Analyse du discours de Mahmoud Abbas

 Victor PEREZ


Il y aurait trop à redire sur le discours (1) du 29 novembre à l’Assemblée générale de l’Onu du Président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pour perdre son temps ici à le décortiquer. Mensonges, omissions et mauvaise foi y paradent librement. Il est en revanche intéressant de s’arrêter sur sa profession de foi quant aux négociations et à la paix qu’il propose.

 

« Nous adhérons à la possibilité de négocier une solution durable au conflit, conformément aux résolutions de la légitimité internationale. Ici, je déclare que l'OLP est prête à retourner immédiatement à la table des négociations sur la base des termes de référence adoptés basés sur la légitimité internationale et une cessation complète des activités de colonisation ».

 

En clair, les pourparlers devront tourner autour d’un retrait aux lignes d’armistice de 1949 dénommée abusivement « frontières de 1967 » et d’un arrêt total du développement des implantions existantes qui, au final, deviendront israéliennes sur le papier. Ceci sans oublier l’exigence d’un abandon de la ville sainte de Jérusalem, renoncement inimaginable aux yeux du peuple juif dans sa quasi totalité.

 

Seuls les plus naïfs attendront donc la reprise de ces négociations !

 

Le plus grotesque n’est pourtant pas sur ce point.

 

« L'objectif du peuple palestinien est la réalisation de ses droits nationaux inaliénables dans son État indépendant de Palestine, avec Jérusalem-Est comme capitale, sur tout le territoire de la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, et la bande de Gaza, occupée par Israël pendant la guerre de juin 1967, en conformité avec les résolutions de la légitimité internationale ainsi que la réalisation d'une solution juste et convenue à la question des réfugiés palestiniens conformément à la résolution 194, tel que stipulé dans l'Initiative de paix arabe, qui a présenté la vision consensuelle arabe pour résoudre le cœur du conflit israélo-arabe et de parvenir à une paix juste et globale ».

 

Non content de réclamer « la réalisation des droits nationaux inaliénables dans l’état de Palestine », il lui faut également une « solution juste sur la question des réfugiés » basée sur une résolution onusienne non contraignante et, de surcroît, ne mentionnant nullement le terme ‘’palestinien’’. Chacun comprendra, par cette exigence, que l’Etat du peuple juif devra, au nom de cette ‘’Paix’’, solutionner ce ‘’problème’’ à ses dépens. Un problème qui n’en serait pas un s’il ne s’agissait pas d’incorporer, non pas les véritables réfugiés de 1948 maintenant quasiment disparus, mais des centaines de milliers de leurs descendants. Un problème consciencieusement entretenu par le monde musulman (et la communauté internationale) dans l’objectif unique de submerger l’état juif par la démographie et, ainsi, obtenir ce qu’il n’a pu obtenir par les moyens de la guerre.

 

A savoir la fin d’Israël transformé en un énième état musulman.

 

Quel être censé peut croire un seul instant que le peuple israélien va accepter l’oukase des frontières d’Auschwitz, l’abandon du premier lieu saint de leur foi et l’immigration de centaines de milliers de musulmans revanchards et haineux ? Quel être censé peut croire que les Israéliens abandonneront « leurs droits nationaux et inaliénables » et qu’ainsi la paix adviendra ?

 

Le conflit va donc encore perdurer des années jusqu’à ce que les pays occidentaux, la France en tête, par manque de courage et intérêts mercantiles cèdent à nouveau aux exigences de l’Ouma et fassent plier l’état juif.

 

A l’état d’Israël de prendre les devants et de poser ses propres conditions afin de contraindre les puissances occidentales, censées défendre les droits de l’homme, à s’élever contre l’éradication de l’état du peuple juif.

 

Ne pas s’atteler à cette tâche sera prendre un risque pour la pérennité du pays.

 

Victor PEREZ ©


 

 

Si l'arrestation de Jérémie Louis-Sidney est un succès policier, elle constitue aussi un inquiétant coup de semonce pour les autorités, confrontées à une forme inédite de terrorisme antijuif.


 

FRANCE 2 TV/SIPA

 

Manuel Valls est inquiet. Le ministre de l'Intérieur sait combien la police judiciaire doit à la chance d'avoir identifié aussi vite ces fous de Dieu qui avaient décidé de passer à l'acte en jetant une grenade défensive dans une épicerie kasher de Sarcelles, où cohabitent depuis plus d'un demi-siècle familles juives et familles maghrébines. La chance, c'est cette trace ADN qui permet de remonter à un jeune homme qui a fait de la prison pour trafic de stupéfiants. Et, au-delà, à un petit groupe suivi depuis quelque temps par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), à la suite d'un tuyau venu d'un pays étranger. 


Sans ce coup de pouce du destin, la France était peut-être partie pour revivre une nouvelle affaire Merah, avec des ingrédients similaires : passeports français, délinquants de droit commun passés avec armes et pognon dans le camp d'Allah, connus des services de police, dont on aurait sous-estimé la détermination... Avec, à la clé, le drame, puisque le groupe en question avait une liste d'associations juives contre lesquelles il voulait tester ses cocottes explosives, mais aussi le nom et l'adresse d'un avocat connu pour sa défense d'Israël. 


Traumatisés de ne pas avoir anticipé la conversion de Merah à l'islamisme le plus radical, canal salafiste, police et justice ont décidé de neutraliser les auteurs de l'attentat de Sarcelles avant de connaître la suite de l'histoire, mais le coup de semonce est à nouveau sérieux. L'ampleur de la tâche n'échappe d'ailleurs pas au ministre de l'Intérieur. «Le terreau est large et diffus, beaucoup plus que s'il s'agissait de suivre l'ultradroite, nous dit Manuel Valls. Il faut mobiliser des moyens considérables si l'on veut être en mesure de suivre tout ce qui bouge. Il faut éviter à tout prix cette routine qui a conduit à l'aveuglement dans le cas Merah. Nous avons affaire à des personnes qui bougent sans cesse, un peu comme les trafiquants de stupéfiants. Ce sont des réseaux hybrides, où tout se mêle, le petit délinquant qui tue au kalachnikov et l'islamiste radicalisé, en résonance avec les printemps arabes.» 


 

«ENNEMIS INTÉRIEURS»

Le ministre de l'Intérieur n'hésite pas à parler d'«ennemis intérieurs», terme qui fait bondir dans son propre camp et qui fut utilisé pour qualifier l'utragauchisme. A la différence de ceux qui firent couler du sang juif rue Copernic (octobre 1980) ou rue des Rosiers (août 1982), sous la bannière d'organisations terroristes palestiniennes, ces jihadistes ne sont pas nés à Beyrouth, Tripoli ou Téhéran, mais en France. Ils ont grandi dans nos banlieues et comptent sur le renfort croissant des convertis, Antillais, Congolais, sans oublier ces métropolitains qui quittent tout pour embrasser le Coran. 

Combien sont-ils ? Quelques centaines, selon les spécialistes. Leur point commun : un fort sentiment antijuif nourri de la haine d'Israël, doublé d'un antisionisme radical, cocktail qui, parfois, rejoint les vieilleries de l'antisémitisme rance à la française, dont on sait qu'il faisait tache d'huile bien au-delà des rangs de l'extrême droite. Avec, en point d'orgue, Merah qui exécute trois enfants dans une école juive de Toulouse pour... «venger» les enfants palestiniens tués par l'armée israélienne. Et une volonté d'en découdre qui rappelle les nouveaux gangsters issus des cités. 


Pas de plan organisé des mois à l'avance, pas de faux passeports, ni même de revendication chez ces terroristes «intérieurs». Plutôt l'improvisation et un appétit pour l'attentat de proximité, comme d'autres braquent la station-service la plus proche. La facilité, aussi : à l'heure où synagogues et écoles juives ont été transformées en forteresses, il leur reste les commerces kasher, de la même façon que la transformation des banques en bunkers a repoussé les gangsters vers les bijouteries. Amateurs ? Pas vraiment, selon un responsable de la police judiciaire, surpris par la méfiance de Jérémie Louis-Sidney, l'homme à la grenade, qui avait rasé sa barbe et changé son apparence, comme Merah donnait le change en fréquentant les discothèques. Et ne s'est pas laissé surprendre par les policiers venus le neutraliser à 6 heures du matin : il leur a tiré dessus sur-le-champ, au 357 magnum. La marque de cette «radicalisation en Occident» que pointe le criminologue Alain Bauer, conseiller de tous les ministres de l'Intérieur depuis dix ans, qui rappelle la véritable appellation d'Al-Qaida : Front international islamique de lutte contre les juifs et les croisés. 


Dans un box, le groupe avait par ailleurs accumulé de quoi confectionner de vraies bombes. Il disposait également d'une somme suffisante pour alimenter sa guerre contre les juifs : 27 000 €. Un trésor qui rappelle les dépenses des frères Merah. 

Le raid de Merah dans l'école juive de Toulouse, caméra en marche, est dans toutes les têtes des responsables de la communauté juive, mais ce n'est pas le premier drame. Tous se souviennent de Sébastien Sellam, le DJ qui réussissait trop bien, assassiné un jour de l'automne 2003, dans un parking parisien, par son voisin et ami avec qui il venait encore de déjeuner. Personne n'a oublié Youssouf Fofana, ce caïd d'une cité de Bagneux devenu le bourreau d'Ilan Halimi, forcément riche parce que juif, torturé pendant trois semaines dans la cité, entre janvier et février 2006, avant d'être brûlé vif. C'était avant l'émergence dans les quartiers de ces fils spirituels de Ben Laden, mais les mêmes ressorts étaient déjà à l'œuvre : «niquer les keufs» ne suffisait plus à assouvir leur colère, il fallait maintenant «niquer» les Français, et plus particulièrement les juifs. 


 

LE POISON DE LA PEUR

Mais il y a aussi ce qui se voit moins, ce qui ne tétanise pas, mais diffuse lentement, au quotidien, le poison de la peur. Les données recueillies depuis vingt ans par la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) sont, à ce titre, explicites. Après la profanation du cimetière juif de Carpentras, observe cet organisme rattaché au Premier ministre, les années 90 ont été marquées par un antisémitisme «relativement bas», avec un reflux plus marqué encore en 1999. Comme si la mobilisation générale pour dénoncer ce crime avait agi tel un électrochoc salvateur. Mais «l'année 2000 marque un véritable tournant, avec trois pics importants en 2000 (744 faits), année de la deuxième intifada, en 2002 (936 faits), avec la guerre en Afghanistan, les tensions autour de l'Irak et l'aggravation du conflit israélo-palestinien, et en 2003 (601 faits)». «La situation est plus difficile à appréhender après 2005», poursuit la commission, qui constate une baisse des actes antisémites, sans pour autant retomber au niveau des années 90. De fait, on relève des «pics de violence» en 2006 (année du gang des barbares, 571 faits) et en 2009 (815 faits), marquée de fortes tensions dans la bande de Gaza. 


Mobile ? La CNCDH se refuse à accréditer la thèse d'un retour de l'antisémitisme et préfère évoquer des «raisons conjoncturelles», situant les pics dans «un contexte de hausse des préjugés et de la violence en général, et pas uniquement d'une stigmatisation des personnes juives». Et de rappeler le chemin parcouru depuis 1946, quand à peine le tiers de la population adulte considérait qu'un Français d'origine juive était «aussi français qu'un autre Français». «La France, poursuivent les experts de la CNCDH, n'est pas, dans l'ensemble, un pays antisémite, même si les opinions antisémites sont plus élevées chez les Français issus de l'immigration que dans les autres couches de la population, surtout chez ceux qui se déclarent musulmans pratiquants.» Un antisémitisme plus marqué chez les personnes âgées, les moins diplômées et les «plus à droite». 


Les chiffres de Sammy Ghozlan, président du Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA), émanation de la communauté, vont dans le même sens, même s'ils sont plus contestés parce qu'ils recensent pêle-mêle attaques de synagogues, agressions de rabbins, rackets de gamins portant la kippa, jets de pierres contre les écoles juives, dégradations dans les cimetières et tags antisémites. Ils s'écartent très sensiblement de ceux du ministère de l'Intérieur à partir de 2010 (800, au lieu de 466 faits signalés), fossé qui se creuse encore en 2001 : 724 faits, au lieu de 389 officiels, sans doute parce que l'organisme communautaire intègre dans ses données les blogs et les tweets. Pour 2012, le BNVCA annonce déjà 487 faits, dont 213 depuis la mort «en martyr» de Merah. 


Au-delà de ces données brutes (dans tous les sens du terme), il y a cette ambiance jamais vue dans les quartiers. Des communautés entières ont déserté les territoires les plus exposés. Ils ne sont plus qu'une poignée de juifs à fêter Kippour à La Courneuve, alors qu'ils étaient hier encore plus de 600. Ils ont massivement quitté Stains, Pierrefitte, Bagnolet, en Seine-Saint-Denis, pour des communes jugées «plus sûres». Les responsables communautaires reçoivent tous les jours des demandes de juifs qui veulent déménager ou changer leur enfant d'école. Le nombre de personnes qui planquent leur étoile de David dans les transports en commun ne cesse d'augmenter, et il est de plus en plus difficile d'évoquer la guerre d'Algérie ou la Shoah dans les écoles de la République. 


La faute à qui ? A ceux qui diabolisent Israël, comme le proclament les plus extrémistes dans la communauté juive ? On pourrait aussi souligner le silence (de trouille, probablement) et la totale désorganisation de la communauté musulmane en France, au sein de laquelle personne ne s'est vraiment levé pour épingler Merah au tableau des horreurs et ranger Jérémie Louis-Sidney parmi les extrémistes infréquentables. Cependant, on ne devra pas oublier, comme le fait remarquer Joseph Ghebali, président d'une communauté dans les Yvelines, que les juifs sont complètement intégrés dans la société française. Et que, dans des dizaines de villes, comme à Créteil (Val-de-Marne), la plus grosse communauté juive après Sarcelles, la dernière agression d'un rabbin remonte à très longtemps... Créteil où les dernières fêtes juives, remarque le maire, Laurent Cathala, ont rassemblé près de 3 000 personnes au centre-ville... sans le moindre incident. Jusqu'à quand ? Jusqu'à ce qu'un paumé soucieux de «partir l'âme en paix», salafiste en version française, décide que son jour est venu de mourir pour sa cause ?  


article reçus 

*Article paru dans le numéro 809 du magazine Marianne



 

                                                    

 

 

 

 

 

 

 

 

Lorsque le parti communiste français fait la fête, évidemment il invite  ses meilleurs amis !

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Le drame de Toulouse est le signe de l’augmentation de la haine antijuive en Europe

Souhail Ftouh

 

Comme toujours et depuis des lustres l’antisémitisme qui avait été conçu à l’encontre des juifs qui réclament seulement un droit de vivre en paix plutôt que d’être sans cesse exposé à la menace, n’a pas diminué en Europe. 

Après la fusillade qui a fait quatre morts à Toulouse lundi dont trois enfants dans un collège juif de Toulouse, certains négligent encore l’antisémitisme, et ont même tendance à minimiser sa gravité. La France s’est réveillée ce lundi matin sur un drame antisémite qui a soulevé l’indignation de tous.

Le ministre de l’Intérieur Claude Guéant a affirmé mardi à Toulouse la nécessité de se protéger contre un antisémitisme toujours présent en France, avant d’observer une minute de silence dans une école juive à la mémoire des victimes de la tuerie de lundi.

“Les miasmes de l’antisémitisme sont toujours là et il faut nous en protéger”, a dit le ministre dans la cour de l’école Gan Rachi devant des élèves, des enseignants et des membres de la communauté juive. “Tous les Français aujourd’hui sont à vos côtés pour dire leur refus de la barbarie, leur refus de l’horreur”, a-t-il assuré. 

Les médias israéliens ont fustigé aussi ce mardi l’antisémitisme en Europe, au lendemain de l’assassinat de trois enfants et d’un enseignant de l’école juive de Toulouse, soulignant que le sort des juifs de la diaspora et d’Israël est lié.

Le Jerusalem Post écrit notamment le 20 mars 2012 dans un édito intitulé “Protéger les juifs de France” : “Depuis l’an 2000, les juifs de France ont été exposés à la plus importante manifestation d’antisémitisme depuis la Shoah. La grande majorité de ces crimes haineux ont été perpétrés par des immigrés arabes qui protestaient contre ce qu’ils considéraient comme des agressions israéliennes dirigées contre les Palestiniens”.

Le quotidien de gauche Haaretz relève pour sa part : “Beaucoup pensaient qu’après la Shoah et l’occupation nazie, les enfants français ne seraient plus jamais tués de sang froid à cause de leur religion. Et pourtant, c’est précisément ce qui s’est passé à Toulouse”.

Le mois dernier une opération anti-israélienne de grande ampleur avait été lancé sur les campus américains en provenance d’Europe d’ailleurs. Des conférences, des expositions, des films ont marqué la “semaine de l’apartheid” visant à délégitimer l’existence d’Israël et à appeler au boycott de ses produits et de ses institutions. Selon un spécialiste, sur 4000 campus américains 60 à 80 sont touchés par ce mouvement pro-palestinien qui a gagné ensuite le Canada.

Si Israël est la cible, ce sont des Juifs qui sont effectivement frappés sur place. C’est la réalité en Europe depuis les années 2000. L’animosité qui se développée dans certains milieux de l’immigration originaire des pays d’islam encourage le passage à l’acte antijuif.

Aujourd’hui, Israël est traitée de régime nazi, d’état d’apartheid, de force sauvage disproportionnée. Résultat : les juifs de la diaspora sont traités de sionistes, comme si c’était une tare de vouloir une terre où les juifs ne seraient plus traités comme de « sales juifs » . Le monde accuse aussi les juifs de tous les complots.

Dans une chronique du quotidien 14 octobre.com du 25 août 2011 , le chroniqueur yéménite Ali Abdallah Taher accusait les Juifs d´initier des révoltes dans le monde arabe, sur la base des instructions du Protocole des Sages de Sion.

« Voilà ce que les Juifs ont prévu pour nous, et maintenant ils manigancent le déroulement de nos vies, exploitant notre ignorance et notre manque de perspicacité, poussant nos jeunes à mettre en œuvre leurs plans pour prendre le contrôle de nos pays arabes et musulmans. Comment expliquer autrement le fait que les protestations des jeunes et les demandes de destituer les dirigeants se soient produites simultanément dans la plupart des pays arabes ? N´est-ce pas le capital juif qui se trouve derrière les événements actuels de nos Etats arabes ? » (1).

De toute les manière cet antisémitisme ne peut qu’engendrer la violence. L’actualité et l’histoire nous le démontrent. Le point noir c’est que toutes les révoltes arabes actuelles montrent semble-t-il de signes d’antisémitisme. Les révoltes du « Printemps arabe », qui ont entraîné la chute de plusieurs dictateurs dans la région, se sont révélées favorables pour les extrémistes musulmans qui sont à l’œuvre partout, en Tunisie, en Lybie, au Maroc…mais aussi en Europe.

Certains observateurs ont commencé à exprimer une grande inquiétude au sujet du soutien aveugle de l’Occident, et en particulier des européens, pour tous ces mouvements arabes révolutionnaires. Il est le moment de poser en effet des questions sur un possible un ras de marée sans précédent de la haine antijuive qui va accompagner le remplacement des dictatures nationalistes laïques arabes par ces nouveaux régimes islamo fasciste.

La victoire de islamisme dans les pays du « Printemps arabe » risque en effet de renforcer un apport de sang de neuf pour les millions d’islamistes qui résident en Europe. Les juifs de la diaspora risquent de se retrouver alors rapidement au seuil d’une nouvelle période sombre de histoire où il y va de leur survie.

Ftouh Souhail  in Actualités

(1) Le Site octobre.com du 25 août 2011; traduction de MEMRI Middle East Media Research Institute 

 

Tékévision palestinienne, télévision de porcs et d’immondices

 janvier 31st, 2012  Guy Millière

 

Les émissions de la télévision palestinienne ne surprennent jamais. On y trouve de l’immonde, de l’abject, du répugnant et du dégueulasse. Cela dépend des jours. 

 

Cet assortiment est payé avec l’impôt des contribuables des divers pays de l’Union Européenne, et cela inclut les contribuables français, mais ce sujet ne sera pas abordé pendant la campagne électorale, bien sûr. 

 

A la télévision française, le dimanche après-midi, on trouve des programmes familiaux, des téléfilms américains, des interviews de chanteurs, parfois des reportages concernant l’actualité la plus brûlante telle qu’on la conçoit en France : la pêche des sardines en Méditerranée, la fabrication des galoches à Aurillac.

 

A la télévision palestinienne, on trouve aussi des programmes familiaux. Ce dimanche, c’était une émission spéciale consacrée à une bien belle famille dont tous les arabes de Judée-Samarie et de Gaza devraient être fiers, a dit le présentateur. Quelle famille ? Celle de Hakim Awad et de son cousin Amjad. Qui sont ces gens ? Je dirais que ce sont des porcs si l’utilisation de ce mot n’était insultante pour les porcs. Je dirais que ce sont des immondices, si je ne pensais pas que le plus excrémentiel des immondices est infiniment plus propre qu’Hakim et Amjad. 

 

Mais c’est un fait, la famille d’Hakim et Amjad ne voit pas en eux des porcs ou des immondices, non. Elle voit en eux des héros. Les « journalistes » de la télévision palestinienne voit en eux des héros aussi. Et elle demande à tous ceux qui regardent l’émission de les considérer comme des héros. Dès lors que la famille d’Hakim et Amjad se voit apparemment traitée comme une famille de héros, on peut en déduire que le message passe bien. Il est vrai que des héros comme Hakim et Amjad sont souvent célébrés à la télévision palestinienne, et qu’on donne leurs noms aux rues et aux places publiques de Ramallah ou de Gaza. 

 

Qu’ont fait Hakim et Amjad ? Ils sont entrés dans le domicile de la famille Fogel, à Itamar, voici quelques mois. Et ils ont tué tous ceux qu’ils ont trouvé sur leur passage, parents et enfants, cinq personnes en tout. Tuer des parents et des enfants dont un bébé de deux mois, les égorger au couteau pendant leur sommeil, ce sont des actes héroïques aux yeux de Hakim et Amjad, qui ne regrettent rien. Ce sont des actes nobles aux yeux de leur famille et des journalistes de la télévision palestinienne. Ce sont des actes valeureux aux yeux de centaines de milliers d’arabes de Judée-Samarie et de Gaza. 

 

Hakim et Amjad ont été lourdement condamnés et finiront leur vie en prison, sauf si quelqu’un décide de procéder à un échange de « prisonniers », un jour. Dans ce genre de cas, je me demande vraiment pourquoi la peine de mort n’est pas appliquée en Israël. Et je me dis que la France a sans doute des guillotines en réserve, puisqu’elle ne les utilise plus : au lieu de financer la télévision palestinienne, la France pourrait offrir une guillotine à Israël, et si la lame est rouillée et tranche mal, il serait inutile de l’affûter davantage. Une lame qui tranche mal fait souffrir plus longtemps. Une mort rapide serait un cadeau pour Hakim et Amjad. On pourrait donner leur tête en cadeau à leur famille. Cela ferait de beaux « martyrs » à exhiber.

