'Asie, ils ont misé sur Israël, le seul pays au monde doté de Startups du niveau de la Silicone Valley.
Le directeur des usines de construction du jet de combat américain F- 16 a déclaré: " Les équipes israéliennes n'ont fait pas moins de 600 améliorations sur cet avion, cela représente des milliards de dollars?! "
Le PNB d'Israël est supérieur à la somme de ceux des quatre pays qui nous entourent: Egypte, Jordanie, Syrie et Liban.
Le niveau de la médecine en Israël est un des meilleurs du monde, de même le développement agricole et ses techniques. Le monde entier vient apprendre chez nous.
Nous avons parmi les meilleurs musiciens mondiaux et un orchestre symphonique de niveau international.
Et malgré toutes les guerres nous avons réussi à intégrer d'innombrables immigrants dont pas moins d'un million de russes les dernières années. Et ceci, avec un minuscule pays de pas plus de 7 million habitants. Pourquoi donc, 300 millions d’arabes, pour la plupart riches a milliards, grâce au pétrole abondant, ou, dans d’autres cas, grâce aux donations généreuses de l’Europe et les USA, ne peuvent intégrer leurs ‘’frères musulmans’’ qui souffrent tellement dans les camps de refugies des territoires.
Savais-tu qu’il y a eu pas moins d’un million de refugies juifs des pays arabes, qui tous étés absorbes, et qui se sont tous adaptes a leur nouvel environnement, et qui contribuent largement aux nouvelles communautés qui les ont accueillies.
Nous avons fait fleurir le désert,
Nous vendons des agrumes, des légumes, des fleurs au monde entier.
Israël a déjà conçu, réalisé et lancé trois satellites, et nous disposons de nos propres lanceurs!
Nous pouvons être fiers d'avoir développé notre propre technologie spatiale à l'instar des Etats-Unis (250 millions d'habitants), de la Russie (200 millions d'habitants), de la Chine (plus d'un milliard d'habitants) et de l'Europe (350 millions d'habitants)
Israël est une puissance nucléaire au même titre que les USA, la Russie, l'Inde, la France, l'Angleterre et le Pakistan. Mais elle ne menace personne avec ses capacités nucléaires, et ce même quand elles est menacée.
Nous avons la meilleure armée du monde par la qualité, la meilleure force aérienne du monde, le meilleur char de combat, les meilleures armes, développées par nous-mêmes, des sous—. marins, et même des missiles de croisière?! Mais que nous serait il arrive si c’était le Hamas qui avait développé une telle force militaire ? combien d temps aurions nous dures sur cette terre ? et dieu sait qu’ils essayent sans relâche d’importer et de développer des armes, a l’insu de leur population, au lieu de développer une infra structure, des écoles, des hôpitaux, une économie, etc..
Quel autre pays de 5 millions d'habitants possède une telle force??
Mais comment sommes-nous arrivés à un tel niveau, à de tels chiffres??
Ne serait-ce pas une dictature musclée du style de Singapour?? Non point.
Israël est un état de droit, possédant une justice indépendante, une démocratie peut-être la plus avancée du monde, une liberté de media et d'expression que tout le monde nous envie... Et toi, tu appelles ca un état religieux !! Alors qu’a la Knesset ( le parlement israélien) seulement une dizaine de sièges sur 120 sont occupes par des partis religieux !!!
Et tout cela, alors que mon pays est engagé dans les guerres incessantes et sans répit que lui imposent les 300.000.000 d'ennemis haineux et belliqueux qui l'entoure et dont la seule raison de vivre est de rayer Israël de la carte. (1948, 1956, 1967, 1973, 1982, + les 40 Scuds irakiens tombés lors de la guerre du Golfe, + les bombardements répétés en pleine trêve avec le Hamas depuis Gaza à une moyenne de 10 missiles par jour. etc.
Tu dis dans ton article que ‘’tu comprends qu’Israël n’apprécie pas les roquettes’’ ! Quel jolis choix de verbe !! Je te verrais bien toi, dans ta cage en or, probablement a Westmount, Beaconsfield ou autre, si tu avais tout d’un coup les Indiens d’Oka qui commenceraient a t’envoyer 10 roquettes par jours, et tes enfants, blonds je suppose, auraient 15 secondes pour aller se cacher…pendant 8 ans d’affilée.
Je suis sur que toi non plus, tu ‘‘n’apprécierais pas’’, tu serais peut être même vexe! que sais-je !! mais gare a toi si un jour tu décidais de prendre une mitraillette pour aller faire des dégâts a Oka pour les faire arrêter de te lancer ces roquettes sur ta maison et tes enfants !!! car toi aussi tu me dégouterais !! pauvre idiot !!
Et tu appelles ca des innocents toi, des gens qui votent pour un groupe de terroristes, qui finit par opprimer ces mêmes gens qui les ont mit au pouvoir, et qui s’affairent a provoquer un déluge militaire d’un puissance infiniment plus importante qu’elle, en l’occurrence Israël, et qui ensuite a le culot d’aller se cacher dans des maisons, en forçant les habitants a y rester, par ‘’chance’’ qu’Israël bombarderait l’habitation d’où les tirs de roquettes émanent, et que les civils qui y habitent y périraient, pour aller ensuite brandir les photos a la planète entière.
Tu trouves ca bien toi !!
‘’La riposte frôle la barbarie’’, tu dit:
Laisses moi t’éclairer la dessus mon pauvre ignorant: Durant l’opération militaire israélienne, environ 1,200 personnes ont été tuées du cote palestinien. Penses tu une seconde qu’avec la puissance militaire d’Israël, que seulement 1200 auraient étés tuées pendant 3 semaines d’opération militaire intensive, si les israéliens voulaient vraiment faire des morts?
Alors que pendant ce temps la, en Iraq, a Darfour, au Rwanda, Afghanistan, Algérie et j’en passe, on parle de 10,000, 100,000 et même d’un million de morts !! ou sont tes articles sur tous ses pauvres gens morts, et comme par hasard, tous tues par des « honnêtes musulmans » comme tu les appelle !!
De plus, sache que sur ces 1,200 palestiniens tues, Israël a quand même prit le temps de donner a l’UN, les noms et adresses d’au moins 600 terroristes confirmes, avec même leur appartenance aux différents groupes hors-la-loi. 300 autres ont étés confirmes comme étant des civiles, femmes et enfants, et les derniers 300 noms sont encore sous examen, car il s’agit de jeunes hommes dont les noms sont moins connus des autorités israéliennes .
Connait tu beaucoup d’armées a travers l’histoire qui ont pris la peine de compiler ce genre d’information ? justement pour ne pas se faire blâmer encore une fois !!
D’après ta gueule tu dois venir de Pologne ou un truc comme ca. Un pays avec un passe « fabuleux » en ce qui concerne la protection de ses citoyens juifs aux mains des Nazis.
Les Polonais sont de loin les heureux gagnants du plus grand nombre de victimes juives massacrées aux mains des allemands. 3.2 millions de morts, sur une population juive Polonaise avant guerre, de 3.250 millions !! D’ailleurs, le ghetto de Varsovie, tu dois avoir entendu parler? Le fameux quartier ou les Allemands, avec l’aide des pro Nazis polonais, ont emprisonnés des centaines de milliers de juifs et les ont affames jusqu'à la mort. Et donc d’après tes souvenirs, ou tes connaissances, y avait-il entre 80 et 160 camions de vivres et fuel qui rentraient tous les jours pour approvisionner ces juifs, tel qu’est le cas a gaza, tous les jours, par les Israéliens, même pendant l’opération militaire de fin Décembre ?
Si tu connaissait un peu l’histoire tu saurais que pendant la 2eme guerre mondiale, les agresseurs qui étaient, comme tout le monde sait, les Allemands, ont étés pulvérisés par les britanniques et les américains, sans distinction des civiles avec les militaires.
Et quand l’Allemagne a bombarde Londres en ’44 (de la même manière que le Hamas bombarde les villes Israéliennes aujourd’hui) la R.A. F a oblitéré la ville entière de Dresden, avec tous les habitants dedans, ainsi brulant a vif plus de civils allemands que la bombe atomique d’Hiroshima .
De pus, encore en ’44, quand les britanniques ont essaye de bombarder les quartier général de la gestapo a Copenhague, quelques bombes ont manque leur cible, et a la place, sont tombées sur un hôpital Danois, tuant ainsi 83 enfants.
Mais ca faisait partie de la guerre. Donc personne n’a blâmé les anglais. même pas les danois eux même !! ( les juifs n’ont pas ce ‘’luxe’’ de pouvoir se défendre sans se faire blâmer par des ignorants anti juifs comme toi !)
Tu parles des ‘’différents conflits qui ont fait fuir la population palestinienne des endroits ou ils habitaient en Israël’’.
Encore un fois, ton ignorance n’a d’égale que ton anti sémitisme aigu :
Il n’y a eu qu’un seul conflit ou les arabes ont fuis. C’est le premier conflit en 47, alors que les Egyptiens, Jordaniens, Irakiens, Syriens ont décidés d’attaquer en même temps, un état d’Israël naissant, pas encore organise, avec une population meurtrie, loin d’être guérie de l’holocauste Nazi.
A cette époque, juste avant cette attaque massive non provoquée, tous les medias arabes appelaient les civiles arabes vivant en Israël, a fuir leur maisons ‘’temporairement’’, jusqu'à la fin de l’attaque, le temps que les armées arabes ‘’ en finissent avec les juifs’’.
Sous la pression des armées arabes, certains civiles ont écoutés et ont fuis leurs maison (ce sont les palestiniens d’aujourd’hui, car a l’époque ce terme n’existait pas, ils s’appelaient des arabes. Ce terme ayant commence a être évoqué seulement a partir de la guerre de ’67 : Oui monsieur, avant ’67 les palestiniens n’existaient pas !!) et tous les arabes qui ont décidés de rester dans leur maison pendant l’attaque collective des armées Arabes, sont devenus les arabes israéliens d’aujourd’hui, bénéficiant de tous les avantages dont les juifs israéliens jouissent, tels que le chômage, le médical, la retraite, etc..!!!!
