LA SOUVERAINETÉ DE L’ETAT D’ISRAËL EN QUESTION

Shmuel Trigano 

 

La campagne pour les élections israéliennes entre dans une phase accélérée et nous donne à voir une série de passages à l’acte lourds d’enseignements.

 

Deux politiciens dont l’histoire ne retiendra pas les hauts faits, Tsipi Livni et Ehoud Olmert, avaient déjà donné le ton il y a quelques semaines, en avançant que voter pour Netanyahou engagerait le pays dans une confrontation avec les alliés occidentaux d’Israël qui promeuvent la cause de l’État de Palestine qu’ils projettent. Joignant le geste à la parole, ces politiciens n’ont pas hésité à donner à leur point de vue une portée internationale en multipliant aux États Unis et en Europe leur condamnation de la politique de leur propre pays et en désignant bien sûr leur principal rival à la vindicte de l’opinion internationale. Ils accréditent ainsi la délégitimation en cours de l’État d’Israël.

 

Mais il y eut plus ces jours ci où se produisirent deux événements inquiétants justement pour la souveraineté de l’État d’Israël. Shimon Peres est sorti du domaine de ses attributions de président pour se désolidariser du premier ministre devant tous les ambassadeurs étrangers accrédités, en faisant l’apologie de Mahmoud Abbas comme « partenaire de paix » pour parler comme le jingle bien connu. Le surlendemain on a pu entendre dans le cadre de la conférence annuelle des ambassadeurs d’Israël à l’étranger des voix s’élever pour critiquer la décision du gouvernement de relancer la construction dans les faubourgs de Jérusalem, une décision violemment condamnée par l’Union Européenne. Or un ambassadeur, comme un président, aux fonctions honorifiques, ne doivent en aucun cas adopter des positions de la politique politicienne, et encore moins devant des puissances étrangères pour faire, de surcroît, l’apologie d’une puissance avec laquelle le pays est en conflit.

 

Ce n’est un secret pour personne par ailleurs que les États européens et les États Unis interviennent massivement dans le débat politique et la société civile israéliennes à travers le financement de toutes sortes de pseudo ONG et de courants politiques opposés à Netanyahou afin de peser sur le débat public et orienter l’évolution des choses dans le sens de leurs intérêts politiques et donc de la cause palestinienne.

 

Ce qui est fondamentalement en jeu dans ces élections, dont les résultats fixeront le destin d’Israël dans les années à venir, c’est à mon sens avant tout la souveraineté de l’État d’Israël non seulement au dehors mais aussi au dedans, à travers la capacité des Israéliens de résister à un règlement imposé qui ne sert pas la survie et la continuité du peuple juif et qui pourrait être gros d’une guerre de survie ultérieure.


Chronique sur Radio J, vendredi 4 janvier 2013

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