 

Face à ce genre d’émission et à toutes les émissions de la télévision palestinienne en général, je ne puis manquer de me dire aussi : comment des contribuables européens peuvent-ils tolérer de financer çà ? Comment des hommes politiques européens peuvent-ils voter le financement de çà et se regarder encore dans un miroir ? Comment ces mêmes politiciens peuvent-ils vouloir qu’on donne un Etat à des gens transformés en moins que des porcs et moins que des immondices par des années de propagande, et confier la direction de cet Etat aux propagandistes en chef ? 

 

Quand une population entière a été fanatisée et incitée à une haine génocidaire, la première chose à faire si on veut vraiment l’aider à sortir de la fange, est de la désintoxiquer et d’essayer de la faire passer d’une condition plus abjecte que celle d’animaux sauvages à la condition humaine. Quand des dirigeants, des journalistes, des cadres politiques ont pratiqué cette fanatisation et cette incitation à la haine, ils doivent être arrêtés, jugés, condamnés pour crime contre l’humanité, et exécutés. 

 

Cette situation est l’une des multiples conséquences délétères des accords d’Oslo. 

 

Comme l’écrivait voici quelques mois le grand penseur américain Thomas Sowell : le contrat de départ était des terres contre la paix. Des terres ont été données. Il n’y a pas eu la paix, mais le contraire absolu de la paix. Les terres doivent être reprises, et les crapules qui ont pris la terre doivent recevoir douze balles dans la peau. Israël devrait dire qu’il n’y a rien à négocier car il n’y a rien de l’autre côté de la table de négociation, ou, plutôt, moins que rien, vraiment moins que rien. Des non êtres qui ressemblent à leur télévision : immondes, abjects, répugnants, dégueulasses. 

 

Si, quand on traite de l’actualité la plus brûlante en France, on montrait, plutôt qu’un reportage sur la pêche des sardines en Méditerranée ou sur la fabrication des galoches à Aurillac, un échantillon des programmes de la télévision palestinienne, des Français comprendraient, j’en suis sûr.

 

Mais c’est tellement mieux de leur parler de sardines et de galoches, de méchants Israéliens et de gentils Palestiniens, et de leur dire qu’il faut aider les gentils, qui sont, effectivement, tellement gentils.

 

Reproduction autorisée et vivement encouragée, avec la mention suivante et le lien ci dessous :

© Guy Millière pour www.Dreuz.info

 

Résolution 1563 

Combattre l’antisémitisme en Europe

 

1. L’Assemblée parlementaire reste très préoccupée par la persistance et l’aggravation des phénomènes d’antisémitisme, et constate qu’aucun Etat membre n’est à l’abri de ce véritable fléau pour les droits de l’homme.

2. De tels phénomènes, sources de crainte pour la sécurité personnelle et signes de manque de respect pour la religion des citoyens juifs, sont inacceptables dans les Etats membres du Conseil de l’Europe.

3. Loin d’avoir été éradiqué, l’antisémitisme est aujourd’hui en progression sur le continent européen. Hétérogène et relativement banalisé, il est présent à des degrés divers dans tous les Etats membres du Conseil de l’Europe. Cette recrudescence doit inciter les Etats membres du Conseil de l’Europe à redoubler de vigilance et à s’attaquer aux menaces que l’antisémitisme fait peser sur les valeurs fondamentales que le Conseil de l’Europe a pour mission de défendre.

4. L’antisémitisme, véhiculé fréquemment – mais pas exclusivement – par des mouvements d’extrême droite, des idéologues islamistes et des courants politiques d’extrême gauche, se manifeste par une hostilité à l’égard des juifs, de leur religion, de leur culture ou de leur identité collective. Une telle hostilité, qui peut aller jusqu’à la haine déclarée, se traduit par une multiplicité de comportements ou d’actions: profanations, vandalisme, publications, injures, menaces, agressions, voire meurtres.

5. L’Assemblée regrette que le conflit du Proche-Orient ait eu des répercussions sur le développement de l’antisémitisme en Europe. Sans en être la cause unique, le conflit entre Israël et les Palestiniens alimente des violences antisémites en Europe. Cela est particulièrement le cas parmi beaucoup d’immigrés dans les villes européennes. Ce nouvel antisémitisme est à l’origine de réactions de colère au sein de la majorité de la population; il provoquera de la haine à l’égard des immigrants en général et, par conséquent, induira la xénophobie.

6. L’antisémitisme représente un danger pour tout Etat démocratique, car il sert de prétexte pour utiliser et pour justifier la violence. Il divise la communauté nationale en opposant une catégorie d’individus à une autre, une religion à une autre. Il constitue une atteinte grave à la fois aux droits et libertés fondamentaux et aux principes de la démocratie. Les autorités politiques et civiles se doivent donc de mettre tout en œuvre pour enrayer la progression de cette menace.

7. L’Assemblée est consciente que la lutte contre l’antisémitisme place les démocraties devant un dilemme, car elles doivent, d’une part, garantir la liberté d’expression, la liberté de réunion et d’association, et permettre l’existence et la représentation politique de l’éventail complet des opinions politiques, et, d’autre part, se défendre et établir des garde-fous face à un phénomène qui compromet leurs valeurs fondamentales.

8. L’Assemblée, se référant à la Recommandation 1222 (1993) relative à la lutte contre le racisme, la xénophobie et l’intolérance, et à la Résolution 1345 (2003) relative au discours raciste, xénophobe et intolérant en politique, reste convaincue que les Etats doivent lutter contre toute banalisation de l’antisémitisme et contrer fermement ses manifestations en appliquant ou en adoptant, si elles n’existent pas, toutes les mesures politiques et législatives nécessaires en vue de préserver un Etat de droit fondé sur le respect des règles démocratiques et des droits de l’homme.

9. L’Assemblée constate également que la société civile, grâce à son expérience du terrain, est bien souvent la première à constater la montée de phénomènes tels que l’antisémitisme et a un rôle important à jouer dans la mobilisation pour une réponse publique à son encontre.

10. L’Assemblée estime que les principes garantis par la Convention européenne des Droits de l’Homme (STE no 5), par la Convention internationale des Nations Unies sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale, en son article 4, par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, en son article 20, et par les recommandations de politique générale de la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance (ECRI), notamment par sa Recommandation no 9 sur la lutte contre l’antisémitisme, adoptée en juin 2004, sont des éléments fondamentaux qui doivent orienter les Etats membres dans leur lutte contre l’antisémitisme.

11. L’Assemblée soutient avec vigueur les travaux entrepris par l’ECRI afin d’encourager tous les acteurs pertinents en Europe à joindre leurs efforts pour trouver une réponse efficace et durable à l’antisémitisme, à tous les niveaux administratifs (national, régional, local) et en incluant les représentants des différentes communautés, les dirigeants religieux, les organisations de la société civile et les autres institutions clés.

12. Par conséquent, l’Assemblée appelle les gouvernements des Etats membres du Conseil de l’Europe:

12.1. à mettre en œuvre vigoureusement et systématiquement les législations érigeant en crimes les discours antisémites et autres discours de haine, notamment toute forme d’incitation à la violence;

12.2. à poursuivre en justice tout parti politique qui prône dans son action, ses manifestes ou ses publications des thèses antisémites;

12.3. à ériger en infractions pénales la négation, la minimisation grossière, la justification ou l’apologie publiques, dans un but raciste, de crimes de génocide, de crimes contre l’humanité ou de crimes de guerre, conformément à la Recommandation de politique générale no 7 de l’ECRI sur la législation nationale pour lutter contre le racisme et la discrimination raciale, adoptée en décembre 2002;

12.4. à suspendre ou à retirer du financement public, national et international, les organisations et associations promouvant l’antisémitisme;

12.5. à renforcer leur législation pour punir les actes antisémites et à veiller à ce que les motivations antisémites constituent pénalement un facteur aggravant;

12.6. à signer et à ratifier le Protocole no 12 à la Convention européenne des Droits de l’Homme (STE no 177);

12.7. à renforcer l’éducation et l’enseignement de l’histoire et de la culture des principales religions à l’école, conformément à la Recommandation 1720 (2005) sur éducation et religion, pour promouvoir la tolérance et lutter contre l’ignorance souvent source d’intolérance; l’éducation et la formation apparaissant comme les moyens les plus fondamentaux et durables pour se prémunir contre l’antisémitisme;

12.8. à veiller à ce que tous les établissements d’enseignement, et particulièrement les universités, soient exempts d’antisémitisme et d’attaques à l’encontre de juifs;

12.9. à promouvoir un dialogue interculturel et interreligieux entre les différentes communautés;

12.10. à se doter d’instruments permettant de réprimer les déclarations antisémites sur internet et donc à signer et à ratifier le Protocole additionnel à la Convention sur la cybercriminalité, relatif à l’incrimination d’actes de nature raciste et xénophobe commis par le biais de systèmes informatiques (STE no 189);

12.11. à ne pas cautionner la construction d’édifices et la tenue de cérémonies célébrant des personnages coupables de génocide ou de crimes contre l’humanité durant la seconde guerre mondiale;

12.12. à lutter fermement contre tout acte antisémite dans le sport, conformément à la Recommandation Rec(2001)6 du Comité des Ministres aux Etats membres sur la prévention du racisme, de la xénophobie et de l’intolérance raciale dans le sport;

12.13. à encourager les médias à s’autocontrôler, à promouvoir la tolérance et le respect mutuel, et à contrer les stéréotypes et les préjugés antisémites entrés dans le langage courant;

12.14. à renforcer les mécanismes d’autocontrôle des médias qui ont pour but d’empêcher l’antisémitisme et toutes les formes de discours de haine;

12.15. à poursuivre la mise en œuvre de la Recommandation Rec(2001)15 du Comité des Ministres aux Etats membres, relative à l’enseignement de l’histoire en Europe au XXIe siècle, par la préparation et l’organisation d’une «journée de la mémoire de l’Holocauste et de la prévention des crimes contre l’humanité» dans leurs écoles, contribuant ainsi à l’action globale pour la promotion de la tolérance, des droits de l’homme et de la lutte contre toutes les formes de racisme;

12.16. à alerter, par le biais de l’ECRI, les autorités publiques sur les actes antisémites;

12.17. à coopérer plus activement avec la société civile et les organisations non gouvernementales, et à les soutenir dans la lutte contre l’antisémitisme;

12.18. à soutenir les travaux de l’ECRI, dont la mission est de combattre le racisme, la xénophobie, l’antisémitisme et l’intolérance partout en Europe, et de s’assurer que les Etats membres donnent une suite concrète à ses recommandations;

12.19. à condamner activement et vigoureusement tous les Etats prônant l’antisémitisme, la négation de l’Holocauste et l’incitation au génocide.

 

1. Discussion par l’Assemblée le 27 juin 2007 (24e séance) (voir Doc. 11292, rapport de la commission des questions politiques, rapporteur: M. Margelov; et Doc. 11320, avis de la commission des questions juridiques et des droits de l’homme, rapporteur: Mme Wohlwend). Texte adopté par l’Assemblée le 27 juin 2007 (24e séance).

 

 

 

 

 

 

Richard Prasquier regrette que des députés garants de la «représentation politique juive» soient sacrifiés dans le cadre de l'accord conclu entre socialistes et écologistes.

 

Richard Prasquier les appelle «les évincés». Dans une tribune publiée sur le site du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), le président de l'association égraine les noms des députés PS qui devraient abandonner leur siège francilien dans le cadre de l'accord conclu cette semaine entre socialistes et écologistes pour les prochaines législatives: Serge Blisko, Tony Dreyfus, Danièle Hoffman-Rispal et Daniel Goldberg.

«L'effet d'affichage des noms est désastreux», écrit ensuite Richard Prasquier. Selon lui, ces «évincés» sont «garants, dans leur histoire assumée personnelle et familiale, d'une mémoire des persécutions et des luttes commune» et sont «des ponts avec la tradition socialiste» dans une «agglomération parisienne où la représentation politique juive diminue de façon progressive».

Le président du Crif s'inquiète en particulier de la possible investiture de l'écologiste Yves Contassot, «réputé être parmi les plus virulents des antisionistes du parti écologique». Plus largement, Richard Prasquier reproche aux Verts d'avoir cédé «aux sirènes de la détestation d'Israël». «Les choix effectués par le PS seront perçus par la communauté juive comme allant dans le même sens», prévient-il. «Il est tentant de parler d'antisémitisme, certains l'ont déjà fait et je me garderai de les suivre. Je pense que nous n'en sommes pas là», tempère Richard Prasquier, tout en maintenant que le mot avait été prononcé dans la communauté juive.

«Le PS aurait dû y penser»

De leur côté, les députés concernés balaient tout soupçon d'antisémitisme. Pour le député Daniel Goldberg, poussé par la direction du PS à laisser sa circonscription de Seine-Saint-Denis à Elisabeth Guigou, «chacune des quatre situations (des députés cités plus haut) est différente et ne relève pas, à coup sûr, d'un quelconque antisémitisme du PS». «Je ne me suis jamais défini comme autre chose que comme élu de la République et accessoirement, comme enfant d'Aubervilliers et La Courneuve, où ma famille est installée depuis 1930», ajoute-t-il, assurant que ce débat risquait de «favoriser les extrêmes».

Même tonalité chez Danièle Hoffman-Rispal, élue dans la 6e circonscription (XIe et XXe arrondissements) promise à la patronne d'EELV Cécile Duflot. «Je ne peux pas croire un seul instant que la dimension confessionnelle ait joué. Je ne pourrais pas avoir ce sentiment au bout de 37 ans de parti, je n'y serais pas restée si j'avais senti de l'antisémitisme», explique-t-elle. «Je pense que c'est un hasard, personne n'a voulu enlever de la photo ces personnes mais ça été remarqué dans la communauté» juive, ajoute Danièle Hoffman-Rispal, vice-présidente du groupe d'amitié France-Israël à l'Assemblée, qui est «laïque mais a des origines qu'elle ne renie pas».

Sans partager une «lecture antisémite» de l'accord, Serge Blisko, député de la 10e circonscription (XIIIe et XIVe), relève néanmoins que «la direction du PS aurait dû y penser». «Il est évident que certains élus jouaient aussi un rôle à Paris de pont entre la communauté juive et le PS, pour notamment montrer que la gauche n'était pas nécessairement sur une ligne systématique anti-israélienne», fait valoir le parlementaire, confiant avoir reçu de «nombreux appels d'électeurs éprouvés» par cet accord.

 

L'Unesco censurerait bien la presse israélienne

par Gerard Fredj

 

 

L'ambassadeur israélien à l'Unesco n'en est pas encore revenu.

Un responsable de premier plan de l'agence culturelle de l'ONU l'a appelé pour se livrer à de violentes réprimandes.

 

 

Pour une fois il ne s'agissait pas de la politique israélienne en matière d'éducation ou de culture mais…une caricature publiée dans le quotidien Haaretz, quotidien de gauche, très critique à l'égard de Netanyahou.

 

Le 4 novembre, le quotidien publie ce dessin, faisant référence à la colère du gouvernement israélien après l'admission de la Palestine à l'Unesco, et à la menace nucléaire iranienne.

 

On y voit Benjamin Netanyahou et le ministre de la Défense, demander à des pilotes israéliens envoyés bombarder les installations nucléaires iraniennes leur déclarer "sur le chemin du retour, tirez sur le bureau de l'Unesco à Ramallah".

 

Quand il a rencontré Eric Falt, directeur général adjoint pour les relations publiques, Nimrod Barkan, ambassadeur israélien a été accueilli avec une copie du dessin et une lettre de protestation officielle de la Directrice générale, Irina Bokova; pour Falt, le dessin est "une provocation qui met en danger la vie de diplomates, que vous avez l'obligation de protéger".

 

Barkan a répliqué arguant de la "liberté de la presse en Israël", répliquant au fonctionnaire de l'Unesco "demandez vous pourquoi un journal modéré a publié cette caricature, peut être que le problème vient de vous".

 

Après que Barkan ait rapporté l'entretien au ministère israélien, il a reçu la réponse suivante" demandez à l'Unesco ce qu'ils attendent de nous : que nous fermions Haaretz ou que nous envoyions des soldats protéger leurs équipes"

 

Israël Info

 

Les fameuses frontières de 1967

 

par Alain Legaret

 

 

Tous ceux qui s’occupent de vouloir fixer des limites à l’Etat d’Israël pour lui coller un état palestinien qui ne sera en rien démocratique comme ils osent le prétendre, utilisent un jour ou l’autre l’expression qui présente l’état palestinien dans « les frontières de 1967 ».

 

Remarquez que la phrase n’est jamais finie. Les frontières de 1967 oui, mais de quel pays au juste ?

 

La méthode est malhonnête parce qu’elle laisse entendre q’un état palestinien existait avant 1967 et qu’il a été occupé par Israël, faisant de l’Etat juif une puissance impérialiste et colonialiste d’un état souverain.

Or si les médias malhonnêtes ne précisent pas à quels pays appartiennent ces frontières, on doit dire ici même aux lecteurs la vérité, la seule véritable et vérifiable partout sauf chez les émules des nouveaux nazis, à savoir qu’en 1967, les frontières étaient entre Israël, et ses voisins la Jordanie, l’Egypte, le Liban et la Syrie. 

D’Etat palestinien, il n’y en avait point. Mais comme c’est Israël qu’on veut clouer au pilori, tous les moyens sont bons pour le rendre coupable aux yeux des lecteurs. 

 

 

 

Ce que l’on appelle couramment aujourd’hui les « territoires palestiniens occupés », ont été curieusement appelés « territoires palestiniens occupés » que depuis qu’Israël les a conquis à l’Egypte et à la Jordanie lors de la guerre des six jours en 1967.

 

Pourquoi n’étaient-ils pas appelés palestiniens quand ils étaient sous domination égyptienne et jordanienne ?

 

Pourquoi n’étaient-ils pas considérés occupés ?

 

Il faut chercher dans le « manuel du petit antisémite déguisé en antisioniste » pour y trouver sa réponse. Et apparemment, ce manuel fait fürher, dans les chancelleries et les rédactions du monde, y compris chez certains qui se présentent comme les « amis » d’Israël pour mieux le trahir.

 

 

Aujourd’hui, dans une interview de Mahmoud Abbas , président illégitime des Palestiniens puisque sont mandat de président s’est terminé en 2009, que de nouvelles élections n’ont pas eu lieu depuis de peur de les perdre devant le Hamas, mais qui continue d’être reconnu par la communauté internationale tant qu’il peut nuire à Israël, le Figaro pousse encore le bouchon un peu plus loin dans l’accusation d’Israël.

Il pose la question suivante : « vous comptez obtenir, en septembre, à l’assemblée générale des Nations Unies, une reconnaissance internationale de l’Etat palestinien, dans SES frontières de 1967 ».

 

Le Figaro, parle de l’Etat palestinien et de SES FRONTIERES DE 1967, inventant du coup un état qui n’a jamais existé, et présentant de fait Israël comme coupable d’occuper un pays souverain. Alors que les salauds précédents avaient au moins la pudeur de laisser la phrase incomplète, laissant à l’imagination du lecteur-futur-antisémite le soin de voir en Israël un occupant, le Figaro, lui, emporté par son phantasme de culpabiliser l’Etat Juif, fait du révisionniste et transforme l’histoire.

 

La faute n’est pas tant à faire porter par les seuls journalistes-propagandistes. La responsabilité de donner au public des fausses informations, pour les orienter vers une haine d’Israël revient aussi aux politiques qui côtoient et se font interviewer par ces mêmes organes de presse, leur donnant ainsi une certaine légitimité. Le mensonge devient alors la règle.

 

Israël est une fois de plus diabolisé, comme on diabolisait les Juifs dans les années 30.

 

Après la mort de Jawaher Abu Rahmah, communiqué de La Paix Maintenant

dimanche 2 janvier 2011 par La Paix Maintenant

 

 

Samedi soir, au cours d’une manifestation qui a rassemblé plusieurs centaines de personnes devant le ministère de la Défense à Tel-Aviv, des heurts violents ont eu lieu avec la police.

Mossi Raz, ancien député Meretz, ancien directeur de Shalom Arshav et actuel directeur de la radio All for Peace a été arrêté, après avoir été battu par la police, ainsi que six autres manifestants.

Cette manifestation avait été organisée en protestation contre la mort, quelques heures plus tôt à l’hôpital de Ramallah, de Jawaher Abu Rahmah, une jeune femme palestinienne atteinte par une grenade lacrymogène tirée par un soldat vendredi, au cours de la manifestation hebdomadaire à Bilin contre le tracé du mur de séparation.

Bassem Abu Rahmah, le frère de Jawaher, avait été tué dans des circonstances analogues le 17 avril 2009, à Bilin également.

Jawaher Abu Rahmah est ainsi la première victime en 2011 de ce conflit.

La Paix Maintenant déplore cette nouvelle victime et exprime son entière solidarité avec les manifestants qui dénoncent la politique du gouvernement israélien dans les Territoires, le recours inconsidéré à la force à l’encontre des citoyens qui protestent contre cette politique et qui, en retour, au cœur même de Tel-Aviv, sont traités en ennemis et non plus en opposants politiques.

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Pour faire suite à cette ignoble déclaration je met en ligne ci- dessous un excellent article de JSS sur le sujet. Sujet d’autant plus grave puisque cette femme est décédé suite à une prise inconsidéré de médicament pour soigner son cancer, de plus cette femme était chez elle à l’heure de la manifestation.

 

 

 


L’affaire Abu Rahma : du grand Pallywood !

 Rédigé par JSS 

 

Cela fait plusieurs semaines que l’Autorité Palestinienne tente et foire ses coups de soulèvements anti-israéliens. Pour cela et comme pour l’affaire Al Dura, ils mettent en scène des accusations fortes pour faire croire qu’Israël est un pays de sauvages. Dernièrement, on pourrait citer l’embuscade médiatique sur le “renversement d’un enfant de Jérusalem-Est” ou encore plus récemment le cas “Abu Rahma“. Fort heureusement, Charles Enderlin et Huggy les bons tuyaux (son cadreur) passent la main (petit à petit) et ne peuvent plus promouvoir les mensonges aussi gros qu’ils ne le faisaient par le passé. (Comme l’a remarqué Joël dans les commentaires, « pour la petite histoire, le nom de famille du caméraman est Talal Hassan Abu Rahma… La lutte contre Israël est une affaire de famille chez les “Abu Rahma“ »    

Hier nous expliquions pourquoi nous doutons de la thèse palestinienne officielle qui dit qu’Israël a tué une femme non armée lors des confrontations de Bil’in.