Tu fais mention des colonies qui vivent, entourés de murs. La dessus tu as raison. Sauf qui si les palestiniens n’envoyaient pas leurs enfant bourres de ceintures- bombes pour s’éclater dans des bus et des pizzerias, les juifs n’auraient pas besoin de ces murs.
Ces fameux murs, ca va peut être te surprendre, ont sauves des centaines de vies depuis qu’ils ont été érigés, et a cet effet, il existe des tonnes de preuves. Prend la peine de t’en informer.
‘’Israël ne veut pas d’un état palestinien a ses cotes’’ dis tu ???
Qu’en sais tu ?? En 2000, Ehud Barak a propose a Arafat,( le-grand-ami de la paix-au-2-milliards-de-dollars-caches-en-suisse-et-controles-par-sa-femme-Souha-qui-habite-Paris-avec-ses-jeunes-amants) 96% des terres en dispute, le contrôle de Jérusalem Est, incluant nos endroits les plus sacres, et en plus les 4% de terres qui manquaient, a être compense par des terres ailleurs que celles disputées. Donc en superficie, 100% de ce qu’Arafat réclamait pendant les accords d’Oslo de ’93.
En réponse a cette offre, qui permettait aux Palestiniens d’avoir leur pays des 2001, Israël a reçus l’intifada, qui a dure 6 ans !!
Probablement qu’Arafat a été ‘’outre’’ par cette offre insultante!!!Car il faut comprendre que sans conflit contre Israël, Arafat et sa clique auraient été exposes a leur médiocrité collective, a leur corruption rampante, et n’auraient plus pu se cacher derrière leur statu de victime, ils auraient étés obliges de commencer a se mettre au travail incluant le peuple palestinien !
De plus, la paix entre Israël et les Palestiniens n’arrangerait aucun gouvernement despotique de la région, qui occupe les esprits de sa population en blâmant tout les maux sur Israël, pour ainsi pouvoir continuer a régner au sein de leurs régimes corrompus sans la moindre révolte du peuple.
De quoi parlerais le Hesbollah, l’Iran, le Liban, l’Arabie Saoudite ou la Syrie, si l’ennemi juif n’existait plus ?? ils commenceraient a s’entretuer.
Si tu t’intéresses tellement a ces honnêtes Palestiniens, ou plus généralement a ces bon musulmans, tu as du sans doute écrire plusieurs articles sur les 30,000 palestiniens tues en un seul weekend en Jordanie par le roi Hussein, en Sep 74 (septembre noir), ou alors en 82, les 20,000 palestiniens tues par Assad en Syrie, dans le village de Hamma, ou alors les 2,000 massacres par les Chrétiens Sud-Libanais, a Sabra et Chatila, ou peut être les 140,000 Algériens tues les 8 dernières années, tu en veux d’autres, j’en ai encore pour une page complète, de tueries de musulmans par d’autres musulmans !!
Ah !! Mais c’est ca la différence!! Tous ces millions d’arabes tues par d’autres arabes, cela n’équivaudra jamais les 1,200 palestiniens tues, dont 600 terroristes confirmes, par des juifs !!
C’est ca toutes la différence !! les juifs et encore les juifs !!!
En conclusion, si tu es encore debout face a tout ce qui précède, je t’autorise a publier mon article ci-dessus, dans le même magasine ou tu as publie le tiens, ou même dans tout autre magazine de ton choix !!
Je doute fortement que tu auras les attributs masculins nécessaires pour en faire ainsi.
Une dernière suggestion : Le beau Canada n’as pas besoin de pourris comme toi. Alors tu devrais songer peut être a aller vivre a Gaza, parmi les musulmans ‘’honnêtes’’ et ‘’innocents’’
De : julia coriat
Envoyé : lundi 23 février 2009 04:03
À : julia coriat
Objet : TR: EN REPONSE A TON ARTICLE: impasse a Gaza
De : Alain Elmaleh
transmis par Victor Perez
La conférence « islamiquement correcte » de lancement du projet Aladin
De Véronique CHEMLA
Initié par la Fondation pour la Mémoire de la Shoah (FMS), le projet Aladin vise à lutter contre le révisionnisme et le négationnisme, vecteurs d’antisémitisme, dans le monde musulman, en informant, principalement via deux sites Internet, les habitants de cette aire, en leur langue, sur la Shoah, les juifs, le judaïsme ainsi que sur les relations entre juifs et musulmans sous domination musulmane.
Lors de son lancement prestigieux à Paris, le 27 mars 2009, les orateurs ont asséné le mythe « islamiquement correct » de la « coexistence pacifique interconfessionnelle sous domination musulmane ».
Un mythe qui anesthésie les Occidentaux face aux enjeux du jihad, est inducteur de haine contre l’Occident, en particulier l’Etat Israël, et les non-musulmans.
S’il est un mythe tenace, faux, dangereux et instrumentalisé, c’est bien celui de la « tolérance islamique pacifique ».
Le mythe de la « coexistence pacifique interreligieuse »
Le professeur Bernard Lewis fait remonter ce mythe, forgé par les « juifs pro-islamiques », au XIXe siècle :
« L’âge d’or de l’égalité des droits était un mythe, et si l’on y croyait, c’était la conséquence plutôt que la cause de la sympathie juive pour l’islam.
Le mythe fut inventé par des juifs d’Europe au XIXe siècle comme un reproche adressé aux chrétiens – et repris par les musulmans de notre temps comme un reproche adressé aux juifs » (Islam, Gallimard, 2005).
L’historienne Bat Ye’or explique ce mythe, qui « adopte la version islamique de l’histoire », par des facteurs géopolitiques, tel « l’équilibre politique » européen au XIXe siècle.
Ce mythe justifiait « la défense de l’intégrité territoriale de l’Empire Ottoman,
c’est-à-dire la sujétion des peuples qu’il contrôlait.
Dans l’entre-deux guerres, la tolérance ottomane se métamorphosa en « coexistence pacifique sous les premiers califes », thème qui constitua la pierre angulaire du nationalisme arabe et une arme idéologique contre les revendications autonomistes d’autres peuples »
Face au danger intégriste, juifs et chrétiens sous l’islam. Ed. Berg International, 2005.
Ce mythe agit en narratif anesthésiant :
il masque les enjeux du jihad contre l’Occident ou en Eurabia.
Il dissimule cette réalité guerrière et son institution corollaire la dhimmitude,
ce statut cruel, inférieur et déshumanisant réservé aux non-musulmans
sous la domination islamique.
De plus, ce mythe « disculpe l’islam classique, à l’origine du totalitarisme islamiste ».
Et, il impose la vision « islamiquement correcte » d’un islam « pacifique » (Pierre-André Taguieff, La nouvelle judéophobie, Fayard Mille et Une nuits, 2002) symbolisé par la civilisation brillante al-Andalus, exemple de « coexistence pacifique entre judaïsme, christianisme et islam » en Espagne médiévale sous la férule musulmane.
Ce mythe comprend aussi celui de la « dette » de l’Occident vis-à-vis des « sciences Arabes/musulmanes » . Il dévalorise ainsi la civilisation chrétienne qui, d’une part, a mis un terme à cette « tolérance » par sa victoire sur les Maures et sa reconquête de la péninsule ibérique (Reconquista), et d’autre part, a échoué à créer l’équivalent d’al-Andalous.
Ce mythe distille et renforce « le sentiment de culpabilité et d’infériorité des Occidentaux vis-à-vis de la civilisation islamique » (Alexandre del Valle).
Il affuble l’Occident des pires épithètes – obscurantiste (Inquisition), conquérant (croisades, empires), raciste -, et produit un discours anti-israélien.
La recréation de l’Etat d’Israël contredit le mythe des « dhimmis juifs heureux ». Louer l’attitude mythique admirable de « tolérance » et irréprochable des musulmans à l’égard des non-musulmans stigmatise a contrario Israël : la recréation de l’Etat d’Israël aurait mis fin à une ère de « coexistence pacifique interreligieuse ».
La politique israélienne est déformée au travers d’un prisme mythique biaisé : elle est jugée, et condamnée, à l’aune d’un mythe déguisé en histoire et on requiert d’Israël qu’il se conduise conformément au mythe, ce qui de facto restaurerait le « bon vieux temps » de la dhimmitude, et donc la destruction de l’Etat juif.
Ce mythe s’est métamorphosé pour réapparaître sous l’idée de la « Palestine laïque et multiculturelle » remplaçant l’Etat d’Israël.
Bat Ye’or précise que ce mythe :
« Conforte la doctrine islamique. Il atteste la perfection de la chari’a, seule législation gouvernant, dans le passé, le dar al-islam , et sa supériorité sur toutes les autres juridictions… La moindre critique du statut des dhimmis est rejetée comme suspecte parce qu’elle entame le dogme de la perfection de la loi et du gouvernement islamiques.
Ainsi, la louange de la tolérance et de la justice de l’islam, accompagnée de gratitude, s’intègrent-elles dans les obligations exigées du dhimmi ».
Ce mythe pervers a été relayé par les réseaux juifs et chrétiens de la dhimmitude afin d’influer sur les opinions publiques et donc les politiques gouvernementales, en particulier dans le dialogue Euro-Arabe.
Nombre de manuels scolaires français d’histoire le présentent comme fait avéré .
Une conférence de lancement unanime dans l’« islamiquement correct »
Le projet Aladin se présente essentiellement sous la forme de deux sites Internet en cinq langues : français, anglais, arabe, persan et turc. D’autres actions sont prévues.
Le site éponyme présente « de façon simple et objective l’histoire de la Shoah, une introduction à la culture juive, à l’histoire du peuple juif et au judaïsme, l’histoire des relations entre les Musulmans et les Juifs au cours des siècles passés jusqu’à nos jours en évoquant les périodes de coexistence harmonieuse et conflictuelle ».
La bibliothèque numérique Aladin présente gracieusement quatre livres – Le Journal d’Anne Franck, Si c’était un homme de Primo Levi, Hitler et les Juifs de Philippe Burrin, Sonderkommando Dans l’enfer des chambres à gaz de Shlomo Venezia -, en des traductions inédites, numériques et publiées par les éditions du Manuscrit.
Ce projet promeut le « dialogue des cultures », idée de l’ancien président iranien Mohammed Khatami, chère à l’OCI (Organisation de la conférence islamique) et à l’ONU (Organisation des Nations unies).
Le lancement officiel du projet Aladin a eu lieu le 27 mars 2009, au siège de l’UNESCO (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture), à Paris. C’est un évènement prestigieux, en présence de centaines de personnalités, dont des chefs d’Etat, ministres, ambassadeurs, dirigeants communautaires juifs, rabbins, cardinal, imams et des médias, notamment du monde musulman.
Et ce, deux mois après la fin de l’opération Plomb durci d’Israël contre le mouvement terroriste Hamas dans la bande de Gaza.
La conférence est animée par le réalisateur-producteur français Serge Moatti qui obtient une minute de silence d’une assistance debout.
Interrompus par la projection du film Pourquoi, les discours redondants conformes au mythe, « islamiquement corrects », se succédaient.
Tout un symbole : c’est Rachida Dati, alors ministre de la Justice et issue de l’immigration musulmane d’Afrique du Nord, qui lisait le discours du Président de la République Nicolas Sarkozy .
Juifs, chrétiens et musulmans, les orateurs ont exonéré le monde musulman de tout lien avec la Shoah autre que les musulmans Justes parmi les Nations ou « protecteurs de leurs sujets juifs », tels le roi du Maroc et le bey de Tunisie Sidi Moncef.
Tous se gardaient de citer des exemples de négationnisme et de révisionnisme dans le « monde musulman », en particulier dans l’Autorité palestinienne (AP), ou dans les « rues Arabes » d’Occident.
Unanimes, ces personnalités ont occulté l’antijudaïsme ou l’antisémitisme dans l’islam - sourates et hadiths haineux à l’égard des juifs -, la dhimmitude et « l’exode oublié » tragique d’environ 900 000 juifs, des années 1940 aux années 1960, des pays arabes, de Turquie et d’Iran.
Ecoutons Abdoulaye Wade, président du Sénégal et de l’OCI, résumer ce mythe :
« Il n’y a jamais eu de contentieux historique entre musulmans et juifs. Bien au contraire ! De la Charte de Médine de 622, à l’empire ottoman, en passant par l’Espagne sous le règne arabe, l’histoire nous enseigne qu’à différentes périodes, juifs et musulmans ont pu vivre ensemble dans le respect mutuel et la coexistence pacifique. Les juifs ont toujours été protégés par des monarques musulmans ».
C’était bizarre d’entendre ce discours prononcé devant les représentants de pays musulmans devenus Judenrein (i.e. "nettoyés des juifs").
Ces discours n’étaient pas exempts de confusions et d’amalgames.
Ainsi, Farouk Hosny, ministre égyptien de la Culture, lisait le discours de Mohammed Hosni Moubarak, Président de la République Arabe d’Egypte :
« La Shoah a été une transgression contre l’islam, comme religion, et contre ceux qui croient en l’islam, les musulmans… C’était une transgression contre les musulmans parce que leurs frères sémites ont été tués en si grand nombre, leur unique « faute » étant d’appartenir à une religion, dont les principes partagent leur hauteur avec ceux de toutes les autres religions, la foi juive ».
L’usage du mot « Sémites » nie la définition de l’antisémitisme, c’est-à-dire la haine des juifs : les musulmans, des « Sémites », ne sauraient être antisémites, anti-juifs ?!
Ce ministre était présent car l’Egypte abrite la bibliothèque d’Alexandrie, de la Foire du livre du Caire et l’université al-Azhar. Rappelons qu’il avait invité en Egypte, en 2001, le négationniste Garaudy.
En 2008, il déclarait qu’il « brûlerait les livres israéliens s’il en trouvait dans les bibliothèques égyptiennes ». Il interdisait la communication des archives des juifs d’Egypte.
Il est hostile à la normalisation des relations culturelles entre l’Etat d’Israël et l’Egypte, et ce, 30 ans après la signature du traité de paix entre les deux Etats.
Bernard-Henri Lévy, Claude Lanzmann et Elie Wiesel ainsi que Richard Prasquier, président du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), ont signé des tribunes hostiles à sa candidature à la direction générale de l’UNESCO.
Serge Klarsfeld le soutenait en raison « de sa prise de position sur la Shoah et de sa repentance exprimée publiquement » . Farouk Hosny vient d’autoriser la communication desdites archives… « Paris vaut bien une messe », aurait dit le roi Henri IV… Farouk Hosni n’a pas été élu directeur général de l’UNESCO, mais le projet Aladin a été un facteur de division, notamment sur ce point.
Autre exemple. André Azoulay, conseiller du roi Mohammed VI du Maroc, membre du Comité des sages pour l’Alliance des cultures à l’ONU, et Mustafa Ceri?, grand mufti de Bosnie, parlant au nom du président de la république de Bosnie, exhortaient à associer la lutte contre l’antisémitisme à celle contre "l’islamophobie".
Un terme utilisé pour éviter toute analyse critique de l’islam…
Au fil des discours, se dévidait l’écheveau du mythe, avec ses diatribes antioccidentales et anti-israéliennes.
La colonisation européenne chrétienne était vilipendée : seul le joug musulman – Arabe ou ottoman - est toléré.
Or, la colonisation européenne a été émancipatrice pour les juifs en pays majoritairement musulmans.
De plus, a été stigmatisée la traite négrière transatlantique – « cinq siècles » -, ce qui place les Africains en position de victimes demandant la repentance de l’Occident.
Mais ont été occultés le commerce d’esclaves intra-africain et la traite arabo-musulmane qui perdurent (13 siècles) et impliquent les esclavagistes musulmans.
Le président Wade prônait le relativisme culturel, qui vise à éradiquer l’universalité des droits de l’homme considérés comme occidentaux :
« La vérité d’une époque n’est pas forcément celle d’une autre et la vérité d’un peuple n’est pas forcément celle d’une autre. Ce qui est la norme dans une société peut être une contre valeur dans une autre. Le dialogue des cultures et des civilisations ne peut donc s’épanouir et prospérer que dans la nuance et le relativisme ».
Concernant le conflit au Proche-Orient, Ely Ould Mohamed Vall, ancien chef d’Etat de Mauritanie, s’émouvait des souffrances de ses « frères Palestiniens ».
Quant à l’ancien Président de la République Jacques Chirac, il omettait de citer les écrits négationnistes de Mahmoud Abbas, président de l’AP, « partenaire pour la paix » avec Israël. Il assénait :
« J’ai dit aux Israéliens que la colonisation était une faute. On ne construit pas la paix avec son voisin en expropriant ses terres, en arrachant ses arbres, en bouclant ses routes ».
Par ces mots, Jacques Chirac rappelait l’esclandre qu’il avait provoqué à Jérusalem. Ses propos révélaient la division parmi les invités. Si des spectateurs musulmans ont applaudi sa diatribe, le public juif a apprécié ses propos pro-israéliens. « Hors-sujet », reconnaissait l’ancien ministre socialiste de la Culture, Jack Lang, le 29 mars, sur une radio juive. Avant de louer ces positions stigmatisant Israël. Hasard ? La même semaine, un orchestre d’adolescents d’un camp de réfugiés palestiniens s’était produit à la mémoire des victimes de la Shoah. Ce qui suscitait l’ire des dirigeants de l’AP.
Richard Prasquier et Shimon Samuels, directeur du Centre Simon Wiesenthal-Europe (CSW), nous ont confié que certains discours, notamment celui de Farouk Hosny, leur avaient déplu.
Une politisation biaisée par « l’Appel à la conscience »
Lors de cette conférence, Simone Veil, ancienne déportée et ancienne présidente du Parlement européen et de la FMS, Jacques Chirac, et Abdoulaye Wade signaient « l’Appel à la conscience » pour lutter contre le négationnisme. Un Appel soutenu par des « centaines d’intellectuels musulmans ».
Cet Appel allègue que « les Musulmans et les Juifs, des siècles durant – en Perse, au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et dans l’empire ottoman – ont su vivre ensemble, souvent en bonne intelligence ». La règle est donc l’harmonie ; ce qui est conforme au mythe. Un non-dit : ce « vivre ensemble » - la dhimmitude - résultait du jihad.
Cet appel exhorte à la lutte contre le négationnisme en affirmant que la Shoah est le fait de « l’Allemagne nazie et de ses complices européens ». Il rappelle les « actions des Justes en Europe et dans le monde arabe et musulman ». C’est « islamiquement correct ».
Cet Appel se réfère aux valeurs de « justice et de fraternité », et non d’égalité et de liberté car les musulmans ne doivent pas traiter à égalité les dhimmis.
Il évoque « l’intolérance et le racisme », mais non l’antisémitisme, l’antijudaïsme ou la judéophobie. Or, ce sont ces fléaux qui ont été à l’origine de la Shoah…
L’Appel politise sans raison ce Projet en prônant la seule « solution des deux Etats » entre « Israéliens et Palestiniens » . Comme si le monde musulman avait accepté l’Etat juif ! Cet appel établit ainsi un lien entre la Shoah et ce conflit, ce qui autorise des positions partiales. Pourquoi ? Pour induire l’idée fausse que l’Etat d’Israël a été recréé par une Europe culpabilisée par sa responsabilité dans la Shoah ? Pour « compenser » la lutte contre le négationnisme ?