Parmi nos premiers arguments :

- Pourquoi les palestiniens refusent d’ouvrir une enquête conjointe sur la mort de la victime avec Israël ?

- Pourquoi refusent-ils une autopsie par des experts internationaux ?

- Pourquoi le dossier médical est-il consultable par les organisateurs de la manifestation mais pas par Israël (enfin, ils disent l’avoir consulté mais il semble surtout qu’ils savent parfaitement répéter les histoires qu’on a bien voulu leur raconter).

- Les FDI ont reçu un rapport palestinien indiquant que 2 manifestantes ont été traitées pour inhalation de gaz lacrymogène. Le vendredi soir, Tsahal apprenait que les palestiniennes étaient saines et sauves et avaient pu rentrer chez elles. Le samedi, nouveau rapport : l’une des deux est morte !

- Malgré ce rapport, un organisateur (Jonathan Pollak) affirme que « Rahma était inconsciente quand elle est arrivée à l’hôpital  et qu’elle n’a jamais repris conscience ».

- Comment Pollak connait-il la composition du gaz lacrymogène utilisé par Tsahal (puisqu’il dit qu’elle est mort à cause de substances retrouvées dans du gaz lacrymogène) ?

- Comment cette manifestante peut-elle avoir été tuée par Tsahal puisque son cousin affirme qu’elle était chez elle au moment des faits (à un demi kilomètre des affrontements) ?

- Tout devient encore plus suspect et étrange quand on lit : « La cause de la mort est une asphyxie due au gaz lacrymogène mélangé à du phosphore ».

 

A toutes ces questions préalables, il faut désormais répondre à toute une série de nouvelles interrogations qui ne font que me renforcer dans mes convictions.

- The Independant rapporte qu’au moment des faits, la victime était chez elle, les fenêtres fermées,

- Palestine News Network confirme que sa maison est au moins à 500 mètres de là où se sont produits les incidents.

- Le frère de la victime va jusqu’à affirmer (alors qu’il faudrait 3 semaines aux experts), que ce n’était pas des gaz lacrymogènes, mais des gaz au phosphore. Les médecins affirment quant à eux qu’il ne s’agit que de gaz lacrymogène.

- Toutes ces personnes semblent croire que l’on peut mourir du gaz lacrymogène. Selon le Cahier des Charges des fabricants du gaz lacrymogène : « la mort ne pourrait être entraînée que si la personne est exposée à plusieurs centaines de fois le taux de gaz contenu dans une grenade ». 

- Selon les médias israéliens qui citent des sources médicales palestiniennes, la victime était traitée pour une leucémie et était en phase terminale d’un cancer. Elle était sortie de l’hôpital quelques jours plus tôt après une hospitalisation de 10 jours.

- Abu Rahma est arrivée à l’hôpital à 15h20… Mais les médecins qui l’ont reçu dans l’espace de cancérologie ont signé son acte de décès à 14h45 soit plus de 30 minutes avant qu’elle ne soit admise à l’hôpital.

- Abu Rahma n’a jamais été reçue dans l’espace “urgence” de l’hôpital.

- Selon les médias israéliens (sources médicales palestiniennes), la cause de la mort inscrite sur le bulletin de décès est « gaz lacrymogène tirés par les soldats de Tsahal, selon la famille ». 

- En 5 ans de manifestations violentes à Bil’in, jamais une seule personne n’est morte (et encore moins au gaz lacrymogène).

- C’est la seconde fois en plusieurs mois que les “gaz lacrymogènes” sont accusés de semer la mort chez les palestiniens (le seul peuple au monde à qui cela arrive). En octobre ils accusaient ces gaz d’avoir provoqué la mort d’un nourrisson de 18 mois. L’histoire n’a jamais fait les gros titres puisqu’elle ne tenait déjà pas debout (sauf pour les organisations qui militent contre l’interdiction des juifs de vivre en Israël).

- L’ambassade d’Israël à Paris explique que « l’enquête  actuelle  indique que son analyse de sang a été effectuée à l’hôpital -, mais une heure avant que l’on signale son arrivée. Contrairement à ce que disent les Palestiniens, Abou Rahma avait  également des antécédents médicaux – et était atteinte d’un cancer. Pour  preuve,  son dossier médical, dans lequel il est fait état de nombreux médicaments, habituellement utilisés pour traiter l’empoisonnement et  la leucémie ».

 

Enfin bref… Encore du grand Pallywood !

 

Jonathan-Simon Sellem – JSSNews

 

Lettre ouverte à Catherine David, du Nouvel Obs, sur Stéphane Hessel

Avant-propos de l'auteur : Mon mari et moi avons connu Stéphane, Vitia Hessel et leur plus jeune fils, Michel, du fait que nos fils étaient dans la même classe à l’École alsacienne. À l’époque, nous avons sympathisé, tout comme nos fils entre eux. Je me souviens du très bon livre de Vitia, La Désaccoutumance, écrit après qu’elle eut cessé de fumer.

Mon mari avait été un résistant très actif à Grenoble pendant la guerre et avait été membre du Comité restreint de la Libération après la guerre. C’était là un point en commun avec Stéphane Hessel. 

Nous partagions aussi le même point de vue sur la guerre d’Algérie.

Lorsque notre fils est entré au Lycée en 6ème, nous avons un peu perdu de vue les Hessel. Ce ne fut que des années plus tard que, lisant et entendant des propos tenus publiquement par Stéphane Hessel, j’ai pris conscience du fait qu’il avait changé. Je ne reconnaissais pas l’homme que j’avais connu. En un mot : beaucoup plus imbu de lui-même, s’appropriant indûment du crédit pour des actes qui n’étaient pas de son fait et, en particulier, abandonnant ces qualités de mesure et de rigueur intellectuelle que nous apprécions naguère chez lui. 

Madame, 

Je viens de lire, avec un peu de retard, votre article intitulé « Sakineh et Hessel même combat ».

En tant que féministe de très longue date, je suis une des défenseures de Sakineh, comme d’autres femmes victimes d’un régime totalitaire, meurtrier pour les femmes ainsi que pour toutes les minorités qui ont le malheur d’habiter cet État (dont les Baha’is ne sont qu’un exemple) et d’un intégrisme islamiste barbare. 

Comment donc ne me serais-je pas intéressée à cet article ?

Quelle stupéfaction ne fut pas la mienne en découvrant que vous compariez le sort d’une femme menacée de lapidation à celui d’un homme politique (que j’ai connu) et qui n’est confronté qu’à des critiques comme peut l’être tout homme politique dans une démocratie ! 

Toute féministe ne peut qu’être profondément choquée par votre comparaison. 

Elle serait ridicule si le cas des Iraniennes n’était pas si tragique ! 

Il nous paraît donc clair que vous ne connaissez réellement ni le cas de Sakineh, ni le parcours de Stéphane Hessel, et que vous ne vous souciez guère des règles de la liberté d’expression dans une démocratie.

Monsieur Hessel n’est victime que de ses propres mensonges. 

Il aurait voulu se faire passer pour un juif victime des Nazis. (Pourquoi ? mystère !) Il n’est juif que selon la définition hitlérienne du judaïsme (ses grands-parents paternels sont convertis au protestantisme et du côté maternel, aucune trace de judéité). . 

Il fut interné, pour moins d’un an, comme résistant (déporté politique), ce qui est tout à son honneur, mais nullement comme Juif (déporté racial), sans quoi il ne s’en serait pas tiré à si bon compte. 

Dans ses mémoires (Danse avec le siècle, Paris, 1997, p. 90), il reconnaît avoir été, dans le camp de Rottleberode, « pris en sympathie par les deux Prominenten de ce petit camp, le Kapo Walter et le Schreiber Ulbricht ». 

Et l’ancien déporté politique Hessel ajoute : « Ils me font porter pâle et travailler auprès d’eux. Je profite des privilèges que ces déportés expérimentés ont acquis pour eux et pour leurs protégés : meilleure nourriture, un peu plus de place dans les châlits. Je dois ces faveurs à ma pratique de la langue allemande (…). Et, grâce à eux, je m’initie au fonctionnement administratif du camp. Ces tâches gestionnaires (…), les SS les ont confiées aux détenus ». 

Allez-vous dénoncer ces propos de Stéphane Hessel lui-même comme « inadmissibles » ou « scandaleux » ? 

Mais connaissez-vous l’existence des Prominenten et leurs fonctions dans les camps nazis ? 

Il a voulu, après la mort de René Cassin mais jamais auparavant, se faire passer pour « l’un des rédacteurs » de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme (1948). 

Le problème est qu'il n’a nullement contribué à la réaction de la Déclaration, contrairement à ce qu’il affirme çà et là*. 

Vous citez dans votre article du Nouvel Obs, portant sur le film documentaire qui lui est consacré (France 5) : « J’ai 30 ans, me voici à New York. Je m’engage dans ce nouveau combat. Je participe à la rédaction de la Déclaration des droits de l’homme » (« Frère des hommes », TéléObs, 6-12 novembre 2010, p. 18). 

Dans une interview publiée en décembre 2008 par le Centre d’Actualités de l’ONU (c’est l’un de mes centres d’intérêt depuis une trentaine d’années), il avoue la vérité car, là au moins, devant ses pairs, il ne peut pas faire autrement : « Je n’ai pas rédigé la Déclaration* ».

Voilà qui est clair et net.Lire également une autre lettre de Primo datée de 2008 à Stéphane Hessel

Je vous livre donc ci-dessous les propos qu’il a tenus, publiés le 10 décembre 2008 sur le site de l’ONU, pour information. Lire sur le site de l'ONU

En espérant que vous aurez l’honnêteté d’en tenir compte. 

Car, malgré cet aveu dénué d’ambiguïté, l’ancien diplomate continue d’être célébré dans les médias comme « l’un des rédacteurs » de la Déclaration universelle de 1948. Et vous suivez le mouvement. 

Il est vrai que dans la plupart des médias, en France, on a pris l’habitude d’affirmer tout et n’importe quoi, sans le moindre souci d’objectivité. 

Comme si la vérification et le recoupement des sources n’avaient aucune importance. 

Je pense que vous êtes au fond de mon avis sur ce point. Car votre article constitue une frappante illustration de ces pratiques peu professionnelles.

Les déclarations du MRAP à ce sujet, comme à propos de tant d’autres, ne sont guère une source fiable. 

Si vous le souhaitez, je peux vous envoyer un rapport issu d’une enquête sur le MRAP, intitulé « Le MRAP dérape », publié en 2004 et qui fut assez bien relayé par la presse à l’époque. 

Le MRAP a fulminé mais n’a jamais agi contre nous, car le rapport en question était bien documenté.

Et nous en arrivons à la personne que vous souhaitez apparemment diaboliser, le Professeur Taguieff. 

J’avoue ne pas comprendre les raisons de votre fureur qui semble pour le moins disproportionnée. 

Je suis allée donc lire ses propos, non ceux qui lui ont été mensongèrement attribués (une phrase supposée extraite d’un passage polémique qu’il avait lui-même supprimé sur son « mur » de Facebook), mais les siens, ceux qu’il assume clairement. 

J’y ai trouvé des critiques sévères, certes, concernant les positions politiques anti-israéliennes de Stéphane Hessel. 

Mais ces critiques, qui donnent parfois dans l’ironie mordante, sont beaucoup moins virulentes que d’autres que l’on peut lire tous les jours dans les médias en France. 

Il est courant, dans nos pays démocratiques, d’exprimer des opinions, parfois de façon excessive ou injuste, à l’égard de tel intellectuel ou de tel politicien. 

J’ai lu des propos réellement sauvages, mais tant qu’il n’y a pas de calomnie (et, en France, il y en a souvent, hélas), il n’y a pas de mal. 

Dire la vérité, serait-ce sur un ton polémique, est toujours une bonne chose. En vous indignant avec ostentation de propos supposés tenus, dans une conversation privée, par le chercheur au CNRS, vous paraissez sombrer dans le « deux poids, deux mesures », et sacrifier à un détestable esprit de délation. 

Certes, la République islamique d’Iran se bat avec d’autres États amis à l’ONU pour interdire la liberté d’expression partout dans le monde, mais je me félicite du fait que cet esprit totalitaire ne se soit pas encore installé chez nous, bien que je ne sois guère optimiste pour l’avenir.

En attendant, dans nos sociétés pluralistes, la libre expression des opinions est encore un droit. Je ne vois pas au nom de quoi, lorsqu’elle vise certains personnages, son exercice devrait être tenu pour un acte sacrilège. 

L’ancien diplomate Hessel n’est pas un personnage sacré, on ne saurait le tenir pour une « icône » intouchable. 

À moins de rétablir le crime de blasphème ! 

Je ne connais pas plus le Professeur Taguieff que je ne vous connais, mais j’avoue ma perplexité devant votre rage, vos excès de langage et vos comparaisons inadmissibles.

Puis-je vous suggérer, en toute amitié, de vérifier plus soigneusement vos sources et de ne pas vous fier à n’importe lesquelles, puis de réfléchir au mal que vous pouvez faire aux femmes qui risquent leurs vies et leur liberté par vos propos.

Mais peut-être cela vous est-il égal ? Je veux espérer que non.

Je vous prie d’agréer, Madame, l’expression de mes salutations les meilleures.

Bernice Dubois © Primo Info, 11/11/2010

* Déclarations faites par Stéphane Hessel dans son interview en ligne sur le site de l’ONU, 10 décembre 2008 : 

« J'étais un diplomate français frais émoulu du dernier concours. J'avais été reçu le 15 octobre 1945 et je suis arrivé à New York en février 1946. J'ai fait la connaissance d'Henri Laugier, qui était alors Secrétaire général adjoint des Nations Unies. Il m'a pris comme directeur de cabinet. Avec lui, il y avait John Peters Humphrey, directeur de la Division des droits de l'homme au Secrétariat des Nations Unies. J'étais en contact permanent avec l'équipe qui a rédigé la Déclaration, dont l'Américaine Eleanor Roosevelt et le Français René Cassin. (…) Au cours des trois années, 1946, 1947, 1948, il y a eu une série de réunions, certaines faciles et d'autres plus difficiles. J'assistais aux séances et j'écoutais ce qu'on disait mais je n'ai pas rédigé la Déclaration. J'ai été témoin de cette période exceptionnelle. »

 

 

Obama et le Ku Klux Klan

 

par Jean-Pierre Bensimon, 

 

Les contrats d'armement qu'Obama est en train de conclure avec l'Arabie Saoudite et certains états du Golfe vont donner une nouvelle dimension à un courant dévastateur de l'Islam.

 

Bernard Lewis, le très savant orientaliste américain, avait des facilités étonnantes en matière de pédagogie. On lui doit par exemple une fameuse analogie qui mettait en pièces l'obsession accusatrice de Edward Saïd à propos de ce qu'il appelait "l'Orientalisme". A cette éopoque, les élites occidentales faisaient étrangement leur petit lait de ses procès. Saïd prétendait que tout ce qui avait été écrit par l'Occident sur l'Orient, tout, suintait l’impérialisme et le colonialisme, l’agressivité, la volonté d’assujettir, l'arrogance, etc. Lewis le ridiculisa en comparant sa démarche à celle de Grecs qui partiraient en guerre contre l’Hellénisme, entendu comme un complot ourdi par l’Europe et l’Amérique pour dénigrer leur patrimoine national et asservir la Grèce.

 

On doit à Bernard Lewis une autre parabole, cette fois pour faire comprendre à ses compatriotes américains l'image contemporaine tout à fait terrifiante de l'Islam. Imaginez, leur dit-il, que le Ku Klux Klan ait pris le contrôle absolu du Texas et de ses ressources pétrolières; qu'il utilise ses revenus pétroliers pour mettre sur pied un réseau mondial d'enseignement, dans l'ensemble de la Chrétienté, de sa mouture très particulière du christianisme ; et vous aurez une pale idée de ce qui se passe dans le monde musulman moderne. Lewis évoquait évidemment le rôle de l'Arabie saoudite. Pour sa part, dans ses multiples mutations, le Ku Klux Klan né après la défaite du Sud dans la guerre de secession, mâtinait obstinément son protestantisme d'une doctrine de la supériorité de la race blanche justifiant les expressions les plus hideuses du racisme. Il n'eut ni pouvoir ni argent, et il a aujourd'hui quasiment disparu. Cette idéologie demeura confinée et impuissante.

 

Il n'en n'est pas de même de l'Arabie saoudite. Au milieu du 18ème siécle, un peu avant la Révolution française, alors que les Lumières commençaient à triompher en Europe, un doctrinaire moyen-oriental, Mohammad Aba Al Wahhab, s'alliait à un prince ambitieux, Mohammad ben Saoud ben Mohammad. Ils mariaient alors leurs enfants et entreprenaient de conquérir le pays. Surtout, ils imposaient par l'épée leur vision impitoyable d'un islam "authentique." La traque dévoyée des pratiques idolâtres, leur marque de fabrique, les a autorisés jusqu'à aujourd'hui, aussi bien à détruire les sites archéologiques de l'Islam primitif (ils auraient rasé récemment 95% des constructions plus que millénaires), qu'à condamner à la peine de mort quiconque prétendrait que la terre n'est pas plate, ou à interdire tout acte social à une femme indépendamment de son tuteur masculin.

 

Pour conserver le pouvoir, les princes saoudiens, étrillés par les Ottomans et leur bras armé égyptien, surent miser sur le bon cheval et passer une alliance avec les Anglais en 1915, puis avec les Américains en 1945. Un peu avant la seconde guerre mondiale, on avait découvert d'immenses champs pétroliers rémunérateurs qui leur assureront pour longtemps encore d'énormes ressources financières. Et ces théocrates rigoristes ont alloué depuis des décennies une bonne part de ce pactole provientiel à l'exportation de leur version très locale de l'islam, une culture de la haine durcie par sa convergence avec les préceptes d'Hassan al Banna et de Sayyed al Qotb. Leur religion, transformée par leurs soins en un obscurantisme fanatique, totalitaire et violent, torture aujourd'hui les nations et les sociétés aux quatre coins de la planète. Le conflit de civilisations de nos jours est inséparable de l'explosion idéologique mondiale d'un Ku Klux Klan saoudien cousu de dollars.

 

C'est cet univers qu'Obama, président frais émoulu, a entrepris de séduire, inaugurant sa démarche par une prosternation publique devant le roi Abdallah, le fameux "bow" en anglais, qui restera associée à son nom dans les annales de la débandade contemporaine des Etats-Unis et de l'Occident.

 

Ces dernières semaines, ce problème est en train de changer de nature. Jusqu'à présent les Saoudiens avaient à leur disposition une doctrine, des imams et une police religieuse, les Moutawas, pour la prêcher, et une montagne de dollars, le but étant d'extrémiser les musulmans d'Asie, d'Afrique et d'Europe. Et voici qu'Obama vient de proposer de doter en plus ce bastion de la démocratie et de l'humanisme d'une quantité invraisemblable d'armements les plus sophistiqués de notre époque.

 

Obama et son administration ont préparé un premier contrat de 60 milliards de dollars, le plus important jamais conclu par la première puissance mondiale. Il porte sur des bombardiers F 15, des hélicoptères d'attaque Blackhawk et Apache, un système radar avancé, des bombes à guidage laser et à guidage par satellite, et des missiles Harpoon et Sidewinder. En outre 70 autres avions de combat seront mis à niveau. Ce contrat renforce radicalement le potentiel offensif saoudien: pire encore, par son importance, il est en mesure d'introduire dans ce pays une culture militaire de la haute technologie et une catégorie sociale nouvelle formée de spécialistes de la mise en œuvre de ces armes sophistiquées.

 

Ce n'est pas tout : un contrat supplémentaire de 30 milliards de dollars, rien moins, portant sur les technologies navales est en préparation, toujours avec les saoudiens. Pour compléter le tableau, il faut aussi inclure dans ces opérations les contrats passés simultanément avec d'autres pays du Golfe (Emirats Arabes Unis, Koweit, Oman) pour des avions de combat, des missiles Patriot, des hélicoptères d'attaque, à hauteur de 13 milliards de dollars.

 

Ainsi toutes les cartes qui sous-tendent les équilibres stratégiques du Golfe et du Moyen Orient sont en train d'être rebattues par Obama au profit du régime saoudien. Son administration justifie cette énorme vague d'armement des pays arabes par la menace iranienne. C'est un aspect des choses. Pour de nombreux observateurs, l'aspect économique est prioritaire, les contrats se traduisant automatiquement par des commandes à l'industrie militaire des Etats-Unis.

 

Cependant, quand on a à l'esprit des témoignages ininterrompus d'Obama, d'amitié, de considération, de respect envers l'islam, qui confinent à l'allégeance voire à la sidération, on ne peut pas exclure non plus l'existence d'un paramètre idéologique personnel dans cette volonté de redistribuer des rapports de force. D'autant que les bénéficiaires de ces arsenaux sont parmi les ennemis les plus déterminés de l'état hébreu.

 

Mais voilà, Obama n'est pas l'Amérique. Le président sortant de la commission des affaires étrangères de la Chambre des Représentants, le démocrate Howard Berman, et la future présidente de cette commission, la républicaine Ileana Ris-Lehtinen, ont rédigé une lettre demandant à Hillary Clinton et à Robert Gates des éclaircissements sur ce dispositif : "nous soulevons une série de questions stratégiques sur l'impact de ventes d'armes de cette importance sur les intérêts nationaux de sécurité des Etats-Unis et de nos alliés". Vendredi dernier cette lettre recueillait déjà les signatures de 198 parlementaires. De son coté, la Maison Blanche estimait quand même qu'elle obtiendrait l'accord du Congrès.

 

La vraie question est de savoir si l'Amérique d'Obama pourvoira d'un arsenal de pointe le méga Ku Klux Klan saoudien.

 

pour Objectif-info, le 18 novembre 2010

 

http://www.objectif-info.com/index.php?id=1507

 

Primo remet en ligne cette lettre adressée à un prêtre catholique. C'était en Mai 2004. En cette fin octobre 2010, les synode des Evèques du Moyen Orient récidive et proclame la faute consubstancielle de l'Etat Juif.

Rappel du contexte en 2004 : A Jérusalem, le "mur de la honte" s'attaque aux terres chrétiennes. Le 6 décembre 2003, en pleine nuit, les bulldozers ont défoncé le mur d'enceinte du monastère sans prévenir, au mépris du concordat entre le Vatican et Israël et des plus élémentaires règles de respect envers un lieu sacré" (voir l’article de Michel Bôle Richard in Le Monde du 29 avril en bas de page)

Lettre ouverte à un propriétaire foncier

Cher Monsieur Ghilardi

Prêtre catholique, Jérusalem

Tout d’abord, je vous prie de ne point prendre ombrage du fait de cette appellation « Monsieur » alors que vos titres vous permettent de vous faire appeler « Père » par ceux qui partagent votre foi.

Je suis simplement protestant et une lecture attentive du Nouveau Testament m’a enseigné que nul ne peut s’arroger le titre de Père, hormis celui que nous avons aux cieux.