Rappelons deux tentatives d’instrumentaliser la Shoah : à Nanterre (France), « Une pierre pour la paix », devenue l’opération des "deux urnes" du Musée d’Auschwitz, et le Mémorial à Dachau en hommage aux victimes turques, dont l’une au nom patronymique musulman, de la Shoah.
Mythe contre Histoire
Pourquoi cette unanimité à exprimer et accepter ce mythe ?
Des orateurs musulmans dissimulaient ces faits pour les raisons décrites plus haut et pour éviter toute revendication liée à « l’exode oublié » des juifs ainsi que tout rappel des relations entre le monde musulman et les nazis ou la Shoah. « Dès le début des années 1930, la propagande nazie se développa avec succès dans les pays arabes où ses thèses antijuives soulevèrent l’enthousiasme et une totale adhésion… A l’arrivée de l’Afrika Korps [Nda : unités militaires allemandes] à El Alamein (1942), la foule hurlait dans les rues : "Rommel ! Rommel ! » (Bae'or, opus cité).
De plus, environ 100 000 musulmans européens ont combattu pour l’Allemagne nazie. Des divisions nazies musulmanes ont été constituées : la Légion arabe, la Brigade arabe, deux divisions musulmanes bosniaques Waffen SS, une division Waffen SS albanaise dans le Kosovo et dans la Macédoine occidentale, des Waffengruppe der-SS Krim (volontaires Tatars de Crimée), des formations composées de musulmans de Tchétchénie, l’Osttürkischen Waffen-Verbände SS avec des musulmans du Turkestan, etc.
La Shoah n’a pas épargné les juifs vivant dans des pays majoritairement musulmans, notamment en Tunisie (occupation allemande de décembre 1942 à mai 1943). La Shoah demeure un sujet sensible, et certains dirigeants musulmans, tel le président iranien, l’instrumentalisent et la banalisent.
Le mythe de « l’âge d’or de la coexistence pacifique interreligieuse », qui occulte ces faits, est-il la base de l’acceptation islamique pour lutter contre le négationnisme ?
Les Salons du livre du monde musulman accepteront-ils les livres traitant de sujets tabous, tels
l’alliance entre Nazis et dirigeants musulmans,
la participation de la division de la Waffen SS Handschar (cimetière en turc) composée principalement de musulmans des Balkans (bosniaques)
au meurtre de juifs et chrétiens serbes,
les anciens Nazis devenus conseillers de dirigeants Arabes
ou soutiens lors des guerres d’indépendance d’Etats arabes ?
L’OCI condamnera-t-elle le passé pronazi de certains de ses Etats membres ou la sympathie de nationalistes Arabes - Bourguiba, Sadate, Sami al-Joundi, un des fondateurs du parti syrien Ba'ath - à l’égard des forces de l’Axe ?
L’OCI fera-t-elle acte de repentance en raison du grand mufti de Jérusalem Haj Amin al-Husseini (1895-1974), « mufti de Hitler » ?
Ce « héros » et mentor d’Arafat a fomenté des pogroms, est directement responsable de la mort de « 4 000 enfants orphelins juifs polonais et de 400 juifs adultes qui furent assassinés à Auschwitz en raison de son opposition en 1942 à leur transfert en Palestine mandataire en échange de prisonniers de guerre allemands pronazis.
Il a convaincu des gouvernements hongrois, roumain et bulgare pronazis d’envoyer leurs juifs vers les camps de la mort plutôt que d’accepter leur immigration en Palestine mandataire » (Chuck Morse, The Nazi Connection to Islamic Terrorism, Adolf Hitler and Haj Amin al-Husseini. iUniverse.com, 2003).
Il a enflammé les foules musulmanes par ses prêches radiophoniques haineux.
S’est efforcé de persuader les Nazis de tuer les juifs vivant au Moyen-Orient , etc.
L’OCI demandera-t-elle pardon pour le farhud (ou farhoud), ce pogrom à Bagdad (Iraq), en juin 1941, au cours duquel des foules arabes musulmanes ont tué 200 juifs, blessé 2 000 juifs et détruit 900 maisons juives ?
Le mémorial Yad Vashem à Jérusalem a certes distingué des Justes musulmans parmi les Nations. Le chercheur américain Robert Satloff explique leur faible nombre en raison de leurs réticences à parler et des liens avec le conflit au Proche-Orient (Among the Righteous, Lost Stories from the Holocaust’s Long Reach into Arab Lands. Public Affairs, 2006).
Une autre raison pourrait être avancée : ces musulmans ont sauvé ceux que le Coran leur prescrivait de haïr et tuer.
Ces liens terribles entre le monde musulman et les Nazis ou la Shoah ainsi que l’antisémitisme islamique, des expositions répugnent à les traiter.
Ainsi, l’Observatoire des musées de la Shoah (Holocaust Museum Watch ) a critiqué vivement le Musée et Mémorial américain de la Shoah (USHMM) pour une biographie édulcorée du Grand Mufti al-Husseini. L’USHMM l’a réécrite en un sens plus respectueux de l’histoire.
A Paris, le Mémorial de la Shoah a dissimulé en 2005-2006 dans son exposition Le procès de Nuremberg le rôle de ce grand mufti.
Pourtant, grâce à la France et au général de Gaulle, ce fomenteur de pogroms a échappé au tribunal de Nuremberg qui devait l’inculper et se rendit en Egypte, en mai 1946.
En août 2009, Philippa Ebéné, directrice du Centre multiculturel (Werkstatt der Kulturen) de Berlin, doté d’un financement public, retirait trois panneaux sur l’alliance du grand mufti al-Husseini avec les Nazis dans l’exposition Le Tiers monde durant la Seconde Guerre mondiale.
Une décision défendue primitivement par Günter Piening, commissaire pour l’intégration et la migration de la ville de Berlin.
Et qui suscitait l’indignation de Karl Rössler, commissaire de l’exposition, et de la communauté juive berlinoise.
Ce Centre est situé dans un quartier où vivent de nombreux Turcs et Arabes.
Pourquoi les dirigeants juifs acceptent-ils ce mythe ?
Extrême politesse ? Souci de ne pas heurter la sensibilité musulmane ?
Mais pourquoi ne pas respecter la sensibilité juive ?
En s’opposant à ce mythe entériné par les autorités politiques nationales soucieuses de préserver l’ordre public et engluées dans Eurabia, des organisations juives françaises peuvent craindre d’être tenues pour responsables d’un éventuel clash interreligieux, avec ses risques en termes d’actes antisémites.
Mais comment ces organisations peuvent-elles accepter ce mythe
et défendre devant des dirigeants musulmans
les intérêts des juifs de l’« exode oublié », souvent contraints de fuir des pays où la présence juive était (pluri)millénaire et antérieure à la conquête arabe, et victimes de rackets, de spoliations, de dénaturalisations, d’expulsions, de crimes, etc. ?
En période de vagues déferlantes d’actes antisémites, ce mythe semble utilisé par des dirigeants juifs en direction de leurs homologues musulmans, comme un souhait irréaliste : « Conduisez-vous comme dans ce paradis passé », mais mythique.
En effet, ce mythe a été répété depuis des décennies sans effet positif sur la situation des juifs européens et des Israéliens. Il n’a pas permis de faire progresser le dialogue judéo-musulman.
Il marginalise et isole les musulmans modérés, car il nie le besoin d’une analyse critique de l’islam ou une réforme de l’islam.
Il a aussi échoué à améliorer les relations entre l’Etat d’Israël et le monde musulman.
Juifs et musulmans ne pourront nouer des relations de qualité qu’après « avoir apuré leurs contentieux » (Shmuel Trigano).
La FMS a adopté une stratégie dynamique progressive.
Elle entend lutter contre le négationnisme, qui nourrit l’antisionisme et l’antisémitisme,
en obtenant le soutien des dirigeants musulmans de manière à présenter ses livres dans les Salons du livre du monde islamique et introduire l’histoire de la Shoah dans les manuels scolaires musulmans.
Mais à quels prix historique, moral, symbolique, politique, juridique et religieux a été obtenue la reconnaissance si restrictive de la Shoah par des dirigeants musulmans ?
La FMS a offert sur un plateau en or un narratif mythique aux persécuteurs de juifs, aux voleurs des biens appartenant aux juifs, aux violeurs de juives et aux meurtriers de juifs. « C’est abracadabrantesque ! », dirait Jacques Chirac.
En ignorant l’histoire des Sépharades - terme générique pour désigner les juifs d’Espagne, du Portugal, d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient -, la FMS a provoqué une concurrence des mémoires entre Sépharades et Ashkénazes, vocable générique pour désigner les juifs d’ascendance d’Europe centrale et de l’Est. Ce qu’a stigmatisé en un article au titre cinglant le professeur Shmuel Trigano :
« La faute morale et politique de la FMS » .
S’interrogeant sur la légitimité de la FMS, il condamnait le partenariat avec l’OCI anti-israélienne, et un « échange politico-symbolique ».
En mai, la FMS niait tout partenariat avec l’OCI, justifiait la présence du président Wade en raison de son « action pour obtenir la libération de Guilad Shalit » et se défendait de « dire l’histoire, que ce soit celle de la Shoah, celle des Juifs en général ou celle des Juifs sépharades en particulier ».
Un comble ! Tels sont les buts du Projet Aladin.
Où est la vérité historique ?
Est-ce le mythe décliné lors de cette conférence, le narratif confus et lacunaire du site Internet du Projet , ou l’histoire non estampillée FMS d’experts ?
Qui écrit l’histoire ?
Ce sont souvent les vainqueurs.
Aussi, l’histoire des dhimmis - Sol Hatchuel, héroïne juive marocaine (1817-1834) et des autres -, et de « l’exode oublié », reste un champ à défricher.
Des historiens militent contre les lois mémorielles en France :
ils estiment qu’il n’appartient pas aux parlementaires de dire l’histoire.