Vous avez bien voulu, par voie de presse, faire part de votre colère et de votre inquiétude quand à l’avenir de vos propriétés sises à Jérusalem, menacées de graves atteintes et morcellements par un mur de séparation.

Vos récriminations sont parvenues jusqu’aux oreilles européennes par la grâce d’un quotidien du soir dont l’antisémitisme latent est désormais aussi discret qu’un néon à Las Vegas.

Je ne peux qu’être sensible à ce qui vous advient. Ce droit de propriété, inaliénable, intangible, est à peu près le seul droit qui permet à l’être humain d’avoir un toit ou reposer sa tête.

Evidemment, le Christ, celui que vous avez la prétention de représenter ici bas, n’a pas eu ce luxe.

Mieux, il n’en voulait pas, préférant considérer la terre habitée, non comme une marchandise ou un bien acquis à jamais, mais plutôt, s’enracinant ainsi dans la pensée juive, un lieu dont la responsabilité échoit à tout être humain et que chacun a le devoir de protéger et de faire fructifier.

Il s'est toujours voulu étranger et pèlerin sur la terre.

Depuis la première croisade, l’Eglise Chrétienne, forte de son universalisme, prétend être partout chez elle. Et surtout en Terre Sainte.

Vous dites qu’Israel bafoue les « plus élémentaires règles de respect envers un lieu sacré ». Est-il permis de vous faire humblement remarquer que ces lieux sacrés, comme vous dites si bien, ont été massacrés depuis 13 siècles, par ceux que vous représentez aujourd’hui ?

Avant que de crier au sacrilège, Monsieur Ghilardi, il aurait fallu montrer vous mêmes un peu plus de respect, non seulement envers les habitants de ce pays mais aussi, et, puis-je me permettre, surtout dans votre cas, envers la foi que vous avez la prétention d’annoncer.

Le Christ n’a t’il pas dit un jour à propos des pharisiens : « faites ce qu’ils disent, pas ce qu’ils font » ? Si les pharisiens, docteurs de la loi de l’époque, avaient amplement mérité cette critique, il semblerait que vous ayez oublié de vous l’appliquer.

Or, quel exemple avez vous montré dans ce pays qui a vu naître, babiller, courir, puis enfin parler la totalité des prophètes dont vous devez lire quelques passages chaque jour lors de vos messes ?

Vous, représentant la foi chrétienne, avez contribué à donner de cette croyance l’image la plus désolante, la plus archaïque, mais aussi la plus violente qui soit.

Passons sous silence les hauts faits d’armes de l’Eglise lors des Croisades ainsi que les pogroms, massacres par vous suscités sous le simple et fallacieux prétexte que le peuple Juif était un peuple déicide.

Passons sur des siècles de violence sur à peu près tout territoire qui se peut fouler sur notre planète et dont vous portez, peu ou prou, la responsabilité.

Intéressons nous à vos actuelles propriétés, celles que vous défendez avec un acharnement de zélote.

Etes-vous certain d’avoir su montrer toujours le bon exemple ? Si cela n’était pas tragique, faut-il alors vous remettre en mémoire les comédies obscènes et ubuesques de préséance entre chrétiens arméniens, coptes, franciscains, catholiques de rite orthodoxe, et j’en passe, lors des cérémonies du Saint Sépulcre ?

Les bagarres rangées entre moines de différentes obédiences à l’intérieur même des lieux saints, juste parce que l’un d’entre eux a eu l’étourderie d’arriver un peu trop tôt à la cérémonie des précédents ?

Les sourires ironiques des journalistes filmant et commentant vos célébrations et les cohues indescriptibles qui en découlent, juste parce qu’une tradition chrétienne exige de passer avant l’autre pour rendre hommage au Christ ?

Vous qui deviez être à jamais unis en une seule foi, un seul baptême et j’ai oublié le troisième, n’avez réussi qu’à donner de la foi chrétienne, au temps du Catholicisme triomphant, une image scandaleuse, une image de haine.

Puis, lorsque les sociétés se sont sécularisées, vous n’avez réussi qu’à susciter ironie et moquerie.

Comprenez dans ce cas que, lorsque vous venez vous plaindre d’un "manquement aux plus élémentaires règles de respect envers un lieu sacré" pour quelques arpents de terre, un chrétien qui n’a jamais mis le pied en Israel vous dise d’aller vous faire f……

"Le mur, longue balafre grise, défigure votre paysage", dites vous.

Vos églises, que vous avez cru devoir construire sur à peu près l’ensemble des lieux ou a vécu, mangé et souffert le Christ n’ont-elles pas, elles aussi, contribué à défigurer irrémédiablement une des plus belles terres qui soit permis de contempler ?

Ces églises n’ont elles pas, à un moment ou l’autre de l’Histoire, caché le soleil à de simples jardiniers ?

Ne perdez pas de temps, je vous prie, à essayer de comprendre cette phrase. Engoncé comme vous paraissez l’être dans vos certitudes apprises, je crains que l’effort ne soit au delà de vos capacités.

Pourquoi faut il donc toujours que l’Eglise s’approprie ce qui ne lui appartient pas ?

Ainsi, parce que le Christ a vécu et souffert aux environs de Jérusalem, vous auriez quelque droit d’y implanter et construire quoique ce soit. Au nom du ciel, qui vous a permis de propager et même de penser de pareilles insanités ?

A l’instar des pharisiens et sadducéens des temps bibliques, vous parlez de Dieu comme si vous l’aviez inventé, comme un propriétaire.

Paradoxalement, ces lieux ne seront sacrés, Monsieur Ghilardi, et ils ne vous appartiendront que lorsque vous les aurez donnés.

Vous parlez aisément de « délit contre l’humanité » lorsque le mur traverse un endroit ou gisent les corps des premiers chrétiens, mettant ainsi au jour 4 tombes.

Je suis de ceux qui pensent, Monsieur Ghilardi, que ces chrétiens auraient été heureux de voir ainsi leurs tombes sacrifiées pour que quelque uns de leur peuple puissent avoir la vie sauve. Et je suis de ceux qui pensent que ces chrétiens dont vous conservez jalousement la sépulture ne sont plus là ou vous les gardez.

C’est tout de même bizarre, cette propension qu’ont les systèmes religieux à placer des gardiens devant des tombeaux vides.

Sœur Loudy pleure sur son potager anéanti. Et Frère Helmut se désole car maintenant, à cause du mur, le soleil se lève à 11 heures.

Monsieur Ghilardi, il est parvenu aux oreilles de quelques personnes en France que dans une famille d’Israel, une mère enceinte et ses 4 filles n’auront plus jamais l’occasion de voir le soleil se lever, même à midi.

Le 2 mai 2004, Tali Hatuel, âgée de 34 ans et enceinte de 8 mois, ses filles Hila, 11 ans, Hadar, 9 ans, Ronni, 7 ans et Meirav, 2 ans, ont toutes été assassinées, à bout portant, par des terroristes du Jihad islamique et par une branche du Fatah.

Certes, votre monastère est sûrement un bien précieux à vos yeux. Mérite t’il pour autant que vous puissiez lui accorder tant d’importance, plus que la vie, plus que la paix ?

Voilà ce qui, à mes yeux, vous disqualifie à jamais pour parler de l’Evangile.

Mais, avec mes frères Juifs, musulmans, athées, laïcs, ceux qui croient comme moi qu’un jour, il se pourrait que tout redevienne possible, nous pourrons détruire cette barrière de sécurité.

Nous n'en vendrons pas les morceaux car cette barrière n’a rien à voir avec le Mur de Berlin. Nous nous en servirons comme fondations pour des écoles, des crèches et des hôpitaux.

S’il nous reste quelque force, je vous promets, Monsieur Ghilardi, que nous viendrons alors dans votre monastère vous aider à rafistoler votre potager…et peut être, qui sait, en mangerons-nous ensemble les premiers fruits.

En attendant ce jour que je vois dans un avenir plutôt lointain, pardonnez-moi si je me sens un peu plus concerné par la sécurité des habitants d’Israel que par le bon état de votre domaine foncier.

Bien cordialement.

Pierre Lefebvre © Primo, 24 mai 2004

Extraits de l’article de Michel Bôle Richard - Le Monde 29-04-2004

A Jérusalem, le "mur de la honte" s'attaque aux terres chrétiennes. C'est une atteinte au "concordat entre le Vatican et Israël", selon le Père Ghilardi

Jérusalem de notre envoyé spécial

Pour Helmut, le gardien de l'hospice Notre-Dame-des-douleurs, "le soleil se lève désormais à onze heures". C'est seulement à cette heure-là qu'il franchit le sommet des 8 mètres de mur que les Israéliens ont planté juste de l'autre côté de la route, en face du portail d'entrée de cet établissement religieux situé aux confins de Jérusalem, de l'autre côté du mont des Oliviers.

De son bureau, Sœur Marie-Dominique Croyal ne voit plus que ces immenses panneaux de béton gris(…) au pied du mont des Oliviers, le tracé empiète sur les propriétés religieuses qui se succèdent sur le versant oriental. Si le terrain de Notre-Dame-des-douleurs n'est pas touché, ceux des frères passionistes, des franciscains, des orthodoxes, des sœurs de la charité sont tous plus ou moins rognés pour laisser passer "le mur de la honte" comme l'appelle le Père Claudio Ghilardi. Ce frère passioniste ne décolère pas depuis que, le 6 décembre 2003, en pleine nuit, les bulldozers ont défoncé le mur d'enceinte sans prévenir, "au mépris, dit-il, du concordat entre le Vatican et Israël et des plus élémentaires règles de respect envers un lieu sacré". Depuis lors, rien n'a bougé, car le nonce apostolique, Mgr Pietro Sambi, a protesté officiellement, et des plaintes ont été déposées.

BALAFRE GRISE

"Vous voyez cette école des sœurs de la Nigrizia, elle va être séparée de nous,s'emporte cet Italien. Notre communauté est coupée en deux. Et ce terrain, c'est une zone archéologique. Il y a dix-sept citernes et de nombreuses sépultures de premiers chrétiens. Regardez, quatre ont été mises au jour. C'est un délit contre l'humanité." Il montre les morceaux de poteries, les restes d'un mur aussi vieux que ceux de Jéricho, une borne de délimitation datant des Anglais. (….. )

"Que voulez-vous que l'on fasse. On ferme les yeux sur le panorama, dit la supérieure Sœur Joséphine. Un jour le mur disparaîtra. Le Bon Dieu ne peut pas permettre cela. Tant de misère est insupportable. Sharon finira bien par s'en aller. Alors on en vendra les morceaux, comme pour le mur de Berlin."

Sœur Loudy pleure sur son potager anéanti, sur ses citronniers, ses oliviers et tous ses arbres arrachés pour laisser la place à une route poussiéreuse et une barrière qui fend le ciel. (...)

"Ils nous ont dit qu'ils feront une porte. Il faudra donc que je demande la clé, et à qui ?, pour aller chercher des figues sur mon figuier de l'autre côté, maintenant." Les sœurs dirigent un orphelinat et une colonie de vacances et se demandent comment elles feront avec les familles et les employés, qui sont tous de l'autre côté. Chez les franciscains, d'après le Père Ricardo, plus de 1 hectare a été confisqué. Un peu moins chez les orthodoxes, dont la vue sur le désert de Judée jusqu'à la mer Morte est gâchée par cette balafre grise qui court sur le terrain.

"Souvenez-vous d'une chose, dit le père Innokentios, le Moyen-Orient est la terre de l'inattendu. Alors le mur, comme tous les murs, ne peut qu'être détruit." En attendant, sa construction continue à grands pas.

Michel Bôle-Richard

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Pierre Lefebvre

© Primo, 25-10-2010

 

 

 

  Un livre sur l'arraisonnement israélien de la flottille'' humanitaire'' turque

 

Un passager turc du Mavi Marmara, bateau de la flottille voulant casser le blocus de Gaza, a écrit un livre. Les légendes des photos publiées dans son livres sont époustouflantes.

 

  Document ici

 

Transmis aimablement par Victor Perez

 

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  L'essentiel ne se négocie jamais!

 

Thierry COULOM, Adjoint au Maire de Nancy - UMP 

 

 

S'agissant du conflit du proche-orient et particulièrement d'Israël et de la Palestine, je n'ai connu, depuis que je suis en âge de comprendre (j'ai 50 ans), que des phases de négociation entre Palestiniens et Israéliens entrecoupées de phase de guerre ou de soulèvements des populations.

Pendant toutes ces années, Israël n'a jamais renoncé à ses droits qu'elle estime fondamentaux et même au bord du précipice, qu'il soit diplomatique et/ou politique, Israël a tenu au risque de paraitre faire preuve d'intransigeance; pourquoi?

Simplement parceque l'essentiel ne se négocie jamais! que plus on est isolé, entouré d'ennemis et sur le point d'être submergé et plus grande doit être son exigence à refuser les compromis.

Le Général de Gaulle ne fît pas autrement à Londres face à Churchill et les américains alors qu'il n'avait rien et surtout qu'il ne représentait rien. Et pourtant... au final il gagna le respect de tous et fini par s'imposer à ses alliés, à la France et dans l'Histoire.

Depuis sa création, Israël a été confronté à la volonté de ses ennemis de la dissoudre et je suis convaincu que c'est cet acharnement général à la voir disparaitre qui lui a permis d'être aujourd'hui une nation forte et démocratique.

je n'ai aucun doute sur le fait qu'un jour prochain le conflit Israélo-palestinien cessera. quand? eh bien on verra mais ce que j'observe c'est que peu à peu la conscience de nombreux arabes en Israël et en Palestine s'est fait autour de l'idée de démocratie et de légitimité démocratique.

Rappelez vous Arafat et les attentats terroristes, tous cela est en voie d'extension et Mahmoud Abbas est aujourd'hui un premier Ministre légitime. alors, même si le Hamas et le Hesbollah sont actifs, observons qu'ils sont cantonnés géographiquement et ne sont supportés que par obligation ou fanatisme, deux raisons pour que ça ne dure pas.

prenons du recul et sortons un temps soi peu la tête du guidon, qu'observe-ton?

Israël est une démocratie, la seule au proche orient depuis 60 ans, elle est un avant-poste des démocraties européennes que ça plaise ou non aux antisionistes et surtout aux antisémites qui ne sont jamais loin des précédents.

les seuls arabes vivant en démocratie la vivent en Israël et l'on a fait semblant de croire en juin dernier lors de la provocation de la flottille du Hamas qu'Israël était un état terroriste. quelle absurde contrevérité!

les palestiniens de Cisjordanie connaissent actuellement une embellie économique sans précédent.

Israël est une vitrine inacceptable par ceux qui au proche-orient, ont confisqué le pouvoir au peuple ou qui, par fanatisme religieux, ne peuvent accepter cet ilot de libertés à leur porte. c'est là la raison fondamentale de ce conflit interminable.

En Europe, goinfrés de bien-être, pétri sde yaka focon, devenus des pleutres par peur de tout et de rien, à la recherche de nos valeurs oubliées, Israël peut nous être d'un grand secours par tout ce qu'elle représente et que beaucoup d'entre nous ont perdu : courage, civisme, démocratie et patriotisme.


Transmis par Monsieur le Maire Thierry COULOM

 

ISRAEL AU MOYEN ORIENT

ETAT DES LIEUX - DEFIS ET ATOUTS

 

Il y a encore un siècle, l'empire ottoman dominait le Moyen Orient. Après son effondrement en 1923, on a vu naître de nombreux états indépendants, ou sous mandat britannique ou sous protectorat français. Depuis la fin de la 2ème guerre mondiale, nous avons assisté à deux transformations majeures du panorama de la région:

- au-delà des nationalismes qui se sont cristallisés dans les nations nouvellement établies, voilà que les sociétés arabo-musulmanes, qui pratiquaient modérément leur Islam, s'islamisaient à outrance, progressivement ou brutalement, avec une radicalisation extrême de certaines franges. La notion coranique de "oumma" (nation-mère) renaissait profitant de la globalisation ambiante (1).

- la renaissance de la nation juive sur sa terre ancestrale, malgré les efforts constants de délégitimation des pays arabo-musulmans, d'une partie de l'Occident et des Juifs qui ne se reconnaissaient plus ou qui ne sont jamais reconnus dans le sionisme.

 

A 62 ans, Israël est comme un grand père (sav=62) qui a engendré de nombreux enfants, petits enfants et arrière petits enfants, beaux et vigoureux, mais qui est toujours dénigré par ses voisins. Pour avoir une paix relative, ce grand père et sa famille se sont armés et clôturés.

La question qu'on pourrait se poser "Si Israël était entouré de pays arabes laïcs et démocratiques, la paix aurait-elle pour autant été assurée ?"- je ne le pense pas.

La Syrie de Hafez al Assad et l'Irak de Saddam Hussein étaient des états laïcs, ceci ne les a pas empêchés de s'attaquer à Israël. Le Liban dit démocratique et non religieux vient d'intégrer dans son gouvernement une milice islamiste et terroriste, violemment antisioniste. L'Irak shiite façonné par les Américains pour être démocratique et pluraliste n'a pas de relations avec Israël.

 

En fait, dans la tradition politique islamique ou arabe, seules comptent la force et l'hégémonie sur l'autre. Israël n'est respecté ou craint que s'il est fort et s'il manifeste sa force (2). Depuis un demi-siècle, nous avons assisté à de nombreuses velléités d'hégémonie et de puissance au Moyen Orient:

- l'Egypte de Nasser avec la République Arabe Unie et l'expédition au Yémen

- la Syrie des Assad avec le projet constant de Croissant fertile

- l'Irak de Saddam Hussein avec la guerre avec l'Iran et l'occupation du Koweit

- l'Arabie saoudite avec la clique wahabite qui utilise ses pétrodollars pour diffuser sa doctrine à travers le monde et qui a engendré al Qaeda

 

Aujourd'hui ces pays arabes sont supplantés par 2 pays non arabes:

- l'Iran shiite, avec son équipée nucléaire et balistique pour mettre à genoux le Moyen Orient et sans doute au-delà

- la Turquie sunnite qui en 8 ans de pouvoir du parti AKP d'Erdogan a transformé un pays laïc et semi-démocratique en une république islamique. L'historien Bernard Lewis lui donne encore moins de dix ans pour devenir un autre Iran.

 

Comment en est-on arrivé là ? L'Islam, mon général !

L'Islam porte en lui les germes de l'extrémisme et de la violence, beaucoup plus que toute autre foi. Il suffit de regarder l'état du monde et l'origine de la majorité des conflits politiques dans le monde:

- de nombreuses sourates préconisent la puissance et la domination de l'autre qui n'est pas musulman

- contrairement à la tradition judéo-chrétienne où certaines interdictions sont absolues, dans le Coran les 3 commandements liés au meurtre, au vol et au faux témoignage ne sont pas "absolus", mais "relatifs", ce qui entraîne à coup sûr la violence (voir www.nuitdorient.com/n2312.htm )

 

Ainsi en 62 ans, l'Islam a réussi à écoeurer ou à tuer 80% des Chrétiens qui vivaient au Moyen Orient à la fin de la dernière guerre mondiale. (voir www.nuitdorient.com/n18.htm)

- en Egypte, les coptes formaient 20% de la population en 1950. Aujourd'hui, ils ne sont moins de 10%. Ils se sont exilés en Europe et aux Etats-Unis

- au Soudan, on a compté 2,5 millions de morts assassinés au Sud du pays

- au Liban, la majorité chrétienne est devenue une minorité divisée et sans voix

- en Irak, en Syrie et dans les territoires autonomes de Judée-Samarie comme à Gaza, les Chrétiens émigrent en masse vers l'Amérique Latine, au Chili et au Pérou.

 

L'Islam a réussi à chasser tous ses juifs des pays arabes qui sont devenus pratiquement

"judenrein" (voir www.nuitdorient.com/n15.htm annexe jointe). Mais il n'a pas réussi à les dissuader de faire renaître la nation d'Israël, et les Juifs d'Orient et d'Occident sont revenus repeupler leur terre comme la colombe qui revient à son colombier après un long périple (voir http://symbole.chez.com/sion.htm )

Pourtant les Musulmans ont tout essayé pour les en empêcher:

- les pogroms de Palestine des années 20/30

- la collusion avec les nazis de leur chef religieux Haj Amin al Husseini qui cherchait à faciliter la "solution finale" au Moyen Orient, l'occupation de la Palestine et de l'Irak en 1942/43

- la collusion des Arabes avec les Anglais pour empêcher les Juifs de débarquer et de s'installer en Terre d'Israël, dans les années 30/40

- les nombreuses guerres offensives menées depuis 1948

- la nucléarisation de l'Iran et ses menaces constantes d'extermination

- et récemment la Turquie qui se faufile derrière l'Iran et qui menace la sécurité d'Israël

 

Malgré toutes ces menaces, Israël comptera en 2012, 6 millions de Juifs, multipliant par plus de 10 la population à son indépendance.

 

 

 

Etat des lieux

 

Israël au Moyen Orient semble aujourd'hui un îlot de démocratie de progrès au milieu d'un océan de dictatures rétrogrades. Comment alors ne pas susciter des convoitises de ces peuples voisins qui ont longtemps vécu de razzia et de butin ?

En effet, Israël est une "success story" comme disent les anglo-saxons, sur les plans technologiques, économiques, financiers, sur le plan des start-up, de l'esprit d'entreprise, sur le plan des performances, du nombre de prix Nobel par habitant, des différents prix reçus dans tous les domaines notamment culturels. Sur le plan politique, le pays est stable et le niveau de sa dissuasion enviable.

 

En dehors de quelques îlots d'extrême richesse, je dirais de richesse ostentatoire, le Moyen Orient arabo-musulman est délabré dans sa globalité. Le refus de la modernité du nouvel Islam wahabite ou salafiste en est la principale cause. Un rapport récent de l'Onu confirme cette régression socio-économique. Il faut ajouter à cela le mépris de la femme qui s'oppose à son émancipation. Nous avons décrit cette situation dans de nombreux articles parus dans www.nuitdorient.com 

De plus les régimes en place n'ont d'autre but que de se perpétuer, sans aucune place pour une véritable expression populaire. Tous les pays du Moyen Orient sont dans un équilibre fragile, le pouvoir pouvant être renversé du jour au lendemain par la force ou par des urnes truquées ou non, au profit d'un régime islamiste encore plus violent et arbitraire.

 

Aujourd'hui l'opinion occidentale est manipulée par des médias et de nombreuses ONG largement financés par cet Islam rétrograde. Ceci explique en partie l'alignement aveugle "des nouvelles gauches" du monde avec des dictatures arabo-islamiques dont le Hamas à Gaza et l'OLP à Ramallah sont les exemples les plus flagrants. Cet alignement vociférant de l'Occident n'est-il pas le prélude à sa vassalisation?