Est-ce à cet aréopage de ministres, de diplomates, d’hommes d’affaires, de responsables associatifs et d’imams d’imposer un narratif mythique émondé de ses aspérités « non islamiquement correctes » ?
Le projet Aladin peut renforcer les relations entre juifs et musulmans,
mais sur un consensus artificiel et aux dépens de liens fondés sur la Bible entre juifs et chrétiens.
En effet, ce mythe interdit toute écriture des dhimmis, notamment des chrétiens d’Orient.
Tandis que des églises chrétiennes adhèrent à la théologie de la libération palestinienne (TLP).
Or, ce projet constitue une opportunité pour détruire ce mythe dangereux,
et pour le monde musulman de connaître son passé,
d’intégrer dans son histoire officielle des pans sombres, de les condamner .
Ce projet peut difficilement éviter une analyse critique de l’islam pour mener à bien sa lutte
contre le négationnisme dans ce monde et pour favoriser des relations judéo-musulmanes sincères.
Sinon, ce projet sera une occasion manquée.
Blog Véronique Chemla
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Obama et Israël, au bord du gouffre
par Daniel Pipes
Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert
Ce que j'ai qualifié de « revirement rapide et rude contre Israël », de l'administration Obama, a eu trois effets rapides, prévisibles et contreproductifs. Ils indiquent de nouvelles difficultés à venir.
Premier effet : la décision de Barack Obama de commencer à se montrer dur envers Israël se traduit par une escalade d'exigences palestiniennes à l'égard d'Israël. Au début du mois de juillet, le chef de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et Saeb Erekat, son principal négociateur, ont insisté sur cinq concessions unilatérales de la part d'Israël:
• Un Etat palestinien indépendant ;
• Israël réduit à ses frontières d'avant juin 1967, moins une bande de terre palestinienne entre la Cisjordanie et la bande de Gaza ;
• Un « droit au retour » des Palestiniens en Israël ;
• Résolution de toutes les questions liées au statut permanent, sur la base du plan Abdullah 2002 ; et
• Un arrêt complet de la construction par les Juifs dans la partie est de Jérusalem et en Cisjordanie.
Les Palestiniens et les Américains constituent le public visé par cette liste préalable - des exigences tellement exorbitantes qu'elle ne fera qu'amoindrir la volonté israélienne de faire des concessions.
L'ancien hôtel Shepherd à Jérusalem-Est .
Deuxième effet : le gouvernement américain prend ses ordres de Mahmoud Abbas et les transmet aux Israéliens. Abbas s'est plaint aux Américains de la construction de 20 appartements et d'un garage souterrain dans le quartier de Jérusalem-est, Shimon Hatzadik, à 1, 4 km au nord de la Vieille Ville, ce qui, selon lui, changerait l'équilibre démographique de Jérusalem. Le Département d'Etat a rapidement convoqué l'ambassadeur d'Israël à Washington, Michael Oren, le 17 juillet, et l'a chargé d'interrompre le projet de construction.
Un peu d'histoire.: Les sionistes ont fondé le quartier de Shimon Hatzadik en 1891, grâce à l'achat de terres aux Arabes, puis, en raison des émeutes arabes et de la conquête jordanienne, ils ont quitté la région. Amin al-Husseini, mufti pro-nazi de Jérusalem, a construit, dans les années 1930, un édifice qui fut plus tard transformé en hôtel, le Shepherd (à ne pas confondre avec le célèbre hôtel Shepheard au Caire). Après 1967, les Israéliens ont classé cette terre « bien des absents ». Irving Moskowitz, un homme d'affaires américain, a acheté le terrain en 1985 et loué l'édifice à la police des frontières jusqu'à 2002. Son entreprise, C et M Properties, a obtenu, il y a deux semaines, l'autorisation finale de rénover l'hôtel et de construire des appartements sur le terrain.
Troisième effet : l'exigence des Etats-Unis a suscité la détermination israélienne de ne pas plier, mais de réaffirmer ses positions traditionnelles. Oren a rejeté l'exigence du Département d'Etat. Le premier ministre Binyamin Netanyahu, qui a avoué être « surpris » par la demande des Etats-Unis, a assuré à ses collègues : « Je ne plierai pas dans cette affaire ».
Publiquement, Netanyahu a fermé la porte aux concessions. Insistant sur le fait que la souveraineté israélienne sur Jérusalem « ne pouvait pas être contestée », il a fait remarquer que « les habitants de Jérusalem peuvent acheter des appartements dans n'importe quel endroit de la ville », et il a ostensiblement rappelé que, « ces dernières années, des centaines d'appartements situés dans des quartiers juifs et dans la partie ouest de la ville ont été achetés par, ou loués à des habitants arabes, et que nous [les Américains] ne nous en étions pas mêlés.
« Cela signifie qu'il n'y a pas de mesure interdisant aux Arabes d'acheter des appartements dans la partie ouest de la ville, et qu'il n'est pas interdit aux Juifs d'acheter ou de construire des appartements dans la partie est de la ville. Il s'agit d'une politique de ville ouverte, une ville indivisible qui ne fait pas de discrimination en fonction de la religion ou de l'appartenance nationale. »
Et enfin, sa cinglante conclusion: « Nous ne pouvons pas accepter l'idée que les Juifs n'auraient pas le droit de vivre et d'acheter partout dans Jérusalem. Je ne peux qu'imaginer ce qui se passerait si quelqu'un proposait que les Juifs ne puissent pas vivre dans certains quartiers de New York, Londres, Paris, ou Rome. Il y aurait certainement un tollé international. [Selon le même critère], nous ne pouvons donc pas accepter un tel décret dans Jérusalem. »
Avigdor Lieberman, ministre des Affaires étrangères, a déclaré avoir le même point de vue, alors que Yuli Edelstein, ministre de l'information et de la diaspora, a ajouté que l'exigence américaine « démontre combien il est dangereux de se laisser entraîner dans des négociations sur le gel de la construction. De telles discussions mèneront à une exigence de geler complètement notre existence dans l'ensemble de l'Etat d'Israël. »
A partir du 27 mai, quand l'administration Obama a commencé son attaque contre les "implantations" israéliennes, elle fit preuve d'une naïveté inattendue ; cette administration doit-elle vraiment ré-apprendre le fait bien connu que Washington échoue lorsqu'il mène à la baguette son principal allié au Moyen-Orient ? Elle a ensuite fait montre de son niveau d'incompétence en choisissant l'affrontement sur une question où existe un consensus israélien – non pas sur un "poste avancé" éloigné, mais sur un quartier de Jérusalem qui s'enorgueillit d'une généalogie sioniste remontant à 1891.
Combien de temps faudra-t-il à Obama pour qu'il comprenne son erreur et fasse marche arrière ? Combien de dégâts causera-t-il entre temps ?
Thèmes connexes: Conflit et diplomatie israélo-arabes, Politique étrangère américaine
Philadelphia Bulletin
21 juillet 2009
http://fr.danielpipes.org/7473/obama-et-israel-au-bord-du-gouffre
Texte anglais original: Obama and Israel, Into the Abyss
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POURQUOI JE PEUX ÊTRE FIER D'ÊTRE JUIF…
Il y a seulement 60 ans, les Juifs étaient menés à l'abattoir comme des moutons. Pas de pays. Pas d'armée. Il y a 60 ans !
Sept pays arabes déclarèrent la guerre au petit Etat juif, seulement quelques heures après sa création !
Nous étions alors 650 000 Juifs !
Contre le reste du monde arabe !
Pas de Tsahal (armée de défense d'Israël).
Pas de puissante Armée de l'Air, seulement des gens courageux avec
nulle part où aller.
Liban, Syrie, Irak, Jordanie, Egypte, Libye, Arabie Saoudite
attaquèrent tous en même temps.
Le pays que l'ONU nous a « donné » était un désert à 65%.
Le pays est sorti de nulle part !
Il y a 35 ans ! Nous avons combattu les trois armées les plus
puissantes du Moyen-Orient, et nous les avons balayées en six jours. Nous nous sommes battus contre différentes coalitions de pays arabes, qui avaient des armées modernes et de nombreuses armes soviétiques, et nous les avons toujours battues !
Aujourd'hui nous avons :
Un pays,
Une armée,
Une puissante Armée de l'Air,
Une économie à la pointe de la technologie, qui exporte des millions de dollars.
Intel – Microsoft – IBM y développent des produits,chez nous . Nos docteurs remportent des récompenses pour leurs recherches dans le domaine médical.
Nous faisons fleurir le désert, et vendons des oranges, des fleurs et des légumes au monde entier.
Israël a envoyé ses propres satellites dans l'espace !
Trois satellites en même temps !
Nous sommes fiers d'être au même rang que :
Les Etats-Unis, qui ont 250 millions d'habitants,
La Russie, qui a 200 millions d'habitants,
La Chine, qui a 1.3 milliards d'habitants ;
Les Européens – France, Grande-Bretagne, Allemagne – qui ont 350millions d'habitants.
Les seuls pays au monde à envoyer des objets dans l'espace !
Israël fait aujourd'hui partie de la famille des puissances nucléaires, Avec les Etats-Unis, la Russie, la Chine, l'Inde, la France, et la Grande-Bretagne.
(Nous ne l'avons jamais admis officiellement, mais tout le monde le sait…)
Et dire qu'il y a seulement 60 ans,
Nous étions menés, honteux, sans espoir, au massacre !
Nous nous sommes extirpés des ruines fumantes de l'Europe,
Nous avons remporté nos guerres ici avec moins que rien
Nous avons construit notre petit « empire » à partir de rien.
Qui est M. Arafat pour me faire peur ? Pour me terrifier ?
Vous me faites rire ! Pessah' a été célébré ;
N'oublions pas de quoi il s'agit.
Nous avons survécu à Pharaon,
Nous avons survécu aux Grecs,
Nous avons survécu aux Romains,
Nous avons survécu à l'Inquisition en Espagne,
Nous avons aux pogroms en Russie,
Nous avons survécu à Hitler,
Nous avons survécu aux Allemands,
Nous avons survécu à l'Holocauste,
Nous avons survécu face aux armées de sept pays arabes,
Nous avons survécu à Saddam.
Nous survivrons aux ennemis présents également.
Pensez à n'importe quelle époque de l'histoire humaine !
Pensez-y, pour nous, le peuple juif,
La situation n'a jamais été meilleure !
Alors regardons le monde en face,
Rappelons-nous :
Toutes les nations ou les cultures
Qui un jour ont voulu nous détruire,
N'existent plus aujourd'hui – alors que nous vivons toujours !
L'Egypte ? Les Grecs ? Alexandre de Macédoine ? Les Romains ? (Quelqu'un parle-t-il encore latin de nos jours ?) Le troisième Reich ? Et regardez-nous, La nation de la Bible,Les esclaves d'Egypte, Nous sommes toujours là,
Et nous parlons la même langue ! Ici, et maintenant !
Les Arabes ne le savent pas encore, Mais ils vont apprendre qu'il y a un D.ieu.
Tant que nous gardons notre identité, nous sommes éternels.
Alors excusez-nous de ne pas nous inquiéter,
De ne pas pleurer,
De ne pas avoir peur.
Les choses vont bien ici.
Elles pourraient certainement aller mieux,Cependant :
Ne croyez pas les médias,Ils ne vous disent pas
Que les fêtes continuent d'avoir lieu,
Que les gens continuent à vivre,
Que les gens continuent à sortir,
Que les gens continuent à voir des amis.
Oui, notre moral est bas. Et alors ? C'est seulement parce que nous pleurons nos morts pendant que d'autresse réjouissent du sang versé.
C'est la raison pour laquelle nous gagnerons, en fin de compte. Faites suivre cet e-mail à toute la communauté,
Et à des gens dans le monde entier. Ils font partie de notre force.
Traduit de l'anglais par Marc AZOULAY
(Roger Benhamou
Real Estate Investments & Financing)
Transmis par Annie claude
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Pourquoi les brebis sortent-elles du troupeau ?
A mon tour de prendre la plume, plutôt le clavier ….
Cela fait déjà plusieurs semaines que je lis, j'observe, j'écoute et je remarque une chose effarante et effrayante.
L'unité qui devrait définir le peuple juif en ces temps d'antisémitisme, de haine, d'antisionisme international n'est pas du tout présente.
Je crois que beaucoup minimisent les dangers et les dégâts qui vont arriver dans les mois a venir .On a une nation a protéger , on a une génération de 6000 ans derrière nous ,on a une culture , une histoire , un passe avec son lot d'abominations comme son lot de miracles mais certains préfèrent crier haut et fort qu'Israël est responsable de tous les maux du Moyen -Orient voire de l'Europe .
Ils n'hésitent de crier leur amour pour les palestiniens alors que pendant ce temps, Israël fait des exercices de défense passive pour protéger ses citoyens ....
Personnellement j'en ai plus qu'assez de ces discours d'extrême gauche, de ces sempiternelles jérémiades pour les pauvres palestiniens, comme s'ils se sentaient responsables d'être juifs, de s'expliquer d'appartenir au peuple élu.
Nous vivons une période déterminante en géopolitique, un tournant historique entre l'occident et l'Orient, avec un axe du mal qui est à son apogée. Des menaces viennent de partout et j'entendais encore hier : " Le mur de séparation entraine la haine des palestiniens, et il ne sert pas à créer des liens de paix. " Mais de quels liens ,de quelle paix ? Les liens pour nous ligoter comme ils ligotent Gilad Shalit depuis 3 ans ? Oui surement car je ne vois pas d'autres liens possibles ....
Pourquoi a t-on ces brebis galeuses éparpillées a travers le monde dont le seul but est de ternir l'image des Juifs et d'Israël ?Est ce leur mission ?
On m'a dit, plutôt on m'a qualifiée d'extrémiste nationaliste sioniste .Cela fait beaucoup de mots en -iste, j'en ai même invente un nouveau pour eux, Israeliste, remplie d'Israelisme ......
Dans leur bouche ils croient que c'est une insulte, au contraire c'est un des plus beaux compliments qu'on puisse me faire.
Extrémiste nationaliste sioniste car j'aime mon pays, ma religion, sa langue, sa culture, mon peuple, notre terre maintes fois convoitée ... C'est vrai je fais très peur pour ces gens la?!
Mais je préfère être ce que je suis qu' 'être une gauchiste, prête à vendre son âme au diable pour se faire bien avec nos ennemis, les terroristes quel qu'ils soient.
Il parait qu'on a tous en nous un peu d'Essav et beaucoup de Yaakov mais pour certains le premier dépasse le second.
Ces gens la, qui sont nos frères de sang, ne doivent pas savoir que la Terre d'Israël a été donnée au peuple d'Israel, leur peuple, pour le fleurir et le faire prospérer.
Ils ne doivent pas non plus savoir que des milliers de vies se sont sacrifieEs pour qu'on puisse vivre dans un pays libre, démocrate avec des multiples ressources dans tous les domaines digne des plus grands puissances mondiales.
Ces gens la ont du forcement oublier qu'en face nous n'avons pas de partenaires mais des gens assoiffes de sang, dont le seul leitmotiv est de détruire, tuer, de nuire. Alors, de quelle paix ils parlent ?
La paix se fait entre 2 parties, si une de ces parties n'a de cesse de vouloir votre fin. de vous anéantir et de nier votre existence, feriez-vous la paix ?
Quand des enfants apprennent des la classe de maternelle que les " sionistes doivent être rayes de la carte " et que les sionistes sont le diable, il faut les haïr " et qu'en dehors de l'école ils regardent Mickey alias Farfour se transformer en super terroriste tueur de civils Israéliens, fait on la paix ?
Eux vous répondent, il faut faire des concessions...... Des concessions ? Pourquoi ? Pour que mon peuple se fasse tuer ou se fasse tirer des roquettes dessus comme on a vu ce qui a été fait lors des concessions sur le Gush Katif ?
Israël est menace sur plusieurs fronts, le monde moderne est menace et ces gens la qui se disent bien pensant
déclarent, il faut détruire le mur de sécurité, diviser Jérusalem, mettre en place 2 états ........
Ils n'ont du jamais rencontre des personnes qui ont aidé à bâtir ce pays, ils n'ont du jamais mettre les pieds dans une base militaire ou un kibboutz, ni dans un cimetière militaire et regarder les noms et les âges de nos soldats.
Non, au lieu de cela nous les retrouvons dans des ONG type Shalom Archav ou Be Tselem en train de se pavaner au nom d'une pseudo paix qui n'arrivera pas pendant cette génération, à moins que nos voisins commencent à prôner la vie au lieu de la mort, alors la, tout sera possible et le monde ne sera que meilleur.
A vous messieurs, amis de nos ennemis, je vais vous dire que je suis fière moi d'être juive, je suis fière de mes aïeux, de notre histoire, de notre Livre, de nos prophètes, je suis fière d'être Israélienne sioniste, mot que vous adorez ! Sioniste comme mon père, qui s'est battu en 1967 car il avait du penser a cette époque que sa famille viendrait un jour vivre en Israël.
Chose faite depuis et sionisme qu'il a transmis à ses trois enfants qui seront fiers de le transmettre aux leurs.
Messieurs , l'heure n'est pas a faire des confitures pour le grand méchant loup ,mais l'heure est a l'unite du peuple juif , ( Ahdout ) , car pour l'instant vous ne faites que la satisfaction des ennemis haineux au détriment d'Israël .
Myriam Esther
"Nous aurons la paix avec les arabes que lorsqu'ils aimeront leurs enfants plus qu'ils ne nous détestent"
Golda Meir
Blanc ou noir
Seul le Hamas est responsable de la guerre. Seuls les Palestiniens peuvent y mettre fin, R. Peters
Cet article est une bombe. Non seulement l'auteur ne manie pas la langue de bois, mais il dit tout haut, dans un langage simple, voire populaire, et avec audace, ce que des millions de gens pensent tout bas. Un journal français trouvera-t-il le courage de reproduire l'excellente traduction française de ce texte, que vient de réaliser notre nouveau traducteur ? A vous de le diffuser partout où vous pouvez. Cet article doit faire le tour du monde francophone. Il dépend de vous qu'il aide à infléchir la ligne du parti des haïsseurs d'Israël, ce « peuple » qui, comme l'écrit Ralph Peters, « pauvre,meurtri, assassiné, a réussi à créer de toutes pièces une démocratie à l'occidentale dans un terrain vague oriental ».
Et l'auteur d'ajouter, cinglant : « Voilà une chose qu'on ne lui pardonnera jamais ».
(Menahem Macina).
The New York Post
Texte anglais original : "The demons of Gaza. Only Hamas is to blame for the War, only the Palestinians can stop it". Traduction française : Jean Szlamowicz
TEXTE DE R. Peters
Israël n'a tué aucun civil dans la Bande de Gaza. Plus d'une centaine de civils ont péri et les bombes ou les obus israéliens ont peut-être causé leur mort mais ce n'est pas Israël qui les a tués. C'est le Hamas. Il est temps d'en finir avec les mensonges. Les mensonges du Hamas. Ceux des Nations Unies. Et ceux des médias du monde qui hurlent « sauvez les terroristes ! ».
Il n'y a aucune équivalence morale entre les terroristes du Hamas et les soldats israéliens. Il faut choisir entre blanc ou noir : il n'y a pas de gris. Toute négociation est inutile.
Le Hamas est une machine à tuer les Juifs. Sa vocation est de détruire Israël. Sur quoi pourraient porter des négociations ?
Quand le Hamas ne peut pas tuer de Juifs, il se rabat volontiers sur les civils palestiniens qu'il met au milieu des tirs, vieillards, femmes et enfants. Le Hamas envoie ces innocents dans de soi-disant abris, puis, guide la frappe israélienne sur eux. Ça fait plaisir aux médias en manque de gros titres.