 

LES DEFIS D'ISRAËL

 

Défis sociologiques

 

Démographie

La population juive croit chaque année d'environ 110 000 âmes, excédent des naissances sur les décès et de 25/30 000 personnes, excédent de l'aliyah (montées vers Israël) et des retours sur la yérida (départs d'Israël).

La différence du taux de croissance démographique qui est de 2,1% pour les Juifs et de 2,8% pour les Arabes sera comblée avant 10 ans, les taux se respectifs se rejoignant vers les 2,3%, grâce à l'accroissement des populations juives traditionnelles, grâce à la prise de  conscience des populations juives laïques et agnostiques et surtout grâce à l'amélioration du niveau de vie de la population arabe, devenant alors moins prolifique.

 

Education et violence

La population des jeunes est violente et mal éduquée. La violence provient de l'usage de l'alcool et de drogues diverses et d'une situation familiale dissolue. Cette situation s'ajoute à un système éducatif primaire et secondaire peu performant. Les enseignants sont mal payés et les crédits de l'école publique sont en régression.

En 1960, 61% des élèves allaient à l'école publique. Aujourd'hui, il n'y en a plus qu'un tiers des élèves et demain en 2040, on prévoit seulement 14%!

Pour donner à leurs futurs adultes des atouts dans la vie courante, les écoles religieuses devraient inclure dans leur cursus, une langue étrangère, les mathématiques et les sciences. Les écoles publiques, quant à elles devraient intensifier l'enseignement de la culture générale, notamment biblique, l'esprit civique et l'éthique, car au-delà de l'efficacité pour passer des examens et obtenir des résultats, il faut former des citoyens.

 

Ecart de revenus

Avec la libération de l'économie qui était nécessaire, la croissance est venue au rendez-vous, mais elle ne tire pas tout le monde vers le haut, de la même manière. Les laissés pour compte sont passés en 20 ans de 10 000 à 140 000. La pauvreté se situe là où l'éducation est faible, là où le chômage volontaire ou non sévit, c'est-à-dire chez 2/3 des religieux orthodoxes et de 1/3 des Arabes qui ne travaillent pas. Or cette population représente 30% du total et a tendance à croître. Le gouvernement vient de mettre en place des moyens de la juguler (3).

 

Démocratie et liberté d'expression

Dans la 1ère moitié du 20ème siècle les idées humanistes et universalistes avaient un certain sens, face aux fascismes ambiants, issus souvent de la droite de l'échiquier politique, et parfois de sa gauche. Depuis la fin de la 2ème guerre mondiale et surtout depuis la fin de l'URSS, le monde a changé. On a assisté à la naissance de nombreuses nations et l'Onu en compte près de 200 ! Ces nations jeunes et neuves sont rarement démocratiques. Des régimes dictatoriaux, autoritaires ou anarchiques règnent partout en Afrique, en Asie, en Amérique laine, sous couvert de socialisme, de communisme ou de national-socialisme. Les anciennes élites intellectuelles d'Occident sont restées figées dans leurs dogmes d'antan, soutenant ces régimes soi-disant de libération nationale ou révolutionnaires. De fil en aiguille, elles en viennent à soutenir les états autoritaires et les mouvements terroristes ou fascistes du Moyen Orient, notamment le Hezbollah, le Hamas, le Fatah et tutti quanti….

En Israël, ces élites ne sont pas en reste. Issues des mouvements humanistes d'avant-guerre, elles ont participé aux guerres d'indépendance et à la construction du pays. Mais elles n'ont pas évolué sur le plan mental. Elles sont en perte de vitesse du fait de l'évolution rapide de la structure démographique de la société. Dans une génération elles vont disparaître. "Alors après moi le déluge" se disent-elles! Ainsi elles participent au sabotage de leur propre patrie, se permettent tout, cherchant à contrecarrer le destin par la force et par des pressions venant de pays étrangers. C'est le sens du NIF, fonds pour l'établissement d'"un nouvel Israël", à l'image du passé. Alors ces élites menacées enseignent la haine du Juif dans leur propre université. Elles trahissent l'Université qui les paie, hurlant avec les ennemis de leur pays, les incitant au boycott, à désinvestir et à prendre contre lui des sanctions internationales (4).

La liberté d'expression dans une démocratie c'est aussi le respect des institutions, le respect du scrutin populaire, c'est aussi le respect de l'autre tout simplement.

Israël est un pays jeune malgré ses 62 ans. Il devrait trouver des moyens légaux et financiers pour limiter les énormes dégâts causés par ces hurluberlus attardés, ces utopistes d'un autre temps, prêts à vendre leur propre université et leur propre pays, parce qu'ils ne s'y sentent plus à l'aise. Ce pays devrait aussi pouvoir empêcher les élites arabes élues de divaguer publiquement, appelant leurs concitoyens au boycott de leur pays, se transformant en hérauts du jihad ou d'un califat mondial, voire même en dangereux espions.

La liberté d'expression trouve ses propres limites dans une véritable démocratie. Aujourd'hui Israël est assez mûr pour trouver la voie moyenne dans la tolérance.

 

Défis environnementaux

 

Israël est un petit territoire se situant au croisement de 3 continents, de structure géologique particulière, puisqu'on vit aussi bien à 1000 m qu'à - 500m, avec de grandes variétés climatiques, allant des vents de poussière à 45° aux tempêtes de neige.

Aujourd'hui l'eau commence à manquer.

 

Le déficit en eau est évalué à 1 milliard de m3. Les sources habituelles, le lac Kinneret et les nappes phréatiques, commencent à s'épuiser. Le lac a perdu 5,2m en 6 ans et n'est plus qu'à 40 cm de son niveau d'alerte rouge. Comment réduire le déficit ?

Pendant longtemps le pays a caressé le projet d'importer de Turquie de l'eau en bateaux-citernes. Mais un malentendu sur le prix de l'eau rendue n'a pas permis la réalisation de ce projet, qui était par ailleurs condamné du fait de l'évolution désastreuse des relations entre les deux pays. Israël espérait qu'un miracle climatique se produirait, mais celui-ci n'a pas eu lieu.

Alors des solutions plus coûteuses, mais volontaires et autonomes, ont enfin vu le jour. Une centrale de désalinisation de 150Mm3 vient d'être inaugurée à Hadéra (5). Une autre le sera en 2013 à Ashqelon. D'autres doivent suivre.

Divers moyens sont mis en œuvre pour réduire le déficit:

- traitement des eaux résiduaires pour l'agriculture et l'industrie

- recueil des eaux d'écoulement de pluie dans des bassins imperméabilisés ou, au niveau individuel, dans des citernes pour des usages domestiques

- économies domestiques par des campagnes de sensibilisation pour une meilleure plomberie et par l'addition de gadgets économisant l'eau, étanchéisation des conduits

- …

 

Un autre défi est le niveau de la mer Morte qui perd 1m/an provoquant une modification du paysage écologique (énormes crevasses dangereuses) et mettant en péril les industries chimiques qui en vivent. L'eau douce du Jourdain n'arrive plus à la mer Morte puisqu'elle est puisée pour les besoins aussi bien d'Israël que de la Jordanie qui reçoit 50 Mm3/an. La pluie ne parvient pas à compenser l'évaporation de la mer.

Le projet de canal mer Rouge/mer Morte qui nécessite une coopération avec la Jordanie et d'énormes investissements semble lointain, d'autant plus que les apports d'eau sont salins et non doux, ce qui peut changer la structure aqueuse de la mer Morte, l'écologie et les ressources en sels de l'industrie en place.

 

Les défis sécuritaires

 

En milieu hostile, on n'achète pas la paix. La paix est alors obtenue par la dissuasion. En demandant sans cesse "la paix maintenant", c'est comme si on était prêt à l'obtenir à tout prix, c'est à dire jamais.

Israël doit être prêt pour 4 types de guerre militaire, ce qui est unique dans l'histoire du monde à ce jour:

- guerre conventionnelle (les diverses guerres avec les pays arabes voisins jusqu'à la sortie du Liban Sud en 1995)

- guerre non conventionnelle, avec des missiles porteurs ou non d'armes de destruction massive (depuis l'an 2000, roquettes et katiouchas….)

- guerrilla (cf depuis 1973 commandos suicide, bombes humaines, attaques improvisées – Hezbollah au Liban- Hamas à Gaza)

- conflit urbain ou émeute urbaine (cf Djénine)

 

Pour chacun de ces types de guerre, Israël a trouvé la parade technique (barrière de sécurité, blocage des côtes, bouclier anti-missile, sous-marin nucléaire…), ou humaine (renseignement, entraînement, commandos…).

Or depuis les accords d'Oslo, l'ennemi a trouvé d'autres moyens de destruction, en dehors des attentats-suicide, les ONG occidentales, les médias, les cours de Justice, et les arènes internationales de l'Onu: plaintes en justice, votes-sanction par des majorités automatiques, désinformation….(6)

 

Défis de l'information (hasbara)

 

Israël n'a jamais été très fort en matière d'information interne comme externe, encore moins pour se faire de la publicité. Car qui dit "publicité" dit "propagande", et qui dit "propagande" dit une bonne part d'exagération, voire de mensonges. Alors que la désinformation bat son plein au Moyen Orient, c'est-à-dire la propagande organisée et systématique, comment voulez-vous qu'un petit pays, voulant simplement s'exprimer pour survivre, puisse s'en sortir ? Tache immense et incertaine.

Un moment le gouvernement avait envisagé de créer une chaîne de télévision internationale pour neutraliser les chaînes arabes et terroristes, al Arabiya et al Jazira. Les émissions en ondes courtes sont limitées à peu de langues dont le persan. Les émissions en persan sont très appréciées par l'opposition iranienne.

 

Il faudrait faire aussi le ménage à la télévision israélienne, car sous prétexte de tolérance, on accepte des insanités contre le pays, dans les émissions en arabe, ce qui serait interdit dans n'importe quel autre pays. En fait les pouvoirs publics semblent désemparés dans cette guerre des ondes et de l'internet. Ils semblent néanmoins avoir opté pour l'information moléculaire, la moins coûteuse.

Tous les citoyens israéliens qui partent à l'étranger en mission d'affaires, de diplomatie, de culture, de science ou d'éducation doivent recevoir une formation spécifique pour discuter et débattre. Ce programme s'appelle "Debate" et 200 séances de 14 heures ont déjà commencé à former ces ambassadeurs à l'étranger. Pour les autres Israéliens sans mission autre que le tourisme, des livrets individuels sont distribués aux points de sortie.

La diaspora est invitée à créer des sites, des documents et des vidéos pour neutraliser la désinformation ennemie, mais aussi celle qui émane de Juifs ou d'Israéliens coopérant avec l'ennemi.

 

ATOUTS

 

Dans ce maelstrom moyen oriental, Israël doit à la fois garder sa spécificité et s'intégrer, encore faut-il que ses voisins l'accueillent pour cela. Ces voisins sont à la fois jaloux des atouts d'Israël et craintifs vis-à-vis de ceux-ci, craignant ne pas pouvoir les égaler. La situation devrait pouvoir évoluer favorablement si les forces du mal, c'est-à-dire celles de l'extrémisme, sont jugulées et empêchées de triompher.

 

Je note pèle mêle les atouts suivants:

- Peuple ancien et nation jeune: les atouts d'un peuple ancien sont l'histoire et la culture qui peuvent le guider dans sa progression. La nation est jeune et dynamique, pleine d'espoir, sans trop d'illusions.

- Pour un petit pays, 3 universités mondialement reconnues comme performantes: Université Hébraïque de Jérusalem, ben Gourion du Négev, Technion de Haifa

- Economie et finances performantes grâce à la sagesse du gouverneur de la banque d'Israël, M Fisher, et celle du 1er ministre B Netanyahou. Taux de croissance prévu en 2010: 3,5/3,7%- Taux de chômage: 7/7,3% - Taux d'inflation: 2,7/2,9%.

Accession à l'OCDE à l'unanimité des 31 pays. Premier pays au monde sur 58 sur le plan de la résilience économique (résistance à la crise) et 17ème sur le plan de la compétitivité. Réserves financières confortables permettant de faire des prêts à d'autres pays.

- High Tech: taux le plus élevé de sociétés étrangères cotées eu Nasdaq (bourse de New York), proportionnellement à ses dimensions. De même pour les brevets déposés. Forte inventivité et fort esprit d'entreprise. Fortes avancées dans l'agriculture, la médecine, la protection médicale, l'armement, les énergies alternatives…

Une "Silicon Valley" entre Tel Aviv et Haifa. Premier pays au monde à relever le défi de la généralisation de la charge de voitures électriques sur tout le territoire, par des bornes ou par échange standard de batterie en 2 minutes.

- Culture surabondante mais parfois délirante: musées, théâtres, films primés, musique

- Tourisme soutenu tout au long de l'année

- Liens étroits avec la Diaspora

 

Les arrière petits enfants de ce grand père de 62 ans devraient aujourd'hui être fiers des accomplissements des anciennes générations et ils doivent œuvrer de plus belle pour défendre ce magnifique colombier qui a été remis en état de fonctionner.

 

 

 

 

Notes

(1) Pour neutraliser cette évolution, sous l'impulsion de GWBush, on assisté à de timides manifestations de la démocratie en Irak après 2003, et dans certains émirats du Golfe.

(2) Un 1er ministre israélien ne semblait pas avoir assimilé ces notions quand il annonçait publiquement "Nous sommes fatigués de la guerre !" Il a été amené de ce fait à mener 2 guerres…

(3) Formation des femmes et création de crèches, formation offerte des hommes en ingénierie, formation complémentaire offerte pour accéder à l'université, incitations financières des employeurs pour embaucher des orthodoxes, subventions pour la création d'entreprises, zones industrielles dans l'environnement orthodoxe, amélioration des services Maftéah' (centre de développement de l'emploi des H'arédim), encouragement pour le service militaire et le service civique….

(4) Mark Tannenbaum, membre du Conseil d'administration de l'Université de Tel Aviv a dû récemment démissionné, car le président de l'université refusait des sanctions contre deux professeurs de l'université qui menaient en Europe une campagne de boycott de leur propre université, Anat Matar et Rachel Giora. Un exemple parmi des dizaines de cas…

(5) Utilisant le procédé fort connu de l'osmose inverse.

(6) L'administration Obama semble vouloir enlever à Israël quelques uns de ses moyens de dissuasion. En effet l'extension des implantations en Judée et Samarie peut être considérée en effet comme un moyen de dissuasion des Palestiniens de prolonger les hostilités. Or le président Obama a exigé l'arrêt de ces extensions aussi bien Judée et Samarie qu'à Jérusalem. De même son administration vient de voter favorablement une réunion en 2012 de la Commission de l'Onu de non prolifération nucléaire pour obliger Israël à dévoiler son arsenal. Or l'ambiguïté du nucléaire d'Israël est un atout de sa dissuasion. Enfin récemment le vote défavorable du Conseil de Sécurité, concernant le blocus de Gaza, où pour la 1ère fois les Etats-Unis n'ont pas utilisé leur veto, est un flagrant révélateur des tentatives répétées du président Obama d'affaiblir l'état hébreu.

 

Par Albert Soued, écrivain et analyste- www.nuitdorient.com 

Conférence au Bnai Brith "Yovel Hamedina" - Maison de la Wizo 

 

 

Derrière cette nouvelle « organisation juive européenne », une « organisation juive américaine », J  Street. Edifiant.

 

PAR MICHEL GURFINKIEL.

 

 

En anglais, on dit J Call (djè kol), et en franglais J Call (ji kol). En bon français, cela pourrait se traduire par L’Appel J. Cette organisation, qui se présente comme un rassemblement de « citoyens européens juifs »,  entend en effet lancer un Appel à la raison – c’est le titre de son manifeste, publié voici quelques jours - afin de promouvoir une paix au Proche-Orient fondée sur le principe « deux peuples, deux Etats », mais aussi sur trois autres considérations :

 

-       la politique israélienne actuelle, caractérisée comme « la poursuite de l’occupation et la poursuite ininterrompue des implantations en Cisjordanie et dans les quartiers arabes de Jérusalem-Est », constituerait « une erreur politique et une faute morale » et même un « danger » pour l’existence du pays ;

-       il « importe » donc que « l’Union européenne, comme les Etats-Unis, fasse pression sur les deux parties » ;

-       « L’alignement systématique sur la politique du gouvernement israélien est dangereux car il va à l’encontre des intérêts véritables de l’État d’Israël. »

 

A ce jour, quelques milliers de personnes ont apporté leur soutien à cet appel, y compris quelques intellectuels de renom. En revanche, la plupart des grandes organisations communautaires ont exprimé leur désaccord. C’est notamment le cas, en France, du Crif, par la voix de son président Richard Prasquier, et du Consistoire central, par celle de son président Joël Mergui. Selon ces critiques, le texte de J Call présente de façon caricaturale, donc mensongère, la politique d’Israël et de ses gouvernements successifs. Mais ce qui leur paraît plus choquant encore, c’est d’appeler à des pressions qui, par la nature des choses, ne frapperaient que l’Etat juif et surtout de s’arroger le droit de décider à la place des Israéliens – peuple doté d’institutions démocratiques – de leurs « intérêts véritables ».

 

Il est peut-être utile de replacer les choses dans leur contexte. J Call n’a pas surgi par génération spontanée. C’est la transplantation en Europe d’une organisation portant le nom,  analogue sinon identique, de J Street (La Rue J). Que savons-nous de cette dernière ?

 

La première mention d’une organisation « ayant pour but de faire pression sur les gouvernements américain et israélien en vue de parvenir une solution négociée au problème israélo-arabe fondée sur le principe de deux Etats » date du 21 octobre 2006. Elle figure dans un article du National Journal, un journal politique non-partisan et bien informé. Selon ce texte, « un groupe de personnalités juives américaines » travaillerait à la constitution d’une telle organisation. Il est notamment question de Jeremy Ben-Ami, qui est aujourd’hui le directeur exécutif de J Street mais qui occupe alors les fonctions de « senior vice-president » d’une société de relations publiques, Fenton Communications. Ainsi que de Morton Halperin, qui dirige un institut politique appartenant au financier George Soros.

 

En tant que tel, J Street a été fondé en avril 2008, au moment où Barack Obama est en train de gagner les primaires démocrates. Soros est, on le sait, l’un des principaux donateurs du sénateur de l’Illinois.

 

L’organisation prend sa vitesse de croisière à l’automne 2008, après la victoire d’Obama. Trois remarques à ce sujet.

 

Tout d’abord, il n’y a pas un mais trois J Street :

 

-       l’organisation proprement dite, qui correspond à ce que l’on appelle en France une « association formée sous le régime de la loi de 1901 » ;

-       le J Street Political Action Committee, qui peut intervenir dans le processus politique, notamment en soutenant financièrement un homme ou une femme politique ;

-       le J Street Educational Fund, qui anime les branches locales du mouvement et sa section universitaire et qui soutient divers « programmes éducatifs » à caractère politique en Israël et dans les Territoires palestiniens.

 

Cette superposition – pratique politicienne classique - permet d’agir sur divers tableaux. Et de cacher les véritables dirigeants derrières les dirigeants nominaux des sous-organisations.

 

Deuxième remarque, cohérente avec la première : le personnel visible des différentes branches de J Street, à commencer par Ben-Ami, comporte avant tout des professionnels salariés, ayant occupé des postes similaires dans des organismes gouvernementaux ou privés (y compris des institutions communautaires) ou issus de sociétés de communication politique. Ce qui implique à la fois qu’ils savent travailler et, là encore, qu’ils ne sont pas les véritables maîtres de l’opération, mais des exécutants.

 

Quelle a été la politique de J Street depuis sa création ?

 

L’organisation agit toujours en symbiose avec l’administration Obama : elle n’a formulé aucune critique, même courtoise, aucune réserve, même mesurée, sur quelque point que ce soit de l’action du président actuel. Echange de bons procédés : la Maison Blanche l’a imposée dès 2009, après un an d’existence seulement, comme une organisation juive nationale de plein droit au cours de réunions bilatérales avec les institutions juives traditionnelles : une pratique exorbitante, dénoncée par les intéressées.

 

J Street a toujours été critique à l’égard d’Israël et toujours bienveillant à l’égard des adversaires d’Israël. Dès le 28 décembre 2008, c’est à dire vingt-quatre heures seulement après le début des opérations israéliennes contre le Hamas à Gaza, J Street lançait une pétition nationale contre ces dernières aux Etats-Unis.

 

Au printemps 2009, la communauté juive du Maryland ayant pris ses distances vis à vis de la députée démocrate afro-américaine Donna Edwards, dans la mesure où celle-ci avait refusé de s’associer à une motion de soutien à Israël à la Chambre des Représentants, J Street a pris la défense de l’intéressée et s’est vanté de « réunir 15 000 dollars pour elle en quatre heures, en faisant appel à 270 contributeurs ».

 

J Street publie périodiquement des sondages d’opinion qui semblent justifier son action. Mais ces sondages sont réalisés par Jim Gerstein, de la firme Gerstein/Agne. Et ce dernier, dans les démarches administratives discrètes qui ont assuré la création de J Street, apparaissait comme l’un des premiers vice-présidents de l’organisation.

 

J Street est-elle une organisation juive ? Ce qui est certain, c’est qu’elle vise la communauté juive et qu’à cette fin ses activistes officiels sont juifs. Mais deux de ses sous-organisations, le Political Action Committee et l’Educational Fund, sont tenus par la loi américaine de fournir la liste de leurs adhérents ou donateurs. On découvre parmi eux des personnalités d’origine arabe ou musulmane, ou travaillant en tant que salariés pour des pays arabes ou musulmans. Entre autres Richard Abdoo, lié aux organisations militantes American Arab Institute (AAI) ou Amistead, et Genevieve Lynch, membre du bureau du National Iranian American Council (Niac), une association considérée comme l’ambassade officieuse de la République islamique d’Iran aux Etats-Unis.

 

Ces données factuelles méritent réflexion. Même quand on est philosophe ou prix Nobel.

 

© Michel Gurfinkiel, 2010

 

 

 


Titre initial: une Terre Arabe

 

Si les Israéliens devaient se soumettre sans condition à l'historiographie arabe, éternellement en mutation, jamais ils n'auraient pu conserver un lien avec le Mur Occidental ou le Mont des Oliviers.

Qui dit que nous n'avons pas gagné la guerre "des coeurs et des esprits" ? Même les Arabes semblent conquis par l'argument que les liens les plus anciens sont ceux qui attachent le plus à cette terre. Apparemment ils sont convaincus de l'idée que toute l'histoire se résume à celui qui était là le premier, celui qui a laissé les noms de toutes les villes et villages du pays, y compris ceux que les envahisseurs arabes ont conquis, celui qui a incrusté ces lieux invraisemblables dans la conscience collective et dans la symbolique culturelle et religieuse, jusqu'aux confins du monde. Alors, depuis des temps immémoriaux, celui-ci a comme berceau national, comme centre de sa foi et de ses aspirations, cette petite étendue de terre aride, là.