Le Hamas ne se bat pas avec des objectifs politiques en tête. Un « traité de paix » ne serait qu'un instrument dans leurs mains. Leur but ultime est la destruction totale d'Israël, au nom d'un dieu terroriste. A l'abri dans des bunkers enfouis, ou à Damas, les dirigeants palestiniens sont prêts à voir mourir un nombre illimité de leurs civils, ou même de terroristes de base. Les vies ne sont pour eux qu'un instrument en vue d'une fin. Et les cadavres d'enfants sont le carburant de la propagande.
Tout ce que le Hamas devait faire pour qu'Israël ne lance pas une attaque de légitime défense était de ne pas lancer de roquettes sur Israël. Tout ce que le Hamas doit faire pour arrêter le conflit et épargner la population palestinienne, qu'il est censé représenter, est d'arrêter de tuer des Israéliens et de laisser Israël vivre en paix. Ni l'une ni l'autre solution n'intéressent le Hamas.
>
> > Aujourd'hui, Israël doit continuer son attaque, causer le plus de dégâts possibles au Hamas avant qu'un nouveau président américain n'intervienne. Si Israël s'arrête maintenant, le Hamas pourra crier victoire juste parce qu'il a survécu, malgré ses pertes massives. Même s'il est impossible d'éliminer radicalement l'extrémisme, le seul espoir d'aboutir à une paix, même temporaire, même imparfaite, est de tuer chaque dirigeant terroriste enfoui dans son bunker de Gaza. Cette occasion ne se représentera peut-être jamais. Et qu'on ne s'inquiète pas de créer un « vide du pouvoir » ! C'est aux Palestiniens de s'en débrouiller. Même l'anarchie vaut mieux pour Israël que le Hamas.
Dans leur grande majorité, les Israéliens, les Américains et les Occidentaux partagent un aveuglement commun : nous restons tragiquement prisonniers d'un modèle de terrorisme dépassé, celui de l'OLP d'Arafat, de l'IRA, des Brigades Rouges ou du Weather
Underground. Mais malgré toute leur violence, ces organisations ne se pensaient pas envoyées par Dieu.
Les terroristes d'hier voulaient changer le monde. Ils étaient prêts à verser le sang pour leur cause et, dans des cas extrêmes, le leur
aussi. Mais ils ne cherchaient pas la mort en soi. Ils préféraient vivre afin de voir ce que serait le monde meilleur auquel ils aspiraient.
Notre civilisation doit faire face aujourd'hui à des terroristes pour lesquels la mort est une promotion de carrière. Ils croient que tout acte au service de leur dieu est excusable. Et le cœur de leur croyance est que vous et moi, mécréants têtus que nous sommes, méritons la mort.
Leur effroyable dieu ne connaît pas de compromis. Le moindre atermoiement vaut trahison, tant leur dieu leur fait confiance. Et pourtant nous croyons (et même certains Israéliens le croient) qu'il est possible de passer des accords avec eux. Dans sa recherche de paix, Israël a remis Gaza aux Palestiniens, un peuple qui n'avait jamais eu d'Etat à lui. En remerciement, Israël a reçu les roquettes de la terreur. Et les Palestiniens ont eu droit à la guerre de gangs.
La paix est la dernière des choses que les terroristes et les gangsters du Hamas puissent vouloir. La paix, c'est la fin de leur petit jeu. La paix, cela veut dire qu'ils ont déçu leur dieu. La paix, c'est la fin des prétextes pour faire la guerre. La paix ? Ils ne supporteraient pas ça six mois !
Cette guerre ira jusqu'au bout. Et nous avons peur d'admettre le sens de cette guerre.
ADDENDUM : CE QUI ATTEND GAZA
Tout ce qui se passe n'a rien à voir avec les péchés de l'Amérique ou 'intransigeance israélienne. Le problème est le mal dont souffre une civilisation, celle de l'islam moyen-oriental, et qui ne peut se soigner que de l'intérieur. Tant que les Arabes et les Iraniens n'auront pas décidé de se soigner, il nous faudra nous battre.
Au lieu de cela, nous voulons parlementer. Nous parvenons à nous convaincre, contre toute évidence, qu'en réalité nos ennemis veulent parler avec nous, qu'ils n'attendent que quelques bonnes raisons de le faire, des « incitations » (c'est comme ça que les diplomates appellent les pots-de-vin). Si notre président désigné croit véritablement, comme il le laisse entendre, qu'il est possible de négocier avec des terroristes guidés par la foi, sa naïveté est proprement terrifiante.
C'est certes compréhensible. Toute la carrière de Barack Obama repose sur les mots, pas sur les actes, sur son pouvoir de persuasion, pas son pouvoir de décision. Mais tous ses débats, réunions de quartiers et poignées de mains en coulisses ne lui sont d'aucun secours comme préparation aux « négociations » avec des gens dont l'objectif obsessionnel est la destruction d'Israël — et lanôtre.
Si Obama reprend la même histoire démente du « processus de paix » que ses prédécesseurs, qu'il s'agisse de Jimmy « J'aime avoir un terroriste dans les bras » Carter, Bill Clinton, ou George W. Bush, il se fera dévorer avant de savoir qui l'a mordu.
Combien de fois faudra-t-il que des gouvernements différents refassent la même erreur de croire qu'au fond de chaque terroriste, tueur, ou seigneur de la guerre, il y a un brave type qui veut la paix avec la même ferveur que nous ? Les ennemis d'Israël ne veulent pas un traité qui leur soit avantageux : ils veulent détruire Israël.
C'est quoi que vous ne parvenez pas à comprendre là-dedans ? Ils ne nous le hurlent pas assez fort, peut-être ? Les ennemis d'Israël
prêchent la haine du Juif depuis tellement longtemps que même les « modérés » n'arrivent pas à faire volte-face.
Et pourquoi la gauche internationale déteste-t-elle tant Israël ? Pourquoi tant d'entrain à se porter au secours du Hamas ? Parce que, par son existence - qui doit tout au travail, à l'éducation et à la discipline -, Israël met à mal l'idée d'un peuple impuissant en proie à tous les maux. Israël n'a pas eu besoin de dizaines d'ONG condescendantes et de leur personnel d'accros au malheur.
Parce que les Européens sont encore tout honteux de la Shoah. Ils ont besoin de croire que les Israéliens sont des nazis avec une kippa. Parce que, bien au chaud dans les cafés et sur les campus, ça fait "cool" de parler de « combattants de la liberté » au lieu de terroristes. On doit se sentir moins coupable quand on va demander du pognon à papa (ou à l'Etat). Et puis, tant qu'on n'a pas à vivre avec les terroristes, ça reste "cool", non ? (Cette dernière phrase n'est pas une citation empruntée à Caroline Kennedy).
Et puis, surtout parce que les racistes autodestructeurs les plus virulents du monde aujourd'hui sont les gauchistes de base. Vous en voulez la preuve ? Ils ont décidé qu'Israël était blanc et donc, consubstantiellement, un oppresseur. Israël est élevé au plus haut rang de notre civilisation et de nos codes juridiques — tout en se voyant refuser le droit à l'autodéfense. Mais, finalement, la gauche pense que les gens à la peau plus sombre sont inférieurs et qu'on ne peut pas exiger d'eux un comportement civilisé. Les gauchistes pensent que les mouvements terroristes, ou les dictateurs africains, doivent forcément se conduire de manière ignoble. C'est la version post-moderne, façon cappuccino avec de la mousse, d'une mentalité qui s'intéresse au sort du « gentil petit frère noir ».
Les pires ennemis des pays en développement sont les gauchistes qui refusent de leur appliquer les mêmes critères d'intégrité et les mêmes exigences de gouvernance qu'aux sociétés occidentales. Il est vrai que la gauche a besoin de l'échec des pays en voie de développement pour prouver que le système est férocement opposé à leur développement.
Or, un peuple pauvre, meurtri, assassiné, a réussi à créer de toutes pièces une démocratie à l'occidentale dans un terrain vague oriental. Voilà une chose qu'on ne lui pardonnera jamais. Après 60 ans de conflits que les intraitables voisins d'Israël ne cessent de lui imposer, non seulement il n'existe pas la moindre « bonne » solution, mais, grâce à la mentalité du tout ou rien des terroristes islamistes, il n'y a même pas de « mauvaises » solutions (à moins d'y inclure le génocide nucléaire) susceptibles d'apporter une paix durable au Moyen-Orient.
Même l'élimination d'Israël ne suffirait pas. Les terroristes se battraient entre eux, tout en portant la guerre sur d'autres musulmans moins dévots qu'eux. Tout ce que peut faire Israël, c'est se battre pour durer et s'acheter des intervalles d'accalmie avec le sang de ses enfants. En exigeant un cessez-le-feu prématuré et en insistant pour trouver une issue
diplomatique, nous ne ferions que renforcer le monstre et affaiblir ceux qui nous défendent. Et ne croyez pas un mot de la propagande prétendant que ce conflit rallie les Palestiniens de Gaza derrière le Hamas. Cela ne serait que davantage de condescendance envers le « gentil petit frère noir
comme si les Arabes étaient trop bêtes pour ignorer qui est
responsable de tout cela, et qui fait durer la guerre à leurs dépens.
La population de Gaza ne porte peut-être pas les Israéliens dans son bulletin de vote en faveur du Hamas. Car c'est le Hamas qui l'assassine.
Ralph Peters *
(c) The New York Post
Ralph Peters est un officier de l'armée américaine à la retraite. Il est essayiste (Looking For Trouble: Adventures in a Broken World) et romancier (Bravo Romeo ; Flames of Heaven: A Novel of the End of the Soviet Union).