De toute évidence, les Arabes ne sont pas devenus du jour au lendemain des "amants de Sion". Malgré leur opposition continue au projet sioniste – Israël – ils se sont emparés de la logique du sionisme et de la cause du sionisme pour s'en servir pour leur propre usage, une série de réclamations grotesques, que personne ne semble contester dans ce monde postmoderne. Alors que des gens à la morale relative jettent toute l'histoire aux orties, n'importe quelle absurdité est propagée avec une impudence colossale et en toute impunité.

L'exemple le plus récent concerne un député arabe de la Knesset, Taleb Al Sanaa. En plein débat de l'Assemblée, il a asséné la prémisse que la terre appartenait aux plus anciens occupants: "Vous dîtes qu'Abraham a acheté le Caveau des Patriarches de Hébron, mais l'homme qui le lui a vendu était un Arabe Palestinien….(?)  Par conséquent, nous étions là les premiers et Hébron nous appartient pour l'éternité!""

Ainsi ce député a fait un saut gigantesque par rapport à la légende traditionnelle chez les Arabes qu'Abraham était un Arabe. Par son intervention à la Knesset, Al Sanaa concède qu'Abraham était le Patriarche des Israélites et il mise sur l'arabité du vendeur d'un bien immobilier, Ephrone le Hittite. – en fait s'il est hittite, il ne peut pas être arabe – (1)


Mais ceci n'est pas une simple allusion à l'inanité ou à l'insanité des arguments proposés. Al Sanaa n'est pas le 1er Arabe à réinventer le passé en fonction des intérêts du moment. En fait il s'agit d'une méthode utilisée depuis longtemps déjà, bien avant le Mandat Britannique; puisqu'à cette époque, les Anglais avaient nommé Haj Amin al Husseini, comme moufti à Jérusalem et celui-ci y a provoqué des troubles meurtriers. En ce temps, un sport usuel des Arabe consistait à jeter, du haut du mont du Temple, des excréments sur les Juifs en prière, en bas du Mur. Husseini décida d'usurper le mur Occidental comme lieu saint pour l'Islam, décrétant qu'en ce lieu Mohamed attacha son cheval Al Bouraq à un poteau, dans le but d'éliminer tout lien et toute association du Judaïsme au Mur.

Les Juifs ont insisté pour continuer à prier sur ce qui leur restait des Lieux les plus saints, malgré la violence arabe croissante. Cette insistance a nourri l'hystérie d'Amin al Husseini, qui a accusé les Juifs de chercher à s'emparer de la mosquée d'Al Aqsa. Ses provocations vocifèrantes ont abouti aux pogroms de 1929, notamment à Hébron, annihilant une présence juive millénaire dans cette ville. C'est là qu'aujourd'hui les Arabes manifestent, parce que le Caveau des Patriarches a été inclus dans la liste des sites à préserver, dans le cadre de l'Héritage National Juif. Et en quoi cette décision de préservation compromettrait leur liberté de culte ?

L'ironie est que les notions arabes de liberté de culte ne s'appliquent pas aux autres. Justement il y a un siècle, un historien Izhak Ben-Zvi, devenu le 2ème président d'Israël, et sa femme Rachel Yanait Ben-Zvi, sont allés visiter Hébron. Dans des livres différents, voici ce que chacun raconte comment ils ont été empêchés d'entrer dans le Caveau.

Ben Zvi a écrit dans son livre: "L'entrée au caveau était interdite aux non Musulmans… on autorisait les Juifs à monter seulement 7 marches dans la cour. Seules les femmes juives courageuses osaient entrer, cachées sous des tenues arabes et leur visage voilé selon la tradition arabe"

Sa femme Rachel se rappelle: "Les femmes juives de Hébron réussissaient parfois à s'infiltrer dans le Caveau habillées et voilées comme des Arabes. Elles ne pouvaient prier sur les tombes de nos ancêtres que furtivement. Quand le fanatisme arabe à Hébron grondait, on interdisait aux Juifs de regarder même le caveau… Les yeux des gardes et des fidèles arabes crachaient la haine. Ils nous repoussaient sur leur chemin. Nous arrivions aux marches en silence. J'ai refusé de monter les 7 marches autorisées, car c'était une insulte trop humiliante"

C'est cela la tolérance et le pluralisme arabe. En fait, les Arabes ne nous demandent pas des libéralités. Ils veulent tout et nous dehors, comme ils l'ont fait lors des pogroms d'il y a 80 ans, au cours desquels ils ont abattu à la hache de nombreux innocents.

 

Suivant la sagesse des chroniques revues par les Arabes, l'administration Obama a un penchant vers l'apaisement. L'Unesco et d'autres entités liées à l'Onu nous disent que notre intérêt est d'obéir.

La dernière tentative arabe de couper les liens juifs a été l'allégation que la Tombe de Rachel à Bethlehem était celle de Bilal Ibn-Rabah, un esclave africain, muezzin de Mahomet. Le problème est que le cimetière Bab Saghir de Damas contient les vestiges d'une telle tombe…!

Ceci est le reflet de deux tendances simultanées: la confiscation de l'Histoire Juive et l'adoption falsifiée de nouvelles identités Canaanéennes pré-Abrahamiques. Sous Yasser Arafat, il était devenu à la mode de fabriquer des cérémonies Canaanéennes et de décréter que les Canaanéens étaient Palestiniens (2). Arafat insistait auprès de Bill Clinton pour dire qu'aucun Temple Juif n'avait jamais existé et aujourd'hui cela est devenu la mantra de l'Autorité Palestinienne. Sheikh Tayseer Tamimi proclame sans cesse que "Jérusalem a toujours été seulement une ville arabe et islamique" Il déclare que le Caveau des Patriarches est une simple mosquée que la présence juive pollue. "Les Juifs n'ont pas le droit de prier ici, encore moins de réclamer un lien avec Hébron, cité arabe depuis 5000 ans (!)…Toute la Palestine est une terre sainte, et les Juifs sont des intrus étrangers"

 

En 1950, le poète Natan Alterman a rédigé une réponse au second degré à une déclaration du genre "La Palestine est un pays arabe et l'a toujours été et aucun étranger n'y a droit"- Sous le titre "une Terre Arabe", les vers d'Alterman ont été publiés en 1ère page du quotidien Davar le 1er mai. En remplaçant les noms hébreux de la Bible par leur adaptation en arabe, Alterman parut amplifier l'esprit d'érudition arabe éclairée.

J'avais déjà traduit ce poème il y a déjà deux décennies.


Une nuit claire, la cime des arbres tremble,

Faisant vibrer la panorama d'un clair bruissement

Là haut, les étoiles d'un soir arabe

Brillent sur une Terre Arabe.

 

Les étoiles vacillent et clignotent,

Elles montrent leur éclat tremblotant

Au dessus de la cité tranquille d'al Qouds

Là où régna jadis le Roi Daoud

 

Et de là elles regardent et sont les témoins

De la cité d'El Khalil, au loin.

La cité du tombeau du patriarche Ibrahim

Ibrahim le père d'Ish'aq.


Et là les habiles rayons se dépêchent

D'envoyer leur lueur dorée se projeter

Là où les eaux de la rivière al Ourdoun coulent

And then the clever rays so fast 

Là où Yaa'koub est venu un efois.

 

Une nuit claire, avec un clair clignotement

Les étoiles vacillent en toute légitimité

Sur les montagnes d'une terre arabe

Que regardait Moussa de loin.

 

Par Sarah Honig, correspondante politique du Jerusalem Post et ex-directrice du bureau de Tel Aviv- bloghttp://www.sarahhonig.com

Jerusalem Post du 5 mars 2010.

Adapté par Albert Soued pour www.nuitdorient.com


Notes

(1) La mosquée que les Arabes ont construite sur le site de Hébron, 2ème site le plus saint dans le Judaïsme, après le Temple de Jérusalem, a été appelée par eux "Mosquée d'Ibrahim", c'est-à-dire celle d'Abraham, patriarche des Israélites.

(2) Selon le témoignage de la Bible, les Canaanéens se sont assimilés parmi les Israélites, alors que le mot Palestine a été inventé par les Romains plus d'un millénaire après.

Al-Rahma présente un prédicateur enfant sur le martyre des enfants : "Cette année, ma mère m´a présenté en cadeau à Allah"

 

Dans une émission pour enfants diffusée sur la télévision égyptienne Al-Rahma, le prédicateur enfant Abd Al-Fattah Marwan récite la légende d´Abou Qudama et de l´enfant mort en martyr sur le champ de bataille aux débuts de l´islam. Cette légende, qui glorifie le djihad et le martyre, raconte comment Mohammed implora Abu Qudama de le laisser rejoindre, malgré son jeune âge, le djihad contre les infidèles. Après avoir tiré trois flèches, qui tuèrent trois soldats byzantins, il mourut en martyr et arriva au Paradis. C´est là qu´il rencontra sa future femme, au visage éblouissant de lumière et à la beauté ahurissante. 


Dans le programme, Abd Al-Fattah Marwan raconte que le garçon sourit dans son sommeil en rêvant qu´il va mourir en martyr le lendemain. "Mon père est devenu martyr l´an dernier, mon frère et mon oncle l´année d´avant", dit-il. "Cette année, ma mère m´a présenté en cadeau à Allah." Le Paradis est décrit comme un "bouquet parfumé de vierges aux yeux noirs" d´une indescriptible beauté. 


Dans le récit de l´enfant, la mère, en apprenant la nouvelle du martyre de son fils et alors que sa fille meurt sous le coup du choc, loue Allah qui "n´a envoyé aucun de mes enfants dans les flammes de l´Enfer". 


Voir le clip sous-titré en anglais sur MEMRI TV : http://www.memritv.org/clip/en/2383.htm

 

Voir l´enterrement de l´enfant raconté par le prédicateur égyptien Muhammad Nasser à un public composé d´enfants :  http://www.memritv.org/clip/en/1185.htm 


Voir d´autres clips sur l´endoctrinement des enfants : http://www.memritv.org/subject/en/178.htm 


"Nous sommes là pour parler de l´amour du martyre" 


Animateur : Commençons par notre fils, Abd Al-Fattah Marwan, qui va nous parler de l´amour du martyre pour Allah. Peux-tu faire cela, Abd Al-Fattah ? 


Abd Al-Fattah Marwan : Si Allah veut. [...] 


Nous sommes là aujourd´hui pour parler de l´amour du martyre pour Allah. Oui, de l´amour du martyre pour Allah... Très chers amis, Allah a dit : "Allah a acheté aux croyants leurs vies, leurs biens, parce qu´ils auront le Paradis. Ils se battront pour l´amour d´Allah, tueront et seront tués."


Très chers amis, une femme est allée voir [le commandant] Abu Qudama Al-Shami, tenant deux tresses de ses cheveux dans les mains, et lui dit : "Abu Qudama, j´ai coupé deux tresses de mes cheveux afin que vous puissiez en faire des rênes pour votre cheval, à la gloire d´Allah." Abu Qudama accepta les tresses. 


Abu Qudama raconte : "Alors que nous nous apprêtions à partir en djihad le lendemain, un garçon me barrait le chemin. Il me dit : ´Je vous supplie, au nom d´Allah, de m´emmener avec vous mener le djihad pour Allah.´" Abu Qudama répondit : "Tu n´es qu´un enfant et ne peux porter d´arme."


"Ma mère m´a présenté en cadeau à Allah cette année" 


Le garçon rétorqua : "Je vous en conjure, au nom d´Allah, Abu Qudama. Ma mère m´a présenté en cadeau à Allah. Ne retournez pas ce don." Abu Qudama dit : "Je t´emmène à une condition." Le garçon demanda : "Quelle condition?"  Abu Qudama dit : "Si Allah décrète que tu dois connaître le martyre, tu seras mon garant devant Allah." Le garçon répondit : "C´est d´accord. Je serai votre garant devant Allah, s´Il veut que je connaisse le martyre." [ ...] 


Abu Qudama relate : "Un jour, le garçon alla préparer à manger. Il mettait du temps à revenir, et j´allai donc m´assurer qu´il se portait bien. Je m´aperçus qu´il avait allumé le feu, placé dessus une marmite, et qu´il s´était endormi près du feu. Je le regardai et m´aperçut qu´il souriait. Puis il sourit un peu plus encore. Puis il se mit à rire et se réveilla." 


Abu Qudama s´enquit : "Qu´est-ce que c´était, mon garçon ?" Le garçon dit : "A Allah nous appartenons et à Lui nous retournerons. Par Allah, Abu Qudama, ma mère a vu en moi un [martyr] se tenant à côté d´Allah. Mon père a connu le martyre l´an dernier, mon frère et mon oncle l´année d´avant. Ma mère m´a présenté en cadeau à Allah cette année." 


[...] 


"En entrant au Paradis, j´aperçus un bouquet parfumé de vierges aux yeux noirs"

 

Le garçon poursuivit : "En dormant, je rêvais que la Résurrection avait eu lieu, et qu´Allah m´avait ordonné d´entrer au Paradis." Le jeune homme reprit : "En entrant au Paradis, j´aperçus un bouquet parfumé de vierges aux yeux noirs, dont je ne pourrai même donner une idée de la beauté, Abu Qudama. Par Allah, je ne pourrai pas même donner une idée de leur beauté, Abu Qudama. 


L´une d´elles me regarda et dit : ´Voici le mari d´Al-Mardhiya.´ Je lui demandai qui est Al-Mardhiya et elle répondit : ´Tu ne la connais donc pas ?´ Je dis que non et elle m´expliqua : ´C´est ta femme au Paradis.´ Je lui demandai : ´Où est Al-Mardhiya ?´ Elle désigna l´un des palais du Paradis et dit : ´Dans ce palais. Vas-y et tu y trouveras Al-Mardhiya.´ 


En apercevant la vierge aux yeux noirs : ´Si Allah n´avait pas voulu que nous gardions notre équilibre mental, je serais devenu fou devant l´intensité de sa beauté.´ 


Le garçon dit : "J´ai frappé à la porte du palais et suis entré, et j´ai vu une vierge aux yeux noirs. Je vous jure, Abu Qudama, que si Allah n´avait pas voulu que nous ne soyons pas être aveugles au [Paradis], je le serais devenu face à la lumière éblouissante qui émanait de son visage. Et si Allah n´avait pas voulu que nous ne soyons pas être aveugles au Paradis, je le serais devenu face à la lumière éblouissante qui émanait de son visage. Si Allah n´avait pas voulu que nous gardions notre équilibre mental, je serais devenu fou devant l´intensité de sa beauté. 


Je lui demandai : ´Es-tu Al-Mardhiya ?´ Elle dit : ´Oui, mon amour. J´ai été élevée pour toi dans le palais du Paradis pendant les 500 dernières années. Quand j´essayai de la toucher de ma main, elle me dit : ´Non. Puisse Allah t´épargner la honte et la dépravation. Nous avons rendez-vous demain, après la prière de midi, au Paradis de Dieu le miséricordieux.´" 


Très chers amis, Abu Qudama relate : "À l´heure exacte fixée par la vierge aux yeux noirs, le garçon me dit : ´Par Allah, donne-moi trois flèches.´ Je dis : ´Tu vas les gaspiller.´ Le garçon rétorqua : ´Si Allah le veut, elle ne seront pas gaspillées.´ Le garçon prit les trois flèches et les plaça dans son carquois. 


Pendant le djihad, il dit : ´Que Dieu soit avec vous, Abu Qudama!´. Et il tira une flèche qui tua un soldat byzantin. Puis il répéta la même phrase et tira une autre flèche qui tua un autre soldat byzantin. Puis il dit la même chose une troisième fois, tira une autre flèche et tua un troisième soldat byzantin. Puis les Byzantins le virent et le tuèrent. 


Le garçon tomba de son cheval, et quand Abu Qudama l´aperçut, souillé du sang du martyre, il descendit de son cheval derrière lui et dit : "Enfant, n´oublie pas ta promesse. Le garçon dit : ´Je n´oublierai pas. Je me porterai garant pour vous devant Dieu.´ 


Le garçon dit : "Par Dieu, Abu Qudama, je vous demande de prendre cette chemise, tachée du sang du martyre, et de l´apporter à ma mère." Abu Qudama demanda : "Qui est ta mère, mon garçon?" L´enfant répondit : "Ma mère, c´est la femme qui t´a donné les deux tresses. Allahhhhhhh. Ma mère est la femme qui t´a donné les deux tresses. Oui, une génération après l´autre viennent au monde pour obéir à Allah, pour la gloire et la lutte au nom de la religion d´Allah." 


´Réjouis-toi, ô mère. Ton cadeau a été accepté, et l´on m´a marié à Al-Mardhiya au Paradis de Dieu.´


Abu Qudama raconte : "Quand le djihad prit fin, je suis allé au village de la mère du garçon. La mère dit : ´Apportez-moi la bonne nouvelle.´" Abu Qudama dit : "Par Allah, il est mort au combat. Il est mort en tuant trois soldats byzantins. Il les a tués et a été tué. Que la miséricorde d´Allah soit sur lui. Il vous transmet cette chemise, tachée du sang du martyre, avec ce message : ´Réjouis-toi, ô mère. Ton cadeau a été agréé, et l´on m´a marié à Al-Mardhiya au Paradis de Dieu.´ 


Quand sa sœur entendit la nouvelle, elle s´effondra raide mort. La mère regarda sa fille et dit : ´Béni soit Allah, qui n´a envoyé aucun de mes enfants dans les flammes de l´Enfer.´ [...] 



Le tombeau ne cessa de trembler pour éjecter le cadavre de l´enfant


Extrait des archives de MEMRI TV : Al-Nas TV, 15 juin 15 2006 : 


le prédicateur égyptien cheikh Muhammad Nassar [racontant l´histoire à un groupe d´écoliers] : [...] "Ils creusèrent un petit fossé dans le sol, comme une tombe ; ils y placèrent Saïd et le recouvrirent de terre. Puis ils s´éloignèrent. Tout d´un coup, la tombe trembla, et ils prirent peur. Qu´était-il arrivé ? La tombe fut secouée et éjecta Saïd. Ils dirent : ´Allah soit loué, que se passe-t-il ?´ Le cadavre sortit de la tombe tout seul. Ils étaient stupéfaits, et dirent : ´Allah soit loué´. 

 

Abu Qudama dit : ´Attendez un instant. Essayons encore une fois. Comment peut-on laisser ainsi son cadavre ?´ Ils le placèrent une fois de plus dans la fosse et le couvrirent de terre. Après qu´ils l´eurent recouvert et se furent éloignés, la terre trembla et expulsa de nouveau le cadavre. Ils étaient tous effrayés et se mirent à trembler. Allah soit loué. Allah Akbar. Puis ils demeurèrent immobiles de stupéfaction. 


Abu Qudama dit : ´Nous ne pouvons pas le laisser comme ça. C´est mon Saïd bien-aimé. Il m´a chargé de l´enterrer et de rester auprès de lui, de ne rien dire à sa mère. Je dois faire ce qu´il m´a dit. Je dois enterrer Saïd. Je ne peux pas le quitter. Enterrez-le à nouveau.´ Il creusa la tombe lui-même, puis dit : ´Seigneur, révélez-nous cette chose, Seigneur. Nous voulons l´enterrer, Seigneur. Ils le placèrent de nouveau dans la tombe, puis s´éloignèrent. Alors la terre trembla de nouveau, et le cadavre en sortit. Et il dit : ´Allah Akbar. C´est le fait d´Allah."

 

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Message de Hazem Shuman, prédicateur égyptien, "à chaque Juif sur la surface de la Terre" : Le jour de la vengeance approche

Ci-dessous un discours du prédicateur égyptien Hazem Shuman, prononcé le 31 octobre sur Al-Rahma (Egypte):

Voir les extraits vidéo sous-titrés en FRANÇAIS sur MEMRI TV:

http://www.memritv.org/clip/en/0/0/0/0/0/0/5046.htm?lang=fr.

"C’est un fait avéré que les Juifs sont comme le cancer… Les Juifs sont dangereux pour le monde entier…"

Hazem Shuman, prédicateur égyptien: Le cours de ce soir est l’un des plus importants de la série. Ce soir, nous allons parler de la Bataille de Khaybar, la plus grande bataille du prophète Mahomet (contre les Juifs), par laquelle le Prophète a effacé toute présence juive à Médine.

Le 5 juin 1967, après que les Juifs eurent occupé la Palestine et Jérusalem, fêtant leur victoire, Moshé Dayan s’est écrié: «Ceci est notre vengeance de Khaybar !» Comment se fait-il que Khaybar soit restée gravée dans leurs cœurs pendant 1400 ans ?

Et 1400 ans plus tard, leurs cœurs brûlent encore à cause de Khaybar !

La première chose que le Prophète a faite après sa victoire du Traité de Houdaibiya, après avoir stabilisé l’Etat musulman et neutralisé le front koraïchite - la première mission du prophète Mahomet, sa première campagne, a été menée contre les Juifs de Khaybar. C’est enfin votre tour, à vous descendants des singes et des porcs, les créatures les plus maudites qu’Allah ait créées, vous qui avez maintes fois nui au Prophète. Vingt jours seulement après le Traité de Houdaibiya, le Prophète décida d’emmener l’armée de l’islam à Khaybar.

Pourquoi les Juifs en particulier ? C’est un fait avéré que les Juifs sont comme le cancer: Si on ne les retire pas du corps de la nation, ils la tueront intégralement. Si on ne s’était pas occupé des Juifs, ils auraient amené Perses et Byzantins dans la péninsule Arabique. Les Juifs sont dangereux pour le monde entier. Ils menaçaient la stabilité de la péninsule Arabique.

[…]

"Sharon a coupé les membres des enfants pour s’en faire un collier et se vanter d’avoir démembré des enfants musulmans."

Les Juifs restent toujours les mêmes. Nous souffrons encore de la vision des massacres qu’ils ont infligés aux musulmans, quand ils sont entrés à Sabra et Chatila. Sharon a coupé les membres des enfants pour s’en faire un collier et se vanter d’avoir démembré des enfants musulmans.

Quand les Juifs sont entrés à Sabra et Chatila, un soldat juif a vidé sa mitraillette dans la nuque d’une femme enceinte. Quand elle est morte, il lui a ouvert le ventre, en a extrait le fœtus de neuf mois et l’a abattu devant les musulmans. Ils ont pris trente hommes et femmes musulmans, dont un couple qui venait de se marier, et les ont tous abattus à Sabra et Chatila.

Ils ont pourchassé un garçon de six ans, que sa mère serrait dans ses bras en appelant à l’aide. Ils l’ont poignardé avec des couteaux et tué sur les genoux de sa mère. A la fin, elle est devenue folle à cause de ce qui était arrivé.

Ils ont abattu une famille entière, sauf le bébé, qui criait à la vue de ce bain de sang. Dès qu’ils se sont aperçus qu’il pleurait, ils l’ont également abattu à la mitraillette.

A Sabra et Chatila, ils ont violé une musulmane, puis ont tué ses enfants devant elle.

Ils ont arraché les oreilles des femmes en tirant sur leurs boucles d’oreilles.

[…]

Les Juifs de Khaybar, en l’an sept de l’Hégire, étaient la réplique de l’Etat d’Israël de 2009, pour ce qui est de l’économie terrifiante qui a sucé le sang des Arabes, de l’équipement militaire et de leur supériorité sur toute la région, des colonies qui constituent l’Etat, des fortifications, comme cette barrière de séparation qu’ils construisent aujourd’hui. Quand l’armée des musulmans est arrivée, les Juifs ont écarté leurs femmes et enfants des fortifications et du front, ne laissant que leurs combattants au front…

L’armée du prophète Mahomet était très pauvre. Les musulmans n’avaient rien à manger. La première fois qu’ils mangèrent, ce fut après la conquête de Khaybar. L’un des Compagnons du Prophète avait contracté une dette auprès d’un Juif. Le Juif lui avait demandé de s’acquitter de sa dette avant son départ. Mais le musulman n’avait pas même 5 dirham. Il a donc vendu ses vêtements pour s’acquitter de sa dette et partir. Les Compagnons du Prophète ont vendu leurs vêtements pour combattre les Juifs et se venger d’eux.

[…]

Finalement (lors de la Bataille de Khaybar), Allah a donné de la force aux musulmans, et ils ont lancé une offensive-martyre contre les fortifications. Toute leur vie durant, ils ont été des héros en quête de martyre, sacrifiant leur sang pour l’islam. Ils ont pris d’assaut la forteresse et capturé les Juifs, pour la première fois. Tous les autres Juifs se sont enfuis.

Quand les musulmans pénétrèrent la forteresse, ils furent stupéfaits:

« Qu’est-ce que c’est que ça ? » Jamais de leur vie n’avaient-ils vu autant à manger: assez pour des années ! Ils furent tout aussi stupéfaits devant la grande quantité d’armes. Il y avait une arme appelée « tank ». C’était une maison en étain, comme les tanks actuels. Des soldats étaient assis dedans et la conduisaient en direction des fortifications. Même bombardées de flèches, elles n’étaient pas ébranlées. Il y avait des catapultes, qui lançaient des bombes de feu. Elles traversaient les murs et fracassaient les fortifications.

Pourquoi les Juifs amassaient-ils toutes ces armes ? Ils comptaient les utiliser contre les musulmans. Ils se préparaient au jour où ils combattraient les musulmans. Autrement, pourquoi auraient-ils amassé toutes ces armes ?

Les (musulmans) découvrirent aussi de grandes quantités de vin, qu’ils déversèrent sur le sol.

[…]

"Toute l'armée musulmane a foncé dans la forteresse finale, le cœur plein de haine pour les Juifs, et du profond désir de se venger des descendants des singes et des porcs."

Ils arrivèrent à la dernière fortification, pour la bataille finale. Tous les Juifs, femmes et enfants inclus, se trouvaient là. Les murailles étaient démesurées. Un nombre indescriptible de flèches furent tirées de ces tours. Les portails étaient bien fortifiés. Personne ne pouvait s’évader. C'était la première fois que le prophète Mahomet se servait de catapultes. Les (musulmans) ont tiré des catapultes sur les murailles jusqu’à ce qu’elles laissent voir des trous béants.

Toute l'armée musulmane a foncé dans la forteresse finale, le cœur plein de haine pour les Juifs, et du profond désir de se venger des descendants des singes et des porcs. Tous les musulmans, hommes et femmes, ont chargé, habités du désir d'exterminer les Juifs. Ils ont chargé et une terrible bataille a eu lieu, une bataille violente dans la dernière forteresse, jusqu'à ce que tous les soldats juifs soient arrêtés et toutes les femmes juives faites captives.

Khaybar a tremblé au son du cri "Allah Akbar" et toute la péninsule Arabique a tremblé au cri victorieux d' "Allah Akbar". 1 400 soldats ont vaincu 10 000 Juifs. Les Juifs ont été vaincus et la réputation de l'armée invincible a été brisée. Après un mois de siège et de terribles combats, les Juifs ont été vaincus. La péninsule Arabique a retenti du cri "Allah Akbar", et les Juifs se sont effondrés.

"Ô descendants des singes et des porcs, le jour de la vengeance approche."

Bientôt le cri "Allah Akbar" retentira aux portes de Jérusalem et de la mosquée Al-Aqsa. Bientôt, on entendra tonner "Allah Akbar" - le jour de la vengeance contre les Juifs. Les Juifs ont été vaincus. Le prophète Mahomet et tous ont été très surpris que seuls 96 Juifs furent tués, et 16 musulmans.

96 personnes ? Le Prophète aurait pu massacrer tous les Juifs jusqu'au dernier. Pourquoi le prophète Mahomet leur a-t-il laissé la vie sauve ? Parce que le prophète Mahomet ne se bat pas pour la guerre et le sang. Il se bat pour la paix. Cela montre à quel point il est le prophète de la paix.

[…]

J'ai un message pour tous les Juifs sur la surface de la Terre: l'armée de Mahomet reviendra. Ô descendants des singes et des porcs, le jour de la vengeance approche. Ö vous les plus maudites créatures créées par Allah, ceux qui ont juré de mourir devant le prophète Mahomet reviennent. Attendez-nous et vous allez voir, vous plus maudites d'entre les créatures.

[…] Ö nation de Mahomet, ne crains pas de faire la guerre aux Juifs. Si tu ne te bats pas pour la Palestine, Allah se battra contre toi ! Décide de quoi tu as le plus peur: d'une guerre contre les Juifs ou d'une guerre contre Allah ? Peux-tu te battre contre Dieu ? Si tu abandonnes la Palestine, tu te battras contre Dieu.

Un scientifique prouve que dans la Torah, tout est lié


Tout est parti d’une simple question. “Depuis des années, elle titillait ma curiosité : régulièrement, je me demandais si la valeur numérique des noms de couleurs apparaissant dans la Bible pouvait avoir un rapport quelconque avec leur fréquence d’onde”, raconte Haïm Shore, professeur à l’université Ben Gourion du Néguev. “Question extravagante en vérité. Pourquoi en serait-il ainsi ? En fin de compte, pour m’amuser, j’ai vérifié. Et les bras m’en sont tombés ! Il pouvait s’agir d’une sacrée coïncidence, mais toujours est-il qu’il existait bel et bien un lien linéaire : le nom hébraïque des couleurs reflète leur fréquence d’onde !”


La méthodologie employée était simple : Shore a pris les noms des cinq couleurs mentionnées dans la Bible, le rouge (”adom”), le jaune (”tzahov”), le vert (”yerakone”), le bleu (”tchélète”) et le violet ou magenta (”argamane”) et il a calculé leur valeur numérique en additionnant pour chacun la valeur de ses lettres : aleph correspondant à un, beth à deux, etc. Puis il a réuni le tout dans un graphique : la fréquence d’onde de chaque couleur, établie scientifiquement, sur l’axe vertical, la valeur numérique du nom de ces couleurs sur l’axe horizontal.

“Je n’en ai pas cru mes yeux”, se remémore le scientifique. “Les cinq points du graphe formaient une ligne droite ! Autrement dit, les noms des couleurs correspondaient à leurs fréquences d’ondes respectives ! Et je n’avais manipulé aucun chiffre ! En voyant cela, j’étais comme un lion en cage, je faisais les cent pas dans mon bureau, je ne parvenais pas à y croire. Par la suite, j’ai pris d’autres mots de la Bible hébraïque et j’ai comparé leur valeur numérique avec ce que la science nous apprenait d’eux. Et cela m’a mis dans tous mes états… J’ai découvert un nombre époustouflant de ‘coïncidences’, où le nom hébreu cité dans la Bible était en rapport direct avec les propriétés physiques de l’entité qu’il désignait. J’ai tout recensé et j’ai présenté une vingtaine de ces analyses dans un livre.”

”Je ne cherche pas à expliquer ce que ces informations signifient”, affirme-t-il, “ni à imposer ma propre interprétation. J’ai soumis le fruit de mes recherches, voilà tout. En tant que scientifique, j’estimais de mon devoir de le faire pour susciter la discussion.”

Ecrit en anglais, le livre Coincidences in the Bible and in Biblical Hebrew (Coïncidences dans la Bible et dans l’hébreu biblique) expose des dizaines de mots hébreux de la Bible qui dissimulent des informations sur les objets ou les personnages qu’ils représentent, informations qui, dans la majorité des cas, ne pouvaient être connues avant l’époque moderne.

Logarythmes et données de la NASA

“Il ne s’agit pas de guématria”, précise Shore. “La guématria, adoptée par les rabbins et les commentateurs juifs de la Bible, suggère que deux termes hébreux ayant la même valeur numérique sont nécessairement reliés par un ’secret’. Non, moi, j’ai simplement constaté, par exemple, que le mot ‘héraïone’, ‘grossesse’, a la même valeur numérique que la durée de la grossesse de la femme, soit 271 jours.”

Shore met encore les choses au point : “Il ne s’agit pas non plus d’un quelconque ‘code biblique’ qui aurait des allures de prophétie. Ce que j’ai tenté de faire, d’une façon aussi simple et non-technique que possible, c’est de proposer plusieurs analyses quantitatives qui démontrent que certaines grandes propriétés physiques sont probablement reflétées dans la valeur numérique des termes hébreux.” Les couleurs étaient une chose, les objets célestes, une autre : la lune, la terre et le soleil. “Dans la littérature kabbaliste, on dit que les lettres de l’alphabet hébraïque ont été créées les premières, puis que Dieu s’en est servi pour former tous les mondes. Diverses sources juives anciennes confirment cette idée”, explique Shore. “Ainsi, en hébreu, lune se dit ‘yaréach’, terre, ‘eretz’ et soleil, ’shémesh’. L’un des traits qui distinguent ces trois corps célestes est leur taille, exprimée par leurs diamètres. J’ai donc utilisé les diamètres fournis par la NASA et j’ai tracé un nouveau graphe, comme avec les couleurs.

“Sur l’axe horizontal, j’ai placé la valeur numérique du mot hébreu et sur l’axe vertical, les diamètres indiqués par la NASA (sur une échelle logarithmique). A mon grand étonnement, le phénomène s’est répété : les trois points se sont retrouvés alignés. Un rapport mathématique rigoureusement exact aurait donné une correction linéaire de ‘1¢ ; celle de ces trois points était de ‘0,999¢. Là encore, la coïncidence avait de quoi ébranler !” Shore n’est ni un illuminé, ni un fanatique. Mais un scientifique des plus rationnels, voire sceptique. On ne peut dire que sa formation intellectuelle le préparait à de telles découvertes. “Mon domaine professionnel porte sur les modèles statistiques et sur l’ingénierie en matière de qualité et de fiabilité”, explique-t-il. “Je suis diplômé du Technion en ingénierie et management industriels, j’ai un Master de recherche opérationnelle et une maîtrise de philosophie et de psychologie, ainsi qu’un doctorat en statistiques à Bar-Ilan. J’ai travaillé comme consultant en gestion, j’ai enseigné à l’université de Tel-Aviv, puis j’ai été nommé à l’université Ben Gourion en 1996. Mais je suis un ingénieur avant tout. Je refuse de croire qu’une chose est vraie tant qu’elle n’a pas été soumise à une analyse quantitative. Sans cela, tout est discutable.”

“Mais cela, non !”, soutient-il. “Il existe, en ingénierie, un principe universel selon lequel, quand deux séries de données, placées dans l’ordre croissant, avec la première sur l’axe horizontal et l’autre sur l’axe vertical, donnent une ligne droite, cela signifie qu’elles mesurent la même chose, mais à des échelles différentes.”

Shore n’a pas non plus pris comme point de départ de ses recherches les paroles des Sages, à savoir que les termes hébreux renferment un second niveau d’informations qui nous est caché, mais que l’on peut découvrir à l’aide de leur valeur numérique.

”Pas du tout”, confirme-t-il. “Pendant des années, j’ai été convaincu que ce n’était là que superstition, pur mythe, comme on en trouve dans beaucoup de religions et de cultures. Toutefois, mes découvertes m’ont fait réfléchir à deux fois à ce qui était écrit dans le Talmud, par exemple dans le Midrash Rabah, qui dit : “Ainsi Dieu observa la Torah et créa l’univers” et, dans Berachot, “Bezalel savait comment assembler les lettres avec lesquelles le ciel et la terre avaient été créés.”

Si Shore ne prétend pas que ses postulats ont valeur scientifique, il ne va pas jusqu’à qualifier de coïncidences la multitude de corrélations qu’il a mises à jour. “Au début, je considérais ces découvertes comme des curiosités dénuées de base scientifique. Mais, au fil des ans, j’ai vu ces ‘coïncidences’ évoluer vers autre chose. En 2006, je suis parvenu à la conclusion que le nombre important d’exemples que j’avais rassemblés justifiait une publication.”



Haïm Shore

A vrai dire, voir la science et la technologie modernes refléter ou renforcer la terminologie biblique a fini par fasciner Shore. “Par exemple, le mot ’shana’, année, est numériquement équivalent à 355. Or il se trouve que la durée moyenne de l’année lunaire hébraïque est de 355 jours. Ou encore ‘ozen’, qui signifie ‘oreille’ et qui a la même racine que le terme hébreu pour ‘équilibre’. C’est curieux, car c’est seulement à la fin du XIXe siècle que l’on a découvert que le mécanisme qui contrôle l’équilibre du corps réside dans l’oreille.” Autre curiosité qui a de quoi interpeller, le nom biblique de Laban, l’un des personnages les plus menaçants de la Genèse. Dans la Haggadah de Pessah, on lit : “Vois ce que Laban l’Araméen voulut faire à notre père Jacob. Pharaon ne décréta la mort que des garçons, mais Laban voulut tout exterminer.”

“Laban représente une perte totale de l’identité juive”, explique Shore. “Il voulait que tout soit mêlé, que chaque personne, chaque culture, soit dénuée de traits caractéristiques distinctifs. Il mélangeait ses enfants, ses femmes, sa foi religieuse, sa langue et ses biens. Il idéalisait le concept de ‘village global’, comme on dirait aujourd’hui, où tout et tous sont identiques. Or, comme on le sait, le nom laban signifie ‘blanc’ en hébreu, ce qui est extraordinaire. Laban est le seul personnage de la Bible à porter le nom d’une couleur. Jusqu’en 1666, les scientifiques croyaient tous, comme Aristote, que le blanc faisait partie des couleurs de base. C’est seulement quand Newton a fait passer un rayon de soleil à travers un prisme de verre que l’on a découvert le spectre des couleurs. Le blanc, a alors expliqué Newton, est en fait un mélange de nombreux types de rayons qui sont réfractés à des angles légèrement différents, chacun d’eux produisant une couleur distincte. En fait, le blanc est bel et bien un mélange de toutes les couleurs ! N’est-ce vraiment qu’une coïncidence ? Ne trouvez-vous pas cela bizarre ? Bizarre que, dans la Bible, Laban, l’homme qui voulait que tout se mélange, s’appelle précisément ‘blanc’ ?”, interroge Shore.

Le livre de la Genèse, en particulier l’histoire de la création, a droit a un traitement spécial. En 1985, Shore l’avait analysée, en collaboration avec le professeur Yehouda Radday, et tous deux avaient publié un livre à ce sujet. “Le professeur Radday, décédé le 11 septembre 2001, était l’un de mes meilleurs amis. Je l’avais rencontré dans les années 1970, alors que j’étais assistant et qu’il était affilié au Technion pour effectuer une analyse statistique des textes bibliques. A cette époque, l’Allemand Julius Wellhausen était très en vogue et nous avons entrepris de mettre à l’épreuve, d’un point de vue statistique, sa théorie, selon laquelle la Genèse aurait de multiples auteurs.”

Un seul auteur pour une Torah unique

Selon Julius Wellhausen (1844-1918), le Pentateuque (les cinq livres de Moïse) n’aurait pas été écrit par Moïse, mais serait le fruit de traditions orales nées d’une culture nomade et rassemblées sur le tard. Wellhausen nomme les quatre sources “J”, “E”, “D” et “P” et leur attribue les versets ou passages en fonction de différences dans la terminologie employée ou l’esprit du texte. Une théorie acceptée pendant de nombreuses décennies par une majorité de spécialistes de la Bible.

“Yehouda et moi avons publié nos recherches – qui établissaient, à l’aide de statistiques, que le livre de la Genèse était homogène et donc l’œuvre d’un auteur unique. Elles sont parues dans plusieurs revues scientifiques, puis dans un livre publié par les presses de l’Institut biblique (Romae E Pontificio Instituto Biblico), au Vatican”, raconte Shore. “Aussi, quand je me suis replongé dans la Genèse, j’avais déjà de bonnes bases !” L’un des éléments analysés par Shore : la création, en termes de temps. Dans l’histoire de la Genèse, l’univers a été créé en six jours. Mais pour la cosmologie moderne, il ne peut être l’œuvre que de milliards d’années. Une différence à l’origine du débat opposant la religion à la science. “J’ai débuté en prenant les événements du premier chapitre de la Genèse – les faits tels qu’ils sont relatés, et non leur interprétation. La ‘lumière’ a été créée le premier jour, le ciel, le deuxième, les eaux et les végétaux, le troisième, le soleil et la lune, le quatrième, la mer et les poissons le cinquième et Adam et Eve sont apparus le sixième, à la fin de la 14e heure”, dit-il. “J’ai pris les six points et mis en relation chaque jour biblique avec les durées établies scientifiquement. Par exemple, la science a établi que les galaxies ont commencé à se former il y a 11,8 milliards d’années, le soleil et la lune il y a 4,5 milliards d’années, etc. J’ai inscrit l’âge du cosmos sur l’axe vertical et la chronologie biblique (du premier au sixième jour) sur l’axe horizontal. Et j’ai découvert que le tout formait une ligne droite.”

“Ne serait-il pas possible que les deux séries de données, celles de la Bible et celles de la science, représentent la même “ligne de temps”, mais exprimée à des échelles différentes ?”, s’interroge-t-il. “Les analyses statistiques montrent que la probabilité qu’il s’agisse d’un pur hasard est inférieure à 0,0021 %”, poursuit Shore. “Si l’on retire le jour 2 et le jour 5 – il existe un débat scientifique sur le moment où la vie telle que nous la connaissons a vu le jour et sur celui où les grandes structures sont apparues dans l’univers -, il ne nous reste que quatre points. Or, la probabilité que ces quatre points soient alignés comme ils le sont par simple hasard est encore inférieure à 0,0165 %.”

Shore est désormais convaincu qu’il aurait pu employer un autre terme que “coïncidences” dans le titre de son livre. “Ce titre reflétait mon point de vue vis-à-vis des nombreux exemples que j’y donnais. Mais au cours des deux ou trois mois qu’il m’a fallu pour l’écrire, quelque chose a changé. Aujourd’hui, je dirais qu’il est extrêmement probable que les informations cachées dans les mots bibliques complètent les données scientifiques que j’ai soumises dans l’ouvrage.”

Qu’espère gagner Shore en publiant ses découvertes ?

“Je savais très bien que je mettais ma réputation en danger en rédigeant ce livre”, reconnaît-il. “Mais j’ai décidé d’aller jusqu’au bout, parce que ces données sont significatives. Chacun de nous peut se faire sa propre idée des implications de tout cela. Je n’affirme rien concernant Dieu, la Bible ou l’hébreu biblique. Cependant, je pense qu’il importe de se pencher sur ces découvertes.”

Quelques autres “coïncidences” ont contribué à façonner la vie de Shore. Aujourd’hui, il traite statistiquement les données d’une étude conduite à la fin des 18e Maccabiades. “Nous mesurons la satisfaction des participants, ce qui implique d’analyser des questionnaires soumis par e-mail aux athlètes, aux membres des délégations officielles et aux organisateurs des Maccabiades”, explique-t-il. “Cet événément représente quelque chose de particulier pour moi, parce qu’en 1932, mon père a participé à Tel-Aviv aux premières Maccabiades en tant que membre de l’équipe de football polonaise. Une fois ici, il n’est plus reparti, de sorte qu’il a échappé à la Shoah (contrairement au reste de sa famille). Voilà pourquoi j’ai annoncé au Comité d’organisation des épreuves, qui m’a chargé de cette étude, que je travaillerai à titre bénévole.”

Une entreprise qui réservait une nouvelle surprise à Shore : il a découvert qu’en fait, il n’était pas le premier Shore à avoir écrit un livre sur la Genèse ! “Le grand-père de mon père, Barouch Shorr, était un célèbre chantre de Lemberg, que l’on appelle Levov aujourd’hui”, dit-il. “Il a écrit deux livres, l’un sur les Ecclésiastes, l’autre sur la Genèse, qu’il a appelé Bechor Shorr et qui a été publié à Lemberg en 1873. Je n’ai appris l’existence de cet ouvrage que bien après la parution de celui que j’ai moi-même écrit avec le professeur Radday. Encore une coïncidence…”

Par YOCHEVED MIRIAM RUSSO

Rédigé par JSS le Dec 23rd, 2009 

Rien n’a changé !!!!  un antisémitisme honorable

 

Un article capital qui date de 1969 et qu'il faut lire à tête reposée. Tout était prévu ! L’antisémitisme honorable

Jean Amery a publié cet article le 25 juillet 1969 dans le journal Die Zeit. Nous le publions aujourd'hui sur Primo car cet article surprend tant par son actualité que par le style de ce grand écrivain que fut l'auteur de "Par delà le crime et le châtiment".

Jean Améry, un des plus grands écrivains autrichiens, plus connu sous son vrai nom, Hans Mayer, est né à Vienne le 31 octobre 1912. Opposant au régime nazi et rescapé d'Auschwitz, il se suicide à Salzbourg le 17 octobre 1978.

De Gaulle est tombé. Plus d’un s’en est trouvé ému, comme le fameux grenadier de Heine. Moi aussi, moi aussi.

Malheureusement, à New York, le délégué français à l’ONU, Armand Bérard, ne trouva rien de mieux pour exprimer son émotion que de s’exclamer (Le Nouvel Observateur du 5 mai 1969) : "C'est l'or juif !" Et aucun démenti.

Main droite, main gauche, tout se confond par la grâce de l’antisémitisme et, comme cela s’est dit chez Stefan George: "... il arrache l’anneau."

Le phénomène classique de l’antisémitisme revêt un manteau neuf. L’ancien reste en place, une forme de coexistence dirons-nous.

Ce qui a été reste et restera : le Juif au nez crochu et aux jambes torses qui devant n’importe quoi – que dis-je ? – qui devant tout prend ses jambes à son cou. Et c’est ainsi que le montrent les affiches et les tracts de la propagande arabe, matériel auquel doivent bien contribuer des hommes bruns autrefois de langue maternelle allemande, dissimulés aujourd’hui sous des noms arabes.