‘La France va de plus en plus mal’
By ELIAS LEVY, Reporter
Thursday, 23 April 2009
Dans la France de Nicolas Sarkozy, l’antisémitisme resurgit véhémentement. Depuis la dernière guerre à Gaza entre Israël et le Hamas, la France a connu une prolifération inquiétante d’actes antisémites. Un profond malaise s’est réinstallé dans la Communauté juive de France.
Michel Gurfinkiel
“La France va de plus en plus mal!” lance en entrevue le politologue et journaliste français Michel Gurfinkiel.
Spécialiste des questions politiques françaises et géopolitiques internationationales, Michel Gurfinkiel est rédacteur en chef du magazine politique et économique Valeurs Actuelles. Il est l’auteur de plusieurs livres remarqués, dont un très beau récit sur l’Histoire d’Israël, Le Roman d’Israël (Éditions Du Rocher, 2008).
Canadian Jewish News: Depuis la dernière guerre à Gaza, les actes antisémites se sont multipliés en France. Ce phénomène délétère est-il récurrent?
Michel Gurfinkiel: Ce n’est pas un phénomène récurrent, c’est un phénomène qui empire. Malheureusement, il y a un lien direct entre ce regain d’actes antisémites et la transformation démographique que connaît aujourd’hui la France. C’est-à-dire, la montée en force d’une Communauté néo-française, islamique en majorité, au sein de la société française, dont l’idéologie profonde va à l’encontre des valeurs traditionnelles de la France, de l’Europe et du monde occidental.
Sur le plan démographique, cette Communauté, majoritairement d’origine arabo-musulmane, a aujourd’hui un poids tel qu’elle est en mesure de dicter un certain nombre de choses à la société et aux autorités publiques françaises. Malheureusement, la France va mal, elle va de plus en plus mal. Je le dis en tremblant.
C.J.N.: Dans ce contexte morose marqué par une recrudescence de l’antisémitisme, les perspectives d’avenir des Juifs des France sont plutôt sombres?
M. Gurfinkiel: Si vous interrogez en moi l’historien, l’observateur, le journaliste, je vous dirais que la France est un pays magnifique qui n’est pas antisémite. Une fois que l’on met de côté l’antisémitisme, qui a été importé par des populations originaires de contrées arabo-musulmanes, je pense que le cœur de la vraie nation française, quelles que soient ses origines, n’est pas du tout antisémite. Je crois que la France est beaucoup moins raciste et antisémite que les autres pays du monde, et que la plupart des pays européens. Il y a beaucoup plus d’antisémitisme en Espagne qu’en France. Il y a beaucoup plus de racisme contre les étrangers en Angleterre qu’en France. Ce sont des faits incontournables.
Mais, nous sommes aujourd’hui devant un enchaînement d’événements qui est assez terrifiant. Le malaise de la Communauté juive, qui s’était dissipé avec l’élection de Nicolas Sarkozy, est revenu en force.
J’ai été très réconforté et touché au dernier dîner du C.R.I.F -Conseil Représentatif des Institutions Juives de France-, auquel j’ai assisté, par les propos du Premier ministre, François Fillion. Son allocution absolument magnifique -il y a des points où il a tenu à être extrêmement conforme à la ligne prescrite par le président Nicolas Sarkozy- indique un très haut degré de compréhension de la Communauté juive française et de ses préoccupations. C’est très encourageant dans le contexte actuel.
C.J.N.: Depuis quelques années, des Juifs reprochent à la Justice française d’être laxiste quand il s’agit de condamner les auteurs d’actes antisémites. Ce grief est-il fondé?
M. Gurfinkiel: La France, c’est le roi. On a coupé la tête au roi, on a proclamé la République, mais le régime profond de la France, c’est le roi. Les juges français vous tiendront des propos révolutionnaires, mais ils obéissent au roi. La chancellerie fait parvenir aux juges, ou plus précisément au parquet, des instructions très précises qu’ils doivent ensuite appliquer de manière pointilleuse.
C.J.N.: Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy déçoit une majorité de Français. Pourquoi?
M. Gurfinkiel: Deux ans après l’arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir, les déçus du Sarkozysme sont beaucoup plus nombreux que les partisans de l’actuel président.
En 2007, Nicolas Sarkozy avait dans ses mains des atouts énormes, qu’il n’a pas su utiliser. D’abord, il a été élu par 53% des Français. Or, vous savez que dans un régime démocratique, 53%, c’est une majorité claire, nette et indiscutable. Ensuite, il représentait le changement, la rupture. C’est-à-dire, le changement vis-à-vis de la droite, qui était au pouvoir les années auparavant. Il s’est attaqué aussi aux présupposés idéologiques tenaces, dont les Français n’en veulent plus. Sarkozy avait la jeunesse, le non-conformisme. Un de ses grands atouts était aussi le fait qu’il avait tout au long de sa campagne présidentielle insisté sur la notion d’identité nationale française. Il rappelait à chaque instant que lui-même est un fils d’immigré. C’étaient des atouts énormes.
À l’instar de Barack Obama aux États-Unis, Sarkozy a suscité aussi beaucoup d’espoir. On avait une grande confiance en cet homme. Mais Sarkozy n’est pas très convaincant comme président. Il a une façon de gouverner la France très brouillonne, peu claire, peu lisible. Je suis le premier à dire qu’il y a eu, ces deux dernières années, beaucoup de décisions et de projets lancés par la présidence Sarkozy qui sont de très bonnes idées. Cependant, la visibilité de ces initiatives a été presque nulle.
C.J.N.: Par rapport à Israël, il y a quand même un grand contraste entre la position de Nicolas Sarkozy et celle de son prédécesseur, Jacques Chirac.
M. Gurfienkiel: Je serais beaucoup plus sévère en ce qui a trait aux rapports entre la présidence Sarkozy et l’État d’Israël. Dès que Nicolas Sarkozy a été élu, il a été question de nommer Hubert Védrine -ministre des Affaires étrangères durant la présidence de François Mitterrand- à la tête du Quai D’Orsay. Ça a suscité une telle émotion que l’idée a été immédiatement abandonnée. Je crois que ce genre de geste a été totalement révélateur. Sarkozy a fini par nommer Bernard Kouchner aux Affaires étrangères. Je ne vais pas dénigrer ni faire l’éloge de cette figure de proue de la scène politique française. Kouchner n’est que Kouchner!
Ce que je vois par des signes multiples, c’est que la présidence Sarkozy est en train, qu’elle le veuille ou non, probablement contre les instincts de Nicolas Sarkozy, qui à titre personnel, j’en suis sûr, est un homme qui pense autrement, de revenir complètement à la normalité française, qui remonte à l’époque du Général de Gaulle. Cette normalité est farouchement nationaliste au mauvais sens du mot. C’est un nationalisme qui a conduit une certaine droite française à pactiser avec l’Allemagne et une autre droite, celle de De Gaulle, à pactiser avec la Russie.
C.J.N.: Mais, les Juifs de France ne se sentent-ils pas plus à l’aise dans la Vème République de Sarkozy que dans celle de De Gaulle, de Pompidou ou de Giscard d’Estaing?
M. Gurfinkiel: La France a été gouvernée du Général de Gaulle à Jacques Chirac par des gens qui étaient en réalité profondément antisémites. De Gaulle était antisémite. Un homme qui est capable de prononcer, comme il l’a fait en juin 1967, la fameuse “petite” phrase “Les Juifs sont un peuple d’élite dominateur et sûr de lui-même”, ne peut être qu’un antisémite. De Gaulle a employé ce jour-là le langage de l’extrême droite vichyste. Nous savons aujourd’hui que De Gaulle n’a jamais aimé les Juifs.
Georges Pompidou est l’ancien employé de la Banque Rothschild qui a répondu un jour, quand il était président, au Baron de Rothschild qui l’interpellait sur ses positions sur Israël: “Il n’y a plus d’abonné au numéro que vous avez demandé”.
Valéry Giscard d’Estaing appartenait à un milieu d’une droite qui était tellement sûre d’elle-même que la question de l’antisémitisme ne se posait même pas. Pour lui, les Juifs étaient en dehors du circuit. Giscard d’Estaing est le président qui a accepté sans rechigner que son Premier ministre, Raymond Barre, qui était l’antisémitisme incarné, remette en question, et contourne sans ambages, une législation promulguée par le Parlement français interdisant aux Français d’accepter le boycott antijuif pratiqué tous azimuts par les pays arabes. Raymond Barre publia un avis en tant que Premier ministre déclarant que cette loi interdisant le boycott antijuif s’appliquait dans tous les cas sauf dans celui où l’intérêt économique de la France serait en jeu.
C.J.N.: On ne peut quand même pas qualifier d’“antisémite” François Mitterrand?
M. Gurfinkiel: François Mitterrand, qui était un personnage compliqué, ambigu et extrêmement intelligent, était capable de montrer beaucoup d’amitié envers Israël et le peuple juif tout en affichant parfois des positions d’extrême droite, radicalement antisémites.
C.J.N.: Jacques Chirac est le premier président de la République française à avoir reconnu la responsabilité de l’État français durant la période noire où le gouvernement de Vichy collabora avec zèle avec les nazis.
M. Gurfinkiel: C’est vrai. Mais Jacques Chirac est aussi le président qui, entre 2000 et 2002, affirmait sans la moindre gêne qu’il n’y avait pas d’antisémitisme en France alors que les attentats antisémites battaient leur plein. Chirac est aussi l’homme qui s’est comporté de la manière que l’on sait en visite officielle à Jérusalem, en inventant de toutes pièces un incident diplomatique qui n’a eu lieu que dans son imagination.
Tous les présidents de la Vème République ont été antijuifs et largement, ou totalement, anti-israéliens.
Avec l’arrivée à l’Élysée de Nicolas Sarkozy, on s’attendait à quelque chose de différent. Mais, malheureusement, nous voyons que chaque minute qui passe nous amène à nous poser aussi des questions.
The canadian Jewish news
In an interview, French political expert, journalist Michel Gurfinkiel talks about historical anti-Semitism in France.
Transmis par Victor Perez