Quant aux nouvelles représentations du Juif, c’est juste après la guerre des six jours qu’elles ont fait leur apparition sur la scène où elles s’installent peu à peu : c’est l’image de l’oppresseur israélien qui, du pas triomphant des légions romaines, s’empare de la terre de palestiniens pacifiques.

 

L’anti-Israël, l’anti-sionisme, dans la plus pure continuité avec l’antisémitisme d’antan : aucune contradiction entre l’oppresseur-légionnaire au pas fier et le poltron aux jambes torses.

 

Comme ces images se ressemblent !


Ce qui est nouveau, c’est la colonisation de la gauche par l’antisémitisme sous le masque de l’anti-Israël. Autrefois c’était le socialisme des imbéciles. Aujourd’hui, il s’agit d’en faire une partie intégrante du socialisme, si bien que tout socialiste se fait imbécile de son plein gré.

Le processus se donne déjà à lire dans l’ouvrage de Givet paru il y a déjà plus d’un an chez Pauvert, La Gauche contre Israël. Mais il suffit pour trouver des précédents de lire par exemple l’un des reportages paru dans le journal Konkret sous le titre "Le troisième front" avec cet intertitre : Israël est-il un état policier ?

Question bien évidemment purement rhétorique puisque c’est ce qu’il est. Et le napalm sur les maisons de paisibles paysans arabes, et les pogromes d’arabes dans les rues de Jérusalem. Et on s’y connaît ! C’est comme au Vietnam ou comme ce fut le cas en Algérie. Le trouillard aux jambes torses se présente maintenant comme un Goliath qui répand la terreur.

Après les partis communistes plus ou moins orthodoxes de l’Occident et après les pays du camp socialiste, pour qui, sur fond de l’antisémitisme traditionnel des peuples slaves, l’anti-Israël entre dans la stratégie et la tactique d’une certaine constellation politique, ce discours est devenu le discours de toute la gauche.

Les étoiles ne mentent pas ; les Gomulka savent sur quoi ils peuvent tabler : C'est de bonne guerre! Et là-dessus, pas un mot à retirer.

Le pire, c’est que la gauche intellectuelle, qui se veut libre de tout appartenance au Parti, reprend l’image à son compte. Pendant des années – pour parler de l’Allemagne – on a célébré les constructeurs de digues israéliens et les vaillantes jeunes filles en uniforme.

Le sentiment de culpabilité cédait la place à de la fausse monnaie.

Ca devait devenir ennuyeux. Une chance que pour une fois le Juif n’ait pas été brûlé mais qu’il apparaisse comme un vainqueur viril, comme lanceur de napalm, etc. Un soupir de soulagement traversa le pays.

Tout un chacun pouvait parler comme le Deutsche National- und Soldatenzeitung ; et tout homme ou femme de gauche de se trouver contraint à suivre la routine du jargon de l’engagement.

Une chose est sûre : l’anti-Israël comme l’antisionisme portent l’antisémitisme comme la nuée porte l’orage. Il peut parler une langue crue dans laquelle l’état d’Israël est « un état criminel».

Il peut aussi mettre des gants et évoquer une "tête de pont de l’Impérialisme" pour s’en prendre, avec l’intonation appropriée, à la solidarité mal comprise qui, à part quelques exceptions louables, lie pratiquement tous les Juifs à cet état minuscule ; et il peut encore s’indigner de ce que, à Paris, le baron Rothschild fasse supporter à la population française l’aide à Israël comme un véritable impôt.

L’antisémitisme fait flèche de tout bois.

 

L’infrastructure émotionnelle est là, loin de se limiter à la Pologne ou à la Hongrie.

L’antisémite "démystifie" l’état pionnier en toute bonne conscience. Il découvre que la création de cet état a toujours eu l’appui du capitalisme, sous la forme de la ploutocratie juive : mais cela, il ne peut l’exprimer aussi clairement ; ce serait un véritable lapsus idéologique.

Pourtant - c'est l'or juif! – personne ne va se tromper quant au bien fondé d’un pays qui est né d’une mauvaise idée, s’est établi là où il ne fallait pas, et qui a mené une ou plusieurs mauvaises guerres dont il est sorti vainqueur.

Les malentendus deviennent des vraisemblances. Je sais aussi bien que tout un chacun qu’Israël a objectivement le rôle malheureux de l’occupant.

Je ne cherche pas à justifier tout ce qu’ont pu entreprendre les divers gouvernements israéliens. Mes relations à ce pays que Thomas Mann décrivait comme un "pays méditerranéen, pas vraiment accueillant, désert de poussière et de pierres ", sont pratiquement nulles : je n’y suis jamais allé, je ne parle pas sa langue, sa culture m’est dans une très large mesure étrangère, sa religion n’est pas la mienne.

 

Et pourtant, le maintien de cet état m’importe bien plus que celui de n’importe quel autre.

Et nous en venons au point où s’arrête toute objectivité par rapport aux faits ou aux analyses et où l’engagement n’est plus affaire de lien librement consenti, mais affaire d’existence, le mot étant à entendre dans toute son épaisseur.

Concernant Israël, l’anti-israélisme d’aujourd’hui (comme l’antisémitisme passé de mode mais toujours prêt à s’y insinuer de nouveau) considère que se confirme dans son existence subjective quiconque « y appartient » d’une façon ou d’une autre (“Juifs : personnes qui, aux termes de la loi sur la citoyenneté du Reich du 15 Septembre 1935, passent pour Juifs”), parvenant ainsi (peut-être pour cela même) à une objectivité qui tend à prendre le caractère du droit naturel.

Car on aboutit enfin à la pensée la plus simpliste, qui s’avère la plus fondamentale et la plus pertinente, celle qui aboutit à la prise de conscience que ce pays de pionniers (fût-il, selon une théologie pseudo-marxiste perverse, en état de péché de haut développement technologique), serait, de tous les états de cet espace géopopolitique, le plus dangereux.

Victoire, victoire, et encore victoire : la catastrophe menace, inévitable : Israël sera une simple région dans une fédération palestinienne.

Les états arabes, auxquels je souhaite paix et prospérité, devront finir par prendre en compte les succès d’Israël en matière de développement. Leur supériorité numérique fera le reste.

Cela suppose en toute circonstance le soutien à l’Etat d’Israël, jusqu’à ce que la paix, le développement économique et technologique des Arabes parviennent à la stabilité générale que leur garantira la reconnaissance d’Israël à l’intérieur de frontière sûres.

C’est ici que le sentiment subjectif qui se veut objectivité historique trouve sa pertinence. L’existence d’Israël est indispensable à tout Juif, quelle que soit sa résidence ("Juifs : personnes qui, aux termes de la loi… etc. ”).

 

"Va-t-on me contraindre à renoncer au niveau de vie de Johnson ? J’y suis prêt” s’exclamait à la veille de la guerre des six jours Claude Lanzmann, publiciste français d’extrême gauche, disciple de Sartre.

 

Il savait ce qu’il disait et ce qu’il voulait. Car tout Juif, qu’il en ait ou non conscience. est le “Juif de la catastrophe”, voué à un destin fatal.

 

Fous le camp, Juif au teint blafard !" écrivent des militants des Panthères Noires sur les boutiques et les maisons de commerçants juifs de Harlem, oubliant d’un cœur léger l’ancienne alliance qui unissait Juifs et Noirs aux Etats Unis, alliance qu’aujourd’hui encore le plus bourgeois des commerçants juifs n’a pas dénoncée.

Qui peut garantir que pour la grande fête de la réconciliation, un gouvernement américain n’en viendra pas à jeter le Juif en pâture au Noir ?

Qui peut assurer les juifs français qui ont de l’influence et parfois de l’argent que les héritiers des Drumont, Maurras, Xavier Vallat ne vont pas retrouver une nouvelle virulence ?

Qui peut parier que Monsieur Strauss une fois au pouvoir n’aura pas certaines idées, à partir de quoi un certain magnat de la presse pourrait se sentir couvert pour offrir de nouveaux dons honteux à un gouvernement israélien qui serait prêt à se laisser annexer ?

 

Personne ne garantit rien.

 

Ce n’est pas un fantasme paranoïaque ; ce n’est pas la simple appréhension du danger que connaissent tous les humains. Le passé, et le passé le plus récent, brûle encore.

Et pourtant, chaque ami de gauche me dira que moi aussi je m’engage dans la grande armée de ceux qui, avec six millions de morts (ou après tout, cinq ou peut-être même quatre millions) contribuent à faire pression sur l’opinion.

Le risque est à prendre : il est moindre que celui que les amis de gauche me proposent quand ils plaident pour qu’Israël règle ses comptes tout seul.

La raison pratique et politique exige que la solidarité d’une gauche qui ne voudrait pas se renier (sans que ce faisant elle doive ignorer le destin insupportable des réfugiés arabes) s’étende à Israel, et même se concentre sur Israël.

Cette nécessité n’a pas le même caractère impératif pour le non juif de gauche que pour le Juif, que celui-ci soit politiquement de gauche, du centre, de droite ou de nulle part. On peut sortir des rangs de la gauche ; mais personne ne laisse sortir quiconque de la condition de juif.

Un antisémite comme Lanz-Liebenfels le savait bien. Il est vrai que la gauche a sa loi morale non écrite, impératif absolu : "Là où il y a un plus fort, toujours être du côté du plus faible ".

Quelle trivialité insurmontable quand les plus forts - qui oserait dire le contraire ? – ce sont les Arabes : plus forts en nombre, plus forts en pétrole, plus forts en dollars (qu’on aille voir du côté d’Aramco et du Koweit), plus forts, bien évidemment, en potentiel d’avenir.

Pourtant la gauche semble ouvertement liée aux courageux partisans palestiniens, apparemment plus pauvres que les hommes de Moshe Dayan. La gauche ne voit pas que malgré Rothschild et une classe moyenne juive américaine aisée, le Juif est à ce compte plus mal loti que les colonisés de Frantz Fanon.

Elle le voit aussi peu qu’elle ne voit le phénomène des Juifs engagés dans la lutte anti-impérialiste contre l’Angleterre.

Enfin, ce n’est tout de même pas la faute des Israéliens si l’Union Soviétique a oublié les paroles que Gromyko prononça en 1948 devant l’ONU avec un si beau vibrato : " Pour ce qui concerne l’état juif, son existence est un fait, que cela plaise ou non (…) La délégation soviétique ne peut s’empêcher d’exprimer son étonnement devant la mise en avant par les états arabes de la question palestinienne. Nous sommes particulièrement surpris de voir que ces états, ou tout au moins certains d’entre eux, ont décidé de prendre des mesures d’intervention armée dans le but d’anéantir le mouvement de libération juif. Nous ne pouvons pas considérer que les intérêts vitaux du Proche Orient se confondent avec les explications de certains politiciens arabes et de gouvernements arabes auxquelles nous assistons aujourd’hui. "

Ainsi s’exprimait l’Union Soviétique, une grande puissance qui pratique une politique de grande puissance et qui, à la longue, ne pouvait pas ignorer le fait patent qu’il y a plus d’arabes que de juifs, davantage de pétrole arabe que juif, que des bases militaires dans les pays arabes ont une plus grande valeur stratégique qu’en Israël.

Mais la gauche, au sens large et même le plus large, et tout particulièrement la gauche protestataire à laquelle je me sais lié sur de vastes sujets, n’est pas contrainte aux faux fuyants auxquels ont recours les grandes puissances.

Elle se doit, selon la loi qui la définit, de se rendre au verdict de la raison ; et la raison pointe la faiblesse tragique de l’Etat juif et de chacun des Juifs de la diaspora, elle pointe ce qui se cache derrière les coulisses de la classe moyenne d’une bourgeoisie juive, derrière le mythe de l’argent et de l’or des Juifs (du Juif Süss aux Rothschild d’aujourd’hui et à quelques pontes de Hollywood).

Il arrive que les Juifs manipulent des capitaux. Ils ne les contrôlent jamais. Ils ont aussi peu leur mot à dire aujourd’hui à Wall Street qu’autrefois dans l’industrie lourde de l’Allemagne guillaumienne.

L’Etat d’Israël n’est pas plus aujourd’hui un bastion du capitalisme qu’il ne l’était à l’époque où les premiers pionniers y labouraient la terre, aussi peu que les états arabes peuvent raisonnablement être considérés comme progressistes.

 

La gauche, et c’est un grand chagrin, la gauche ferme les yeux.

Le hasard m’a mis entre les mains un texte de Hans Blüher : "On ne peut écrire une histoire véritable de l’Europe comme cela s’est fait jusqu’à présent, à savoir une histoire où un Juif apparaît ça et là de façon anecdotique… la représentation devrait bien plutôt faire apparaître le pouvoir historique du monde juif comme celui d’un empire caché à l’activité incessante."

Ce texte pourrait se trouver tel quel dans l’une des nombreuses publications pseudo intellectuelles en arabe, celles dont la presse est inondée. Et Blüher – mais aussi Streicher, car l’antisémitisme ravale au même niveau les différentes intelligences –peut être à l’origine de ce que le ministre de l’éducation d’un état aussi progressiste que la Syrie écrit au directeur général de l’UNESCO : "La haine que nous inculquons à nos enfants est une haine sainte."

Ceci vaudrait à peine d’être mentionné, et cet idiot de Blüher pourrait dormir dans la paix de l’oubli si la gauche intellectuelle de l’Europe de l’Ouest (y compris quelques Juifs entraînés par la haine de soi comme Maxime Rodinson) ne s’était emparée de ce vocabulaire et n’avait adopté le système de normes véhiculé par ce lexique.

Si, à partir du sort fatal réservé aux Juifs du fait de l’antisémitisme, et qui n’est pas sans rapport avec la fondation de l’état d’Israël tel qu’il existe aujourd’hui, l’idée d’une culpabilité juive en vient à se répandre, alors la responsabilité de la gauche y est engagée, la responsabilité d’une gauche qui se renie elle-même.

"Dans son fond, l’antisionisme est un phénomène réactionnaire qui s’est développé à partir des discours progressistes et révolutionnaires de l’anticolonialisme appliqués à Israël" écrit récemment Robert Misrahi, philosophe français qui, comme Claude Lanzmann, appartient à la famille des sartriens.

Le moment est venu d’une révision profonde et d’une nouvelle autocritique de la gauche ; car c’est elle qui donne à l’antisémitisme une respectabilité dialectique méprisable.

L’alliance des antisémites à la Spießer avec les barricades est contre nature ; c’est un péché contre l’esprit, pour rester dans la terminologie de notre thème.

Des gens comme le général polonais Moczar peuvent reprendre les termes d’un antisémitisme avéré pour les appliquer à Israël aujourd’hui, la gauche, elle, se doit d’être plus conséquente : il n’y a pas d’antisémitisme respectable.

Comme le dit Sartre dans ses Réflexions sur la question juive, « Ce que souhaite et prépare l’antisémite, c’est la mort du Juif ».

Jean Amery © Traduction de C. Veken pour Primo


(Merci à Marc Nacht)

Contrôle des armements


Le président Obama apprécie les moments où il apprend quelque chose; alors parlons de la leçon de cette semaine sur la théorie et la pratique du contrôle des armements.

Devant l'Assemblée Générale des Nations Unies à New York, le président a fait un sermon éloquent sur "un monde sans armes nucléaires". Il a proposé un traité pour contrôler les nouvelles armes et il a obtenu le soutien du Conseil de Sécurité pour une vague résolution au sujet de la non-prolifération des armes nucléaires. Puis hier, l'Iran a montré au monde entier ce que les états voyous déterminés pensent de ces traités.

Mais, à l'image de sa présidence jusqu'à ce jour, Mr Obama ne laissera pas la réalité interférer dans ses rêves de désarmement (1).

Car on venait de découvrir que l'Iran avait une 2ème unité d'enrichissement d'uranium non déclarée à l'AIEA (Agence Internationale pour l'Energie Atomique), la dernière des duperies iraniennes, mais elle n'a pas beaucoup surpris. L'administration américaine affirme que le Renseignement du pays connaissait déjà cette usine souterraine et secrète près de Qom, depuis des années. Après la découverte du site de Natanz en 2002, l'Iran a cherché à cacher de nombreux autres sites. Aujourd'hui les officiels américains disent qu'ils soupçonnent l'existence d'autres usines cachées.

Hier, les Etats-Unis, la France et le Royaume Uni ont communiqué à l'AIEA les preuves détaillées de cette 2ème usine. Ayant eu vent de cette découverte par le Renseignement américain, l'Iran s'est empressé de signaler à l'agence de Vienne -- supposée surveiller toute unité nucléaire ! – "une usine-pilote nucléaire pour usage civil". On se demande pourquoi les mollahs se sont donnés tant de peine pour expliquer, utilisant les mensonges habituels (2). L'expérience de la dernière décennie a montré l'ineptie et l'irresponsabilité des efforts internationaux pour surveiller, contrôler et sanctionner le programme nucléaire iranien.

Les inspecteurs de l'AIEA sont autorisés à inspecter l'Iran depuis 1992, mais ce sont les groupes d'opposition en exil qui ont dévoilé le programme militaire de l'Iran et pas l'AIEA. En dépit des violations permanentes de ses engagements, la communauté internationale n'a rien fait pour punir l'Iran, encore moins pour arrêter son programme nucléaire (3).

 

Et aujourd'hui, rien n'a changé. Avant le sommet du G20 à Pittsburgh, les dirigeants des Etats-Unis, de France et du Royaume Uni, debout et portant le masque du jeu politique, ont demandé à l'Iran de recevoir immédiatement les inspecteurs de l'AEIA. De nouvelles dates limites ont été fixées – des pourparlers commençant le 1er octobre, des sanctions plus dures prévues en décembre – et on recommence… François Sarkosy a dit: "Il faut tout mettre sur la table, maintenant !". Au moins le président français a essayé de montrer une certaine fermeté, ce qui est aisé à côté de Mr Obama. L'Américain a dit que l'Iran devra rendre compte, atténuant aussitôt ses propos, en précisant que l'Iran "avait droit au nucléaire civil pacifique", comme si les mollahs, assis sur des réserves de gaz, les 2èmes les plus importantes du monde et des réserves de pétrole, les 3èmes les plus importantes, avaient un besoin urgent d'énergie atomique pacifique.

Mais les Iraniens en ont vu d'autres, des pourparlers avec les E3, et aujourd'hui avec les P5+1 (Les 5 membres permanents du Conseil de Sécurité de l'Onu + l'Allemagne). L'Iran a toujours ignoré toutes les résolutions de ce Conseil et n'a respecté aucun engagement en tant que signataire du "Traité de non Prolifération Nucléaire". N'oublions pas non plus l'encouragement reçu par l'Iran en 2007, quand l'Agence américaine du Renseignement (NIE) avait conclu que l'Iran avait arrêté son programme militaire nucléaire en 2003 et l'avait gelé depuis…. L'espionnage américain était parvenu à cette conclusion douteuse, alors qu'apparemment il était au courant de l'usine secrète de Qom … Et depuis cette date, la nucléarisation de l'Iran a perdu son caractère urgent, si cela ne l'a jamais été dans l'esprit des divers dirigeants américains. Grâce à ce rapport NIE, l'Iran a eu à la fois le temps et la couverture.

Cette semaine, dans une interview au Time Magazine, Mahmoud Ahmedinejad n'avait nullement l'air préoccupé, disant que si les Etats-Unis mentionnaient cette usine secrète, "il fallait l'ajouter à la liste des sujets pour lesquels l'Amérique devait s'excuser devant la nation iranienne".

Cet été, malgré les violentes protestations de la rue du fait de la fraude massive aux élections présidentielles, Mr Ahmedinejad a gardé le pouvoir, mais il semble à la fois affaibli et impitoyable. Il continue de proférer des menaces explicites contre Israël et nie encore plus fortement l'Holocauste aux Nations Unies.

En attendant, les Etats-Unis et ses alliés rêvent. Obama a utilisé le forum mondial, non pas pour rallier les pays afin d'arrêter et sanctionner les états voyous nucléaires, mais pour offrir de "gentilles" visions de désarmement, pour un avenir lointain.

Dans les années amères de la Guerre Froide, nous avons appris à nos dépens que les seuls pays qui respectaient les traités de désarmement sont ceux qui veulent être désarmés. Il devient de plus en plus et dangereusement évident que Mr Obama n'y a jamais fait attention. (4)

(1) Au-delà de l'idéologie gauchiste, ou de l'excuse de l'inexpérience et de la méconnaissance des problèmes traités ou du rêve-utopie comme certains l'ont proposé, on pourrait émettre une autre hypothèse, celle qui dit qu'Obama roule pour l'affaiblissement des Etats-Unis, dans le but de faire remplir le vide qui s'ensuivra par les forces montantes de l'islam radical, qu'elles soient sunnites ou shiites. Cette hypothèse est étayée par les discours délirants d'Obama en faveur de l'Islam et son comportement  vis-à-vis d'Israël, cherchant à lui enlever, avant toute négociation sérieuse, ses 2 atouts majeurs, les implantations en Judée-Samarie et son armement nucléaire de dissuasion.

A aucun moment, on ne peut croire aux excuses qu'Obama serait un ignare des problèmes du Moyen Orient ou un utopiste de la paix.

(2) M Ahmadinejad a affirmé que ce nouveau site ne sera pas opérationnel avant 18 mois, ce qui selon lui ne constitue pas une violation vis-à-vis de l'AIEA. Ceci est faux, car le règlement stipule que chaque pays doit notifier la mise en chantier de tels sites dès le départ. Par ailleurs, un porte parole d'Ali Khamenei a reconnu que l'Iran s'était bien moqué de l'Occident et, dès son retour à Téhéran, Ahmedinejad a dit que cette usine était un "un coup contre l'arrogance de l'Occident"

(3) Les usines d'enrichissement d'uranium de Natanz et de Qom permettront à l'Iran de fabriquer 4 bombes nucléaires par an, à commencer en 2010. Des missiles porteurs d'ogives nucléaires seront prêts également l'an prochain ainsi que des détonateurs nucléaires. L'Iran a également un programme parallèle de fabrication de bombes à partir de plutonium.

(4) Les Etats-Unis ne sont pas intéressés par un bombardement de l'Iran et les ayatollahs le savent. Robert Gates a bien précisé que toute attaque, américaine ou israélienne, ne ferait que retarder l'échéance d'un à trois ans et qu'il faudrait recommencer. C'est pourquoi, il préconise … de négocier. Ceci signifie qu'Israël est livré à lui-même dans sa décision d'attaquer ou non les installations nucléaires iraniennes. Le conseiller d'Obama, l'antisémite Zbigniew Brzezinski, a même dit au "blog The Daily Beast" qu'il faudrait abattre les avions israéliens s'ils survolaient l'Irak pour aller attaquer l'Iran. En fait, les Etats-Unis se sont résignés à un Iran nucléarisé au Moyen Orient, au grand dam des états arabes sunnites. Voir

 Editorial du Wall Street Journal – le 26/09/09


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